Trucs et astuces de randonneur

S'il devait emporter tout ce qui peut lui être nécessaire, le randonneur aurait deux chevaux de bât et un budget aussi lourd que son paquetage ! Tout prévoir, s'adapter à chaque cas de figure : voici quelques-uns des trucs qu'utilisent les professionnels de la randonnée.

Partir léger, mais tout prévoir

Le randonneur est prévoyant. Avant de partir, il a envisagé toutes les situations. Il emporte des objets qui peuvent servir à tout. Chacun de ces objets doit avoir au moins un double usage pour être digne de faire partie du paquetage.
La santé du cheval
Un cheval doit boire régulièrement, faute de quoi son état se dégrade rapidement. Parfois, il y a une rivière ou un point d'eau, mais il peut être impossible au cheval de s'en approcher pour boire. Votre chapeau de randonneur vous tirera d'embarras : il suffit de le remplir pour que votre cheval puisse se désaltérer. Vous pouvez aussi utiliser un sac en toile imperméabilisée. Peu encombrant, ce sac vous sera utile à toutes sortes de choses : panier à commissions, mesure de ration, pansement compressif, entraves, etc. Il suffit d'avoir de l'imagination !
L'importance du sel
En transpirant, votre cheval perd beaucoup de sel. S'il vous lèche, c'est parce que votre peau est salée de transpiration. Il est pourtant impossible de transporter une pierre à sel. Le soir, à l'étape, demandez au gîte une poignée de gros sel et ajoutez-la à la ration. Si vous bivouaquez, détournez une partie du sel de cuisine ! Grâce à cette substance, le cheval boira plus, il retiendra mieux l'eau et, par conséquent, se réhydratera mieux. C'est aussi, pour lui, un petit plaisir car il aime le sel.
Une blessure due à la selle
Cela ne devrait pas arriver. Mais voilà.une erreur de préparation le matin a provoqué une gonfle ou, pire, une écorchure au dos de votre cheval. Une fois que vous l'avez dûment soignée, il faut éviter que le matériel ne frotte à cet endroit. Alors, au diable l'avarice: vous allez créer dans le tapis une « fontaine ». Découpez votre tapis pour y ménager un trou exactement à l'endroit de la blessure. Plus de frottement, plus de problème !
Le ferrage
Pendant la randonnée, les fers s'usent beaucoup. Ils deviennent minces, en pince et glissants, car les têtes des clous sont usées. Pour éviter cette usure, demandez à votre maréchal de mettre des pointes de tungstène. Elles permettent également de mieux accrocher sur des surfaces comme le goudron. Attention, il ne faut pas ferrer ainsi toute l'année, car ces pointes gênent le glissement naturel du pied et peuvent entraîner, à terme, des problèmes tendineux.
L'hiver, la neige...
Lorsqu'il y a de la neige, un bloc de glace se forme sous le fer du cheval. Il est certes possible de prévoir un ferrage spécial, mais il est assez onéreux et peu rentable dans les régions où la neige est plutôt rare. En randonnée, vous risquez donc de vous trouver bloqués à cause de la neige alors que le soleil vous tend les bras. Une façon simple et peu coûteuse de résoudre ce problème consiste à découper un morceau de caoutchouc épais à la forme du fer, puis de le rentrer en force sous les bords du fer. Légèrement bombé, il expulsera la neige au fur et mesure de votre progression.

Lutter contre les coups du sort

Le véritable accident capable d'arrêter un randonneur est heureusement rare. Pour ne pas vous trouver bloqué par des petits ennuis, voici quelques autres trucs utiles.
La rêne a cassé
Pas de panique ! Pour la réparer, il suffit d'un couteau bien aiguisé. Faites une fente dans chaque extrémité, puis assemblez les deux morceaux comme sur le schéma ci-contre. Bien entendu, si vous avez emporté de quoi coudre le cuir, il est préférable de réaliser une réparation définitive le soir à l'étape.
Plus de montant de filet, que faire?
Pour une raison connue de vous seul peut-être, le montant de filet a rendu l'âme. Vous pouvez, avec un double-snaps, un licol, de la ficelle et un peu de malice, fabriquer un montant honorable pour aller au moins jusqu'à l'étape, voire finir votre randonnée. Pour commencer, démontez le mors du filet cassé. Placez ensuite le licol sur le cheval et ajustez-le correctement en évitant que la sous-gorge soit serrée. Fixez une extrémité des double-snaps au mors. Il faut fixer l'autre extrémité aux anneaux du licol les plus hauts. Si le snap n'est pas suffisant, faites une rallonge avec de la ficelle.

