La souplesse du cheval et du cavalier

La souplesse est souvent un des éléments clés de la performance. Le cheval aussi bien que le cavalier doivent s'entraîner pour acquérir cette qualité, pour l'améliorer et la conserver.

L'assouplissement du cavalier

La plupart des cavaliers s'intéressent davantage à la souplesse de leur cheval qu'à la leur. Pourtant, étirements et assouplissements font partie de l'hygiène élémentaire des sportifs, cavalier compris.
Avant de monter
Avant de se mettre en selle, le cavalier devrait se livrer à quelques exercices d'étirement afin de préparer ses muscles à l’effort. Cette petite préparation de quelques minutes évite bien des accidents. Les muscles des jambes sont concernés au premier chef ; ceux qui se trouvent à l'avant et à l'arrière de la cuisse, mais aussi ceux qui sont situés à l'intérieur de la jambe : les adducteurs. Pensez aussi à faire quelques étirements des mollets et des chevilles. Pour les cavaliers d'obstacle, quelques flexions de la nuque sont utiles.
En descendant de cheval
Afin de détendre vos muscles après l'effort, livrez-vous, après chaque reprise, à une courte séance d'étirements. Les exercices sont les mêmes que ceux qui sont pratiqués avant de mettre en selle.
En dehors du centre équestre
L’équitation n'est pas un sport très complet et il est bon de pratiquer en parallèle un autre sport qui développe davantage l'endurance et la souplesse. La natation, le jogging, le roller, la danse, le vélo sont des disciplines souvent pratiquées par les cavaliers. Il est également recommandé de prendre le temps de faire quotidiennement des exercices d'assouplissement.
Les sports qui assouplissent
  • La natation est sans doute le sport de complément le plus souvent associé à l'équitation. Elle a l'avantage de bien muscler le dos, d'assouplir les muscles des épaules et d'étirer ceux des jambes.
  • La danse est également une excellente école qui permet de bien connaître son corps. Elle entretient à la fois la souplesse, la musculation et la résistance.
  • La gymnastique rythmique convient aussi très bien, mais concerne plutôt les jeunes cavaliers.
  • La voltige est excellente pour la souplesse et, bel avantage, ne nous éloigne pas des chevaux.
  • Pensez aussi au yoga et aux arts martiaux.
Quelques assouplissements pour le cavalier
  • Pour tendre les muscles de la face antérieure de la cuisse, tenez vous debout, bien droit. Pliez une jambe, attrapez le pied et tirez votre talon tout contre votre fesse en prenant soin de ne pas laisser avancer votre genou (figure 1)






  • Pour tendre les muscles postérieurs de la cuisse, assoyez-vous, une jambe en extension en avant, l'autre repliée en arrière. Fléchissez votre buste sur la jambe allongée. Changez ensuite de jambe (figure 2).



    • Pour étendre les muscles adducteur des cuisses, tenez-vous debout et posez un pied, de côté, sur un banc ou sur un tabouret. Inclinez votre buste, toujours de côté, vers votre jambe ainsi surélevée. Changez ensuite de jambe (figure 3).




    • Pour assouplir vos chevilles, tenez-vous debout sur une marche, en y posant seulement le premier tiers des pieds. En gardant les jambes tendues, faites monter et descendre les talons (figure 4).





    • Ou bien mettez vous en appui contre un mur, une jambe fléchie en avant, l'autre franchement en arrière, le talon restant plaqué au sol (figure 5).

     

     

     

     

     

    L'assouplissement du cheval

    Les assouplissements font partie du travail quotidien des chevaux, qu'ils rendent plus disponibles et plus agréables à monter
    En long, en large et en travers
    Il faut assouplir le cheval aussi bien dans le sens latéral que dans le sens longitudinal. Le travail sur les figures de manège et, tous les exercices sur deux ou trois pistes (épaule en dedans, croupe au mur, etc.) assouplissent latéralement. Les variations d'allure, les allongements, la recherche du rassembler, mais aussi le travail en terrain varié et le saut étirent le dos du cheval et lui permettent de bien engager ses postérieurs. Ces exercices font aussi travailler ses abdominaux (davantage en contraction qu'en étirement, sauf pour le saut).
    Ne pas demander trop
    La difficulté, pour le cavalier, consiste à proposer à sa monture des exercices qui correspondent â son niveau d'entraînement. Imaginez, par exemple, qu'on vous oblige à faire le grand écart alors que vous parvenez à peine à toucher la pointe de vos pieds jambes tendues : quand on force, la souffrance est au rendez-vous et les lésions ne sont pas loin !
    C'est ce qui arrive à certains chevaux que l'on contraint à se ployer ou à s'étirer à l'aide d'enrênements plus ou moins coercitifs et qui, s'ils ne sont pas définitivement abîmés, résistent en développant des attitudes fausses et contractées. Les mots d'ordre en matière d'assouplissement sont :
    • Ne jamais forcer son cheval ;
    • Ne pas demander plus que l'animal ne peut donner ;
    • Savoir se montrer très progressif dans ses exigences.

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