Débourrage au sol (1/2)

Vous viendrait-il à l'idée d'aller au collège sans avoir fréquenté l'école primaire ? Sûrement pas ! C'est pourtant ce qu'on fait quand on débourre un cheval sous la selle sans l'avoir débourré au sol. Commencez toujours par l'éducation au sol.

Obtenir sa confiance

Que vous possédiez un jeune poulain ignorant ou un cheval plus âgé avec lequel vous ne partagez pas que des moments de bonheur, débourrez-le au sol. Votre travail monté en sera transformé.
Comment faire
Débourrer un cheval au sol, c'est obtenir en main tout ce que l'on demandera sous la selle. Des allures aux déplacements latéraux, de l'arrêt au départ au galop depuis le reculer, se travail permet d'établir la communication entre vous et votre cheval.
  1. Lâchez le cheval en liberté dans un round-pen et chassez-le comme lors de tout travail en liberté, jusqu'à ce qu'il revienne vers vous quand vous cessez de le pousser. Par ce geste, il montre son désir de se soumettre. Caressez-le.
  2. Poussez-le ensuite à nouveau sur le cercle, puis restez immobile. Chaque fois qu'il s'arrête ou fait une transition descendante, remettez-le en avant. Il doit maintenir l'allure tant que vous n'avez pas demandé autre chose. Régulièrement, arrêtez-le et caressez-le.
  3. Faites-lui faire demi-tour en vous déplaçant en avant de lui. Continuez ce jeu suffisamment longtemps pour qu'il comprenne que vous ne l'agressez pas mais que vous lui demandez de changer de direction.
  4. Vous devez garder le contrôle de la situation et rendre le cheval attentif à tous vos gestes. Pour cela, agissez sur sa vitesse. Déplacez-vous doucement vers son épaule pour qu'il ralentisse.
  5. En marchant vers son arrière-main, vous obtiendrez une accélération plus ou moins importante selon votre mouvement. Travaillez ceci jusqu'à obtenir à volonté les trois allures, puis des variations de vitesse dans chaque allure.
Ne pas dépasser ses limites
Vous devez toujours garder le contrôle de la situation. Ne demandez jamais rien au cheval que vous ne soyez sûr de pouvoir obtenir.
Tous les chevaux comprennent le langage du corps, qui leur permet de savoir lequel, de vous ou de lui, est supérieur à l'autre, donc si vous êtes capable de protéger, de rassurer, de décider. Si le cheval vous met en défaut à plusieurs reprises, il considérera que vous êtes un suiveur, non un leader.

Plus difficile : le reculer

Le cheval a compris que vous communiquez avec lui par le langage du corps. Il cède lorsque vous vous déplacez vers son épaule, sa hanche. Vous pouvez passer à l'étape suivante: la pression de face.
Au travail
  1. Passez un licol au cheval. Fixez- y une longe assez lourde, longue de 3 m environ. Placez-vous face au cheval, à environ 1,50 m.
  2. Faites osciller la longe de gauche à droite tout en vous dirigeant fermement vers lui. Dès qu'il amorce un pas de reculer, interrompez l'action. Marchez doucement vers lui et caressez-le abondamment.
  3. Recommencez jusqu'à obtenir plusieurs pas de reculer dans le calme, sans qu'il lève la tête. Si l'apprentissage est bien fait, le cheval reculera sans longe simplement lorsque vous marchez de face, avec détermination, vers lui.
C’est vous le dominant !
Par manque de respect, certains chevaux ne reculent pas ou, même, cherchent à fuir en se jetant en avant. Si nécessaire, remettez-le à sa place en faisant claquer la longe sur son poitrail. Surtout, ne reculez pas vous-même ! Ce serait une abdication, et le cheval considérerait alors qu'il se place plus haut que vous dans la hiérarchie : désastreux pour vos futures relations...

Engager son cheval pour une épreuve

Prendre part à des épreuves officielles est, pour beaucoup de cavaliers, un rêve. Pas facile, pourtant, de s'y retrouver parmi toutes les démarches à accomplir, ni d'établir quelle catégorie correspond le mieux à son niveau d'instruction et à son budget.

