La piroplasmose

Le microbe de cette maladie est inoculé aux chevaux par les tiques. Il provoque une destruction des globules rouges et une anémie. Certains chevaux sont parfaitement immunisés contre cette affection, d'autres y sont plus sensibles.

Une maladie endémique

La piroplasmose est une maladie endémique dans le sud de l'Europe. Les chevaux qui vivent dans les régions concernées sont souvent immunisés. Ce sont, en général, les animaux originaires de régions où elle n'existe pas qui développent la maladie.
Un ennemi nommé babésia
La piroplasmose qui sévit chez les chevaux rappelle un peu le paludisme. Elle est transmise par la morsure des tiques. En suçant le sang des chevaux, les tiques contaminées injectent à leur victime le microbe de la piroplasmose ou babésia. Ce parasite unicellulaire pénètre dans les globules rouges du cheval et les détruit.
D'un cheval à l'autre
Mais tous les chevaux ne réagissent pas de la même manière à cette invasion. Les chevaux habitués à vivre dans les régions où sévit la piroplasmose semblent relativement immunisés et ne tombent pas vraiment malades, tandis que ceux qui proviennent d'autres régions et qui sont attaqués pour la première fois par ce microbe peuvent être gravement affectés et, même, mourir. Il en va de même pour le paludisme : les indigènes qui ont grandi avec cette maladie y résistent assez bien alors que les gens de passage en meurent. Les signes de la piroplasmose sont : fièvre, urines anormalement foncées et œdèmes. Les examens révèlent une anémie et une jaunisse
Un traitement décevant
Le traitement n'est guère satisfaisant. Il existe deux espèces distinctes de babésia. Contre le plus fréquent de ces microbes, on ne dispose d'aucun médicament. Contre l'autre, il existe bien un traitement, mais celui-ci doit être donné à une dose proche de la dose toxique. On comprend donc qu'en matière de piroplasmose, comme en matière de paludisme, il vaut mieux prévenir que guérir. C'est pourquoi on donne aux chevaux qu'on introduit dans une zone infestée un traitement préventif, exactement comme on prescrit de la Nivaquine aux Européens se rendant en Afrique.
Bon à savoir
La piroplasmose n'est pas une maladie qui se transmet par contagion directe. Les chevaux ne se la communiquent pas de box à box. Pour transmettre la maladie, un cheval porteur doit être mordu par une tique, laquelle mordra plus tard un autre animal, lui inoculant le microbe. Comme les tiques vivent dans les bois ou dans les herbes hautes, c'est plutôt en forêt ou en herbage que les chevaux peuvent être infectés. Dans le cadre du club hippique ou du terrain de concours hippique, le risque est quasiment nul.
Les porteurs sains
Les chevaux qui vivent dans les régions infestées parla piroplasmose (le sud de fa France, par exemple) sont fréquemment des porteurs sains. Ils vivent très bien avec la maladie et sont en pleine forme, malgré quelques parasites qui « traînent » dans leur sang. D'autres présentent une légère anémie et sont plutôt des malades chroniques.

Séropositif àla piroplasmose

Être séropositif à la piroplasmose signifie, pour un cheval, posséder des anticorps contre cette maladie et non être malade.
Protection sanitaire
On entend souvent parler de tests à la piroplasmose ou de séropositivité à la piroplasmose dans le monde de la compétition. Certains pays sont exempts de cette maladie. Ils souhaitent donc s'en protéger en interdisant l'entrée sur leur territoire des chevaux susceptibles d'être porteurs' du microbe.
Sur les traces du microbe
Il n'est pas facile de détecter l'agent de la piroplasmose dans le sang des chevaux. On se contente de rechercher les anticorps que l'animal a développés pour lutter contre ce parasite. Un cheval séropositif est donc un animal qui possède une solide immunité contre la maladie. Cela signifie que le cheval a déjà rencontré babésia, l'agent de la piroplasmose. Le plus souvent, les chevaux de compétition séropositifs sont en excellente santé. Ils sont souvent originaires de régions où sévit la maladie, comme le sud de la France. Ce sont leurs globules blancs qui les protègent.
Une prévention contestée
Ces chevaux se voient pourtant interdire l'accès a de certains pays raison sanitaire. Cette mesure de prévention est souvent contestée car elle disqualifie certain des meilleurs chevaux de la planète. C'est un peu comme si l'on interdisait l'accès des Jeux olympiques aux athlètes africains sous prétexte qu'ils possèdent des anticorps contre le paludisme et qu'ils pourraient ainsi réintroduire cette maladie en Europe ou aux États-Unis.

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