Les fautes en CSO

Une préparation adéquate du cheval et du cavalier devrait permettre d'éviter la plupart des fautes éliminatoires, même S'il arrive aux plus grands de rentrer à pied ou de se tromper sur un parcours !

Ajuster son ambition

Se faire éliminer sur un parcours est toujours un peu vexant, même si c'est parfois inévitable. Choisir des épreuves adaptées à son niveau et à celui de son cheval est une bonne tactique pour éviter ces cuisants revers.
Préparation physique et mentale
Aucun cavalier de CSO, si excellent soit-il, ne parvient à assurer systématiquement un parcours sans faute : une barre, un refus ou même une chute font partie des impondérables. En revanche, une élimination dénote en général une préparation insuffisante du cheval ou du cavalier sur le plan physique ou mental. Il est normal de s'exposer à de telles fautes lorsque l'on débute en concours mais, pour accéder à un bon niveau, il faut pouvoir les supprimer presque totalement.
A qui la faute ?
Les fautes éliminatoires peuvent se classer en trois grandes catégories :
  • les fautes constituées par une désobéissance du cheval ; elles dénotent essentiellement une préparation insuffisante du cheval ou du cavalier pour l'épreuve concernée.
  • les fautes imputables à un manque de concentration du cavalier ou à une méconnaissance du règlement.
  • les fautes dues à une intervention extérieure, dites aides de complaisances, même si elles n'ont pas été sollicitées !
Les fautes de la première catégorie sont parfois inévitables. Celles de la deuxième catégorie sont regrettables et devraient être facilement évitées. Les fautes de la troisième catégorie ne devraient jamais arriver!
Jeunes chevaux
Les fautes dues à une désobéissance du cheval, défense, dérobade, refus, sont relativement courantes et compréhensibles dans les épreuves de jeunes chevaux. Ils sont là pour faire leurs premières armes. Le parcours, le public, le bruit, la séparation d'avec ses compagnons ; tout contribue à stresser le sauteur novice. Pendant qu'il s'habitue à cet univers, une certaine indulgence est de mise. Sa première saison de jeune cheval a précisément pour objectif de lui apprendre à se familiariser avec les terrains de concours et à bien s'y comporter.
Une fois, ça va...
Beaucoup de chevaux, même parmi les meilleurs, ont des accès de panique ou prennent en grippe un obstacle pour des raisons qui, parfois, nous échappent. Si ce phénomène est ponctuel, il n'y a qu'à se résigner. En revanche, un cheval déjà expérimenté qui accumule les désobéissances au cours d'une saison a un problème, dont il faut découvrir l'origine.
L'origine du problème
Le cheval ne possède peut-être pas les capacités nécessaires pour affronter les épreuves auxquelles on l'a inscrit, l'effort demandé étant trop important pour lui. Il se peut que le cheval n'ait pas le moral : il travaille trop dur. Un peu de repos, une saison allégée, un travail plus équilibré avec beaucoup d'extérieur lui rendront son courage. Il se peut auusi que le cheval souffre parce qu'il a un problème de pied, de dos, d'articulation. Faites-le examiner par un vétérinaire compétent. Enfin, c'est peut-être le cavalier qui n'est pas à la hauteur de son cheval, ses interventions maladroites suscitant des défenses. Remettez-vous souvent en question et ne travaillez pas trop seul. Soyez à l'écoute des critiques que l'on vous fait.
Les fautes du cavalier
Sur un parcours, tout va très vite. Ce n'est pas au moment d'entrer en piste qu'il faut chercher à se remémorer quel est l'obstacle n° 5 ou se demander si le parcours est chronométré. Un cavalier de bon niveau est un cavalier qui entre en piste dûment préparé : il connaît son parcours et le règlement de l'épreuve.

Les fautes éliminatoires

Les fautes imputables au cheval
  • Le cavalier ne parvient pas à franchir la ligne de départ dans les 60 s qui suivent la cloche.
  • Le cheval se défend pendant plus de 60 s.
  • Le cheval met plus de 60 s à franchir un obstacle.
  • Le cheval commet trois désobéissances (refus, dérobade, volte, défense, erreur de parcours rectifiée).
  • Le cheval sort de la piste, monté ou non, avant la fin du parcours.
  • Le cheval sort en liberté d'une combinaison fermée.
Les fautes imputables au cavalier
  • Ne pas se présenter à son numéro de passage.
  • Franchir un obstacle situé sur la piste, qu'il appartienne ou non au parcours, avant le parcours ou le montrer au cheval.
  • Prendre le départ avant le signal de la cloche.
  • Ne pas franchir la ligne de départ avant de sauter le premier obstacle, ou ne pas franchir la ligne d'arrivée avant de sortir de piste.
  • Reprendre le parcours après une interruption sans avoir attendu le signal de la cloche.
  • Faire une erreur de parcours (oublier un obstacle ou franchir les obstacles dans le désordre).
  • Sauter ou essayer de sauter un obstacle qui ne fait pas partie du parcours.
  • Dépasser le temps limite accordé.
Les aides de complaisance
  • Est considérée comme aide de complaisance toute intervention d'un tiers ayant pour but d'aider le cheval ou le cavalier.
  • Rendre ses lunettes, sa bombe ou sa cravache à un cavalier, ou lui ramener son cheval après une chute, n'est pas considéré comme une aide de complaisance.

1 commentaire:

Haras de Lerchenberg a dit…

Merci pour cet article concis qui est un excellent rappel pour les débutants en saut d'obstacle.
Je garde l'adresse de votre blog.