Les coliques

Les coliques sont l'un des troubles digestifs les plus courants des chevaux vivant à l'écurie. Elles peuvent être très graves, voire mortelles. Voici quelques conseils pour les prévenir et pour en reconnaître les premiers symptômes.

Un mot pour plusieurs maux

Les coliques sont une sorte d'encombrement du système digestif, de gravité variable, qui frappent surtout le cheval vivant en captivité. Elles se traduisent par une douleur plus ou moins intense. On sait traiter la plupart des crises de coliques, mais certaines peuvent être mortelles.
Une maladie d'animal domestique
Les coliques frappent en général les chevaux vivant en captivité. Le cheval a un système digestif d'herbivore. Dans la nature, il consacre la majeure partie de son temps à brouter en se déplaçant. Il ingère par petites quantités une nourriture peu énergétique, l'herbe qu'il mastique longuement.
La nature contrariée
Le cheval domestique, lui, reste enfermé et inactif souvent 23 h sur 24 h. Il reçoit trois gros repas par jour. Il absorbe donc dans un laps de temps très bref des aliments hautement énergétiques. Sa nourriture (céréales, granulés, paille et foin) est beaucoup plus sèche que l'herbe juteuse des pâtures. Dans ces conditions, un encombrement digestif est vite arrivé.
Premiers symptômes
Une perte d'appétit soudaine doit alerter le cavalier. Un début d'encombrement digestif en est peut-être la cause. Si le cheval souffre, même légèrement, il se montrera abattu, irritable et réticent au travail.
Des signes évocateurs
Lorsque la douleur se fait plus intense, le cheval gratte le sol avec les antérieurs et, .parfois, se frappe le ventre avec les postérieurs. Il se regarde les flancs avec insistance. Souvent, des plaques de transpiration apparaissent sur certaines parties du corps. Le cheval en début de coliques peut se coucher sur le côté, prostré, et se rouler par intermittence. Ces symptômes se manifestent en cas der coliques, mais aussi en cas d'autres maladies entraînant des douleurs abdominales.
Alerte rouge
Dans tous les cas, appelez le vétérinaire et décrivez-lui les symptômes : il estimera l'urgence de la situation. Les coliques étant relativement courantes, on a tendance à minimiser la gravité de la situation, mais une crise de coliques peut s'avérer fatale en quelques heures. Un cheval qui se roule de façon répétée en râlant, sans plus prêter attention à ce qui l'entoure, au risque de se blesser, est en proie à une souffrance violente. Il faut faire intervenir d'urgence un vétérinaire.
Le coin du pro
On distingue les coliques par stase, les coliques spasmodiques et les coliques de torsion.
  • On parle de stase quand le transit intestinal (le déplacement des aliments tout au long du système digestif) est ralenti de façon importante ou qu'il cesse dans une portion de l'intestin. La douleur est constante tant que le transit n'est pas rétabli.
  • Les coliques spasmodiques se traduisent par des contractions intenses de l'intestin avec, en alternance, des périodes de douleur aiguë et de soulagement.
  • Dans les coliques de torsion, une portion du tube digestif est complètement déplacée et comprimée par les organes voisins. La douleur est violente et continue. Une intervention chirurgicale d'urgence est nécessaire.
Le bon geste
  • Si le cheval est au pré, rentrez-le à l'écurie. Placez-le dans un box spacieux généreusement paillé. La litière doit être assez épaisse pour lui permettre de se coucher et de se rouler sans se blesser.
  • Mettez à sa disposition de l'eau propre à température ambiante (tiédie en hiver).
  • Si la douleur semble légère ou intermittente, un peu de son trempé ou un mash chaud peuvent contribuer à rétablir la bonne marche de la digestion.
Bon à savoir
Pendant les voyages en camion, le cheval ne peut boire à volonté. La déshydratation qui en découle peut provoquer des coliques.

Prévenir plutôt que guérir

Un cheval qui a déjà fait une crise de coliques a six fois plus de possibilités que les autres d'en faire de nouvelles. Si votre cheval est sujet aux coliques, surveillez-le de près. Appliquez le meilleur des remèdes : la prévention.
Une vie active
On ne peut se prémunir à cent pour cent contre les coliques, mais une bonne prévention réduit les risques.
La prévention par l'activité
Sortez (ou faites sortir) votre cheval quotidiennement. Idéalement, on recommande deux heures d'exercice par jour (dont une heure au moins à l'extérieur). Si votre cheval ne peut être sorti tous les jours, essayez de lui offrir une existence en stabulation libre, au pré. ou mixte, c'est à-dire en partie au box, en partie au pré.
La prévention par une alimentation saine
L'alimentation est la clé de voûte de la santé. Imitez la nature au plus près. Favorisez la part des fibres (foin) et réduisez les aliments énergétiques et concentrés (aliments complets, céréales). Fractionnez les rations en trois repas au moins. N'introduisez aucun changement alimentaire de façon brutale. Votre cheval doit avoir en permanence de l'eau propre à sa disposition.
La prévention par l'hygiène
Les surdents (pointes osseuses sur les dents) et les infestations par les vers sont des causes courantes de coliques. Donnez régulièrement un vermifuge à votre cheval, selon la prescription du vétérinaire, et faites-le examiner par un dentiste au moins une fois par an.
A faire
Collez votre oreille contre le flanc du cheval : en principe, l'activité du système digestif étant continuelle, vous devez entendre des gargouillis, ce qui est un signe rassurant. Un ventre silencieux indique un intestin bloqué. Mais il faut avoir l'oreille exercée (ou un stéthoscope) pour distinguer un silence de mauvais augure d'une activité paisible.

Tendons et ligaments


Les tendons

Les tendons et les ligaments relient les os entre eux, ainsi que les muscles au squelette. Ils constituent aussi, hélas, le point faible des équidés.
Sous le genou, les tendons
Les tendons jouent chez le cheval un rôle très important, car celui-ci marche sur la pointe de son doigt unique. Rappelez-vous que le genou du cheval correspond à notre poignet. En dessous de cette articulation, il n'y a plus aucun muscle. Seuls les tendons répercutent l'action des muscles de l'avant-bras sur les trois phalanges du pied. Le canon du cheval n'a aucun muscle, il n'est composé que de tendons.
Perforé et perforant : les deux tendons à connaître
Les tendons les plus importants à connaître sont le perforant et le perforé, tous deux situés à l'arrière du canon dans la zone qu'on nomme les tendons. Le perforé est celui que l'on sent à la surface, vers l'arrière du tendon Il sert à fléchir les deux première phalanges. Le perforant est situé un peu plus en arrière, entre le perforé et l'os. Il passe en arrière du boulet et actionne la troisième phalange, dans le sabot.

Les ligaments

Ne permettre que le bon mouvement
Les ligaments limitent le mouvement dans certaines directions. Le genou du cheval ne bouge, par exemple, que dans un sens. Il ne peut ni tourner sur lui-même, ni décrire des mouvements angulaires sur les côtés. Son extension est limitée vers l'avant. Il ne peut que fléchir vers l'arrière. Ce mouvement unique est le seul qu'autorise la forme des os; les ligaments ajoutent leur action en interdisant tout autre mouvement.
Éviter les luxations
Les ligaments confèrent en outre sa solidité à l'articulation. Ce sont eux qui maintiennent l'une contre l'autre les deux extrémités des os qui forment l'articulation. Lorsque les ligaments sont distendus ou rompus, il se produit une luxation, c'est-à-dire une dislocation de l'articulation.
Le suspenseur du boulet
Un des ligaments les plus intéressants à connaître, parce que parmi les plus fragiles, est le ligament suspenseur du boulet. Il relie le carpe (l'os du canon) au boulet. Cette structure, qui est en fait le vestige d'un ancien muscle, est beaucoup plus élastique qu'un ligament classique. Elle fait partie du stay apparatus décrit plus bas. Son rôle consiste à suspendre le boulet, comme son nom l'indique, et à éviter que cette articulation ne se retourne vers l'avant.

Comment peut-il dormir debout ?

Un système de blocage
Si le cheval peut somnoler debout, sans tomber, c'est qu'il possède un système qui lui permet de bloquer les articulations de ses membres en extension presque sans effort musculaire. Lorsqu'on le voit en appui sur trois jambes, un postérieur au repos, c'est qu'il utilise le système autobloquant de trois de ses membres, ce qui lui est suffisant pour se soutenir plus facilement. Le stay apparatus est un système très complexe constitué de plusieurs muscles et ligaments qui maintiennent les articulations en extension.
Sélectionné par l'évolution
Cette béquille naturelle qui permet au cheval de rester de longues heures debout sans se fatiguer n'est pas due à un hasard de son évolution. Un cheval debout a en effet plus de chances de repérer l'approche d'un prédateur qu'un cheval couché dans les hautes herbes. Ceux que l'évolution dota d'un stay apparatus ont été avantagés par rapport à ceux qui n'en étaient pas pourvus.

PTV : les branches basses

Voici l'une des difficultés les plus sportives du Parcours en Terrain Varié. Désespérément basses, ces branches simulées obligent le cavalier à déployer des trésors d'agilité, pour un résultat qui n'est jamais acquis d'avance !