La marche à suivre

Pour prendre part à un concours officiel, il faut connaître les règlements et faire un certain nombre de démarches administratives.
Un cheval en règle
Le cheval doit être vacciné contre la grippe équine et la rage. De plus, il faut qu'il soit enregistré au SIRE et muni du livret d'identification délivré par cet organisme. Seuls les chevaux « pleins papiers » (dont on connaît les origines) peuvent être inscrits sur la liste des chevaux de sport, condition nécessaire pour participer à une épreuve officielle. Par ailleurs, pour être qualifié pour une épreuve, un cheval doit correspondre aux critères spécifiés dans les conditions d'engagement, notamment en ce qui concerne la somme de ses gains.
Quant au cavalier
De son côté, le cavalier doit être titulaire, en plus de sa licence d'adhérent à un club, d'une licence de compétition. Valable pour un an, cette licence est délivrée par la Fédération. Il faut joindre à sa demande un certificat médical de « non contre indication à la pratique du sport équestre en compétition ». Certaines épreuves sont accessibles dès le Galop 2, mais le cavalier qui désire prendre part à des épreuves de 4e catégorie doit avoir obtenu le Galop 7. Sa participation à des épreuves de niveau plus élevé est soumise à des règles de qualification. Enfin, il faut ouvrir un compte auprès de la Société des steeple-chases de France, de façon à pouvoir régler son engagement à toute épreuve. Les catégories en concours de saut d'obstacles L'importance d'un concours dépend de la catégorie des cavaliers admis à y participer. Les épreuves A et B, de niveau national, sont réservées aux cavaliers de 1e et 2e catégorie. Elles s'adressent donc aux professionnels. Les épreuves C et D, en revanche, dites régionales et départementales, sont ouvertes respectivement aux cavaliers de 3e et de 4e catégorie et concernent les cavaliers amateurs. Quant aux épreuves de niveau E, elles permettent aux cavaliers de faire leurs premières armes en compétition et sont destinées à la 5e catégorie.
Dressage et concours complet
Le système est, à quelques différences près, similaire pour le dressage et le concours complet. La licence de compétition est d'ailleurs la même pour toutes les disciplines sportives. En dressage, le cavalier de se catégorie pourra choisir entre trois épreuves individuelles (E3, E2, E1) et deux épreuves par équipe avant d'essayer des reprises de classe D, C, B puis enfin A. Le passage d'une classe à une autre est, bien entendu, déterminé par les résultats. En concours complet, on distingue deux filières. La filière « normale » s'adresse uniquement aux couples cavaliers-chevaux qualifiés. Dans la « filière bis », en revanche, les épreuves ne sont pas qualificatives.
Nul n'est censé ignorer la loi
Toute personne qui engage ou monte un cheval dans une épreuve doit connaître le Règlement général des compétitions ainsi que les règlements spécifiques des différentes disciplines. Ceux-ci sont édités par la Fédération française d'équitation. Ces textes étant régulièrement mis à jour, il faut essayer de se tenir au courant des modifications qui peuvent intervenir d'une année à l'autre.

L'engagement

Comment et à quel moment s'inscrire ? Quel budget faut-il prévoir ?
Quand et comment s'inscrire
Le calendrier des compétitions est publié dans le Bulletin officiel (B.O.) des Compétitions équestres qui paraît chaque semaine. Il est également possible de le consulter sur le site de la FFE. Pour s'inscrire à une épreuve, le cavalier peut saisir et valider son engagement sur le site de la FFE ou utiliser les formulaires délivrés par la Fédération. La date de clôture des engagements est mentionnée sur le programme de chaque concours. Mais, en règle générale, les engagements peuvent être faits jusqu'au mardi de la semaine précédant celle de la compétition.
Êtes-vous qualifié?
Avant de s'engager, il faut vérifier que cheval et cavalier sont effectivement qualifiés pour l'épreuve considérée. Prêtez attention aux conditions particulières qui, parfois, limitent la participation, âge des chevaux, gains ou encore nombre de chevaux autorisés par concurrent.

La gymnastique du jeune cheval (1/2)

En quelques mois de travail, le poulain est capable de développer une musculature d'athlète. Mais il faut savoir lui laisser le temps de s'assouplir et de se muscler à son rythme.

