Le Hackney


Ce cheval anglais est presque uniquement destiné à l'attelage. Mais pas n'importe lequel. En effet, on ne le met jamais aux brancards d'un tombereau ! Car sa légèreté et son panache sont tels qu'il est réservé aux voitures de luxe.

Un cheval spectaculaire venu de loin

C'est un étrange cheval que le hackney. Son modèle élégant est aussi frappant que ses allures brillantes, « électriques », très particulières. Il est apprécié en Angleterre et aux États-Unis. Et il est tantôt cheval, tantôt poney !
Une identité confuse
Ici, on affirme que le nom de notre cheval anglais vient du français «haquenée». Ailleurs, on jure qu'il est emprunté à celui de la petite ville anglaise de Hackney, dans le comté de Londres. En Angleterre, le mot « hackney » semble avoir été utilisé dès le Moyen Age pour désigner les chevaux de selle. Bref, il faut se contenter d'hypothèses, ce qui ne change rien à la valeur de la race !
De lointains ancêtres
Vers l'an 1000, les Danois du roi Knut Le Grand envahirent l'Angleterre, amenant avec eux des chevaux de leur pays. Ces animaux avaient déjà en ce temps la réputation d'être d'excellents trotteurs, aux allures relevées. Par la suite, cette race scandinave fut élevée dans la région de Norfolk. Bien évidemment, elle y fut croisée avec des juments locales. Le résultat fut la formation de la race du trotteur norfolk, l'ancêtre du hackney.
Quels grands-parents ?
Quels croisements spécifiques ont ensuite permis la création de la race hackney ? On cite des étalons d'origines diverses qui auraient participé. Et puis d'autres encore ! Si bien qu'à moins d'être un spécialiste fort minutieux, on éprouve d'immenses difficultés à établir la généalogie de notre trotteur. Une seule certitude : la beauté de son trot est inégalée.
Une belle allure, peu «économique»
Le trot du hackney est élégant et rapide, mais il n'a rien d'économique. Si on le compare avec celui des trotteurs de course, on constate qu'à cette allure, l'animal gaspille beaucoup d'énergie pour brasser du vent. Mais c'est ce qui plaît à ses amateurs.
L'élégance au trot
Le trot du hackney est à la fois relevé et très ample. Tandis que ses postérieurs assurent une poussée puissante, il porte haut ses antérieurs, fléchissant les membres à chaque battue au point que ses sabots lui effleurent le coude. L'action à la fois aérienne et puissante donne presque l'impression que le cheval vole au-dessus du sol.
Un cheval de parade
Avant l'ère des chevaux-vapeur, le hackney était très réputé pour son panache à l'attelage. La valeur de cet animal de prestige, principalement recherché par les gens aisés soucieux de mettre en évidence leur prospérité, dépendait plus de sa prestance que de ses performances. On aurait pu penser que l'apparition de l'automobile allait le faire disparaître. Mais il n'en fut rien. Le nombre de hackneys diminua, certes, mais les meilleurs sujets furent conservés dans les élevages.
Des deux côtés de l’Atlantique
Le hackney n'est plus élevé dans une région précise. Ce sont généralement de petits éleveurs, propriétaires de deux ou trois juments, qui produisent les sujets de la race. Longtemps tenu en haute estime tant dans son pays d'origine (le Norfolk et le Yorkshire, en Angleterre) que sur le continent, le hackney ne se trouve plus guère qu'en Angleterre et aux Etats-Unis.