Gymnastique pour le cavalier

D'habitude, le cavalier laisse sa monture accomplir le plus gros de l'effort et des performances sportives. Mais, pour cette fois, c'est lui qui aura la tâche la plus ardue.
Une reconstitution sans danger
A première vue, les branches basses ont un aspect étrangement artificiel : ces liteaux bien rectilignes, posés sur des « chandeliers » réglables, n'ont que fort peu de points communs avec les chênes de nos forêts. Mais lorsqu'il faut se lancer plein galop vers ces drôles de branches, placées seulement 20 cm au-dessus du garrot du cheval, on comprend mieux l'intérêt des imitations, légères, fragiles, prêtes à tomber si le dos est trop rond ou si la tête se relève trop tôt !
Un barème sportif
Grâce à cette sécurité le règlement peut se permettre quelques exigences : non seulement chaque refus, chaque changement d'allure et chaque barre tombée fait perdre 3 points sur la note d'efficacité (sur 7), mais de surcroît, la note de style dépend entièrement de l'allure de franchissement : +3 pour le galop, 0 pour le trot, -2 pour le pas. Par exemple. un cavalier qui tente sagement le franchissement au pas et fait tomber une barre obtiendra 7 – 3 – 2 = 2 points. Autant dire que les concurrents chevronnés tentent généralement le galop, lequel est d'ailleurs plus confortable que le trot.
Le bon geste
Il est très rare de voir un cheval garder la tête assez haute pendant le franchissement pour faire tomber les barres. Par contre, cela risque tout de même de se produire, si le cavalier garde le contact avec la bouche ou cherche trop à la tirer vers le bas : encore un effet pervers du réflexe d’opposition.
Au travail
  1. Promenons-nous dans les bois... La première chose à faire, pour préparer les franchissements de branches basses, c'est d'en montrer de vraies au cheval ! On l'habituera ainsi progressivement à sentir son cavalier se pencher à droite, à gauche. Il profitera de l'occasion pour apprendre lui aussi à baisser la tête pour se frayer un chemin et, très important, à supporter le frôlement des petites branches sur son corps et sa croupe.
  2. Pour les premières tentatives, un seul liteau (non fixe), réglé très haut, est bien suffisant. Si le cheval s'inquiète malgré tout, passer d'abord devant lui en le tenant en main. Se mettre ensuite en selle, mais ne pas trop se pencher pour les premiers franchissements. Récompenser abondamment. Augmenter peu à peu la difficulté : s'aplatir davantage, puis tenter le trot, puis le galop. Quand tout va bien, on peut régler la branche à sa hauteur définitive.
  3. Il faudra sans doute attendre une sortie en compétition pour affronter un véritable couloir de branches basses. Comme c'est assez impressionnant, il est préférable de l'aborder lentement, au pas ou, si le cheval semble confiant, au tout petit trot. Un abord au galop pourrait être dangereux pour le cavalier :si sa monture donne un coup de frein de dernière minute alors qu'il est déjà de côté, il passera très facilement par-dessus bord.
  4. Au fil des épreuves, l'assurance du cheval va grandir et le galop de viendra l'allure obligée, même sur les dessins difficiles. Le cheval doit avoir été habitué sur cette allure à l'entraînement et y « aller » tout seul. En effet, chaque fois que le cavalier doit donner des jambes, son dos remonte un peu et risque de faire tomber l'un des liteaux.
Le saviez-vous ?
Cette épreuve est généralement proposée en début de parcours. Effectivement, les juges adaptent la hauteur des linteaux au gabarit de chaque cheval.

Le rôle du longeur en voltige

Le longeur fait parti intégrante de l'équipe de voltige, dans laquelle il joue un rôle prépondérant. Entraîneur et longeur ne sont d'ailleurs le plus souvent qu'une seule et même personne !

De multiples rôles

De la formation du cheval à l'entraînement et au soutien des voltigeurs, le longeur assume souvent de multiples fonctions qui font de lui, littéralement, le pilier de l'équipe.
Un « homme de cheval »
Un bon longeur de voltige est capable  d'assurer la formation d'un cheval à cette discipline, puis son entraînement. C'est donc un « homme de cheval » avant tout, capable de bien comprendre les réactions de cet animal et de bien communiquer avec lui. Il doit bien sûr posséder à fond les techniques de longe. Il est souvent également chargé de superviser les soins donnés au cheval. Le longeur est presque forcément lui-même un voltigeur ou un ancien voltigeur, car ce n'est qu'ainsi qu'il saura bien se placer et bien intervenir pour favoriser le travail de ceux avec qui il travaille. Enfin, dans la majorité des cas, le longeur n'est autre que l'entraîneur lui-même: il assure donc la formation et l'entraînement de l'équipe, qu'il accompagne en compétition si nécessaire.
La formation du cheval
Avant de pouvoir destiner un cheval à la voltige, le longeur lui consacre de nombreuses heures de préparation. Il doit obtenir de son élève souplesse, équilibre, force et, surtout, obéissance. Le cheval de voltige doit avoir acquis le code de longeage avant que les voltigeurs s'aventurent sur son dos. Les premières séances de travail à la voltige correspondent un peu au débourrage sous la selle: le longeur doit amener progressivement le cheval à accepter les déplacements d'un, puis de plusieurs voltigeurs.
Entraînement et soins
Par la suite, lorsque le cheval est correctement mis, le longeur se charge de le maintenir en état, de surveiller et d'améliorer sa forme, de renforcer son dressage. C'est en général lui qui planifie son travail - le cheval de voltige devant impérativement aller de temps en temps en extérieur.
Dans la pratique
Avant la séance de voltige, le longeur contrôle l'état du harnachement et vérifie qu'il est bien réglé. C'est en général lui qui se charge d'échauffer et de détendre le cheval, d'abord sans enrênement, puis de régler correctement l'enrênement. Pendant la séance, il détermine le rythme de travail, la répartition des allures, la fréquence et la durée des pauses, ainsi que la durée de la séance elle-même en fonction de l'état et des réactions du cheval.
Gros plan
Tandis que le longeur s'efforce de partager son attention entre le cheval et les voltigeurs, le cheval, quant à lui, doit savoir surveiller et faciliter les mouvements des voltigeurs tout en accordant la plus grande attention à chaque geste de son longeur. Il doit aussi savoir faire le tri entre les paroles et les gestes qui lui sont destinés et ceux qui s'adressent aux voltigeurs.
Le saviez-vous ?
Pendant la séance de voltige, le cheval est toujours à main gauche. Le longeur doit veiller à compenser pendant la détente et l'entraînement en faisant beaucoup travailler le cheval à main droite.

Une vigilance constante

Le longeur doit constamment tenir compte à la fois du cheval et des voltigeurs : il faut avoir le coup d'œil.
La sécurité
Dans une séance de voltige, le longeur est celui qui a la charge de contrôler le cheval. C'est une vraie responsabilité ; il ne doit en aucun cas laisser le cheval adopter des attitudes dangereuses pour les voltigeurs. En cas de maladresse ou de chute de la part d'un des voltigeurs, il doit pouvoir intervenir rapidement.
Régler le cheval
Il revient au longeur de régler sans cesse l'attitude et l'allure du cheval. Par ses interventions, il doit l'inciter à conserver son équilibre, à rester sur le cercle et à s'adapter au mieux aux mouvements des voltigeurs.
Le longeur - entraîneur
Quand le longeur est aussi l'enseignant ou l'entraîneur des voltigeurs, son rôle se complique d'autant. Il doit en permanence surveiller les mouvements des voltigeurs, les aider par ses commentaires et organiser le roulement de l'équipe tout en continuant à communiquer avec le cheval et à le contrôler parfaitement.
Bon à savoir
La chambrière est une aide indispensable au longeur. Elle complète et renforce les moyens d'«expression » qu'il a à sa disposition pour communiquer avec le cheval. Le moindre déplacement de la chambrière est une indication pour le cheval.
Les aides du longeur
Pour communiquer avec le cheval, le longeur dispose de plusieurs aides: la voix, la position de son corps, la chambrière, la longe. Plus le cheval avance dans son dressage, plus il devient capable de « déchiffrer » facilement le langage corporel de son longeur. Un longeur compétent est capable d'employer une multitude de signes, qui forment un code très élaboré, pour communiquer avec son cheval. La voix devient alors une aide secondaire - ce qui est souvent aussi bien, car, dans de nombreux cas, le longeur s'adresse plus aux voltigeurs qu'au cheval. La chambrière et la longe viennent renforcer et compléter le langage corporel et la voix.

Toutes les épreuves

Pour le profane, le saut d'obstacles, c'est toujours sauter des barres. Il existe pourtant des épreuves très différentes, et plus nu moins amusantes à voir et à courir, qui vont de l'éprouvant derby à l'épreuve des six barres en passant par le relais et le parcours à l'américaine.

Un tour d'horizon

Ce tour d'horizon des différentes épreuves vous aidera au moment d'inscrire votre cheval pour un concours. Mais n'oubliez pas de lire le règlement !
Les épreuves classiques
Les épreuves du barème A proposent un parcours comportant un nombre précis d'obstacles, numérotés de 1 à 10, qui doivent être franchis dans l'ordre. Les fautes sont pénalisées en points. Selon les cas, le parcours est chronométré ou non. S'il est chronométré, les concurrents s'efforcent d'aller aussi vite que possible sans faire de fautes. S'il n'est pas chronométré, ils seront départagés par un barrage. Les épreuves du barème C, conçues sur le même principe, sont chronométrées et les fautes sont converties en temps.
Les épreuves de puissance
Comme leur nom l'indique, ces épreuves sont essentiellement destinées à tester la puissance du cheval, c'est-à-dire sa capacité à sauter des obstacles élevés. L'épreuve de puissance a peu à peu cédé la place à l'épreuve des six barres et à l'épreuve de puissance et adresse. Elles reposent sur le même principe : un petit nombre d'obstacles assez gros. Pour le barrage, les obstacles sont surélevés.
Plusieurs parcours pour un concours
Certains concours comportent plusieurs phases ou plusieurs manches. L'épreuve en deux phases se court en une seule fois : chaque concurrent non pénalisé au cours de la première phase enchaîne directement avec la deuxième. Seuls les points totalisés lors de la deuxième phase sont pris en compte. Un barrage peut être nécessaire. Les épreuves en deux manches comportent deux parcours différents, courus dans la même journée. Les concurrents sont départagés selon les points totalisés dans les deux manches. Un barrage est parfois nécessaire.
Un peu d'initiative
Dans l'épreuve « Choisissez vos points », les obstacles disposés sur le terrain ont une valeur en points (de 10 à 120) qui dépend de leur difficulté. Durant le temps qui lui est imparti, le concurrent doit sauter autant d'obstacles qu'il le peut dans un ordre qu'il choisit lui- même. Il ne peut sauter un obstacle plus de deux fois. Une épreuve amusante et difficile ! Dans l'épreuve «Choisissez votre itinéraire», le concurrent doit sauter chacun des obstacles du parcours une seule fois, selon un itinéraire qu'il choisit. L'oubli d'un obstacle est éliminatoire.
Le naturel au galop
Le parcours de chasse et le derby sont des épreuves qui comportent des obstacles naturels : buttes, talus, fossés, etc. Sur le parcours de chasse, les fautes sont pénalisées en secondes, qui s'ajoutent au temps du parcours chronométré. Le derby est un parcours long (de 800 à 1 200 m) comportant un nombre important d'obstacles (de 15 à 20), dont 30 % au moins sont des obstacles naturels. Sorte d'intermédiaire entre le cross et le CSO, il éprouve la résistance du cheval autant que ses qualités de sauteur.
Qu'est-ce qu'un barrage ?
Dans certaines épreuves, il est prévu de départager les concurrents n'ayant pas commis de faute ou les concurrents ex-aequo par un barrage : c'est un nouveau parcours constitué de quelques-uns des obstacles de l'épreuve (6 environ), parfois surélevés, qui se court avec ou sans chronomètre. Il faut parfois plusieurs barrages successifs pour départager les concurrents.

