Monter à cheval

Les jeunes cavaliers n'ont pas toujours eu des poneys à leur disposition ; il fallait bien pourtant qu'ils se hissent en selle quelle que soit la taille du cheval. N'oubliez pas vos assouplissements et apprenez bien la technique !

En souplesse

Monter à cheval est un exercice qui nécessite souplesse, force et légèreté. A long terme, si ce geste est mal fait, il peut provoquer des douleurs dorsales, chez le cheval comme chez le cavalier.
Au travail
  1. Amenez votre cheval au centre du manège ou de la carrière. Placez-vous contre l'épaule gauche du cheval, en regardant sa croupe. Ajustez les rênes sans les tendre excessivement, tenez-les dans la main gauche en même temps qu'une bonne poignée de crins. En vous aidant de la main droite, glissez le pied gauche dans l'étrier.
  2. En vous tournant vers le flanc du cheval, attrapez le troussequin de la main droite. En même temps, fléchissez légèrement votre jambe droite pour prendre un peu d'élan. Cette position demande une certaine souplesse car la jambe gauche est alors assez relevée par rapport à l'axe du corps.
  3. Poussez fortement sur la jambe droite et aidez-vous du troussequin pour décoller du sol. Ne laissez pas votre bassin reculer : plaquez- vous autant que possible contre le cheval. Il s'agit de partir vers le haut, pas vers l'arrière ! En prenant appui sur l'étrier, dépliez la jambe gauche et redressez-vous. Lâchez le troussequin et tournez votre buste en direction de la tête du cheval en soulevant la jambe droite.
  4. Faites passer la jambe droite par-dessus la croupe et faites-la redescendre le long du flanc droit du cheval. Asseyez-vous doucement dans la selle en prenant éventuellement appui sur le pommeau pour ne pas retomber lourdement sur le dos du cheval. Chaussez vos étriers. Vous voilà prêt !
Attention, danger !
Avant de monter, assurez-vous que la sangle est bien ajustée. Sans couper le cheval en deux, elle doit être suffisamment serrée pour empêcher la selle de se déplacer. Sinon, celle-ci pourrait tourner sous votre poids quand vous attrapez le troussequin et vous tomberez à terre.

De l'escalade ?

Votre cheval mesure 1,70 m au garrot et vous avez parfois le sentiment de faire de l'escalade ? Travaillez vos muscles, votre souplesse, votre technique ou . . . utilisez un montoir !
Propulsion plutôt que traction
Nous avons plus de puissance dans les jambes et les fessiers que dans les bras. Pour monter à cheval, une bonne poussée est plus efficace qu'une traction : fléchissez la jambe droite et poussez fortement pour vous enlever. Ce sont les fessiers et les muscles de la jambe qui sont les plus sollicités. Si vous comptez trop sur votre bras droit, vous risquez de faire tourner la selle tout en ayant l'impression d'avoir des fesses en plomb.
Bon à savoir
Lorsque vous montez, le cheval oppose à votre poids (qui le tire vers la gauche) un important effort musculaire. Cela paraît peu de chose mais, à force, surtout si vous êtes lourd, ce geste risque de provoquer des contractures ou des déséquilibres musculaires. C'est pourquoi il est bon, pour économiser son cheval, d'utiliser un montoir. Cela soulage le cheval et le cavalier !
Gros plan
Si votre cheval bouge au montoir, il a peut-être été mal éduqué. Mais il peut aussi redouter ce moment parce que vous commettez certaines erreurs assez communes.
  • N'ajustez pas vos rênes trop sévèrement. Le cheval, ligoté, a tendance à entrer en défense et cherche à échapper à la main en déplaçant les hanches ou en reculant.
  • Prenez soin de ne pas enfoncer la pointe de votre pied gauche dans le flanc du cheval au moment où vous montez.
  • Passez la jambe bien au-dessus de la croupe en évitant de donner un coup au passage avec votre pied.
  • Ne retombez pas dans la selle comme un sac de pommes de terre ! Le cheval a beau avoir les reins solides, cela n'a rien d'agréable.

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