Retrouver l’aisance

Dans un premier temps, le poulain est bouleversé par la présence et le poids du cavalier. Mais, en quelques semaines d'exercices adaptés, il retrouve son aisance.
Le bon choix
La gymnastique imposée au jeune cheval a pour but d'améliorer son équilibre, son agilité, sa force et sa souplesse. Tout le travail en longe et monté contribue à cet objectif. Toutefois, chaque exercice développe plus particulièrement certaines qualités. Il faut donc bien choisir les exercices et les répartir de façon à obtenir un développement harmonieux et progressif du jeune l'animal. Il convient, en fonction de sa progression, de mettre l'accent sur tel ou tel exercice pour compenser ses raideurs, ses maladresses, ses faiblesses.
La force et l'équilibre
Dans un premier temps, il faut développer chez le poulain la force nécessaire pour porter son cavalier et parvenir à retrouver, malgré ce poids, un bon équilibre dans les différentes allures. Tout travail longé ou monté constitue en soi une excellente gymnastique pour le futur athlète. Le dresseur doit se contenter d'exercices très simples et de séances courtes afin de ne pas fatiguer le jeune animal et, surtout, de ne pas lui infliger des contractures douloureuses.
Une étape préliminaire
Le travail en longe est une étape préliminaire indispensable. Elle permet une première mise en souffle et un début de développement musculaire. Le fait de travailler sur le cercle est en soi une contrainte importante par rapport aux déplacements adoptés naturellement par le cheval en liberté. Arès quelques semaines de travail en longe, surtout au pas et au trot, le poulain acquiert un meilleur équilibre. Son souffle s'améliore, son arrière-main se muscle, il s'assouplit latéralement. Toutefois, cette première gymnastique a ses limites : le travail en longe est contraignant et fastidieux. Il n'est pas question de prolonger les séances : au bout d'un moment, le développement possible par ce type de gymnastique atteint ses limites. Il est alors temps d'en venir au travail monté afin d'augmenter la dose quotidienne d'exercice et d'en varier le contenu.
Transitions et changements de direction
Lors des premières séances sous la selle, vous devez rester au pas et au trot, car le cheval aura du mal à trouver son équilibre au galop. Demandez-lui deux exercices simples : des transitions, qui sont des exercices longitudinaux, et quelques changements de direction, qui sont des exercices latéraux. Avec ces deux exercices, le cheval éprouve son équilibre et apprend à employer ses muscles de façon adéquate.

Dans la pratique

Les exercices suivants conviennent pour les toutes premières séances de travail. Lorsque le poulain accepte facilement cette gymnastique, vous pouvez passer au stade supérieur.
A son niveau
Au cours de chaque séance, demandez-lui quelques transitions et quelques arrêts, qui mettront fortement sa musculature et son sens de l'équilibre à contribution. Commencez par demander quelques arrêts depuis le pas. Mettez ensuite le poulain au trot (trottez enlevé) et laissez-le trotter assez librement afin qu'il se concentre sur ses sensations et adapte de lui-même son équilibre. Attendez qu'il trouve une cadence régulière pour repasser au pas. Quelques transitions et quelques arrêts suffiront à le fatiguer.
Les premiers cercles
Demandez quelques changements de direction au pas : le cheval doit apprendre à suivre le bout de son nez, à s'incurver dans le sens du tournant. Commencez par de simples tournants pour doubler dans la largeur par exemple, puis, lorsque ce geste se déroule bien, travaillez sur des cercles de 20 m de diamètre aux deux extrémités du manège. Prévoyez large et accordez-lui une marge d'erreur. Ne faites pas suivre immédiatement un tournant à droite par un tournant à gauche : laissez- lui le temps de retrouver son équilibre droit avant de changer à nouveau de direction. Travaillez de même au trot. Contentez-vous de deux ou trois tours à chaque main.

Crevasses et dermatophilose

Provoquées le plus souvent par l'humidité et la boue, les crevasses et la dermatophilose nécessitent des soins attentifs. Une bonne prévention est, comme toujours, le meilleur des remèdes.

