Les obstacles verticaux

S'ils paraissent souvent moins impressionnants au public que les énormes oxers, les obstacles verticaux n'en présentent pas moins de sérieuses difficultés, notamment quand ils viennent à peu de distance d'un autre obstacle. En effet, ils demandent à la fois beaucoup d'impulsion et une vitesse décroissante.

Des obstacles techniques

Considérés comme des obstacles « techniques », les verticaux peuvent devenir redoutables lorsque les cotes sont élevées.
Qu'est-ce qu'un obstacle vertical ?
Un obstacle vertical ou droit est un obstacle dont les différents éléments se situent tous dans un même plan vertical : c'est le cas des stationata, des palanques, des barrières et même du mur, bien qu'il soit à considérer comme un cas à part. Un obstacle vertical ne présente pas, en principe, de largeur et, dans la plupart des cas, n'est pas appelé. C'est en partie ce qui fait sa difficulté, car le cheval place d'autant plus difficilement sa battue qu'il a du mal a bien repérer le pied de l'obstacle.
Un obstacle technique
Sur un obstacle vertical, le cheval n'a en principe aucun problème de couverture. En revanche, il doit bien se redresser à l'abord et placer sa battue avec précision afin de pouvoir monter fortement ses épaules et bien basculer son dos au-dessus des barres. La trajectoire sur un droit, surtout s'il est élevé, doit être précise et bien arrondie. Plus le vertical est d'aspect léger, moins il impressionne le cheval. Les deux problèmes majeurs à l'abord d'un droit sont donc l'équilibre et le respect.
Comment aborder un vertical
Un vertical s'aborde sur des foulées plutôt décroissantes afin d'inciter le cheval à se redresser et à engager ses postérieurs sous la masse, reportant le plus de poids possible sur son arrière-main : cela lui permet de bien monter ses épaules et de passer ses antérieurs sans commettre de faute. Il faut donc se présenter avec une certaine vitesse dans les 6 ou 8 foulées qui précèdent l'appel, puis reprendre dans les dernières foulées en « recueillant » l'impulsion donnée. Les mains doivent agir et céder en alternance, l'assiette et les jambes favorisant l'engagement des postérieurs sous la masse.
Pas d'action brutale
Une reprise progressive avec un cheval un peu tendu donne de meilleurs résultats qu'une reprise brutale, qui risque de briser l'impulsion et d'inciter le cheval à passer au-dessus de la main en creusant son dos. Il est important de garder son cheval en ordre afin de conserver une cadence régulière et bien marquée. Des foulées irrégulières entraînent une dispersion des forces et une perte d'équilibre peu favorables au franchissement correct de l' obstacle : la probabilité d'une faute est élevée.
Les erreurs à éviter
Les cavaliers peu expérimentés doivent apprendre à reprendre leur cheval en douceur, à l'inciter à se redresser sans trop intervenir afin de ne pas perturber sa battue. Il faut savoir tendre et attendre ! Précéder le cheval ou le mettre dans le vide sont les deux erreurs les plus redoutables, qui mènent immanquablement au refus ou à la chute de l'obstacle et éventuellement, à celle du cheval.

Les différents types de verticaux

A chaque vertical sa difficulté. Plus le pied est étoffé, plus le saut est facilité.
Le stationata
C'est le droit par excellence : il s'agit de barres toutes placées, évidemment, sur le même plan. Le pied est souvent plein, ce qui aide le cheval à bien voir l'appel et à placer sa battue. Plus les barres sont serrées, plus elles incitent au respect. Le stationata est un droit sans histoire tant qu'il n'est pas trop élevé.
Les palanques
Les palanques sont des planches de bois assez plates, souvent de couleur claire, la première étant souvent posée assez haut au-dessus du sol. Les verticaux de palanques, malgré leur simplicité, sont souvent à l'origine de fautes. Les chevaux peu francs ou peu expérimentés ont tendance à hésiter, voire à s'arrêter ou à dérober. Ceux qui ne sont pas impressionnés ne les respectent pas et les tutoient. Les palanques n'étant pas stables, c'est la faute assurée.
La barrière
Blanche et légère, souvent peu étoffée, elle incite peu les chevaux au respect. Il faut l'aborder sans vitesse, dans un galop bien cadencé, sans bousculer le cheval.
Le mur
Bien qu'il fasse partie de la famille des verticaux, le mur est un cas à part car il présente une certaine épaisseur. Son aspect massif incite les chevaux à se redresser d'eux-mêmes à l'abord, ce qui facilite le saut.
L'obstacle d'Orgeix
Ce vertical composé seulement de deux barres supérieures pose davantage de problèmes au cavalier, qui ne sait comment l'aborder, qu'au cheval, qui regarde vers le haut et, donc, se redresse de lui-même. Le cavalier doit se comporter comme sur un stationata, en se gardant de passer devant ou de bousculer.
Le point d'appel
Plus le vertical est haut, plus il est technique. Le cheval doit placer sa battue avec la plus grande précision pour pouvoir monter fortement ses épaules et bien s'enrouler autour des barres. Le point d'appel idéal se situe à une distance équivalant à la hauteur de l'obstacle.

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