L'esprit d'équipe

Un certain nombre d'épreuves se courent à plusieurs. Esprit d'équipe obligatoire !
Le relais
Dans un relais, les cavaliers d'une même équipe prennent le départ successivement le long du parcours. Chaque coéquipier démarre lorsque le coéquipier précédent franchit la ligne d'arrivée et lui remet, le cas échéant, le témoin. Les fautes sont pénalisées en temps. Le chronomètre court du départ du premier concurrent à l'arrivée du dernier concurrent d'une même équipe.
Par groupe
Dans l'épreuve par groupe, le principe varie légèrement : deux ou plusieurs chevaux, qui peuvent être montés par un seul ou plusieurs cavaliers, font le parcours. Les fautes des différents parcours sont cumulées et le temps court du départ du premier cheval à l'arrivée du dernier.
Par équipes
Enfin, dans l'épreuve par équipes de quatre, les différentes équipes s'affrontent au cours d'une ou de deux manches. Seuls les résultats des trois meilleurs parcours sont pris en compte. Il existe aussi des épreuves par équipes constituées de cavaliers de différentes catégories, chacun courant un parcours adapté à son niveau.
A l'américaine
Le parcours à l'américaine, chronométré, repose sur la perfection technique : chaque obstacle sauté rapporte des points, mais le concurrent doit interrompre son parcours à la première faute, quelle qu'elle soit. Vexant quand on fait une barre sur le premier !
L'épreuve des doubles et des triples
Cette épreuve, toujours impressionnante, ne comporte, en dehors du premier obstacle, que des combinaisons. Elle teste l'adresse du cheval et du cavalier. Il s'agit bien sûr d'un parcours assez technique, qui n'est pas à la portée des jeunes chevaux, et encore moins des cavaliers débutants !

Débrider

Le cavalier débutant éprouve souvent certaines difficultés à brider son cheval. L'opération inverse, qui consiste à débrider, semble en général plus simple; mais il faut là aussi, pour la sécurité et le confort du cheval comme du cavalier, connaître les bons gestes.

Un moment de détente

Après la reprise, le cheval apprécie que vous le débarrassiez de son harnachement. Si vous procédez correctement, il se montrera détendu et ce moment sera agréable pour lui comme pour vous.
Au travail !
  1. Placez-vous à gauche du cheval, au niveau de sa tête, surtout pas devant lui. Si le filet comporte une muserolle, débouclez-la. Débouclez ensuite la sous-gorge.
  2. D'une main, amenez la boucle des rênes au niveau de la têtière.
  3. Faites passer la têtière par-dessus les oreilles.
  4. Laissez le filet descendre doucement afin que le mors commence à glisser dans la bouche du cheval, sans venir lui heurter les dents.
  5. Attendez que le cheval « rende » le mors avant d'ôter tout à fait le filet : en général, il le retient un instant entre ses dents avant de le lâcher.
  6. Quand le cheval a lâché le mors, ôtez tout à fait le filet. Posez-le sur la porte du box le temps de caresser votre cheval et de vérifier que son abreuvoir est propre.
Quand on ne dispose pas d'un box
Il arrive que l'on doive débrider son cheval sans disposer de l'espace clos d'un box s'il est logé en stalle, mais aussi en randonnée ou en concours. Il faut alors l'attacher avant de lui retirer son harnachement. Bouclez la têtière de son licol autour de l'encolure, passez la longe dans l'anneau et faites un nœud d'écurie lâche, que vous pourrez défaire d'un geste rapide si nécessaire. Débridez en procédant comme indiqué précédemment, puis débouclez la têtière, faites descendre le licol et glissez la muserolle autour du chanfrein du cheval. Remettez la têtière en place et rebouclez-la.
Gros plan
Si vous devez laisser quelques instants votre cheval au box sellé et bridé, par exemple s'il est monté de nouveau juste après ou si vous vous apercevez que vous avez oublié vos gants ou votre casque alors que votre monture est déjà prête, ne laissez jamais les rênes posées sur l'encolure. Si le cheval baisse la tête, les rênes tomberont à terre. Il peut alors marcher dessus et risquer de se blesser ou de briser les rênes ou le filet. Pour éviter cela, passez la boucle des rênes sur le pommeau et coincez les rênes à droite et à gauche en les plaçant sous les étriers.
Le bon geste
Pour des raisons d'hygiène, n'oubliez pas de laver le mors à l'eau claire avant de ranger le filet. Lorsque vous emportez votre matériel vers la sellerie, prenez soin de ne pas laisser traîner les rênes à terre. Pour cela, placez le filet à cheval sur la selle, que vous tenez sur votre avant-bras, ou accrochez-le sur votre épaule, rênes toujours par-dessus la têtière, le frontal se calant sur votre bras.
A faire, à ne pas faire
Au box, vous devez toujours desseller avant de débrider. Après le travail, le cheval est souvent tenté de se rouler pour se frotter le dos. S'il n'a plus son filet, vous ne pourrez pas l'en empêcher. Il risque d'abîmer la selle, voire d'en briser l'arçon. Un cheval débridé peut aussi s'échapper de son box ou moment où vous entreprenez de le desseller : vous ne pourrez rien faire, n'ayant rien pour le retenir. A l'inverse, si vous devez ôter le harnachement à l'extérieur, votre premier geste sera d'attacher le cheval. Si vous tentez de le desseller en ayant simplement une rêne passée dans le coude, votre cheval risque de s'agiter et de se déplacer à la mesure de la liberté qu'il ressent. Votre premier souci sera donc de passer un licol ou cheval, ce qui limitera ses déplacements.

Confort par tous les temps

Qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'un soleil de plomb vous assomme, les chevaux ont besoin de sortir ! Le cavalier doit donc s'équiper pour affronter sereinement la balade dans le vent de janvier comme sous le soleil d'août.

Le froid et la pluie

Chevaucher sous la pluie et dans le vent peut vite tourner au cauchemar pour qui s'est habillé avec insouciance.
Conseil de Normand
Lorsque l'on envisage de monter en extérieur dans une région pluvieuse comme la Normandie ou l'Irlande, il faut prévoir un équipement en conséquence. Le mieux est de disposer d'un véritable imperméable d'équitation. Amples et coupés spécifiquement pour l'équitation, ces vêtements recouvrent bien les cuisses du cavalier et la selle. Ils sont en outre pourvus de fentes et de plis d'aisance qui correspondent parfaitement aux besoins des cavaliers. Les larges pans de ces imperméables sont maintenus contre les jambes par une lanière plate. Sans cette fixation, le vêtement battrait au vent.
Des chaps contre la pluie
Vous pouvez vous contenter d'une surveste ou d'un blouson imperméable sous une averse brève, mais s'il pleut fort et longtemps, vos cuisses seront trempées et l'eau ruissellera dans vos bottes. La solution consiste à acheter de grandes chaps en cuir gras ou en tissu imperméable.
Coton huilé ou matériau plus moderne ?
Chacun son goût. Les fibres imperméables (type goretex) sont beaucoup plus légères et plus souples que le coton huilé (type Barbour). Ces nouvelles matières sont parfaitement imperméables et sèchent vite. Le coton huilé, lui, a le charme et la beauté des matières qui se patinent. Après quelques mois d'usage, il est «fait» à votre forme. Les cotons huilés de bonne qualité sont inusables mais demandent un entretien régulier.
Un pull et un coupe-vent
Quand le temps est froid mais sec, un pull en fourrure polaire convient parfaitement. Il est à la fois léger, souple, chaud, respirant et facile à laver. Mais ce genre de matière a le défaut de laisser passer le vent. Si Éole se lève, enfilez par-dessus votre pull un coupe-vent, facile à emporter car peu volumineux. Certains fabricants proposent des pulls laine polaire doublés d'une membrane coupe vent.

Par temps chaud

Monter à cheval par 40°C à l'ombre n'est guère agréable. Il faut y être bien préparé et songer à alléger son équipement.
Gare aux coups de soleil !
Lorsqu'on est à cheval, en mouvement, on oublie parfois l'ardeur des rayons du soleil. Pourtant, que vous montiez dans la carrière ou en extérieur, vous êtes très exposé. Munissez-vous d'une crème solaire efficace et enduisez-vous régulièrement le visage, le cou et les bras. Si la température est caniculaire, laissez vos bottes au vestiaire et remplacez-les par des boots et des mini-chaps. Vous pouvez également mettre des chaussures de marche ou de sport, à condition qu'elles possèdent un véritable talon et un système de laçage qui ne risque pas de se coincer dans l'étrier.
Privilégiez les tissus légers
Pour les grosses chaleurs, il existe des culottes de cheval en coton ou en microfibres. Des pantalons légers peuvent faire l'affaire, mais méfiez-vous des coutures qui font mal. Pensez à l'importance de sous-vêtements confortables et protecteurs. Choisissez des slips et soutien-gorge en coton ou en microfibre sans coutures gênantes. En ce qui concerne le haut du corps, préférez une chemise légère, à manches longues et pourvue d'un col, au T-shirt. Après cinq heures de marche sous le soleil, vous en comprendrez l'intérêt.
Bombe obligatoire
Par grosse chaleur, on rêve parfois de jeter sa bombe aux orties. Ce n'est ni très prudent, ni très honnête pour les gens qui vous encadrent et qui assument les risques en cas d'accident. Le mieux est de se rabattre sur les casques les plus légers. Il existe certains modèles en polystyrène qui tiennent moins chaud que le feutre et le velours des couvre-chefs traditionnels. Choisissez un modèle pourvu d'une ventilation efficace. Vous pouvez même, en cas de chaleur écrasante, opter pour le casque de cycliste comme le font les cavaliers d'endurance.

Tondre comme un professionnel


Une fois que l'on maîtrise le b.a.-ba de la tonte, on peut envisager des « coupes » diverses, qui conviennent à l'activité du cheval ou mettent en valeur son modèle.