Les crevasses

Il ne faut pas confondre crevasses et dermatophilose : les premières sont la simple manifestation d'une altération de la peau au niveau d'un pli, tandis que la seconde est d'origine microbienne.
Repérer les crevasses
Une crevasse se présente comme une sorte de plaie horizontale située dans le creux du paturon ou, plus rarement, dans le pli du genou ou du jarret : on peut croire que le cheval s'est coupé avec un fil de fer ou un barbelé et que la plaie a mal cicatrisé, En fait, cette plaie est le résultat d'une irritation de la peau, due à l'origine à une exposition répétée à l'humidité (plus rarement à une sécheresse excessive) ou à une substance irritante (urine d'une litière souillée).
Une prédilection pour l'hiver
Les crevasses surviennent le plus souvent lorsque le climat est humide et froid et le sol détrempé (en automne et en hiver), chez un cheval qui vît au pré ou qui sort beaucoup en extérieur. Elles peuvent aussi être provoquées par un sol irritant pour la peau : certains terrains crayeux, mais aussi une litière inadaptée et malpropre. Sous l'action conjuguée de l'humidité et/ou de la substance irritante (boue, etc.), la peau se détériore au niveau du pli de flexion du paturon et réagit en s'hypertrophiant. Le surcroît de peau de part et d'autre de la crevasse contribue au maintien de l'humidité dans celle-ci et la guérison devient de plus en plus difficile.
Prévenir
La prévention est, comme toujours, le meilleur des remèdes. Si le cheval vit au pré, assurez-vous que sa pâture ne devient pas excessivement boueuse ; si nécessaire, aménagez une zone sèche en paillant une partie du pré. En cas de crevasses, il est préférable de retirer le cheval du pré jusqu'à sa guérison. En rentrant d'une promenade en terrain boueux, rincez rapidement les membres du cheval pour en ôter la boue, puis séchez-les avec le plus grand soin, notamment dans le creux des paturons. Évitez les douches prolongées des membres, surtout si le temps est froid et humide. Chez les chevaux qui sont sujets aux crevasses, mieux vaut appliquer préventivement, avant les sorties, un peu de vaseline dans le creux des paturons, sur la peau propre et sèche.
Soigner les crevasses
Dès l'apparition de crevasses, nettoyez la zone avec une lotion savonneuse antiseptique tiède, puis séchez la avec soin et douceur. Appliquez ensuite une ou deux fois par jour la lotion ou la pommade au zinc et au plomb que le vétérinaire aura prescrite.
Gros plan
Les crevasses ne sont pas provoquées par un germe et ne sont donc pas contagieuses. Mais il n'est pas rare qu'à la faveur de l'irritation, une dermatophilose, d'origine microbienne, elle, s'y développe, provoquant une infection pouvant parfois atteindre toute la zone périphérique (paturon et boulet).
Bon à savoir
Attention, des fanons abondants peuvent cacher les crevasses, que l'on ne repérera que tardivement souvent parce qu'une dermatophilose s'y sera installée. C'est peut-être pourquoi les chevaux lourds ont la réputation d'être sujets à la dermatophilose.

Une complication

La dermatophilose, contrairement aux crevasses, est d'origine microbienne et doit impérativement être traitée en conséquence.
La dermatophilose
La dermatophilose est provoquée par un champignon, Dermatophilus congolensis.Celui-ci profite d'une altération de la peau (crevasse ou ramollissement dus à l'humidité), pour y pénétrer. La dermatophilose provoque de petites croûtes suintantes qui envahissent peu à peu la zone touchée. Ces croûtes protègent l'agent microbien qui se multiplie ainsi à l'abri. Ce sont en général les paturons qui sont touchés, mais les lésions peuvent remonter le long des membres et s'installer jusque sur le ventre . Du fait de l'infection, les membres atteints sont parfois enflés.
Soigner la dermatophilose
Pour pouvoir procéder aux soins, il est nécessaire, le plus souvent, de tondre la région atteinte. Nettoyez ensuite avec un shampoing antiseptique qui ramollira les croûtes, puis éliminez ces dernières. Pour finir, passez une pommade antibiotique (prescrite par le vétérinaire) qui tuera les germes. Dans certains cas, un traitement antibiotique par voie interne est nécessaire.
Le bon geste
Si votre cheval a souffert de dermatophilose, vous devez surveiller quotidiennement la partie atteinte et vous assurer du bon état de la peau. Humidité et sécheresse excessives favorisent l'installation de Dermatophilus congolensis. Protégez la zone concernée avec de la vaseline lorsque le sol est détrempé.

