Le Brabançon

Un cheval fort et tranquille

Sage et doux à la fois, le puissant trait belge natif du Brabant convient parfaitement pour les loisirs. La Société Royale, sise à Bruxelles, et ses éleveurs veillent sur son devenir.
Une date de naissance incertaine
Selon certains auteurs, le premier aïeul du brabançon serait apparu à l'époque du quaternaire sous la forme d'un grand cheval qui aurait eu les caractéristiques du lourd ardennais d'Europe occidentale. Il est certain, en tout cas, que ses origines remontent au Moyen Âge. Il ressemble alors aux lourds chevaux de combat élevés dans le Brabant et les Flandres. Plus tard, il reçoit, comme toutes les autres races, différents sangs étrangers sans qu'il en résulte aucune amélioration sérieuse. Les éleveurs décident alors de sélectionner les meilleurs sujets indigènes et de renoncer aux croisements. Au XIXe siècle, une amélioration intervient.
Trois lignées capitales
Le brabançon revu et corrigé, employé aux durs travaux de traction, tient désormais une place prépondérante dans l'agriculture. En 1886, la Société Royale du Cheval de Trait Belge voit le jour et, dès 1890, le stud-book de la race est créé. Trois courants de sang, issus de lignées imposantes, le façonnent définitivement. Les Gros de la Dendre découlent de l'étalon Orange Ier. Très musclés, ils possèdent des membres et des pieds extrêmement solides. Les Gris de Nivelles, distingués, aux aplombs corrigés, émanent de Bayard. Quant aux Colosses de la Méhaigne, ils descendent de Jean Ier et ont un tempérament énergique. Entre les deux guerres mondiales, trois brillants étalons rouans marquent l'élevage du brabançon: il s'agit d'Albion d'Hor, de son fils Avenir d'Herse et de son petit- fils Espoir de Quaregnon. Dans les années 1930, les Américains importent de nombreux brabançons et ouvrent un stud-book consacré au Belgian Draft Horse. L'après-guerre et la motorisation conduisent la race au bord de l'extinction.
Un cheval de loisir fiable
Aujourd'hui, sauvegardé, le trait belge a réussi à s'adapter à de multiples activités de loisir et de compétition, comme la Route du Poisson. Conçu pour la traction, on l'utilise, par exemple, pour le débardage ou le remorquage des filets de crevettes en bordure de mer. On comptait, en 1999, 1275 juments, 75 étalons et 920 poulains.
Gros plan
La couleur de la robe peut avoir une influence sur le prix de vente. Les rouans, qui sont les plus courants, sont les moins cotés. On trouve aussi beaucoup d'alezans crins lavés. Les bais et les bai-brun, plus rares, sont très prisés.
Le saviez-vous ?
Ce cheval colossal a joué un rôle essentiel dans la création de nombreuses races de trait comme le clydesdale, le shire ou le suffolk punch - tous chevaux d'une puissance considérable.
Un aimable colosse
Monumental : voilà comment apparaît le trait belge. Ce grand cheval de travail est un aimable colosse qui se prête avec bonne volonté aux travaux que les hommes lui imposent.
Origines
De nos jours, si on excepte la région ardennaise, le trait belge est élevé partout en Belgique et, particulièrement, dans le nord du pays

Type et tempérament

Celui que l'on considère comme l'un des plus puissants chevaux de trait du monde, et qui a influencé beaucoup de races, possède des allures actives et un tempérament doux mais énergique.
Modèle
Sa tête carrée est plutôt légère et alerte, avec de petites oreilles attentives et des yeux vifs. Son encolure, courte et épaisse, est portée assez haut. Son corps très puissant est doté d'un passage de sangle profond. Sa croupe est double, large, arrondie, la queue étant plantée bas. Ses membres massifs, forts, aux articulations sèches et larges, paraissent relativement courts. Parmi ses autres particularités, il faut noter des paturons souples, des sabots larges et solides, de légers fanons. Sa taille en de1,70 m en moyenne au garrot.
Robes
Noir, bai, alezan, rouan (60 % des sujets), gris fer, aubère et pommelé.
Caractère
Le trait belge se prête au labeur avec bonne humeur; il est toujours de bonne volonté et reste obéissant en toutes circonstances. Fiable et docile, c'est le cheval d'attelage familial idéal. Il se plie aux exigences du dressage, participe brillamment aux carrousels et séduit de plus en plus de cavaliers. Rustique, il peut rester dehors toute l'année et ne nécessite pas de soins particuliers.

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