Les différentes tontes

On distingue essentiellement quatre types de tonte, qui ont chacun leurs avantages et leurs inconvénients. A partir de ces modèles, on pourra imaginer, selon les besoins ou son humeur, les dessins qu'on voudra.
La tonte de club
C'est la tonte la plus simple : on se contente de raser le poil sur une large bande centrale, qui correspond en gros aux parties où le cheval transpire le plus. Elle est vite faite et présente l'avantage de laisser le poil sur le dos et l'encolure. Ainsi, une simple couverture suffira à tenir chaud au cheval, ce qui évitera une dépense importante. Durant les reprises où l'activité est parfois assez ralentie, le cheval ne risque pas d'attraper froid au rein. En revanche, le poil, sur le dos et l'encolure, nécessite, quand il reste long, un sérieux entretien.
Sur le plan esthétique, cette tonte n'est guère jolie, surtout chez les chevaux un peu lourds.
La tonte de chasse
Très employée avec les chevaux peu rustiques et ceux qui travaillent beaucoup en extérieur; cette tonte laisse le poil long sur la partie la plus sensible au froid : le dos, le rein et l'arrière-main. Elle évite l'usage d'un couvre-rein en début de travail. Cette coupe nécessite un peu plus de temps que la tonte de club, mais, étant simple, elle reste rapide à réaliser.
Certains la trouvent belle et l'aiment beaucoup ; il est vrai qu'elle va bien aux chevaux fins et un peu longs comme les pur-sang. L'effet est moins réussi lorsqu'il s'agit de modèles massifs ou courtauds.
La tonte classique
Destinée aux chevaux qui travaillent de façon assez intensive, cette tonte assez simple à réaliser demande un peu plus de temps que les précédentes. On rase le poil sur la plus grande partie du corps en ne le laissant que sur les membres, la tête et sur une petite partie du dos correspondant à la zone d'appui de la selle. Dans une version plus sophistiquée,on tond la moitié de la tête suivant une ligne médiane qui part de l'oreille, on passe à une main sous l'œil et on aboutit à la commissure des lèvres, menton et ganaches étant rasés.
Les chevaux ainsi tondus doivent porter un couvre-rein en début de travail lorsqu'ils partent en extérieur par temps froid et humide.
La tonte de concours
La tonte de concours laisse le cheval nu comme un ver, sauf sous la selle ! Le cheval doit être bien couvert car rien ne le protège plus contre le froid et l'humidité. Il doit porter un couvre-rein en début de travail.
Cette tonte prend beaucoup de temps et demande une main experte : comptez au moins 1h45. Sur le plan esthétique, c'est sans doute la plus réussie, puisqu'elle laisse un cheval parfaitement net et brillant, dont le poil est facile à entretenir. Elle permet en outre de détecter au premier coup d'œil atteintes, gonflements, chaleurs suspectes, irritations, etc.
Le coin du pro
Tondre les membres est l'affaire d'un soigneur sûr de lui. Il est parfois préférable de faire tenir un antérieur du cheval afin qu'il n'agite pas le membre que l'on est en train de tondre.

Le Hollandais sang-chaud ou K.W.P.N.

Ses initiales en néerlandais, celles que l'on trouve dans les listes de départ de concours ou dans les catalogues, sont : K.W.P.N. Vous trouverez souvent ces lettres dans le monde de la haute compétition, car le cheval de sport hollandais y connaît un grand succès.

Le surdoué du sport

Le demi-sang hollandais est « le petit dernier » dans la grande famille des chevaux de sport européens. Son statut de chouchou est largement mérité car il connaît une incontestable réussite aussi bien en compétition que sur le plan commercial.
L'histoire de la race
C'est à partir de deux souches de demi-sang lourds qu'est né le K.WP.N. Ces deux races anciennes sont le gerderland et le groningen. L'apport de sang est venu ensuite, du pur-sang anglais bien sûr, mais aussi de demi-sang normands et allemands. Le stud-book du K.W.P.N. a été ouvert en 1969. Il a reçu le patronage de la reine Béatrix en 1988. Son nom est Koninklijke vereniging Warmbloed Paarde stanboek Nederland (d'où les initiales K.W.P.N.), ce qui signifie : Livre généalogique royal hollandais des chevaux de sang chaud. Bien que très ouvert aux chevaux d'autres races qui réussissent en compétition, le stud-book du sang chaud hollandais fait l'objet d'une sélection très rigoureuse.
Des étalons triés sur le volet
Tous les ans, en fin d'année, environ 650 mâles de deux ans et demi sont présentés pour devenir étalons de la race. Toutes les races européennes reconnues sont admises. En janvier, une première sélection tenant compte du modèle, des allures et du saut en liberté en retiendra deux cents. Une nouvelle sélection est effectuée avant que les vétérinaires n'examinent les radiographies des candidats étalons (18 clichés sont exigés). Ce chiffre permet de dire que les étalons K.W.P.N. sont les mieux contrôlés d'Europe. Sur les 650 postulants, seuls quinze à vingt seront élus. Il s'agit de la sélection la plus sévère en Europe.
Brillant en dressage
Ces étalons, triés sur le volet, engendrent tous les ans quelque 10 000 poulains de sport. Contrairement au selle français, par exemple, le K.W.P.N. a su se donner une image polyvalente. C'est en concours hippique qu'il brille le plus, mais il a aussi une excellente réputation comme cheval de dressage ou d'attelage.
Joyaux des Pays-Bas
Beau modèle, grande classe, réussite presque assurée, le hollandais sang chaud fait battre le cœur des cavaliers... mais il met leur porte-monnaie à rude épreuve !
Origine
Originaire des Pays-Bas, le K.W.P.N. reflète la modernité et le dynamisme de ce petit pays. Les Hollandais ont su combiner les dernières techniques en matière de génétique, d'élevage, de sélection et de marketing pour produire, en à peine plus de vingt ans, un des meilleurs chevaux de sport qui soient.

Type et tempérament

Le K.W.P.N. est le modèle du cheval de sport européen moderne. Son succès est incontestable aussi bien en concours hippique qu'en dressage ou en attelage. Cet athlète complet et polyvalent trouve en général acquéreur dans le monde de la haute compétition plutôt que dans celui du loisir,à cause de son prix.
Modèle
Le K.W.P.N. est presque toujours d'un joli modèle, avec une tête bien proportionnée, agréable à l’œil. Avec son encolure déliée, son garrot saillant, son épaule et son bras long, ses membres nets, il est bâti comme un athlète. Sa croupe, puissante et bien proportionnée, est celle d'un sauteur. Ses aplombs sont impeccables et ses pieds solides.
Taille
C'est un grand cheval de sport qui mesure de 1,60 m à 1,70 m.
Robes
Les Hollandais ne semblent pas accorder beaucoup d'importance à la robe de leurs chevaux de sport Les K.W.P.N. sont souvent alezans avec de grandes marques blanches, mais ils peuvent aussi être bais, gris ou noirs
Caractère
Le hollandais sang chaud ne pose presque jamais de problème de comportement. Docile, de caractère égal, peu émotif; il s'adapte facilement à toutes les situations. Ce qui, compte tenu de ses qualités physiques exceptionnelles, fait de lui une perle rare.

La sagesse au montoir

En extérieur, où les temps de marche en main sont fréquents, il est bon de pouvoir remonter aisément sur son cheval sans devoir jouer les acrobates ni s'y prendre à plusieurs fois. C'est une éducation facile à acquérir à condition d'avoir un peu de suite dans les idées.

L’immobilité : une bonne habitude à prendre

Lorsqu'un cheval bouge au montoir, son cavalier a toujours une part de responsabilité. Il est probable qu'il considère cette agitation comme inévitable ou qu'il n'y accorde pas une attention suffisante.
Une question de sécurité
Sous-estimer l'importance du montoir est une erreur : en extérieur, vous n'aurez pas toujours une bonne âme à votre disposition pour tenir votre monture. Vous n'aurez pas toujours non plus l'agilité nécessaire pour « monter en marche ». Il peut vous arriver de vous tordre une cheville en tombant ou de devoir aller chercher du secours pour un compagnon blessé. Si vous vous révélez alors incapable d'enfourcher votre monture, l'expérience sera amère.
Une question de confort
Sans même envisager des événements aussi dramatiques, l'agitation au montoir constitue une bien mauvaise base pour commencer la promenade : vous n'êtes même pas en selle que le cheval a déjà désobéi. De plus, ce premier contact physique doit lui paraître bien désagréable : déséquilibré par sa fuite, vous pesez plus lourd sur l'étrier et, déjà, vous vous pendez aux rênes pour le retenir. Comme il appréhende ce moment pénible, il a de son côté tendance à bouger dès qu'il sent que vous vous préparez à monter. Un vrai cercle vicieux !
Un nouveau réflexe à mettre en place
Le cheval ne découvrira pas tout seul que la solution la plus confortable pour lui (et pour vous) est une immobilité calme. A vous de le lui faire comprendre et de mettre en place la bonne habitude. L'apprentissage est moins difficile qu'il ne paraît : vous allez certes perdre quelques minutes au début, mais vous gagnerez ensuite du temps, une fois les bons réflexes installés.
Une liberté sur parole
Il faut parfois accepter de laisser le cheval faire des erreurs pour mieux lui expliquer quel est le bon comportement. Dans le cas du montoir, la meilleure solution contre l'agitation consiste à ne pas ajuster les rênes, mais au contraire à les laisser relativement arrondies : rien ne gêne le cheval, qui est libre d'avancer, Simplement, chaque fois qu'il cherchera à bouger pendant le montoir, son cavalier interrompra son ascension pour rétablir l'immobilité. Progressivement, sa monture comprendra que c'est son propre comportement qui déclenche une action inconfortable sur les rênes et une répétition pénible de la procédure. Elle conservera alors l'immobilité de son propre gré et non par contrainte.
Bon à savoir
Un cheval qui s’agite trop souvent au montoir signale peut-être tout simplement que sa selle ne lui va pas : elle pince ses épaules, elle appuie sur le garrot ou répartit mal la pression. Un point important à vérifier soigneusement !