Varier l'allure au pas et au trot

Dans un premier temps, le jeune cavalier apprend à avancer et ralentir en demandant des changement d'allure : du pas au trot, du trot au galop et inversement. Petit à petit, il doit aussi devenir capable d'obtenir des variations dans une même allure.

Un dosage subtil

Tous les chevaux ne se ressemblent pas : pour la même allure, confort, énergie et vitesse varient d'une monture à l'autre. Dans un premier temps, vous vous êtes contenté de demander à votre cheval de changer d'allure et d'aller plus ou moins vite. Vous devez peu à peu devenir capable d'obtenir des transitions dans une allure. Cela signifie que le cheval reste dans la même allure, mais allonge plus ou moins ses foulées.
Au travail
  1. Au pas, il est facile de sentir le changement d'amplitude des foulées. Un cheval qui marche paresseusement engage peu ses postérieurs sous lui. Son dos ne bouge pas beaucoup. Vous ne sentez, à chaque pas, qu'un léger déplacement latéral. L'encolure, plutôt étendue, se balance modérément. Comme il est peu actif, le cheval se contente, lorsque vous donnez des jambes, de précipiter l'allure ou, pire, de trottiner au lieu d'allonger ses foulées.
  2. On cherche au contraire à obtenir qu'un cheval reste actif pendant le travail, quelle que soit sa vitesse. Pour obtenir que le cheval au pas allonge ses foulées, vous devez agir progressivement. Poussez avec l'assiette et fermez les jambes par pressions intermittentes. Vos doigts cèdent, car le cheval a besoin d'étendre davantage l'encolure : l'arrière-main du cheval s'active davantage. Vous le sentez nettement par le déplacement beaucoup plus important du dos. Au pas allongé, vos fesses « cirent » la selle, votre rein encaisse un mouvement marqué. Vos mains doivent accompagner le mouvement de balancier de l'encolure, qui s'accentue sensiblement.
  3. Si le cheval précipite l'allure, fermez vos doigts sur les rênes et redressez-vous tout en soutenant l'impulsion avec les jambes et l'assiette. Pour obliger un cheval à s'engager davantage, mettez-le sur un cercle en conservant des mains basses et un peu écartées. Pour tourner en s'incurvant dans une allure active, sans perdre l'équilibre, il doit engager ses postérieurs et se redresser. Son encolure est moins étendue, le mouvement de balancier moins marqué. En revanche, ses postérieurs travaillent davantage.
  4. Mettez votre cheval au trot. Essayez d'obtenir une allure active sans précipitation. Pour l'obliger à s'équilibrer et à travailler davantage avec son arrière-main, mettez-le sur un cercle. Vous devez sentir qu'il se « grandit ».
  5. Lorsque le cheval est dans un trot moyen, équilibré et actif, il se déplace de façon importante. Efforcez-vous de rester assis dans la plus grande décontraction possible, en encaissant les mouvements avec les reins. Le cheval ne doit pas s'appuyer sur son mors, et vous ne devez pas agiter vos mains ou vous crisper sur les rênes. Si nécessaire, plutôt que de gêner le cheval, prenez le trot enlevé.
  6. Pour obtenir un allongement au trot, vous devez agir progressivement. On demande l'allongement dans une ligne droite. Dans le tournant qui la précède, asseyez-vous et commencez à stimuler l'impulsion du cheval avec vos jambes et votre assiette. En arrivant sur la ligne droite, ouvrez progressivement vos doigts. Prenez le trot enlevé pour ne pas gêner le cheval et dosez l'action de vos jambes pour que votre monture allonge ses foulées sans précipiter son allure. Laissez-lui étendre peu à peu l'encolure. Reprenez progressivement le cheval avant la fin de la ligne droite en vous redressant et en fermant vos doigts.
Attention à l'assiette
Pour travailler au trot, il faut savoir conserver des mains fixes (c'est-à-dire immobiles par rapport à la bouche du cheval) même pendant les transitions, ce qui n'est pas toujours facile au trot assis. Dans un premier temps, on peut adopter le trot enlevé lorsque le trot est vif et pendant les allongements.
Aide mémoire
Amplitude : longueur de la foulée. Précipiter l'allure : le cheval précipite l'allure lorsque, répondant à une action de jambe, il accélère le rythme des foulées au lieu d'augmenter leur étendue. Transition : passage d'une allure à une autre ou variation à l'intérieur d'une allure.