Type et tempérament

Aux États-Unis comme en Grande-Bretagne, le trot du hackney, fier pour certains, amusant pour d'autres, lui vaut bien des partisans. Quelle que soit sa taille ! Car elle peut sérieusement varier, sans que sa morphologie générale en soit affectée : aux États-Unis, le stud-book de la race ne fait nulle distinction entre chevaux et poneys. Nain ou géant, un hackney est toujours un hackney. Dans l'ensemble, le hackney se présente comme un cheval robuste et élégant à la fois, de bonne stature et d'une longévité souvent étonnante.
Modèle
De grands yeux intelligents éclairent la tête harmonieuse et fine, au profil rectiligne ou légèrement convexe. Les oreilles, plutôt petites, ont un dessin élégant. L'encolure est musclée, les épaules fortes. Le garrot saillant descend bas sur le dos, contrairement à celui des chevaux de sport d'aujourd'hui. Le thorax est large et profond, la croupe ronde. Fortes et droites, les jambes longues sont terminées par des pieds bien ronds. La queue est portée haute, ce qui a été accentué par l'anglaisage.
Taille
De 1,25 m à 1,55 m : la race est constituée de chevaux et de poneys, ce qui est une exception.
Robes
La robe est le plus souvent alezane, alezan brûlé, bai ou noir.
Caractère
Le hackney est actif, toujours sur le qui-vive, sans cependant faire preuve d'une excessive nervosité. Son courage et sa franchise sont remarquables.

Conduire son cheval sur des figures simples

Vous avez appris à faire tourner le cheval. Vous allez maintenant pouvoir le diriger sur des figures de manège simples. Pour les exécuter correctement, il faut utiliser plusieurs aides simultanément et bien doser leur action.

Des figures à connaître

Pour suivre sans difficulté les reprises, vous devez connaître le nom et le tracé des principales figures de manège : cercle, volte, doubler dans la largeur ou la longueur, changement de main dans la diagonale.
La rêne directe ou rêne d'ouverture
Pour exécuter ces figures simples, vous emploierez une rêne directe. Pour faire celle-ci vers la gauche, le cavalier bascule légèrement le poignet, les. ongles vers le ciel, en fermant les doigts sur les rênes. Le mouvement de la main se fait latéralement, jamais vers l'arrière. La main droite s'avance légèrement pour permettre au cheval d'incurver son encolure.
Les aides
Si vous tournez le guidon de votre vélo sans pédaler, cela ne suffit pas pour vous faire tourner ! Il en va de même quand vous êtes sur votre cheval. Inutile d'écarter la main à 50 cm de l'encolure: si vous ne donnez pas des jambes, le cheval ploiera l'encolure sans engager son corps dans la bonne direction. Pour tourner correctement, vous devez utiliser simultanément : le regard, le poids du corps, les mains et les jambes.
Changement de main sur la diagonale
Poussez bien votre cheval dans le coin avant d'amorcer le changement de main. A la sortie du coin, regardez dans la direction où vous souhaitez aller. Ce simple regard oriente votre buste et modifie votre position de façon sensible pour le cheval. Il sait déjà qu'il va tourner. Faites une rêne d'ouverture légère afin d'amener votre cheval sur la diagonale. Poussez-le avec l'assiette. Dès qu'il s'est engagé dans la bonne direction, cessez la rêne d'ouverture et ouvrez bien vos doigts sur les rênes. Gardez vos mains en place et portez votre regard droit devant vous afin que le cheval, lui aussi, reste droit sur la diagonale. En arrivant sur la piste, obligez votre monture à bien faire le coin en utilisant de nouveau la rêne d'ouverture extérieure ou, mieux, si vous la connaissez, une rêne d'appui intérieur, qui poussera ses épaules sur la piste.
A éviter
Ne tirez jamais sur la rêne pour faire tourner votre cheval. S'il ploie l'encolure sans s'engager dans la bonne direction, fermez légèrement les doigts sur l'autre rêne, pour corriger la position de l'encolure et, surtout, utilisez votre assiette et vos jambes. Tout mouvement de la rêne active vers l'arrière ralentit le cheval ou l'incite à se raidir sans l'obliger à tourner.

