Choisir et acheter les céréales

Une céréale n’en vaut pas une autre : il faut bien les observer si on veut les différencier et être capable d’en apprécier la qualité, et savoir séparer le bon grain de l’ivraie.

Bien connaître pour bien choisir

Les céréales les plus employées pour alimenter le cheval sont l'orge, l'avoine et le maïs. Faites votre choix en connaissance de cause, sans vous laisser influencer par les préjugés.
Le maïs
Le maïs, très énergétique, est surtout utilisé pour engraisser les chevaux qui ont du mal à rester en état ou pour aider à lutter contre les intempéries ceux qui vivent dans les régions froides. La digestion du maïs met fortement le foie à contribution, ce dont il faut tenir compte. Vous le trouverez en grains (trop durs pour les chevaux), concassé ou en farine. La farine donne un goût sucré à la ration, ce qui la rend appètent. Elle doit être mouillée avant la distribution. Elle est bien utile pour les chevaux âgés dont la denture est défaillante.
L'avoine
Malgré l'idée qu'on s'en fait souvent, l'avoine n'est pas la céréale courante la plus énergétique. Elle contient de l'avénine, une substance excitante. Peu nutritive, échauffante et, souvent, irritante pour le système digestif, elle doit être employée avec circonspection, uniquement dans des circonstances particulières - équivalentes à celles où vous avaleriez un café bien serré pour tenir le coup.
L'orge
L'orge est une céréale de couleur jaune qu'il faut savoir distinguer de l'avoine blanche et du blé.Très bien tolérée par tous les chevaux, elle peut être utilisée en toutes circonstances. Son grain étant très dur, il est préférable de l'aplatir avant de la distribuer.
Richesse et limites des céréales
A partir d'une certaine dose, les céréales deviennent indigestes, voire toxiques : 4 kg par jour pour le mil, le millet et le riz, 6 kg pour l'orge et le maïs, 10 kg pour l'avoine. C'est pourquoi les céréales ne peuvent être distribuées à volonté, contrairement à l'herbe et au foin.

Chez le vendeur : ayez l'œil !

Les céréales coûtent cher et on en achète souvent des quantités importantes : il ne faut pas se tromper lors de l'achat.
En mangeriez-vous?
Observez bien les céréales que l'on veut vous vendre. Elles doivent être lourdes, brillantes, sèches et sans poussière. Les graines doivent être belles, bien formées et avoir une odeur saine. Toute odeur de moisi doit vous faire fuir, ainsi qu'un aspect poussiéreux, terne, grisâtre. Assurez-vous que les rats et les souris n'y ont pas fait d'incursions : leurs traces sont caractéristiques ! Si les grains sont stockés en sacs, cherchez ces deux indices : trous suspects dans le sac et déchets tombés au pied de celui-ci.
Où s'approvisionner ?
Les coopératives agricoles commercialisent toutes sortes de céréales sous différentes formes en sacs de 50 kg. Vous pouvez aussi vous approvisionner directement chez un céréalier, si vous habitez dans une région productrice. Vous paierez moins cher et la qualité sera la même.
Le nourrir, non l'empoisonner !
Vous ne pouvez pas nourrir votre cheval uniquement avec des céréales, même si elles fournissent la quantité d'énergie correcte. N'oubliez jamais que ce type d'alimentation est une invention de l'homme destinée à compenser une autre de ses inventions: le travail! Herbe ou fourrage sont indispensables
Bon à savoir
La mode gagne chez les professionnels de donner régulièrement des céréales germées, de l'orge, notamment, plus digestibles, donc parfaitement assimilées et riches en vitamines.

