Confiance et complicité : les clés de l'éducation ?

Beaucoup de cavaliers sont tentés de faire de leur cheval « un copain » complice de tous les instants. Cependant, ce n'est pas la meilleure façon de l'aimer, ni de s'en faire aimer. Confiance et complicité reposent toujours sur le strict respect des règles.

Fonder la confiance

Travailler au sol permet d'établir la confiance qui est indispensable pour avoir de bonnes relations avec son cheval.
La sécurité engendre la confiance
Le cheval a besoin avant tout de sécurité. Seule la présence d'un dominant, compétent et bienveillant, le rassure complètement. Si vous voulez obtenir sa confiance, vous devez avant tout lui montrer que vous êtes un dominant compétent : c'est vous qui décidez parce que vous savez ce qu'il faut faire. Il en sera convaincu si vous ne le mettez jamais en danger, si vous ne lui faites jamais de mal et si vous savez le remettre à sa place, sans violence , quand il ne respecte pas la hiérarchie.
Méritez vos galons de chef
Pour obtenir ce poste de leader et, ensuite, conserver toujours la confiance absolue de votre monture, vous devez respecter scrupuleusement certaines règles que voici.
  • Soyez toujours cohérent : le cheval ne comprend pas les exceptions à la règle ni les sautes d'humeur.
  • Gardez-vous de tout anthropomorphisme : le cheval comprend beaucoup de choses, souvent de façon intuitive, mais ce n'est pas un être humain. C'est à vous d'essayer de vous mettre à sa place et de « penser cheval ».
  • Établissez progressivement un code qui permette à votre cheval de déchiffrer votre langage corporel et vocal.
  • Assurez-vous toujours qu'il a compris ce que vous lui demandez.
  • Ne demandez jamais quelque chose que vous n'êtes pas sûr d'obtenir : le cheval en tirerait les conclusions qui s'imposent et vous jugerait incompétent.
Comment faire ?
Toute cette théorie est bien jolie, mais elle ne donne pas forcément les moyens d'obtenir de bons résultats. Il n'y a pas de recettes, mais une façon de procéder qui est fonction du tempérament et de l'éducation de votre monture comme de vos propres connaissances. Travaillez beaucoup au sol : c'est là que vous obtiendrez les meilleurs résultats. Contentez-vous de choses très simples, mais fondatrices. Les gestes quotidiens les plus simples sont d'excellents exercices de dressage : bien se placer dans le box quand vous arrivez, marcher en main en respectant les distances, se déplacer en répondant à une gestuelle claire. Ne lui enseignez que ce que vous maîtrisez parfaitement. Sa confiance ne se mesure pas à l'aune de la sophistication des exercices. Ce qui compte est qu'il vous obéisse bien, et qu'il le fasse avec bonne volonté.
Et votre confiance en lui?
La confiance doit, bien sûr, être réciproque. Le but d'une bonne éducation au sol est de rendre le cheval sûr. Vous pouvez lui faire confiance s'il vous respecte. Mais, même ainsi, n'oubliez pas que le cheval reste un animal aux instincts puissants auquel on ne doit jamais se fier aveuglément. Votre vigilance est le meilleur garant de votre sécurité.
Le bon geste
Pour éduquer un cheval, pour développer la complicité et la confiance, rien de tel que de petits apprentissages quotidiens. Inutile de faire des numéros de cirque. Commencez par lui enseigner des choses simples mais vraiment utiles, qui vous serviront chaque jour : marcher parfaitement en main, s'arrêter sur une simple indication vocale, rester immobile, déplacer hanches et épaules d'un pas sur un simple geste de votre part, etc.