Le Curly Américan Horse

Aussi frisé qu'un mouton, le Curly American Horse, aussi appelé Bashkir curly, est la coqueluche des éleveurs américains. En dépit de la faiblesse de ses effectifs, on ne parle que de lui : ce petit mustang a le vent en poupe.

Un frisé bien mystérieux

Personne ne sait vraiment d'où vient le curly. A-t-il débarqué avec les colons espagnols ? Est-ce un mutant ou bien encore le dernier des chevaux américains ? Mystère ! En revanche, son avenir semble tout tracé, tant il a la cote outre-Atlantique.
Une origine mystérieuse
L'origine du Curly American Horse reste mystérieuse. Ce petit cheval descend très certainement de certaines souches de chevaux importées par les conquistadores espagnols. On ignore s'il a acquis ses frisures à la suite d'une mutation intervenue sur le territoire américain ou si le gène «bouclette» existait déjà chez quelques chevaux de l' Ancien Monde. Une théorie concurrente prétend toutefois que le curly pourrait être arrivé seul en Amérique du Nord, via le détroit de Béring, à l'époque des glaciations. Ceci expliquerait alors sa parenté avec certaines races russes ou chinoises.
Russie ou Chine ?
Le nom de «bashkir» curly a été attribué à ce petit cheval américain parce qu'on le croyait apparenté aux chevaux de la Volga et de l'Oural. Toutefois, des recherches plus récentes rapprochent plutôt le petit frisotté du lokai du Tadjikistan, parfois frisé lui aussi. Les éleveurs de curly aiment d'ailleurs rappeler qu'il existait déjà en Chine, au IIe siècle après J.-C., une race de chevaux frisés.
Le cheval des Indiens
Plusieurs tribus indiennes ont également possédé des chevaux frisés. Les Crows en élevaient encore au début du XIXe siècle. Les Sioux en ont d'ailleurs volé certains pour créer une lignée que l'on retrouve aujourd'hui.
On évoque aussi la présence du Bashkir curly parmi les Indiens Big Foot. Ils auraient remonté les guerriers de Sitting Bull à la bataille de Little Big Horn. Quelques-uns se seraient alors échappés pour vivre libres dans le Nevada. Les descendants de ces rescapés de Little Big Horn forment de nos jours un groupe connu sous le nom de sage seekers, «chercheurs de sauge», plante sacrée chez les Indiens. Ils vivent dans la réserve de Standing Rock Reservation, dans l'Etat du Sud Dakota.
Le curly aujourd'hui
C'est un dénommé Peter Damele qui a, le premier, isolé quelques mustangs frisés (les futurs curlies) parmi les chevaux sauvages du Nevada. Il appréciait ces chevaux pour leurs qualités d'endurance et leur bonne volonté au travail. L'association de la race du Bashkir curly est née en 1971, à partir des vingt chevaux du Ranch de Peter Damele. Aujourd'hui, l'association ne recense que quelque deux mille curlies dans le monde. Les petits bouclés ont donc commencé comme chevaux de ranch, pour le travail du bétail, avant de devenir des montures de loisir. Les curlies commencent aujourd'hui à briller dans des disciplines aussi diverses que l'endurance, l'attelage et, bien sûr, l'équitation américaine.
Un poil très particulier
Le trait distinctif du Bashkir curly est incontestablement le manteau d'astrakan, frisé, qui lui sert de pelage. Son poil possède en outre la propriété de ne pas être allergène, c'est-à-dire de ne pas affecter les gens allergiques aux chevaux.
Origine
Les origines lointaines du Bashkir curly sont encore incertaines. Mais c'est aux États- Unis, dans le Nevada, que la race fut véritablement établie.