Un cercle régulier

Tourner pour prendre la diagonale ou pour faire un doubler est simple car il suffit d'engager le cheval dans la bonne direction puis de continuer tout droit. Tourner sur un cercle est plus subtil car il faut maintenir le cheval sur la courbe.
Un peu de souplesse
Avancer sur un cercle demande au cheval une certaine souplesse, donc un certain effort. Lorsqu'il s'engage sur le cercle, il a tendance à ralentir ou à tourner « comme une péniche » en laissant ses hanches chasser vers l'extérieur. Vous devez donc garder une assiette active et donner des jambes si nécessaire. Pour faire un cercle à droite, faites une rêne d'ouverture droite tout en poussant légèrement votre monture avec l'assiette et les jambes. Pensez à l'orientation de votre regard et de votre buste.
Doser ses actions
Pour maintenir le cheval sur un cercle bien rond, vous devez doser vos actions : regardez bien où vous allez et visualisez la courbe. Serrez ou desserrez plus ou moins les doigts sur la rêne active pour contrôler la direction du cheval. L'autre main s'avance plus ou moins, ou résiste (les doigts se ferment), pour corriger la courbe. Si le cheval ralentit, donnez des jambes. Si les hanches du cheval chassent reculez votre jambe extérieure. Au moment de rejoindre la piste, desserrez vos doigts sur la rêne active et laissez vos mains reprendre leur place.

Emotivité et influx nerveux

Le cheval, comme tous les animaux qui, dans la nature, sont des proies, est un animal très émotif. Les émotions qu'il éprouve et celles qu'il a éprouvées dans le passé dictent sa conduite. Pendant le dressage, soyez attentif aux émotions que vous suscitez chez votre monture.

Les émotions

Les émotions participent à la décision et à l'action. Ce sont également des vecteurs de communication entre les animaux et entre les espèces. Elles influencent en permanence le comportement du cheval. Il faut savoir en jouer !
L'animal ressent-il des émotions ?
Lorsqu'un cavalier évoque les « émotions » de son cheval, il lit souvent un doute dans le regard de son interlocuteur. La capacité des animaux à ressentir des émotions n'est guère admise. Inconsciemment, on attribue à l'homme le monopole des émotions. Pourtant les équidés, comme la plupart des mammifères, éprouvent des émotions qui déterminent leur comportement.
La «couleur» de l'émotion
Voici quelques-unes des émotions primaires que les chevaux partagent avec nous : la joie et la tristesse, la surprise (la curiosité) et le dégoût, la colère et la peur. Ces émotions pourraient être qualifiées de « positives » ou de « négatives ». Elles suscitent le plaisir ou, au contraire, l'aversion.
Chaque expérience que vit le cheval se colore d'une émotion. Si cette dernière est plutôt agréable, l'animal garde un bon souvenir de la situation et est tenté de la reproduire. Si, au contraire, il éprouve une émotion négative, il aura de l'aversion pour l'expérience qui l'a provoquée. Il évitera autant que possible de se retrouver dans la même situation. Si le renouvellement de cette mauvaise expérience lui est imposé, il l'abordera avec réticence, voire en résistant.
La part de l'émotion dans le dressage
Tous les grands maîtres de l'équitation moderne insistent sur la nécessité d'un marquage positif de la mémoire. Il faut toujours laisser les chevaux sur une bonne impression en les récompensant et en leur accordant un moment de repos après l'exécution correcte d'un nouvel exercice. Toute bagarre, toute punition associent, au contraire, un mauvais souvenir à la situation qui l'a fait naître.
Surdoués de l'empathie
L'empathie désigne la contagion des émotions. Être doué d'empathie, c'est être capable de percevoir et de ressentir les émotions éprouvées par un autre. Indéniablement, les émotions sont communicatives. Un cheval qui dresse la tête, l'air inquiet, communique sa peur à tout le groupe. Les équidés sont très sensibles aux émotions des autres. Ils perçoivent avec beaucoup d'acuité, chez les humains, la moindre variation émotive