Le Clydestale



Des mines à la chaussée

Le début d'une longue histoire
Au début du XVIIIe siècle, on commença à exploiter des mines de charbon dans la vallée écossaise de la Clyde. Les routes de la région étaient très mauvaises; tous les transports avaient été assurés jusque-là par des trains d'animaux bâtés. Pour évacuer la production de charbon, il devint nécessaire d'améliorer et d'élargir les routes afin de les rendre praticables pour de lourds chariots. Il s'ensuivit une soudaine demande de chevaux de trait puissants, alors inexistants dans la contrée. Les éleveurs s'empressèrent, bien évidemment, de tenter de satisfaire cette demande nouvelle. C'est ainsi que commence l'histoire du clydesdale.
Croisements de hasard
La souche de chevaux de trait locale étant de peu de valeur, on importa vers 1720 des étalons flamands réputés pour leur puissance et leur résistance. A cette époque, on utilisa sans doute également, pour la monte, quelques étalons de race shire. Les croisements ayant été effectués sans aucune rigueur, les résultats furent fort inégaux. Les éleveurs parvinrent à satisfaire la demande du marché, mais la race des clydesdales n'en était qu'à ses balbutiements.
La fondation de la race
Peu à peu, les animaux furent utilisés autant pour la traction en ville que pour le transport du charbon. On chercha donc à sélectionner des chevaux plus élégants et plus vifs. Au XIXe siècle, une politique d'élevage fut mise en place. On employa les services de grands étalons, dont Prince of Wales et Darnley, qui engendrèrent deux lignées de chevaux de valeur. Leurs descendants furent croisés avec un certain bonheur et constituèrent la souche du clydesdale. Mais la véritable naissance de celui-ci est due à l'étalon Glancer. Ses fils devinrent des reproducteurs très recherchés, car ils avaient la capacité de transmettre régulièrement leurs caractéristiques. Celui dont le nom est resté dans toutes les mémoires, portait le nom de... Clyde!
Deux stud-books !
En 1878, la race semblait fixée. La Clydesdale Horse Society ouvrit donc son stud-book. Mais deux éleveurs, Lawrence Drew et David Rydell, pensaient que le standard devait encore évoluer, le clydesdale et le shire n'étant que deux variantes de la même souche. Ils favorisèrent donc encore les apports en poulinières shire, jusqu'au jour où ils jugèrent à leur tour la race fixée. En 1883, ils créèrent la Select Clydesdale Horse Society et ouvrirent un nouveau stud-book. Au fil du temps, la race devint réellement homogène si bien qu'elle n'a plus aujourd'hui qu'un seul stud-book.
Origines
Le clydesdale est né dans la vallée de la Clyde, au sud-est de l'écosse, où il est toujours élevé avec le plus grand soin.

Type et tempérament

Extérieur
Le clydesdale possède une tête importante marquée par un profil plutôt rectiligne - parfois convexe, mais nettement moins que celui des shires - et un front large encadré de grands yeux brillants. L'encolure est assez longue et la poitrine profonde sous un garrot nettement marqué. L'arrière-main, ronde et massive, est très imposante. Les membres aux grosses articulations, garnis d'épais fanons soyeux, sont plus longs que chez la plupart des races de trait. Leur qualité et leur endurance sont très prisées. Les pieds sont plats et larges, avec une fourchette bien formée, adaptés au sol dur des chaussées urbaines. Sa taille se situe en moyenne à 1,70 m pour un poids dépassant souvent une tonne.
Robe
Elle est le plus souvent baie ou bai brun, mais le gris, le noir et le rouan ne sont pas rares.
Caractère
Comme beaucoup de chevaux lourds, le clydesdale est calme, gentil et docile. Cela ne l'empêche pas, en cas de difficulté, de faire preuve tout à la fois de courage et d'un grand brio. Chez les éleveurs écossais, il a la réputation de veiller, sitôt attelé, à la largeur de la voiture qu'il tire.

Les différents barèmes

Le barème fixe les pénalités encourues et la façon dont les concurrents seront départagés. Une même épreuve peut être jugée d'après divers barèmes, sa difficulté variant selon le barème choisi.