Veiller au confort du cheval

Pour bénéficier de la patience du cheval, il est important de faire du montoir une opération aussi agréable que possible. Chaque détail compte...
Une ascension en douceur
Torsion, déséquilibre, arrivée d'un poids lourd dans la selle, le montoir est manifestement un moment désagréable pour le cheval. Une bonne technique et un peu d'attention permettent de limiter son inconfort :
  • veillez à ce que la pointe du pied ne lui entre pas dans les côtes ;
  • allongez largement les rênes pour libérer la bouche ;
  • tenez une bonne poignée de crinière afin de limiter les tractions sur la selle ;
  • sautillez deux ou trois fois pour prendre un peu d'élan ;
  • évitez de toucher la croupe au passage ;
  • posez-vous avec douceur dans la selle.
  • Faites-vous aider
    Il n'y a aucune honte à profiter des éléments extérieurs susceptibles de faciliter la manœuvre : placer le cheval dans un creux ou en contrebas, utiliser un tronc ou un rocher comme marchepied. Moins le cavalier fournit d'efforts, plus la mise en selle devient confortable pour sa monture. Certes, les autres cavaliers ont tendance à se moquer de ce genre d'initiative, mais c'est parce qu'ils font du montoir une affaire d'amour-propre et qu'ils ne tiennent pas compte du désagrément enduré par le cheval. Au début, il faudra un peu de temps et de patience pour persuader le cheval de s'approcher du montoir choisi. Mais, dès qu'il aura compris vos intentions, il collaborera plus volontiers. Certains finissent par se placer d'eux-mêmes en bonne position lorsqu'ils voient le cavalier grimper sur quelque chose !

Les différents types d'obstacles

Lorsqu'on débute en saut, on se préoccupe surtout de bien accompagner le saut, quel que soit l'obstacle. Mais, au fur et à mesure que l'on progresse, on s'aperçoit que le saut varie selon la nature de l'obstacle.

Quatre catégories : quatre types d'efforts

Il existe une multitude d'obstacles de concours hippique et de cross, sans parler de ceux que l'on peut rencontrer dans la nature. Néanmoins, il est facile de regrouper ces obstacles par catégories, selon le type d'effort qu'ils nécessitent.Dans les grandes épreuves internationales, les chefs de piste disposent de moyens importants qui leur permettent d'imaginer les obstacles les plus divers par leur aspect. Mais quelle que soit la fantaisie des formes et des couleurs, les obstacles peuvent être groupés en quatre grandes catégories:
  • les obstacles verticaux ;
  • les obstacles larges ;
  • les obstacles de volée ;
  • les obstacles naturels.
Enfin, si plusieurs obstacles sont proches et demandent plusieurs sauts successifs à une ou deux foulées, on parle de combinaison.
Les verticaux
Les verticaux, comme leur nom l'indique, sont des obstacles construits sur un plan vertical : droit, barrière, mur, palanques et haie, par exemple. Pour sauter un tel obstacle, le cheval n'a pas besoin de « couvrir » une largeur importante. En revanche, il doit bien s'élever au-dessus de l'obstacle en montant fortement ses épaules. Les droits sont généralement considérés comme des obstacles techniques, qui posent des problèmes d'équilibre et de respect.
Les larges
Les larges sont des obstacles construits à la fois sur le plan vertical et sur le plan horizontal. On distingue les obstacles « montants » (comme le spa ou les barres en A) et les obstacles carrés (comme les oxers carrés). Pour franchir un obstacle large, le cheval a besoin d'une certaine vitesse. Si l'obstacle est carré, il devra néanmoins ajuster son équilibre avec précision
Les obstacles de volée
Les obstacles de volée sont des obstacles très larges, conçus pour être franchis avec de la vitesse, sans qu'il soit nécessaire de rééquilibrer le cheval à l'abord. Les bull-finches, certains spas, les rivières et, d'une manière générale, les obstacles montants, larges et bien appelés, placés dans une ligne droite, peuvent être considérés comme des obstacles de volée.
Les obstacles naturels
Les obstacles dits naturels exploitent ou reproduisent les difficultés d'un pourcours d'extérierur : butte, talus, contre-haut, contre-bas, tronc d'arbre, rivière et bidet en font partie. Ils testent la franchise du cheval, son allant et son équilibre.
Les combinaisons
Les combinaisons demandent au cheval beaucoup de concentration, d'équilibre et de ressort. La difficulté des combinaisons dépend beaucoup de la distance qui sépare les obstacles. La façon de sauter le premier obstacle détermine les conditions du second saut. L'impulsion et l'équilibre doivent être savamment dosés en fonction de la combinaison. Entrer trop vite ou trop mollement da combinaison risque d'en compromettre l'issue.
Bon à savoir
La grande diversité des obstacles a avant tout pour objectif de tester la franchise des chevaux, leur capacité à s'adapter et leur technique. Parfois, l'apparence fantaisiste des obstacles surprend et inquiète davantage le cavalier que le cheval. C'est, notamment le cas lorsque l'obstacle représente un objet identifiable pour le cavalier : chandeliers en forme de moulins à vent, jonque colorée en guise d'oxer, etc. Mais, pour le cheval, tout cela se résume à des formes et des couleurs. Il peut avoir plus peur d'un droit très nu dont il estime mal la hauteur que d'un obstacle en forme de gondole vénitienne !

Des principes généraux

Sans forcément intervenir avec précision, efforcez-vous d'amener le cheval dans des conditions favorables au type de saut qui lui est demandé.
Une technique délicate
Les interventions techniques demandent au cavalier une certaine expérience et beaucoup de doigté. Rien n'est plus décourageant pour le cheval que des interventions maladroites. Placer la battue, compter les foulées demandent un œil exercé et une technique impeccable. A votre niveau, vous devez laisser au cheval l'initiative du saut. Mais il vous appartient de l'amener devant l'obstacle dans les meilleures conditions possibles.
Les verticaux
Les obstacles verticaux ne s'abordent pas dans la vitesse. Ne « foncez » pas sur un droit, le cheval se mettrait sur les épaules (on dit qu'il « s'enterre ») et ne serait plus en mesure de s'enlever pour le sauter. Mettez votre cheval dans une allure régulière, active, et reprenez à quelques foulées de l'obstacle tout en maintenant l'impulsion par des jambes actives.
Les larges
D'une manière générale, sur les obstacles larges, le cavalier doit privilégier l'impulsion en arrivant avec une certaine vitesse. Abordez ces obstacles dans une cadence active, sans précipitation, en poussant légèrement dans les dernières foulées. La rivière, qui n'a pratiquement pas de hauteur, se prend avec de la vitesse. Les obstacles de volée se sautent dans un train assez rapide.
Les obstacles naturels
La plupart des obstacles naturels demandent peu de vitesse et beaucoup de franchise. En abordant lesdits obstacles, tels que buttes, contre-haut ou contrebas, le cavalier doit rester légèrement en avant et prendre soin de laisser au cheval la liberté d'encolure dont il a besoin. Il est préférable de réduire franchement la vitesse, surtout dans les descentes (contrebas, butte), quitte à passer au trot.

Premières notions : contact et attitude

Les premières notions viennent à la suite du débourrage à proprement parlé. On ne les aborde que lorsque le jeune cheval est à l'aise sous la selle, qu'il retrouve la liberté de son geste malgré la présence du cavalier et qu'il répond correctement aux aides de base

De bonnes bases

Avant d'aborder le problème du contact et de l'attitude, assurez-vous que votre poulain est dans l'impulsion, décontracté et confiant.
Les aides indispensables
Bien entendu, il n'est pas question d'aborder le problème du contact ou de l'attitude avant que le jeune cheval sache répondre sans hésitation aux aides de base. On aborde les premières notions avec un poulain qui se porte en avant sans hésiter sous l'action des jambes, qui exécute des transitions simples et des arrêts brefs à la demande et qui tourne sur une action directe sans perdre l'équilibre ou modifier son allure.
  1. Dans un premier temps, le poulain se tient souvent dans une attitude un peu tendue, l'encolure assez haute, la ligne du dessus contractée, l'angle tête-encolure très ouvert marquant sa résistance et son appréhension.
  2. Lors des premières leçons monté, on laisse au cheval toute sa liberté d'encolure, quitte à le monter avec des rênes flottantes, afin qu'il ne vienne jamais buter contre la main lorsqu'il se porte en avant. C'est fondamental pour préserver l'impulsion.
  3. Au cours du débourrage, on en vient à ajuster les rênes: certains poulains se mettent alors à résister fortement à cette pression incompréhensible sur la commissure des lèvres et tirent vivement de leur côté. Il faut se garder de s'opposer par la force à cette résistance, car on ne ferait que l'accentuer.
  4. Lorsque le poulain résiste, dites «Non». Maintenez le contact sans tirer et engagez le poulain sur un cercle. En recherchant son équilibre, il devrait venir sur la main. Dès que le poulain relâche la tension et baisse la tête, rendez les rênes, félicitez de la voix et flattez abondamment.
  5. Une fois cette réaction passée, on peut commencer à travailler par brèves périodes sur des rênes ajustées en maintenant un contact plutôt franc: le poulain accepte volontiers la présence de la main et vient vers elle en confiance se livre à elle. A cela, le cavalier répond par une présence franche et amicale: sans exercer de traction, ni laisser le poulain s'appuyer fortement sur le mors, il conserve des rênes tendues qui accompagnent les mouvements du cheval de façon à lui laisser toute sa liberté d'encolure
Bon à savoir
Pour le poulain, le poids du cavalier est écrasant: au sens propre comme au sens figuré. Il doit apprendre à se mouvoir différemment pour adapter son équilibre à cette charge, se muscler pour la supporter sans peine. Il est tout aussi important qu'il comprenne que cette situation n'est qu'un prolongement de sa relation avec vous à terre et qu'elle ne présente pas plus de danger. Seul ce confort physique et moral met le cheval en position d'assimiler de nouveaux apprentissages. Sa confiance en vous est le préliminaire indispensable à tout travail profitable à long terme.
Le coin du pro
Le travail rênes ajustées ne doit pas se poursuivre au-delà de cinq minutes dans un premier temps. Ne confondez pas contact et tension constante. Gardez une main légère, qui peut encore prendre et encore rendre. C'est à travers ces nuances que le cheval abordera peu à peu la notion véritable de contact, puis, plus tard, de cession. Lorsque vous agissez, la tension s'accroît: sur la rêne droite pour tourner à droite, sur les deux rênes pour ralentir et pour s'arrêter. Lorsque le cheval répond à l'action, la tension se relâche. Le contact signifie que le dialogue est ouvert, que le cheval vous écoute: votre discours ne doit être ni tonitruant, ni assommant, ni soporifique, mais fait de brèves interventions qui laissent au cheval la possibilité de répondre.