Bandes de repos, de travail et de queue

Mis à part le principe du bandage, ces trois types de bandes n'ont pas grand-chose en commun ! Sachez les reconnaître, les choisir et les employer à bon escient.

Un vaste choix

Au rayon des bandes, le choix est vaste. Pas toujours facile de s'y retrouver. Optez pour la qualité, car rien n'est plus difficile à poser qu'une mauvaise bande.
Les bandes de repos
Posées par-dessus des sous-bandes, qu'on appelle aussi « cotons », les bandes de repos assurent une contention douce qui stimule la circulation sanguine et prévient les engorgements lorsque le cheval est au repos. Elles assurent une récupération confortable après l'effort.
Elles permettent aussi d'appliquer un médicament (poudre armoricaine, eau blanche, argile, antiphlogistine) et de maintenir en place un pansement. Enfin, on utilise couramment les bandes de repos comme protection durant les transports.
Facile à poser
Sans entrer dans les querelles qui divisent les cavaliers sur l'art de poser les bandes, il est important de savoir reconnaître les qualités d'une bonne bande de repos.
Une bonne bande de repos se pose facilement et reste en place : elle doit pour cela être très légèrement élastique (mais pas trop). Les bandes de repos de qualité sont en jersey de coton tissé fin et serré, étoffe qui conserve longtemps son élasticité malgré les lavages et qui reprend toujours sa forme.
Une fixation de qualité
Le système velcro s'est imposé. Seul un velcro suffisamment large et suffisamment long assure une vraie tenue et résiste à long terme. Pour plus de sécurité, lors d'un transport ou si l'on est le propriétaire d'un petit plaisantin qui joue avec ses bandes, on peut avoir recours à des courroies de fixation amovibles et élastiques, qui sont vendues séparément.
La bonne taille
Les bandes de repos n'ont pas toutes la même longueur ni la même largeur. Question de qualité et de prix, mais aussi d'adaptation à la taille du cheval. Une même bande de repos est en général proposée en trois longueurs : poney (2,50 m environ), cheval antérieurs (3,50 m environ), cheval postérieurs (4 m environ). La largeur varie selon les marques. Les bandes très larges sont difficiles à poser et elles se déforment beaucoup.

Les bandes de travail et de queue

Plus fines et plus élastiques que les bandes de repos, elles sont aussi d'une pose et d'un usage beaucoup plus délicats.
Les bandes de travail
Les bandes de travail sont des bandes fines et élastiques fortement compressives. Elles sont employées par les professionnels pour soutenir les tendons et les articulations fatiguées d'un cheval soumis à un travail intense. Elles sont le plus souvent employées sans sous-bandes et le moindre pli peut provoquer des lésions graves. Trop serrées, elles gênent la circulation sanguine. Trop lâches, elles risquent de se défaire et de se prendre dans les pieds du cheval. Leur pose délicate est donc réservée aux connaisseurs.
Les bandes de travail sont en général en synthétique, qui est plus léger, plus solide et moins sensible à l'humidité que le coton. Fines, élastiques, elles doivent posséder une bonne fixation.
La bande de queue
La bande de queue est employée durant le transport et parfois avant une présentation dans le but de préserver la « mise en pli » du cheval. Sa matière fine et élastique la rapproche de la bande de travail, dont elle a d'ailleurs les inconvénients : une bande de queue mal posée risque d'altérer la circulation du sang et de blesser le couard. Elle peut même provoquer une chute partielle ou totale des crins si elle reste posée trop longtemps. Préférez-lui un protège-queue.
L’art de rouler les bandes
Une bande est d'autant plus facile à poser qu'elle a été correctement enroulée, bien à plat sur elle-même. Il existe des enrouleurs de bandes que l'on peut fixer sur une paroi et qui facilitent l'opération. Sinon, on peut faire tenir l'extrémité de la bande par quelqu'un, l'attacher à un anneau ou à un fil à l'aide d'une pince à linge. L'essentiel est que la bande reste propre, soit enroulée à plat et dans le bon sens (il faut que le velcro de fixation se trouve à la fin et dans le bon sens). Notez qu'il existe des bandes réversibles, qui sont donc toujours dans le bon sens.