Un critère de sélection

Les barèmes sont choisis selon les qualités que les organisateurs souhaitent le plus mettre en valeur chez le cheval : coup de saut, technique, vitesse, etc.
Les différents parcours.
II existe ainsi différents facteurs de sélection. Le facteur le plus évident, et le plus courant en CSO, est bien sûr l'aptitude du cheval à l'obstacle, ce qui englobe à la fois son «coup de saut», sa technique et ses dispositions mentales. Ce sont les parcours au barème A, avec ou sans chronomètre, qui mettent le mieux en valeur cette aptitude. Si l'on veut mettre en évidence la puissance du cheval, on organise plutôt une épreuve au barème A sans chronomètre et on départage les concurrents lors de barrages successifs.
Si c'est la vitesse et la maniabilité du cheval qu'on veut estimer, le parcours doit se disputer au barème A avec chronomètre ou au barème C.
Enfin, il existe de nombreuses épreuves particulières qui n'utilisent aucun de ces barèmes : choisissez vos points, parcours à l’américaine, relais, etc.
Le barème A
C'est sans conteste le barème le plus utilisé en CSO. Dans une épreuve au barème A, les fautes sont pénalisées de la façon suivante :
  • obstacle renversé : 4 pts
  • faute à la rivière : 4 pts
  • 1e désobéissance : 3 pts
  • 2e désobéissance : 6 pts
  • 3e désobéissance : élimination
  • chute du concurrent, du cheval, ou des deux : élimination
  • dépassement du temps accordé (par seconde) : 1/4 pt
  • dépassement du temps accordé (par seconde ) dans tous les barrages : 1 pt
La somme des pénalités pour fautes et pour temps dépassé donne le résultat de chaque concurrent. Chaque parcours est chronométré et le temps peut servir à départager les concurrents à égalité de points s'il n'y a pas de barrage prévu. Par exemple, si deux cavaliers n'ont commis aucune faute et sont tous deux dans le temps, ou ont tous les deux 4 points pour une barre renversée, on prendra en considération le temps de chacun pour déterminer qui est le gagnant.
Le barème A sans chronomètre
« Sans chronomètre » ne signifie pas qu'on ne chronomètre pas l'épreuve, mais que le temps ne peut servir à départager les concurrents à égalité de points qui ont bouclé le parcours dans le temps accordé. On utilise, dans ce cas, un ou deux barrages, toujours sans chronomètre, pour déterminer à qui revient la première place. Les autres concurrents à égalité de points se partagent les prix. Cela signifie qu'il n'y aura qu'un seul gagnant, sauf si l'égalité persiste au-delà du deuxième barrage, mais peut-être plusieurs concurrents pour la deuxième et la troisième place.
Le barème A au chronomètre
Dans les parcours au chronomètre, les concurrents à égalité de points sont classés d'après le temps qu'ils ont mis à effectuer le parcours. En cas d'égalité de points et de temps, un ou deux barrages peuvent servir à départager les concurrents pour la première place.

D’autres barèmes

Si le barème A est celui des épreuves les plus courues, d'autres barèmes sont couramment employés.
Le barème C
Moins connu du grand public, le barème C est néanmoins fréquemment appliqué. Dans un parcours au barème C, les fautes sont comptées en secondes. Ce qui donne :
  • temps accordé dépassé par seconde entamée : 1 seconde
  • les deux premières désobéissances sont pénalisées par le temps et, en cas de renversement de l'obstacle, par 6, 8, ou 10 secondes
  • la troisième désobéissance entraîne l'élimination.
Dans une épreuve au barème C, les concurrents sont départagés d'après le temps qu'ils ont mis pour effectuer le parcours, auquel s'additionne le temps dû aux éventuelles fautes. Il n'y a pas de barrage.
Les autres barèmes
Les épreuves particulières, comme les puissances, les six barres, les épreuves de doubles et de triples, les parcours à l'américaine, les relais, etc., sont jugées selon leurs règles propres. Il faut donc consulter le règlement pour en connaître le barème.

PTV : bâches et passerelles

Les terrains inconnus, parce qu'ils menacent ses jambes et son équilibre, suscitent chez le cheval une méfiance légitime. Un entraînement patient et progressif permettra de vaincre ses réticences.