Retrouver l'attitude naturelle

Une fois qu'il se sent en confiance et qu'il sait comment gérer votre poids et votre présence, le poulain doit peu à peu reprendre une attitude naturelle, décontractée: étendue, avec l'encolure plutôt basse, le chanfrein un peu au-delà de la verticale.
L'équilibre avant tout
La modification progressive de l'attitude suit l'évolution de l'équilibre du cheval. Le tout jeune poulain est naturellement sur les épaules. Au fur et à mesure qu'il parvient à se redresser, il relève la base de l'encolure et son chanfrein s'abaisse. Ce redressement ne doit pas provenir d'une contrainte artificielle imposée sur l'avant-main, mais d'un travail général qui permet au poulain d'engager mieux ses postérieurs sous sa masse, de se déplacer de façon plus élastique et plus souple, son poids se reportant en partie vers l'arrière-main. Evitez l'emploi des enrênements.
Demander peu, récompenser beaucoup
Ne cherchez pas à placer un jeune cheval par un travail artificiel de la main: travaillez-le beaucoup au pas et au trot, sur des cercles et des changements de direction. Demandez des transitions et des arrêts. Peu à peu, votre jeune élève gagne en musculature et en souplesse. De lui-même, il se met à exécuter les exercices avec un meilleur équilibre. C'est au cours de ces exercices bien exécutés que son attitude se redresse, d'abord de façon assez fugitive, puis plus longuement. Appliquez-vous à repérer ces brefs moments et accordez une récréation aussitôt en récompensant de la voix ou par la caresse. Ensuite, vous chercherez à prolonger cette attitude afin que le cheval se tienne bien sur tout un cercle, conserve son attitude après une transition, etc. Demandez toujours peu, sur une durée courte, et récompensez beaucoup
Bon pour le moral
Résistez à la tentation d'aller trop vite: la curiosité, l'énergie et la capacité d'apprentissage de votre poulain sont ses qualités les plus précieuses. Si vous savez vous montrer patient, il les développera et les conservera toute sa vie.

Le sevrage

Longtemps pratiqué par les éleveur, le sevrage brutal est aujourd’hui contesté par de nombreux spécialistes. Si votre poulain doit être sevré, donnez-lui le temps de s’habituer en douceur à sa nouvelle indépendance.

Interrompre l’allaitement : un acte artificiel

Le sevrage consiste à interrompre l'allaitement d'un jeune poulain, de façon artificielle, au moment où cela paraît nécessaire pour la santé de la jument ou pour l'intérêt de l'éleveur.
L'offre et la demande
La lactation (production du lait par la jument) est un mécanisme soumis au principe de l'offre et de la demande. Plus le poulain tète, plus la jument produit de lait, moins il tète, moins elle en produit. Chez la jument vivant en liberté, le lait se tarit très progressivement. Lorsque le poulain grandit, il broute de plus en plus, passe de plus en plus de temps avec les autres poulains et tète moins fréquemment. Cependant, il suffit qu'il tète une ou deux fois par jour pour que la lactation persiste.
Au-delà de l'allaitement
Au sein d'un troupeau, la jument pleine près du terme écarte généralement son poulain précédent pour qu'il cesse de téter et cède la place au second. Mais une relation étroite entre la mère et son petit se poursuit souvent jusqu'à la maturité sexuelle de ce dernier. Si c'est un mâle, il sera écarté de la harde entre deux et trois ans. Si c'est une jument, elle prendra sa place dans le troupeau en devenant mère à son tour.
Ne pas agir contre la nature
Dans les élevages, l'homme intervient souvent pour procéder à un sevrage artificiel. Jusqu'à une époque récente, les éleveurs séparaient un beau jour le poulain de sa mère sans autre forme de procès. Au cours d'un sevrage de ce type, les cris déchirants émis des deux côtés disent assez combien ce geste cruel est contre nature. Aujourd'hui, heureusement, on commence à admettre qu'un sevrage brutal est traumatisant et nocif pour la mère et pour le poulain et, de surcroît, peu justifié.
Pourquoi sevrer ?
L'allaitement mobilise une bonne partie de l'énergie de la jument. Si cette dernière est pleine, il est bon d'interrompre la lactation afin que le fœtus profite au maximum de l'apport alimentaire et des forces vives de sa mère. Si la jument n'est pas pleine, le sevrage peut être justifié dans le cas d'une jument de sport ou de loisir que l'on souhaite remettre au travail. Travail et allaitement ne sont pas incompatibles, mais l'accumulation des deux entraîne une fatigue importante qui risque d'user prématurément l'animal.
LLe sevrage n'est pas obligatoire
Si la jument n'est pas pleine et qu'elle ne reprend pas un travail régulier, on peut laisser le poulain téter aussi longtemps qu'il le souhaite à condition de procurer à la mère une nourriture riche et abondante et, éventuellement, des compléments alimentaires. Le poulain à qui l'on procure un début d'éducation et des compagnons cessera de lui-même de téter avant un an.
Bon pour le moral
Lorsqu'il vit dans un troupeau libre ou en semi-liberté, le poulain s'éloigne très progressivement de sa mère. Peu à peu, il explore le monde, joue de plus en plus avec les autres poulains et se met à manger par lui-même, ne tétant plus qu'occasionnellement. Le lait de la jument se tarit doucement en même temps que le poulain devient autonome. Si vous le pouvez, accordez à votre jument et à son poulain le temps nécessaire pour un sevrage naturel.
Bon à savoir
Durant le sevrage, il faut aider le poulain à s'adapter à sa nouvelle alimentation par l'adjonction d'un complément alimentaire spécifique. C'est également le bon moment pour lui donner un vermifuge.

Sevrer progressivement

Le but du sevrage est de faire cesser la lactation, non de séparer la mère et le poulain définitivement.
Une question d'équilibre
La mère continue d'éduquer son poulain assez longtemps. Pour son bon équilibre psychologique et son complet développement, le petit doit recevoir les soins, l'attention et l'enseignement maternels jusqu'à sa maturité. Une séparation brutale marque le poulain définitivement.
Faire diversion
Le sevrage ne doit en aucun cas intervenir avant les six mois révolus du poulain. Pour réduire la lactation, vous devez espacer les tétées. Pour cela, vous pouvez éloigner la mère ou le poulain quelques heures par jour d'abord, puis de plus en plus longtemps. Pour que tout se passe au mieux, il est préférable de mettre le poulain en compagnie d'autres poulains avec lesquels il pourra jouer ou avec des chevaux plus âgés qu'il connaît déjà.
Six semaines pour devenir grand
Séparez, par exemple, le petit de sa mère tous les matins, pendant une ou deux heures, durant une à deux semaines. Pendant les deux semaines suivantes, séparez-les cinq ou six heures d'affilée. Autorisez encore deux tétées par jour pendant quelques jours, puis séparez la mère et le poulain pendant 12 h, puis 24 heures un jour sur deux. La lactation ne sera complètement interrompue qu'au bout de six semaines environ. Dès que le lait est tari, on peut réintroduire le poulain et sa mère sur le même pré.
Le bon geste
Le meilleur remède contre le «blues» du sevrage, c'est la compagnie d'autres poulains.Le besoin de jeu est tel qu'il mobilise largement l'attention du petit séparé de sa mère.Le contact rassurant de ses congénères contribue aussi à amoindrir son inquiétude. La technique des éleveurs consiste souvent à retirer la mère de la pâture en laissant le petit avec les autres juments et leurs poulains et à introduire une nouvelle jument non suitée
Le coin du pro
Bien que cela paraisse cruel, il est préférable d'éloigner suffisamment la jument et son petit pour qu'ils ne puissent plus communiquer. Tant qu'ils s'appellent, ils cherchent à se re¬joindre à tout prix et risquent de se blesser sur les clôtures.

Le sliding-stop

S'il est une figure impressionnante en équitation western, c'est bien le sliding-stop. Cet arrêt spectaculaire, qui trouve son origine dans le travail du bétail, exige beaucoup d'efforts de la part du cheval et du cavalier. Mais quelle récompense !

Stopper : une sensation inoubliable

Monter un cheval de reining est une expérience inoubliable. Sa puissance vous donne la sensation d'être monté sur un bloc de muscles. Pourtant, vous n'avez presque rien dans les mains ni dans les jambes.
Au travail
Le sliding-stop ne fait que reproduire un geste naturel chez le cheval. Un cheval correctement musclé et bien dressé se prêtera volontiers à cet exercice.
  1. Déterminez à l'avance l'endroit où vous voulez stopper. Fixez ce point. Mettez votre cheval dans un petit galop souple et rythmé, bien cadencé. Le cheval doit se mettre en équilibre de lui-même, puis monter en puissance, prenant de la vitesse à chaque foulée grâce à l'engagement de plus en plus fort de l'arrière-main. L'avant-main est légèrement relevée, le poids se reportant à l'arrière.
  2. Le cheval ne présente aucune défense, il est totalement sous votre contrôle. Vous devez arriver à l'endroit choisi pour le stop à la vitesse la plus grande possible. Relâchez alors très légèrement les rênes. Dites « Wôa » en vous enfonçant dans la selle et relevez imperceptiblement les mains sans pour autant créer de tension. Tout ceci se passe en quelques fractions de seconde.
  3. Le cheval rentre l'arrière-main sous lui, semblant presque s'asseoir. Son dos est rond, son port de tête naturel. Emmené par son élan, il glisse sur ses postérieurs, sans accrocher, traçant sur le sol deux lignes parfaitement parallèles, pendant que les antérieurs semblent trotter. Lorsqu'il a fini de glisser, le cheval se rassemble et attend l'ordre suivant.