Type et tempérament

Le curly est bien fait de sa personne. Il donne une impression de douceur, évidemment accentuée par le côté «nounours» de son pelage et de ses crins frisés.
Modèle
Le curly est un cheval solide sans lourdeur, avec des membres plutôt courts. Son épaule est droite et son garrot effacé. Ses sabots sont durs comme la pierre. Sa crinière, généralement double, retombe de part et d'autre de son encolure. Ses yeux, situés très latéralement sur sa tête, lui confèrent un champ de vision exceptionnel. A noter également que le curly possède une couche graisseuse sous la peau qui l'isole du froid.
Taille
Avec une taille comprise entre 1,42 m et 1,62 m, le curly oscille donc entre le grand poney et le petit cheval.
Robe
On rencontre à peu près toutes les robes chez notre petit frisé : bai, alezan, noir, souris, palomino, etc. L'alezan est toutefois la robe la plus fréquente. Les robes diluées, comme le souris, s'accompagnent de zébrures noires sur les membres et d'une raie de mulet. L'extrémité des oreilles est souvent sombre également. On rencontre aussi des Bashkir curly pie sabino, c'est-à-dire avec du blanc en dentelle sous le ventre et l'encolure.
Caractère
Le curly est d'un naturel plutôt confiant. Doux et amical, facile à dresser, il mérite un cavalier capable de le respecter et de le ménager. C'est un cheval vif et intelligent, calme, d'une endurance exceptionnelle, ce qui fait de lui le compagnon rêvé du randonneur.

Toiletter un cheval

Toiletter un cheval, c'est le faire beau des pieds à la tête en mettant en valeur sa beauté naturelle. Chaque race a ses atouts, qu'il faut respecter et mettre en valeur : on rase le fanon d'un selle français, pas celui d'un frison !

Les poils superflus

L'hiver, les chevaux développent un poil épais destiné à les protéger contre le froid. Les membres et la tête deviennent parfois hirsutes, ce qui est diversement apprécié selon la race du cheval et l'usage qu'en fait son cavalier !
Au travail
Un toilettage intelligent tient compte de la nature. Les longs poils des membres et de la tête ont leur utilité. S'il est justifié de « raser » un cheval au poil près avant une épreuve de présentation, il vaut mieux lui laisser quelques poils en hiver, en particulier s'il va en extérieur. Naturellement un cheval qui vit au pré ne doit pas être toiletté.
  1. Pour couper les poils qui garnissent l'arrière des canons, glissez le peigne dans l'épaisseur du fanon, puis remontez-le doucement, dents vers le haut, tout en coupant les poils qui dépassent.
  2. Nettoyez le boulet en coupant les poils à ras. Laissez toujours une touffe de poils longs autour de l'ergot. Ce fanon permet à l'eau et à la boue de s'égoutter sans stagner dans le creux du paturon. Posez les ciseaux à plat sur le sabot et taillez les poils qui dépassent sur la corne au ras de la couronne.
  3. Vous pouvez de la même façon procéder au toilettage de la tête : coupez au ras des ganaches les poils qui dépassent de l'auge. En passant les ciseaux à plat sur les joues, vous pouvez éliminer les poils « fous ».
  4. Les châtaignes sont de petites plaques de corne qui poussent sur la face interne des membres. Elles s'effritent d'elles-mêmes, mais il est parfois nécessaire de les rogner lorsqu'elles deviennent proéminentes. Posez le couteau à plat le long du membre et « pelez » les couches successives de corne à l'aide de la lame. Arrêtez-vous lorsque la corne résiste.
A éviter
Il faut éviter de toiletter les oreilles, car les longs poils qui y poussent les protègent de la poussière et des insectes. Si toutefois cela était nécessaire, prenez l'oreille dans votre main, tournez-la vers l'arrière, pliez-la doucement en faisant venir les deux côtés bord à bord, et coupez uniquement les poils qui dépassent.

Toilettage des crins

Un cheval bien toiletté a des crins propres et en ordre. Selon les races, on aime les voir plus ou moins longs.
Au travail
  1. Lorsque la crinière est double (elle retombe des deux côtés de l'encolure), il faut l'amener à rester d'un seul côté à l'aide de nattes d'écurie. Faites simplement des nattes régulières assez lâches du côté choisi et laissez-les en place quarante-huit heures.
  2. Raccourcissez la crinière et la queue, épilez cette dernière si nécessaire.
  3. Si le cheval possède des crins épais et abondants, il est parfois pratique de dégager le passage de la têtière en coupant les crins à ras, sur environ 5 cm, derrière les oreilles.

Position, assiette et emploi des aides

En dressage, on cherche à développer la plus grande finesse possible. Dans l'idéal, les actions devraient rester imperceptibles, le cavalier donnant l'impression de ne faire qu'un avec son cheval.