Un véritable entraînement anti-peur

Les surfaces artificielles constituent un vrai « concentré d’effroi ». Apprendre à les aborder correctement, c'est créer une vraie relation de confiance avec sa monture.
Comprendre ses peurs
Animal de fuite, le cheval ne peut compter que sur ses jambes et son équilibre pour échapper au danger. A l'état sauvage. il ne peut prendre le risque de mettre les pieds sur un sol suspect : s'il se coinçait le pied dans un trou, s'il glissait et tombait, il serait sans défense, à la merci des prédateurs. C'est pourquoi il répugne à s'aventurer sur des terrains douteux ou instables.
Bruyante, mouvante et d'une couleur étrange, la bâche en plastique suscite donc beaucoup de méfiance. De son côté, la passerelle, qu'elle soit de bois ou de métal, bouge et résonne sous les sabots ; elle effraie encore davantage si le vide est visible par les interstices.
Les erreurs à ne pas faire
Autant dire qu'on peut s'attendre à des réticences et à des tergiversations lorsqu'on demande au cheval les premiers franchissements de ce genre. Son inquiétude est légitime. Malheureusement, les cavaliers ne prennent généralement pas le temps de le préparer et de le rassurer. Dès qu'ils le sentent ralentir et baisser le nez, effrayé par ce sol bizarre, ils se mettent à le pousser, à le presser, en lui tenant bien la tête.
N'ayant ni le temps ni la liberté dont elle a besoin pour examiner l'ennemi, la pauvre bête s'affole encore plus, entre en résistance, parfois même se rebelle franchement. La première expérience se solde par un quart d'heure de lutte et d'angoisse, qui se clôt, au mieux, par un franchissement précipité. Tout sera à recommencer la fois suivante.
Du temps et des rênes
Il est plus éducatif de prendre le temps afin que l'approche, calme et rassurante, instaure un climat de confiance. Arrêtez-vous à bonne distance de l'objet, bien dans son axe, pour que le cheval l'examine et constate son innocuité. Détendez largement les rênes afin qu'il puisse baisser le nez s'il le désire. C'est seulement lorsqu'il semble relâcher son attention que vous l'encouragerez, des jambes ou de la voix, à avancer un peu plus.
Contentez-vous alors d'une très légère intention d'avancer, ne serait-ce qu'un pas, ou même d'un simple mouvement des oreilles pointant dans la bonne direction. Peu à peu, calmement, le cheval arrivera assez près de l'objet pour y poser le nez. Surtout, ne le gênez pas, mais continuez de la même manière jusqu'à ce qu'il franchisse la difficulté. Récompensez et recommencez.

Une progression à calculer

Pour bâtir la confiance, il est important de commencer par des demandes faciles, puis d'élever peu à peu le niveau de difficulté.
Choisir son cadre
Pour bien doser les difficultés, l'idéal consiste à commencer par de petits franchissements à la maison. Ainsi, le travail débute dans un environnement connu, qui rassure le cheval, et sur une surface dégagée, exempte de danger. Il n'est pas rare en effet qu'un cheval effrayé parte à reculons, surtout si on le presse trop. Autant éviter ce genre de débordements près d'une serre, de barbelés, de fossés ou d'engins agricoles. L’idéal consiste à travailler au milieu d'une carrière ou d'un pré assez plat.
Choisir son sol
Si le cheval est très jeune, très craintif, ou s'il a déjà fait de mauvaises expériences, commencez avec une surface vraiment facile comme un bout de moquette, qui ne fait guère de bruit sous les pieds. Quand il accepte de le traverser sans chercher à ralentir ni à baisser le nez pour flairer, même si on le change d'emplacement, il est temps de passer à autre chose. Une large et solide planche de bois posée à même le sol et bien calée constitue une deuxième étape idéale. La bâche viendra en troisième position, quand la confiance sera bien établie.
Expériences de terrain
Une fois cette préparation menée à bien, vous pouvez songer à profiter des occasions extérieures. Commencez par de solides petits ponts, larges et peu sonores, que vous aborderez toujours selon le même protocole, avec du temps et des rênes pour laisser flairer. Si le cheval donne des signes de précipitation au moment du franchissement, recommencez calmement jusqu'à ce qu'il soit parfaitement détendu. De fil en aiguille, vous pourrez envisager des franchissements de plus en plus difficiles. Testez toujours la solidité de la construction, car un incident pourrait ruiner la confiance.
Bon à savoir
On peut rassurer le cheval en passant devant lui à pied. Encore faut-il qu'il sache respecter ses distances : s'il est du genre à vous bousculer, mieux vaut ne pas s'aventurer devant lui sur un passage étroit. C'est, malheureusement, une source d'occident classique

Du pas au galop et du galop au pas

Le travail de cette transition permet de percevoir nettement, et de façon très agréable, le mouvement du cheval : allégement de l'épaule intérieure, engagement des postérieurs sous la masse. Quand vous sentirez cela, vous saurez que vous accédez au vrai travail de dressage.

