Les différents types d'obstacles

Lorsqu'on débute en saut, on se préoccupe surtout de bien accompagner le saut, quel que soit l'obstacle. Mais, au fur et à mesure que l'on progresse, on s'aperçoit que le saut varie selon la nature de l'obstacle.

Quatre catégories : quatre types d'efforts

Il existe une multitude d'obstacles de concours hippique et de cross, sans parler de ceux que l'on peut rencontrer dans la nature. Néanmoins, il est facile de regrouper ces obstacles par catégories, selon le type d'effort qu'ils nécessitent.Dans les grandes épreuves internationales, les chefs de piste disposent de moyens importants qui leur permettent d'imaginer les obstacles les plus divers par leur aspect. Mais quelle que soit la fantaisie des formes et des couleurs, les obstacles peuvent être groupés en quatre grandes catégories:
  • les obstacles verticaux ;
  • les obstacles larges ;
  • les obstacles de volée ;
  • les obstacles naturels.
Enfin, si plusieurs obstacles sont proches et demandent plusieurs sauts successifs à une ou deux foulées, on parle de combinaison.
Les verticaux
Les verticaux, comme leur nom l'indique, sont des obstacles construits sur un plan vertical : droit, barrière, mur, palanques et haie, par exemple. Pour sauter un tel obstacle, le cheval n'a pas besoin de « couvrir » une largeur importante. En revanche, il doit bien s'élever au-dessus de l'obstacle en montant fortement ses épaules. Les droits sont généralement considérés comme des obstacles techniques, qui posent des problèmes d'équilibre et de respect.
Les larges
Les larges sont des obstacles construits à la fois sur le plan vertical et sur le plan horizontal. On distingue les obstacles « montants » (comme le spa ou les barres en A) et les obstacles carrés (comme les oxers carrés). Pour franchir un obstacle large, le cheval a besoin d'une certaine vitesse. Si l'obstacle est carré, il devra néanmoins ajuster son équilibre avec précision
Les obstacles de volée
Les obstacles de volée sont des obstacles très larges, conçus pour être franchis avec de la vitesse, sans qu'il soit nécessaire de rééquilibrer le cheval à l'abord. Les bull-finches, certains spas, les rivières et, d'une manière générale, les obstacles montants, larges et bien appelés, placés dans une ligne droite, peuvent être considérés comme des obstacles de volée.
Les obstacles naturels
Les obstacles dits naturels exploitent ou reproduisent les difficultés d'un pourcours d'extérierur : butte, talus, contre-haut, contre-bas, tronc d'arbre, rivière et bidet en font partie. Ils testent la franchise du cheval, son allant et son équilibre.
Les combinaisons
Les combinaisons demandent au cheval beaucoup de concentration, d'équilibre et de ressort. La difficulté des combinaisons dépend beaucoup de la distance qui sépare les obstacles. La façon de sauter le premier obstacle détermine les conditions du second saut. L'impulsion et l'équilibre doivent être savamment dosés en fonction de la combinaison. Entrer trop vite ou trop mollement da combinaison risque d'en compromettre l'issue.
Bon à savoir
La grande diversité des obstacles a avant tout pour objectif de tester la franchise des chevaux, leur capacité à s'adapter et leur technique. Parfois, l'apparence fantaisiste des obstacles surprend et inquiète davantage le cavalier que le cheval. C'est, notamment le cas lorsque l'obstacle représente un objet identifiable pour le cavalier : chandeliers en forme de moulins à vent, jonque colorée en guise d'oxer, etc. Mais, pour le cheval, tout cela se résume à des formes et des couleurs. Il peut avoir plus peur d'un droit très nu dont il estime mal la hauteur que d'un obstacle en forme de gondole vénitienne !

Des principes généraux

Sans forcément intervenir avec précision, efforcez-vous d'amener le cheval dans des conditions favorables au type de saut qui lui est demandé.
Une technique délicate
Les interventions techniques demandent au cavalier une certaine expérience et beaucoup de doigté. Rien n'est plus décourageant pour le cheval que des interventions maladroites. Placer la battue, compter les foulées demandent un œil exercé et une technique impeccable. A votre niveau, vous devez laisser au cheval l'initiative du saut. Mais il vous appartient de l'amener devant l'obstacle dans les meilleures conditions possibles.
Les verticaux
Les obstacles verticaux ne s'abordent pas dans la vitesse. Ne « foncez » pas sur un droit, le cheval se mettrait sur les épaules (on dit qu'il « s'enterre ») et ne serait plus en mesure de s'enlever pour le sauter. Mettez votre cheval dans une allure régulière, active, et reprenez à quelques foulées de l'obstacle tout en maintenant l'impulsion par des jambes actives.
Les larges
D'une manière générale, sur les obstacles larges, le cavalier doit privilégier l'impulsion en arrivant avec une certaine vitesse. Abordez ces obstacles dans une cadence active, sans précipitation, en poussant légèrement dans les dernières foulées. La rivière, qui n'a pratiquement pas de hauteur, se prend avec de la vitesse. Les obstacles de volée se sautent dans un train assez rapide.
Les obstacles naturels
La plupart des obstacles naturels demandent peu de vitesse et beaucoup de franchise. En abordant lesdits obstacles, tels que buttes, contre-haut ou contrebas, le cavalier doit rester légèrement en avant et prendre soin de laisser au cheval la liberté d'encolure dont il a besoin. Il est préférable de réduire franchement la vitesse, surtout dans les descentes (contrebas, butte), quitte à passer au trot.

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