Les bons moyens

Dans la plupart des épreuves de dressage, le cavalier est jugé autant sur les moyens qu'il emploie pour exécuter la reprise que sur les figures elles-mêmes.
Des jambes très descendues
En dressage, la position du cavalier est très «dépliée». Les cavaliers chaussent long pour bien envelopper le cheval de toute la longueur de leurs jambes. Cela accroît l'étendue de leur action et permet une grande précision. Des jambes bien descendues contribuent également à la stabilité de l'assiette. Naturellement, la descente des jambes ne se fait pas en un jour. Elle ne peut être obtenue que lorsque l'articulation coxo-fémorale (bassin-cuisse) est bien assouplie et que la sangle abdominale, les fessiers et les adducteurs sont correctement développés.
Amortir
La souplesse du bassin et des reins permet de descendre correctement les jambes, mais c'est aussi une condition pour l'acquisition d'une bonne assiette. Le cavalier doit parvenir à s'asseoir sur le «gras» des fesses, en poussant le bassin vers l'avant et en reculant les cuisses, posées bien sur leur plat, tout en évitant de laisser le genou se tourner vers l'extérieur. Rein, bassin et articulations des jambes amortissent souplement les mouvements du cheval. Cela exige à la fois de la décontraction et de la force.
Liant et fixité
Décontraction et musculature permettent au cavalier d'obtenir le «liant», c'est-à-dire de faire corps avec sa monture, sans rigidité, tout en conservant des jambes et des mains fixes. Cela peut sembler contradictoire : comment peut-on à la fois encaisser les déplacements du cheval par un mouvement souple du rein et du bassin, et conserver des jambes fixes. Par fixité, on n'entend pas rigidité. Des mains fixes sont des mains qui, sans s agiter, maintiennent un contact constant avec la bouche du cheval. Des jambes fixes restent à leur place et n'avancent ou ne reculent que lorsque le cavalier le désire. C'est la décontraction de chacune des articulations qui permet l'indépendance des différentes parties du corps.
Les gros défauts
Les juges pénalisent plus ou moins sévèrement, selon le niveau de la reprise, les défauts d'assiette, d'aide et de position du cavalier. Évitez en particulier :
  • d'agiter les mains et d'exercer des tractions sur les rênes ;
  • de remonter les talons, d'avancer ou de reculer la jambe quand vous agissez ;
  • d'avoir le dos rond, d'agiter la tête et de regarder vos mains ;
  • de déplacer le buste sans discrétion, soit en vous penchant en avant, soit en vous inclinant exagérément vers l'arrière ;
  • de vous asseoir sur l'enfourchure ou, au contraire, de reculer l'assiette sur le troussequin ;
  • d'employer vos aides sans discrétion.
De la théorie à la pratique
Le jeune cavalier de dressage se donne du mal pour apprendre à se tenir dans une position «académique» et pour acquérir une grande discrétion dans ses actions. Puis, lorsqu'il se rend sur les terrains de dressage, il voit des concurrents de haut niveau remonter un éperon fort peu discret qui fait plisser la peau ou se livrer à des actions de mains brutales. Ces mêmes concurrents raflent des médailles. Qu'en penser ? D'une part, les reprises de haut niveau exigent beaucoup de connaissances de la part du cheval qui doit enchaîner des figures complexes. Le souci de clarté oblige parfois le cavalier à oublier la discrétion au profit d'une intervention marquée destinée à bien se faire comprendre de sa monture. D'autre part, un cheval est souvent perturbé sur le rectangle. Il faut parfois appuyer ses actions pour le rappeler à la discipline. Enfin, la perfection n'est pas de ce monde et, surtout, pas du monde de la compétition. Cela ne doit pas empêcher le jeune cavalier d'aspirer à la meilleure équitation possible !

La finesse des aides

De la rêne d'ouverture du débutant à l'action invisible du cavalier de dressage, il y a un long chemin que le cheval doit lui aussi parcourir.
La coordination et l'indépendance avant tout
Plus le cavalier avance dans son apprentissage, plus il utilise des aides fines et discrètes. Chaque action, directe ou indirecte, fait partie d'un ensemble subtil de tensions, de cessions et de variations, à peine perceptibles de l'extérieur. Jambes, poids du corps et mains agissent de concert, par petites touches. Le cavalier règle son attitude sur les réponses du cheval : le couple cavalier-cheval doit dégager une impression de fluidité, d'harmonie.
D'un cheval à l'autre
Naturellement, la finesse des aides doit être adaptée au niveau de dressage du cheval. Un poulain a besoin de recevoir des ordres clairs, précis, qu'il peut aisément différencier les uns des autres. Néanmoins, l'extraordinaire sensibilité des chevaux leur permet de percevoir très rapidement des différences subtiles dans l'attitude du cavalier. Ainsi, dès qu'il a compris le sens d'une demande, même un très jeune cheval saura l'exécuter sur un signe discret. Il faut simplement éviter de donner des ordres différents en utilisant des actions trop semblables et veiller à toujours bien expliquer ce que l'on attend, notamment par l'emploi de récompenses immédiates.