Une transition exigeante

La transition pas-galop, galop-pas pose au cheval, essentiellement, un problème d'équilibre et de souplesse ; pour le cavalier, le problème est celui de la coordination des aides.
Impulsion et équilibre
Lorsque le cheval prend le galop depuis le pas, il doit engager ses postérieurs et soulever son avant-main. Cela lui demande force, équilibre et une certaine légèreté. Il doit également être relativement souple, car ce geste l'oblige à fléchir légèrement ses hanches tout en s'incurvant du côté du galop. Seul un cheval musclé, sur la main, bien équilibré et, surtout, dans l'impulsion peut se livrer à cet exercice.
La maîtrise des aides
Le cavalier, de son côté, doit être capable d'amener son cheval au pas de travail dans une attitude correcte et une impulsion franche. Une parfaite coordination des aides est indispensable. Seul un cavalier qui maîtrise bien le départ au galop en un point précis, sur la jambe intérieure, peut envisager de demander cet exercice au cheval.
Savoir être clair
Prendre le galop depuis le pas n'est pas difficile dès l'instant où le cheval est équilibré et ne s'appuie pas sur la main. La transition descendante, en revanche, est plus difficile et demande au cavalier une intervention plus subtile. Il faut savoir doser parfaitement ses aides car tout est question de degré : il ne s'agit ni de ralentir simplement pour passer au trot, ni de s'arrêter tout à fait.

D’abord trouver l’équilibre

La clé de cet exercice, c'est d'obtenir du cheval une allure équilibrée et active avant de demander la transition.
La préparation
Pour bien préparer le cheval au départ au galop à gauche depuis le pas, commencez par le mettre au pas à main gauche. Entretenez un pas actif, puis, par une légère résistance sur les rênes, demandez-lui de raccourcir ses foulées tout en se redressant. La base de son encolure remonte légèrement, l'angle tête-encolure se ferme insensiblement.
Au travail
  1. Par une action directe de la rêne gauche, engagez le cheval sur un cercle de petit diamètre. Gardez des jambes actives pour qu'il engage bien ses postérieurs. Agissez par intermittence avec vos mains pour maintenir le pli à gauche et régler à la fois l'attitude et l'amplitude de l'allure. Ne le laissez pas s'appuyer sur la main. De votre côté, vous ne devez pas exercer de traction ni agir de façon continue.
  2. Mettez vos aides en place : jambe gauche à la sangle, jambe droite légèrement reculée, poids du corps à l'extérieur, appui de la rêne intérieure. En rejoignant la piste, agissez fermement avec vos jambes, poussez avec l'assiette et ouvrez vos doigts : le cheval prend le galop.
  3. Laissez-le galoper droit pendant quelques foulées, puis engagez-le sur un cercle de 20 m de diamètre. Comme au pas, incitez-le à s'incurver et à réduire l'amplitude de l'allure sans repasser au trot. Lorsqu'il a trouvé son équilibre dans une cadence régulière, sans s'appuyer sur la main, il est prêt pour la transition descendante.
  4. Remettez le cheval droit, sur la piste ou sur la diagonale. Résistez sur les rênes et redressez le buste en montant légèrement les mains tout en gardant des jambes présentes. Le cheval doit repasser directement au pas sans passer par le trot.
  5. Dès qu'il amorce la transition, commencez à céder une première fois dans vos aides, puis renforcez la résistance. Dès qu'il passe au pas, rendez.
Bon à savoir
Pour la transition descendante, vous ne devez en aucun cas reculer les mains : le bon geste consiste plutôt à se grandir en laissant légèrement monter les mains, les doigts se fermant dans une action nette, qui s'interrompt dès que le cheval descend dans le pas.
A faire
Si le cheval repasse au trot, vous devez donner des jambes pour le remettre aussitôt au galop sur le cercle. Redemandez en suite la transition.
Le coin du pro
On peut demander au début la transition toujours au même endroit du manège ; cela permet au cheval d'anticiper la transition qui sera plus nette. Mais, passé les premières leçons, il faut au contraire faire la demande en différents points, faute de quoi le cheval cesserait d'accorder aux aides toute l'attention qu'il leur doit.