L’influx nerveux

La notion d'influx nerveux renvoie à la manière dont les nerfs véhiculent l'information. Mais, le plus souvent, cette expression, dépouillée de sa signification biologique, désigne la propension du cheval à réagir aux sollicitations du cavalier.
Une expression à oublier
Un bon influx nerveux, au sens biologique du terme, est ce qui permet au cheval de se montrer attentif aux ordres que lui donne son maître et d'y réagir instantanément. Mais on emploie en général cette expression pour parler d'un cheval nerveux, réactif, émotif, qui a tendance à se porter vivement en avant à la moindre sollicitation. Elle entretient donc une certaine confusion entre obéissance au quart de tour et énervement stérile, entre capacité à réagir vite et émotivité excessive.
Attentif, mais pas nerveux
Ne confondez pas, donc, influx nerveux et émotivité. Une monture trop émotive s'énerve facilement. Si c'est le cas, son attention se disperse. L'excès d'émotion génère une certaine confusion dans les réponses que l'animal fait aux demandes du dresseur. Préférez un cheval placide qui répond au quart de tour, mais dans le calme, à vos injonctions, à un animal plein de feu qui fait tout dans le désordre.
Le geste induit l'émotion
Chaque émotion est indissociable des comportements qui lui sont liés. Ainsi, un cheval à qui l'on demande de piaffer pendant plusieurs minutes ne tarde pas à éprouver les sentiments qui, dans la nature, provoquent le piaffer. Autrement dit, il est rapidement excité, même si la demande est faite dans le calme. Ce phénomène est bien connu des acteurs qui finissent par éprouver les sentiments qu'ils miment au point de voir leur pression artérielle ou leur rythme cardiaque s'emballer. Voilà pourquoi il ne faut jamais prolonger les exercices qui s'appuient sur des comportements liés, dans la nature, à des états de forte excitation : passage, piaffer, levade, etc.

Débourrage : tourner

Pour comprendre les indications du tourner, comme pour tous les apprentissages de base, le cheval doit passer par une préparation sérieuse au sol, en licol puis en filet.

Le travail préliminaire

Avant de monter pour la première fois sur le dos de votre poulain, vous avez, bien sûr, procédé à un travail préliminaire qui lui a enseigné les apprentissages de base.
Établir un code
En main et en longe, le cheval apprend aisément à marcher, à s'arrêter et à tourner. Cette éducation passe, en particulier, par des indications vocales, qu'il retrouvera ensuite sous la selle. L'une des difficultés du tourner est qu'il n'est pas aisé de trouver un ordre vocal adéquat facilement compréhensible par le cheval. En conséquence, il est indispensable, avant de monter, d'établir un autre code qui permette au cheval de comprendre le principe de l'action latérale sur le mors.
Céder à la pression
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le jeune cheval qui tourne sur une rêne d'ouverture ne cède pas à une traction mais à une pression : celle qu'exerce le mors sur la commissure des lèvres du côté opposé au tourner. Quand vous faites une rêne d'ouverture droite, l'anneau gauche du mors vient en appui contre la lèvre gauche. C'est ainsi que le bout du nez du cheval est amené vers la droite. Or, chez un cheval, la réaction normale à la pression est la résistance. Vous poussez du côté droit : il va pousser à son tour vers vous. Le fait de céder à la pression est le résultat d'un apprentissage.

Un apprentissage progressif

En licol
Avant de mettre un filet à votre cheval, assurez-vous qu'il a bien été éduqué en main. Faites de brèves séances de travail, dans un rond de longe ou, à défaut, dans le manège ou la carrière. Le cheval doit céder à la moindre pression du licol et tourner à la plus légère demande.
Avec le filet
Ensuite, procédez de même, en main, mais cette fois avec un filet. La première fois, si le cheval n'est pas accoutumé à ce harnais, employez en même temps un licol ou un caveçon : vous disposerez ainsi d'un moyen de contrôle connu du cheval.
Monté, en longe
Passées les toutes premières leçons montées, lorsque le poulain est accoutumé à la présence du cavalier, vous pouvez commencer les enseignements de base, comme le tourner sur une rêne d'ouverture avec l'aide d'une personne à pied. Faites une rêne d'ouverture assez nette, tandis que la personne qui vous assiste fait tourner le cheval à l'aide de la longe. Recommencez plusieurs fois, l'action de l'assistant se faisant de plus en plus discrète, jusqu'à ce que le cheval tourne sur la seule action des rênes.
Monté, sans longe
Avant de passer à cette étape, vous devez être sûr que votre. poulain sait se porter en avant sur l'indication des jambes et de la voix. Car, sans mouvement en avant, il est impossible de tourner ! Ce point vérifié, vous pouvez vous lancer dans vos premières leçons de conduite, d'abord au pas, puis au trot. Contentez-vous dans un premier temps du moindre changement de direction et cédez dès que le cheval amorce le bon mouvement.
Le bon geste
Si le cheval ne comprend pas bien l'action de la main et ralentit, s'arrête ou se défend contre le mors, posez vos mains et incitez-le fermement à se porter en avant des jambes et de la voix. Votre action est peut-être trop marquée ? Dans le doute, il vaut mieux revenir à l'étape précédente et reprendre le travail en longe.