Le déroulement d'un match de polo

Pour disputer un match de polo, deux équipes à cheval doivent s'affronter sur le terrain. Pour gagner, il faut marquer davantage de point que l'adversaire. Mais, attention : le règlement condamne les actions dangereuses ou brutales.

Jeu, organisation, règles

Une rencontre de polo comporte plusieurs périodes, durant lesquelles il faut observer les règles du jeu à la lettre et se plier à l'arbitrage.
But du jeu et stratégie
Un match de polo se joue entre deux équipes de quatre joueurs chacune (deux attaquants, un milieu de terrain et un défenseur) sur une surface nivelée recouverte d'herbe rase. L'objectif du jeu est de faire pénétrer la balle dans les buts de l'équipe adverse en la frappant à cheval au moyen d'un maillet tenu dans la main droite. Aucun joueur ne doit couper la ligne de la balle. Les points sont donnés par les buts inscrits, le décompte des handicaps et la transformation des pénalités. A la fin de la partie, l'équipe victorieuse doit avoir marqué un nombre de points supérieur à celui de l'équipe perdante au cours des huit, voire des dix chukkers (périodes de 7:30 mn chacune). Rappelons que la partie est coupée d'une mi-temps de trois à cinq minutes, accordée aux joueurs pour changer de monture. L'arbitrage tient compte d'autres critères de jugement dans le score final : un jeu franc, des chevaux préservés, rapides et maniables, font monter la cote.
Des phases de jeu successives
Avant de commencer la partie, l'un des arbitres effectue le tirage au sort, en présence de deux capitaines, afin de déterminer la position des équipes sur le terrain. La partie peut ensuite commencer. Les deux équipes prennent place au centre du terrain, face à face, de part et d'autre de la ligne médiane. Les montures restent immobiles, au minimum à cinq mètres de l'arbitre qui se tient sur la ligne médiane. Ce dernier envoie la balle vers le sol, parallèlement aux lignes de fond, entre les deux équipes. On entre alors dans le vif de l'action. Si un joueur réussit à marquer un but, il faut procéder à une remise en jeu dans la zone de dégagement. A la fin de chaque période, les équipes changent de côté et le match recommence aussitôt.
Le saviez-vous ?
Un match ne peut se dérouler sans la présence d'un chronométreur et d'un marqueur officiels nommés par les organisateurs du tournoi. Le chronométreur, chargé du signal sonore, contrôle la durée de jeu effective durant les périodes et vérifie le temps mis par chaque joueur pour changer de monture. Le marqueur s'occupe, quant à lui, du tableau d'affichage, du relevé des erreurs commises par chaque équipe et de la feuille de score.

Respect du règlement

Au polo, on va vite et on frappe fort : le moindre débordement est dangereux.
Les différentes interdictions
Le règlement, très strict, a pour but, en particulier, d'empêcher tout débordement dangereux. Deux arbitres à cheval veillent à sa juste application. Les manquements entraînent des pénalités. Un joueur, notamment, ne doit pas provoquer de collision ; il ne doit, en outre, ni couper la route à un rival, ni zigzaguer devant lui ou le heurter. Il est également interdit d'agripper le maillet d'un adversaire.
Autres points majeurs
Le cavalier de polo doit, bien sûr, rester en selle et être toujours en mesure de frapper la balle et de prendre part au jeu. Notons aussi qu'il est possible de procéder à des remplacements à la fin de chaque période et à tout instant si un joueur est incapable de finir la partie à la suite d'un choc, d'un malaise, etc.
Interruptions de jeu
Maintes circonstances peuvent pousser l'arbitre à interrompre le jeu. Exemples : un joueur perd son casque, le cavalier ou sa monture tombent et se blessent, la balle se retrouve dans une position neutre ou coincée dans l'équipement du cheval voire du cavalier ; le temps se couvre, les conditions climatiques s'avèrent défavorables à la poursuite de la partie.