Circuler sur la route

La sécurité résulte d'un mélange de bon sens, de courtoisie et de vigilance. Il faut anticiper les mouvements des véhicules et leur faire connaître clairement vos intentions

Code de la route : le cheval est un « véhicule »

Le réseau routier s'étant beaucoup développé, il convient de se préparer à affronter la route à cheval, que ce soit pour y circuler un bref moment ou pour traverser des voies fréquentées. Les chevaux apprendront vite la bonne attitude si vous ne les placez pas dans des situations trop effrayantes pour eux.
Un danger croissant
La circulation routière a évolué ces dernières années. Les voitures sont devenues plus puissantes, plus maniables et plus silencieuses. Ces avantages, pour les conducteurs, peuvent être de sérieux inconvénients pour les autres usagers de la route. Même sur les plus petites routes de campagne, une voiture peut déboucher à vive allure sans que vous l'entendiez arriver.
Respecter le code de la route
Dans le code de la route, le cheval est considéré comme un véhicule, au même titre qu'une bicyclette. Cela signifie que les autres véhicules doivent accorder au cavalier une place sur la route, mais aussi que le cavalier doit se comporter comme un véhicule : respecter les feux, les priorités, la signalisation, bref, le code de la route dans son ensemble.
Le contraste des vitesses
Pour un conducteur, un cavalier ou un groupe de cavaliers posent les mêmes problèmes qu'un groupe de cyclistes : beaucoup plus lents qu'une voiture, ils occupent une place importante. Il n'est pas possible de les dépasser sans mordre sur la file de gauche. Si quelqu'un arrive en face, le conducteur est obligé de ralentir brusquement avant de doubler selon les règles. Faites tout pour vous rendre visible de loin. Tenez votre droite, particulièrement dans les tournants.
Mettre en garde
Tout le monde ne connaît pas les chevaux. Certains conducteurs ignorent qu’un cheval est un animal craintif, aux brusques réactions, qui risque de faire un écart, de se cabrer ou de prendre la main de son cavalier s'il est effrayé. Il faut mettre les conducteurs en garde en leur faisant signe de ralentir lorsqu'ils sont à proximité.
Au détour du chemin
De nombreux massifs forestiers sont entrecoupés de routes plus ou moins rapides et plus ou moins fréquentées. Ne galopez jamais sur une allée qui débouche sur une de ces voies. Si vous êtes plusieurs, l'accompagnateur doit vous avertir de la présence de cette route en bout de chemin.
Dans la pratique
Sur une route fréquentée, marchez sur la droite de la chaussée, en serrant le plus possible comme vous le feriez à bicyclette. Restez au pas ou au trot. Si vous êtes plusieurs, marchez en file indienne en respectant vos distances. On place en tête et en queue des cavaliers chevronnés et des chevaux calmes. Si la circulation n'est pas continue, les cavaliers de tête et de queue doivent signaler l'arrivée des voitures aux cavaliers, qui font passer le message.
Signaler le danger
Quand un véhicule vient d'en face, le cavalier de tête crie « voiture » et étend le bras gauche en faisant un geste de bas en haut avec la main pour demander au conducteur de ralentir. Les autres cavaliers crient « voiture ! » à leur tour pour avertir ceux qui les suivent. Si le véhicule vient de derrière, le même rôle est dévolu au cavalier qui ferme la marche et l'avertissement remonte la file.
Voir et être vu
Un gilet de couleur vive muni de bandes réfléchissantes vous signale de loin aux véhicules. C'est une bonne protection. Lors d'un déplacement en groupe, les cavaliers de tête et de queue devraient porter ces gilets. La nuit, les bandes réfléchissantes sont obligatoires : rouges derrière et blanches devant.
Préférez les sentiers
Le plus raisonnable est d'éviter, dans la mesure du possible, de circuler à cheval sur les routes fréquentées. Les nationales sont à proscrire et il va de soi que toutes les routes à quatre voies sont défendues. Prévoyez votre itinéraire en conséquence, quitte à faire des détours importants. Évitez également de croiser les nationales importantes qu'il est dangereux -voire impossible de traverser.

Anticiper le danger

Les chevaux s'habituent assez vite aux voitures. En revanche, ils risquent d'avoir une réaction de peur en présence d'un camion ou de tout autre véhicule gros et bruyant, qui chasse l'air sur son passage. Anticipez les problèmes en faisant des signaux d'alerte au conducteur afin qu'il ralentisse fortement.
Pour traverser
Si vous traversez une route seul, prenez les précautions d'usage pour toute traversée. Regardez à gauche, à droite, puis de nouveau à gauche et traversez au pas, dans le calme. S'il y a plusieurs cavaliers, ils doivent traverser ensemble et non en file indienne : trop de temps s'écoulerait entre le premier et le dernier cavalier. Alignez-vous le long de la route et, au signal de l'accompagnateur, obliquez vers l'autre côté. Alignez-vous de nouveau avant d'entrer sur le chemin transversal.
En ville
Dans une agglomération, marchez au pas sur la droite de la chaussée, et non sur les trottoirs. Soyez attentif aux piétons et prenez soin de ne pas les effrayer. Respectez le code de la route : les sens interdits le sont aussi pour vous. Comportez-vous avec civilité.

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