L'attachement du cheval à l'homme

Il faut se garder de prêter aux animaux des sentiments humains. Pourtant, tous ceux qui connaissent et aiment les chevaux l'éprouvent un jour ou l'autre : le cheval semble s'attacher à son maître. De nombreux signes en témoignent... Qu'en penser ?

Le cheval a besoin de nous

Un cheval que nous soignons et auquel nous consacrons du temps nous reconnaît. De nombreux signes laissent supposer qu'il est content de nous voir. Entre lui et nous, une relation très riche peut s'établir, à condition de ne jamais oublier que le cheval a des besoins et des facultés propres à son espèce.
L'éthologie : l'étude du comportement animal
Ces dernières années, la connaissance du cheval a beaucoup évolué. Grâce aux recherches en éthologie, le dressage éthologique est apparu : il tient compte des besoins physiques et psychiques du cheval. On admet aujourd'hui que le cheval connaît la souffrance physique et mentale et qu'il est capable d'émotions. Il est difficile d'aller plus loin, car rien ne permet de mesurer scientifiquement les sentiments des chevaux. Pourtant, le cavalier qui aime son cheval et qui lui accorde du temps et de l'attention sait qu'il existe entre sa monture et lui une affection particulière.
Il a besoin de présence !
Beaucoup de cavaliers ignorent combien le cheval qui vit au box ou seul au pré a besoin de leur présence. Si l'on compare la vie d'un cheval domestique et celle d'un chien, on comprend combien la relation du cheval avec son maître pourrait être améliorée. Le chien participe à la vie de la maisonnée. On joue avec lui, on le promène. Par la simple cohabitation avec l'homme, il est amené à comprendre de nombreux mots ou associations de mots et à gérer des situations très diverses.
La reconnaissance de l'estomac ?
Pour les petits des mammifères, la mère nourricière a une importance capitale. Un poulain orphelin nourri au biberon marquera un attachement indéfectible à celui qui l'a élevé. En revanche, un cheval adulte ne donne pas forcément sa préférence à celui qui le nourrit.
Partager de bons moments
Pour développer de vrais rapports avec un cheval, une heure de monte par jour ne suffit pas. De nombreux chevaux apprécient les soins à condition que ces moments se déroulent dans une atmosphère de bien-être et d'échange. Le cavalier a tout intérêt à s'occuper lui-même de son cheval avant et après le travail.
L'importance du jeu
Le besoin de jouer est presque aussi vital pour le cheval que le besoin de manger ou de courir. Hélas, il est généralement oublié, et le cheval n'a guère pour se satisfaire que le loquet de sa porte et sa pierre à sel. Rien ne développera une plus grande complicité entre vous et votre cheval que des moments ludiques passés ensemble. Promenez-le souvent en main, en lui laissant la possibilité de flairer ce qui l'intéresse, de s'en approcher et, si possible, de jouer avec. Laissez-le souvent en liberté au manège ou dans la carrière. Une fois qu'il a satisfait son envie de bouger, essayez de développer des jeux avec lui.

La notion de plaisir

Le cheval sera d'autant plus content de vous voir qu'il aura éprouvé de nombreux plaisirs en votre compagnie. Pour que les séances de travail ne deviennent pas une corvée, accordez-lui de nombreuses plages de récréation. Il doit pouvoir marcher librement, brouter un peu, jouer avec l'eau, regarder les autres chevaux. Variez le travail et modifiez souvent vos itinéraires en extérieur.
La réciproque est vraie
Vous souhaitez que votre cheval vous connaisse, vous reconnaisse et vous comprenne ? Toute relation se vit à deux ! Essayez vous aussi de découvrir les mille signes qui font son langage. Mesurez ses possibilités et ses limites. Remettez-vous en question souvent. Un cheval attaché à son maître ne demande qu'à lui faire plaisir. S'il refuse d'obéir, c'est peut-être que votre demande n'est pas clairement formulée. Enfin, quelle que soit l'affection que le cheval semble manifester à votre égard, ne perdez jamais de vue qu'il n'est pas pour autant capable de sentiments humains. Cheval il est, cheval il reste.
Améliorer la confiance et l'intelligence
Ne vous contentez pas de passer à la hâte un coup d'étrille avant de monter. Parlez au cheval, caressez-le, multipliez les occasions d'échange. Vous apprendrez tous les deux à bien vous connaître. Cette compréhension mutuelle retentira sur la qualité du travail et sur la satisfaction que chacun en tirera.

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