Le steeple

Le steeple est l'une des phases de l'épreuve de fond dans les concours complets de haut niveau, à partir de la catégorie B. Il reproduit les conditions d'une course d'obstacles : le cheval galope rapidement sur une piste, généralement gazonnée, et franchit plusieurs obstacles de volée à un rythme soutenu.

Un train rapide

Le steeple-chase est la phase B de l'épreuve de fond. Sa réussite repose principalement sur une bonne maîtrise de la vitesse.
Enchaînement
En arrivant du premier routier, le cavalier enchaîne aussitôt sur le steeple. Pour prendre son départ arrêté, le concurrent doit venir s'immobiliser près de la ligne et attendre le compte à rebours du juge. Il n'est pas nécessaire que le cheval soit parfaitement immobile, mais il ne doit en aucun cas faire un départ « lancé ». La plupart des chevaux trépignent et sont difficiles à tenir. Certains cavaliers, pour éviter un faux départ, choisissent de se placer dos à la ligne et se retournent deux secondes avant le départ.
Prendre le train
Une fois le départ donné, il faut essayer de prendre le bon train aussi vite que possible pour gagner quelques précieuses secondes. Le temps accordé oblige à tenir un bon rythme. Pour pouvoir reprendre un peu son cheval à l'abord des obstacles, ce qui est souvent sage, il faut donc éviter de perdre la moindre seconde ailleurs.
Entre vitesse et équilibre
En principe, les obstacles du steeple ne posent pas de problèmes techniques : ils sont « sautants » et leurs cotes restent raisonnables. La difficulté du steeple provient essentiellement de la vitesse : il faut pouvoir maintenir le train tout en amenant le cheval à modifier son équilibre à l'abord des obstacles par un ralentissement léger. A 700 m/mn, le cheval ne peut ramener ses postérieurs sous lui et s'engager correctement pour le saut.
Reprendre
Étant donné la vitesse du parcours, certaine anticipation est indispensable. Reprenez le cheval une vingtaine de mètres avant le pied de l'obstacle en l'obligeant à se redresser un peu et à remettre ses jarrets « sous lui ». Cette intervention doit se faire en douceur, sans bagarre, afin de ne pas casser le rythme du galop. Il suffit de marquer un peu les dernières foulées en maintenant la tête du cheval assez haut. Si le cheval tire, employez un ou plusieurs demi-arrêts légers.

Savoir revenir au calme

Il a été démontré qu'un cheval qu'on laisse revenir très progressivement à un rythme plus lent récupère mieux qu'un autre qu'on arrête aussitôt après l'effort. Le second routier est là pour ça.
Du steeple au routier
Une fois que la ligne d'arrivée est franchie, laissez votre cheval continuer à son rythme, sans chercher à l'arrêter ou à le ralentir par une intervention dure. lncitez-le de la voix à ralentir. Dirigez-vous vers la zone d'assistance. S'il n'y a pas de problème particulier, enchaînez directement sur le second routier, au trot, puis au pas si le chronomètre le permet. Le temps éventuellement gagné lors du steeple, puis lors du second routier, sera ajouté au temps de repos accordé avant le départ sur le cross. Le cheval bénéficiera donc d'une phase de récupération plus longue.
En cas de problème
Il arrive que le cheval perde un fer, qu'il donne des signes de fatigue ou, encore, qu'un sanglon ou une étrivière cèdent. A l'arrivée du steeple, un groom ou une personne capable de vous aider doit se tenir dans la zone d'assistance avec un «kit de secours» : harnachement de rechange, seau d'eau, éponge et serviette-éponge pour rafraîchir le cheval, boisson pour le cavalier. Mieux vaut perdre un peu de temps à la fin du steeple qu'arriver avec un cheval boiteux à la visite vétérinaire qui aura lieu à la fin du second routier.