La complicité bien comprise

Votre cheval vous fait confiance, vous en obtenez ce que vous voulez, vous êtes sûr de lui ? Attention, ce n'est pas une raison pour faire copain-copain.
La complicité, qu'est-ce que c'est ?
Une complicité bien comprise entre votre cheval et vous repose sur un respect réciproque. Gratouilles et câlins font partie du plaisir mais, attention, votre cheval ne peut pas et ne doit pas devenir votre égal : vous êtes le chef. Vous décidez toujours ce qu'il faut faire. Votre cheval est votre complice dans la mesure où il est un partenaire sûr et de bonne volonté, qui vous comprend dans l'instant. Mais ce n'est pas un copain avec lequel on peut intervertir les rôles.
Ce n'est jamais lui qui décide
Pour conserver votre empire sur cet animal rapide, fort et parfois imprévisible, pour obtenir beaucoup de lui sans avoir à le craindre, vous ne devez pas confondre douceur et faiblesse. Nous autres humains avons une faiblesse : nous voulons qu'on nous aime. Souvent, nous croyons nous faire mieux aimer du cheval en le traitant comme un enfant qu'on câline et à qui l'on cède parfois. Or, cette attitude vous fera perdre le respect qu'il a pour vous et l'intérêt qu'il vous porte. N'oubliez pas : le cheval cherche un chef qui le guide et assure sa sécurité, pas un copain ! Respectez ses besoins, assurez-vous qu'il vous comprend parfaitement mais ne lui octroyez jamais une once de pouvoir.
Le coin du pro
Il faut éviter les câlins si le cheval n'éprouve pas un respect véritable pour son maître. Un cheval très gentil, qui vient amicalement vous souffler dans le cou, mais qui vous marche sur les pieds, passe devant vous quand vous marchez en main, se jette sur sa ration en vous bousculant ne vous respecte pas. Malgré sa gentillesse, vous n'êtes pas vraiment en sécurité avec lui.

9 commentaires:

lea crespo a dit…

Quand vous dites qu'il ne nous respecte pas si il nous bouscule pour aller sur sa ration, que faut t-il faire pour pas qu'il fasse ceci ??

lea crespo a dit…

que faut t-il faire pour pas qui nous bouscule en allant vers sa ration ?

Le Petit Far West a dit…

Mettez sa ration alors qu'il est en dehors de son box.

Anonyme a dit…

Merci beaucoup pour ces explications qui m'ont beaucoup aidées!

Anonyme a dit…

Si c'est un cheval de club, il faut faire la même chose??

Rislaine Belhamiti a dit…

"que faut t-il faire pour pas qui nous bouscule en allant vers sa ration ?"

Tu le tiens fermement à la longe, en lui disant d'attendre, moi j'utilise tout simplement le mot "attends". Bien sûr, au tout début, il va quand même essayer de bousculer pour aller vers sa ration, mais tu ne cèdes pas, et tu continues à dire "Attends !" Quand le cheval continue toujours à te bousculer, alors que tu as répété ton "attends !" tu lui demandes fermement de "reculer". Allez "hop recule !" (s'il ne recule pas à la voix, tu peux mettre une pression sur le licol ou bien sur son poitrail, parfois même sur le chanfrein peut suffire). Au moment où il recule, attends une ou deux secondes le temps qu'il se décontracte, par exemple en baissant l'encolure, qu'il ne soit plus focalisé sur sa ration... A ce moment-là tu lui enlèves la longe, et tu dis "vas-y" ou "mange" tout en te retirant...

C'est ce que je fais avec ma pouliche de 2 ans, et elle m'écoute assez bien !

J'espère que cette explication a pu t'aider.


Rislaine

Anonyme a dit…

Jai tout compri

Unknown a dit…

Moi mon cheval est en pension dans le club et je le monte mais il y'a d'autres personnes aussi qu'il la monte est ce que je peux quand même etablir un lien et avoir une confiance en lui ?

Azurena Bernard a dit…

Moi mon cheval est en pension dans le club et je le monte mais il y'a d'autres personnes aussi qu'il la monte est ce que je peux quand même etablir un lien et avoir une confiance en lui ?