Stopper : les bonnes conditions

Le sol
La qualité du sol intervient pour une bonne part dans la longueur de la glissade. Mais celle-ci ne compte pas vraiment dans l'appréciation de la manœuvre. Certes, face au bétail, le cheval qui glisse trop dépasserait le veau, ce qui n'est pas le but recherché. Une glissade de 6 ou 7 mètres est une performance très correcte. Mais on laissera glisser tant qu'il le souhaite un cheval qui ne fait que du reining, puisqu'il n'y a pas de petit veau qui en profiterait pour se sauver ! Un bon stoppeur doit être capable de glisser sur n'importe quel terrain, dur ou profond. Il suffit qu'il soit bien conformé et qu'il sache travailler avec son rein. Dans un terrain lourd, une action de mains un peu plus prononcée peut être nécessaire.
Le ferrage
Un cheval de reining porte aux postérieurs des fers très particuliers. Pour lui permettre de glisser, ceux-ci sont totalement lisses. Les têtes des clous sont dans le fer. Pour le protéger et le soutenir, ils dépassent de quelques centimètres en éponges. Ferré de la sorte, le cheval doit porter des protections sérieuses et rester sur un terrain ne présentant pas de danger. Dehors, il pourrait se blesser gravement

Apprendre à stopper au poulain

Assurez-vous avant tout que la conformation de votre poulain est adéquate. Il doit être débourré et suffisamment avancé en dressage. Vous devez pouvoir régler son allure et sa vitesse avec des actions de rênes très légères. Il a compris que « Wôa » voulait dire « stop ». La façon dont il recule sera un excellent indicateur quant à son potentiel de stoppeur. Un poulain qui recule correctement sait engager ses postérieurs, arrondir son rein, transférer son poids vers l'arrière. Il doit être souple et rapide dans cette manœuvre.
Premiers essais
Pour lui enseigner le stop, lancez le cheval dans un galop cadencé, puis accélérez-le légèrement. Choisissez un point sur une ligne droite. Puis, simultanément, dites « Wôa », enfoncez-vous dans la selle, levez les mains pour transférer le poids vers l'arrière. Le poulain s'arrêtera en engageant ses postérieurs et en arrondissant son rein. En récompense, relâchez immédiatement les rênes. A ce stade, vous n'attendez pas encore qu'il glisse.
Par plaisir
Attention ! Pour bien stopper, un cheval doit aimer ça Si les stops sont associés à une sensation douloureuse, le poulain apprendra vite à fuir en avant. Il faut donc soigneusement éviter de tirer sur la bouche et bien s'assurer qu'il sait arrondir son dos Un cheval qui s'arrête en creusant le dos, soit parce que le cavalier « tire », soit parce qu'il ne sait pas ou ne peut pas se placer correctement souffre du dos Très vite, il refusera les arrêts
Bon à savoir
Les cow-boys ont besoin de chevaux capables de s'arrêter net en même temps qu'une vache qui en fait autant, et de repartir aussi vite que possible, sans se blesser. Les chevaux portant une charge, le stop est la seule façon de faire cela correctement. Savoir stopper est donc très important pour les chevaux destinés ou travail du bétail. Le stop en épreuve de reining est une démonstration de cette qualité.

Le sens de l'orientation


Dans le monde équestre, il arrive fréquemment que le cheval ramène son cavalier à l'écurie. Cela arrive parfois suite à une perte de contrôle de l'animal ; mais parfois, c'est l'homme, qui pour retrouver son chemin, fait appel au sens de l'orientation du cheval.

Le cheval et l'orientation : un mystère ?

Les animaux font appel à différentes techniques pour s'orienter. Certains possèdent de véritables petites boussoles dans leur rétine, d'autres utilisent le soleil, d'autres encore construisent des cartes mentales de leur environnement. On ne sait pas encore comment procèdent réellement les chevaux pour s'y retrouver...
Comme le Petit Poucet et les Indiens
Il existe différentes façons de retrouver son chemin. Il y a, par exemple, celle du Petit Poucet, qui sème des objets repérables pour retrouver sa propre piste. Il y a aussi celle de l'Indien, qui suit n'importe quelle piste à la trace. Les chevaux savent utiliser l'une et l'autre. Il suffit d'un bon odorat et d'un bon sens de l'observation pour repérer un crottin, une trace de fer, une branche brisée, etc. Ils ont donc bien la capacité de suivre une piste, surtout la leur.
Une boussole dans la tête
On peut aussi penser que les chevaux possèdent, comme les passereaux, des cellules visuelles sensibles au champ magnétique terrestre. Bien que cela n'ait jamais été démontré, les équidés dissimulent peut-être de telles petites boussoles quelque part dans leur cerveau ou dans leurs rétines.
Une carte en mémoire
Une troisième manière de retrouver son chemin consiste à se repérer grâce à une carte. Non pas une carte routière, mais une carte mentale: un plan des lieux, mémorisé lors de leur fréquentation. C'est grâce à de telles cartes mentales que nous sommes capables d'aller aux toilettes, en pleine nuit, sans allumer la lumière, et sans nous cogner à tous les meubles. Nous avons un plan des pièces et de leur contenu dans le cerveau.
Observation Les chevaux semblent capables d'une semblable prouesse - même s'ils s'avèrent moins performants que les chiens, par exemple. Les tests de labyrinthe ou de contournement d'un obstacle par le chemin le plus court donnent, en effet, un net avantage à ces derniers. Mieux vaut donc ne pas trop faire confiance à sa monture pour trouver des raccourcis ou des détours pertinents. En revanche, les chevaux ont à la fois une excellente mémoire et un remarquable sens de l'observation. Ces deux qualités leur permettent très certainement de se souvenir, par exemple, que la maison forestière se trouve à gauche du lac et derrière la parcelle en friche.
Un mystère à percer
A lors, quel est le secret des chevaux? La vérité, c'est que personne n'a véritablement étudié l'orientation chez les chevaux. En revanche, l'expérience et une connaissance empirique permettent d'affirmer qu'ils sont très performants dans ce domaine, souvent davantage que leur maître.
Une excellente ouïe
Les chevaux ont une meilleur oreille que leur cavalier. Ils perçoivent des sons de plus faible intensité et sur une plus large gamme de fréquences. Il est donc tout à fait possible que nos montures entendent les hurlements du moniteur ou les bruits de la forge du club bien avant les humains. Ils pourraient donc s'orienter aussi grâce aux bruits.

L'orientation... au pif

Pour retrouver son chemin, il n'est pas toujours nécessaire, pour le cheval, de savoir construire des cartes mentales des régions qu'il traverse, ni même d'avoir le sens de l'orientation. Avec un odorat bien développé et une bonne mémoire, il peut facilement suivre la piste... au nez.
Le parfum de l'écurie
En forêt, lorsque la vision est limitée, les chevaux s'orientent au moins autant par l'odorat que par la vue. Nous avons toujours du mal à l'imaginer, tant nous sommes handicapés, dans ce domaine, par rapport aux animaux. Le cheval ne souffre heureusement pas d'une telle infirmité et possède le flair d'un limier. Il lui est sans doute possible de percevoir l'odeur familière de l'écurie à des kilomètres de distance. Tel le saumon qui remonte les fleuves et les rivières en suivant les effluves de son torrent natal, les équidés se contentent parfois de remonter la piste des senteurs de la maison.
Un paysage d'odeurs
Même loin du club ou en terrain inconnu, les chevaux peuvent aussi utiliser leur odorat. Chaque bosquet, chaque champ, chaque étang possède son odeur. Toutes ces exhalaisons aident vraisemblablement les chevaux à retrouver leur chemin dans la forêt profonde. Il est même possible qu'ils élaborent de véritables cartes mentales sur une base olfactive. De telles cartes d'odeurs se superposeraient dans leur mémoire aux données de leur vision. Cela suffirait à expliquer que nos montures s'y retrouvent dans un sous-bois où nous sommes complètement perdus.
Une vision panoramique
Leur grande taille et leur longue encolure permettent aux chevaux de voir de haut. En terrain découvert, le cheval dispose donc d'un meilleur point de vue que l'homme pour situer les lieux ou repérer au loin un site familier.
Un flair de limier
Faites donc l'expérience de laisser votre cheval rênes longues lorsque vous vous serez aventuré un peu plus loin que d'habitude. Ayant compris que c'est à lui de décider de la direction à prendre, il utilisera ses larges naseaux pour s'orienter.

Le cheval de sport

Les disciplines olympiques d'équitation sont apparues assez récemment. Avec elles a émergé une idée différente de l'élevage, qui vise à sélectionner le cheval dit de sport.

Des ancêtres communs

A l'origine de tous les chevaux de sport, on trouve trois grandes races : le pur-sang, le pur-sang arabe et l'ibérique. Leur allant, leur élégance, leur équilibre ont contribué à la création de races performantes dans toutes les disciplines olympiques.
D'abord, le cheval de course
L'élevage de chevaux rapides que l'on confrontait à la course est apparu très tôt (dès le Xle siècle), mais les premiers hippo- dromes ne furent créés qu'au XVIII siècle. Avec les courses allait apparaître un cheval différent : le pur-sang, que l'on peut considérer comme le père de toutes les races de chevaux de sport. De nos jours, on distingue les chevaux de course, discipline à part dans le monde équestre, et les chevaux de sport.
Les sports équestres
L'apparition du cheval de sport à proprement parier, c'est-à-dire de l'animal spécifiquement produit et électionné en vue de ses performances sportives, a eu lieu bien après celle du pur-sang. C'est l'introduction des disciplines équestres aux jeux olympiques de 1956, qui a marqué la véritable naissance des sports équestres. Après cet événement, l'équitation de sport et de loisir a connu un développement considérable. Les disciplines équestres olympiques furent d'abord au nombre de trois: le saut d'obstacle, le dressage et le concours complet.
A l'allemande : une sélection drastique
L'apparition d'un public nouveau a modifié peu à peu le monde de l'élevage. Dans un premier temps, la course à la performance n'a pas été gérée de la même façon dans tous les pays. Allemands et Hollandais, par exemple, ont rapidement mis en place une politique de sélection rigoureuse. A la différence des éleveurs français, ils ont immédiatement pris en compte le mental et la conformation, écartant de la reproduction, voire du registre, les chevaux caractériels et tous ceux dont le modèle s'éloignait des standards. Cela donne aujourd'hui des «bêtes de concours», performantes et sûres, qui semblent toutes sorties du même moule et que l'on s'arrache au prix fort.
A la française: tout est permis
En France, aucune politique d'élevage suivie n'a été mise en place au départ. Les éleveurs ont sélectionné leurs produits sur la performance, tolérant des modèles et des tempéraments extrêmement différents. Il en est sorti des champions exceptionnels (notamment en CSO, avec les selles français, et en CCE, avec les anglo-arabes), mais aussi de véritables haridelles : la production a longtemps été très inégale. Acheter un selle français n'apportait aucune espèce de garantie : le modèle, le caractère, les allures et les performances pouvant varier du tout au tout. Aujourd'hui, pourtant, cette race se distingue dans le saut d'obstacle.
Le coin du pro
De plus en plus, les éleveurs tiennent compte du tempérament du reproducteur afin de produire des chevaux équilibrés, intelligents, ayant une bonne capacité de travail et d'apprentissage.
Gros plan
Tout comme l'appellation «sang-chaud», le terme «cheval de sport» ne recouvre pas une réalité biologique, mais tous les chevaux de sport sont «près du sang» et ont en commun un modèle élégant et élancé, une grande liberté de mouvement ainsi qu'un tempérament plein d'allant.

