Choix du cheval de TREC

Le trecquiste choisit rarement son premier cheval de TREC : c'est avec son habituel compagnon de promenade qu'il découvre cette discipline. Mais, à coup sûr, il cherchera par la suite à posséder une monture plus vive ...

Un athlète polyvalent

Discipline très complète, le TREC exige du cheval des qualités sportives variées, des performances d'exception.
L'endurance
Épreuve reine du TREC, le POR met à rude épreuve la capacité des chevaux à parcourir de longues distances. Même si le kilométrage et les vitesses demandées peuvent sembler modestes par rapport à ce qui est requis en endurance, la performance, compte tenu des fréquents changements de rythme (demi-tours, arrêts, « bouts vite » pour rattraper le temps perdu, etc) est notable. En outre, le cheval doit avoir parfaitement récupéré le lendemain, souplesse et décontraction étant nécessaires pour les allures et le PTV. Un cheval peu grand, peu massif, aux membres solides, avec du sang, conviendra mieux qu'un cheval lourd ou qu'un poney rond, qui risquent d'avoir du mal à tenir le rythme et, de souffrir en fin de parcours.
Deux bonnes allures
Bien sûr, le galop rassemblé peut s'acquérir à force de travail. Mais le cavalier d'extérieur ne dispose pas toujours d'une carrière, ni des connaissances ou des conseils qui l'aideraient à atteindre cet objectif. Autant choisir un partenaire présentant déjà, dans cette allure, une certaine aisance : départs faciles, équilibre sur le cercle, pas de précipitation. En ce qui concerne le pas, les prédispositions du cheval jouent un rôle essentiel : il faut s'assurer qu'il se méjuge (chaque postérieur se pose nettement en avant de la trace de l'antérieur) et qu'il se déplace avec énergie dans l'allure, mais sans trop trottiner. Un bon pas est également un atout sur le parcours d'orientation.
Un sauteur adroit
Rares sont les chevaux d'extérieur doués pour le saut ! Les bons sauteurs sont généralement orientés vers le concours hippique, non vers la randonnée. Or, les obstacles de TREC peuvent se révéler assez impressionnants, surtout si l'on monte un cheval peu adroit, qui manque de style et d'équilibre. Le cavalier, de son côté, n'ayant pas toujours l'expérience nécessaire pour régler l'abord, le couple risque de se faire peur et de sauter avec appréhension et dans le désordre. Il est donc important de tester le futur compétiteur sur des barres : le saut doit donner une impression de rondeur, d'aisance, le cheval plaçant sa foulée de lui-même.

Un vrai compagnon de route

En TREC, les qualités morales du cheval comptent autant que ses qualités physiques. Seule une véritable harmonie du couple permet la performance.
L'indépendance
Pour rester calme et concentré, le cavalier doit pouvoir compter sur sa monture. Impossible de se pencher sur la carte s'il faut retenir un cheval affolé par l'éloignement de ses congénères, qui hennit pour les appeler, « chauffe » et trottine pour les rattraper. Certains chevaux sont plus indépendants que d'autres et acceptent plus volontiers de placer leur confiance dans l'homme qui les accompagne. Ils représentent un atout de taille en POR. Bien sûr, l'indépendance peut aussi être le fruit d'une éducation réussie. Encore faut-il s'armer de patience !
La constance
Pour le PTV et les allures, une bonne part de la réussite réside dans la fiabilité du cheval, son aptitude à observer les règles qu'on lui a enseignées. Par exemple, rester au pas sans trottiner sur la piste des allures, dans les pentes ou sur la passerelle ; ne pas toucher les barres lors de la maniabilité, de la bordure maraîchère ou du reculer ; garder ses distances lors des franchissements en main, etc. Il est facile d'évaluer cette aptitude en proposant à l'animal, lors d'une séance d'essai, un petit règlement qui a valeur de test : rester sur la piste rênes longues, tenir une immobilité prolongée, ne pas brouter. Il va de soi que l'éducation reçue compte beaucoup : un cavalier qui ne sait pas ce qu'il veut produit un cheval peu fiable. Il est cependant toujours possible d'améliorer les choses.
Le courage
Bien des difficultés du PTV obligent le cheval à surmonter son appréhension : franchissement de l'eau, d'un pont, d'un fossé. Sur le parcours d'orientation, il est également infiniment plus agréable de disposer d'un compagnon hardi, qui ne vous ballotte pas sans cesse d'écarts en coups de frein. Préférez donc une monture peu craintive. Sachez toutefois qu'un entraînement bien mené peut réellement métamorphoser un cheval. A vous de jouer !

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