Le cheval de sport aujourd'hui

Le travail des éleveurs a permis l'émergence de races splendides et très performantes qui ne sont pas à la portée de tous les portefeuilles.
Une sélection dès la naissance
Aujourd'hui, les éleveurs de chevaux de sport accordent une importance toute particulière aux origines mais aussi à la sélection, qui se fait à partir de tests de performances. Ces derniers, très importants en Allemagne et dans d'autres pays d'Europe, ne sont pas systématiques en France, où les concours de modèles et allures, puis le cycle classique (séries de concours ouverts aux jeunes chevaux) font office de sélection. L'accent est mis sur l'adaptation du cheval à la discipline à laquelle on le destine (coup de saut, allures, rapidité, etc.), mais aussi, de plus en plus, sur ses capacités d'apprentissage et de travail, donc sur son tempérament.
A chaque discipline sa race ?
Il y a encore quelques années, les produits des élevages semblaient assez différenciés : l'anglo-arabe excellait en concours complet, le selle français en CSO et le trakehner en dressage. Mais, de plus en plus, on voit arriver sur le marché des chevaux très polyvalents, comme les westphaliens ou les KWPN, dont les qualités se prêtent pratiquement aux trois disciplines, en tout cas au saut aussi bien qu'au dressage. Lors des ventes de chevaux de sport, il n'est pas rare de voir un grand cavalier de CSO et un grand cavalier de dressage se disputer le même cheval ! Le complet reste une discipline un peu à part, où pur-sang, AQPS et anglo-arabes se partagent le gros des médailles.
Le saviez-vous ?
Les chevaux de sport proviennent presque tous de stud-books ouverts : contrairement aux stud-books fermés, qui n'admettent à la reproduction que des chevaux déjà inscrits dans le registre, les stud-books ouverts acceptent les croisements avec des animaux de races différentes s'ils répondent aux critères de sélection. Ces chevaux venus d'ailleurs permettent de développer ou de renforcer une caractéristique.
Bon à savoir
Le cheval de cornplet a toujours eu un statut un peu à part, la vitesse et l'endurance requises donnant souvent des rnodèles trop légers pour le CSO et le dressage.

1er galop : trouver son équilibre

Beaucoup de cavaliers ont peur lors des premiers galops. Pour se sentir à l'aise et ne pas se crisper, il faut trouver son équilibre, savoir comment ralentir l'allure et repasser au trot sans heurts.

Galoper : une sensation formidable

Pour en profiter, il faut se sentir détendu et à l'aise. N'oubliez pas que la décontraction est votre meilleur atout pour suivre souplement les mouvements du cheval.
Au travail
  1. Pour goûter ses premières foulées de galop en étant parfaitement détendu, l'idéal est de commencer en longe. Ainsi, on n'a pas à se préoccuper de la direction ou du contrôle de l'allure. Posez les rênes sur l'encolure en les nouant pour les raccourcir un peu. Fermez vos jambes et passez au trot. Fermez-les de nouveau énergiquement tout en poussant dans la selle avec vos fesses pour inciter le cheval à accélérer. De son côté, le moniteur l'encourage à partir au galop. Si vous en sentez le besoin, attrapez le pommeau d'une ou des deux mains. Regardez devant vous et concentrez-vous sur le rythme et le mouvement du cheval.
  2. Passé les premiers instants de découverte, efforcez-vous de décontracter tout votre buste. Dégagez la tête des épaules en relâchant toute cette partie du corps. Gardez les reins souples. Si vous vous tenez au pommeau, profitez-en pour bien tirer vos fesses dans l'avant de la selle, en basculant le bassin. Vos jambes enveloppent le cheval, les mollets bien au contact des flancs. Lorsque le cheval repasse au pas, les secousses sont plus importantes. Anticipez en redressant le buste ; on peut l'incliner un peu vers l'arrière.
  3. Après cette première expérience, vous devez essayer de galoper seul. Comme précédemment, mettez votre cheval au trot. En arrivant dans un tournant, poussez-le énergiquement avec les jambes et l'assiette. Vous pouvez prendre les deux rênes dans une main et tenir le pommeau de l'autre. Pour repasser au trot, redressez le buste en l'inclinant légèrement vers l'arrière et levez la main qui tient les rênes. Les rênes doivent être tendues. Vous pouvez accompagner ces deux actions avec la voix.
  4. Rester assis au galop n'est pas obligatoire, surtout quand on est encore un cavalier inexpérimenté. Pour se sentir à l'aise dans un galop, même rapide, on adopte la position dite « en suspension ». Cela consiste à se mettre en équilibre sur les étriers en soulevant légèrement les fesses au-dessus de la selle. Il suffit pour cela de déplier les genoux et d'incliner un peu le buste en avant. Cherchez d'abord votre équilibre au pas et au trot.
  5. Lorsque vous vous sentez capable de vous tenir en équilibre en suspension, mettez votre cheval au trot. Vous-même, prenez le trot enlevé. En arrivant dans un tournant, donnez des jambes fermement en ouvrant les doigts sur les rênes. Dès que le cheval prend le galop, restez en suspension. Vous pouvez prendre les deux rênes dans une main et attraper une poignée de crins dans l'autre. Gardez la rêne extérieure légèrement plus courte pour que le cheval reste sur la piste.
Bon à savoir
Lorsqu'on travaille en manège, on demande généralement le galop dans un tournant. On pousse le cheval au trot Légèrement déséquilibré, il « tombe » dans le galop. On appelle cela le départ au galop par accélération d'allure. Par la suite, on apprend à mettre le cheval au galop par simple placement des aides, sans accélérer.
Le coin du pro
En suspension, ne vous levez pas exagérément au-dessus de la selle. Gardez les jambes bien à leur place, légèrement en arrière de la sangle et serrées. Les fesses doivent rester au-dessus du siège et non s'avancer. Si vous laissez les jambes glisser en arrière et les fesses s'avancer, vous ne pourrez conserver votre équilibre.
A éviter !
N'essayez pas de vous « accrocher » aux rênes : bloqué dans sa bouche, le cheval repasserait au trot ou se défendrait en cherchant à vous arracher les rênes. Agrippé aux rênes, vous êtes à sa merci : s'il baisse brusquement la tête, vous risquez fort de passer par-dessus l'encolure !

Des idées pour le faire beau

Pour le faire beau, il n'y a pas que les sempiternels pions ! Crinière, queue et poils se prêtent à bien des fantaisies : faites-vous plaisir, mais respectez votre cheval.

Quand le faire beau

Le cheval, c'est certain, se préfère au naturel. Mais, pour le besoin d'un concours ou d'une présentation, il faut parfois le coiffer.
Pour les grandes occasions
Le nattage et autres mises en beauté ne sont pas toujours une partie de plaisir pour le cheval. Il doit se montrer patient pendant qu'on le pomponne et, bien souvent, les ornementations imaginées par son propriétaire provoquent tiraillements et démangeaisons. Il faut donc résister à la tentation de jouer à la poupée avec son cheval et savoir réserver pour les grandes occasions le plaisir de le faire beau.
Une fois la présentation terminée ou le concours achevé, retirez des que possible élastiques, nattes, pompons, fils et autres fanfreluches afin que le cheval retrouve des sensations normales.
Une simple mise en valeur
Pour que la crinière soit lisse et bien ordonnée, il faut la rabattre d'un seul côté de l'encolure. Chez certains chevaux, l'implantation des crins renvoie naturellement ceux-ci d'un seul côté. Chez d'autres en revanche, ils sont hérissés d'épis. Pour ceux-là, il faut recourir aux nattes d'écurie. Vous devez vous y prendre plusieurs jours à l'avance. Nattez simplement la crinière, avec de grosses tresses assez lâches, du côte où la plus grande quantité de crins se porte naturellement. Laissez ces nattes 24 ou 48 h, puis dénouez les crins. Passez dessus, pour les lisser, une éponge humide, puis surveillez votre cheval le temps que les crins sèchent afin qu'il ne se gratte pas furieusement le chignon et détruise l'effet obtenu.
La méthode artisanale
Si vous êtes habile et si vous en avez le temps, vous pouvez réussir un damier sans utiliser de cache. Rebroussez et lissez en alternance des carrés de poils de la largeur de votre peigne. Pour que la « coiffure » tienne bien sans l'aide de la laque, utilisez de l'eau sucrée.
Pour une queue fournie
Pour donner à la queue de votre cheval un aspect fourni et mousseux, travaillez l'ondulation. La veille de la présentation, shampooinez-la, essorez-la et laissez-la sécher un peu : elle doit être encore humide mais non trempée. Tressez-la ensuite entièrement, de la base à la pointe. Nouez avec un ou deux élastiques à quelques centimètres de l'extrémité. Deux ou trois heures avant l'épreuve, défaites la natte. Laissez-la sécher complètement si nécessaire avant de séparer doucement les crins, mèche par mèche, à l'aide d'une brosse douce.
Effets de poils
Les dessins sur le poil au niveau de la croupe, des cuisses et parfois même des flancs font toujours beaucoup d'effet. Ils sont très simples à exécuter, pourvu que le poil du cheval s'y prête (difficile en hiver, avec un cheval tondu !). Pour réussir un dessin en damier ou en triangle sur la croupe, utilisez un cache en plastique souple (en vente dans tous les bons magasins de matériel équestre). Posez-le simplement à plat sur un côté de la croupe, puis, en le maintenant en place, passez une brosse que vous mouillez régulièrement, à rebrousse-poil sur toutes les parties apparentes. Fixez avec un peu de laque en vaporisateur : attention aux possibles réactions du cheval à ce bruit.

Une touche de folklore

Crinières et longues queues permettent toutes sortes de tressages. Inspirez-vous des traditions.
Crinière et queue à l'andalouse
Si votre cheval a une longue crinière, vous pouvez adopter le tressage traditionnel ibérique, qui fait toujours beaucoup d'effet et n'est pas aussi compliqué à faire qu'il en a l’air. Utilisez des élastiques blancs ou de couleur, recouverts ou non d'adhésif ou de rubans de laine dans le même ton.
Vous pouvez tresser la queue sur le même principe si elle est suffisamment abondante.