Les grandes familles de médicaments

Trop de cavaliers ont tendance à jouer à l'apprenti sorcier et à soigner leur monture avec les médicaments du bord, sans faire appel au vétérinaire. Souvent le cheval en pâtit. Si vous aimez votre cheval, ne jouez pas avec la pharmacie !

Des médicaments pour quoi faire ?

Les médicaments sont des produits chimiques complexes. Leur emploi est l'affaire du vétérinaire. Donner soi-même un produit présent dans la pharmacie fait souvent plus de mal que de bien.
Les anti-inflammatoires
Les anti-inflammatoires permettent de réduire une inflammation. On les répartit en deux familles : la cortisone et les autres. Les médicaments à base de cortisone sont plus efficaces, mais aussi plus dangereux. Ils ont de nombreux effets secondaires. Les autres sont donc d'un emploi plus courant. Les plus connus sont l'aspirine et la phénylbutazone. Ces produits traitent les symptômes de la maladie, non sa cause. Ils atténuent les réactions de l'organisme à un mal qu'il est essentiel de rechercher et de supprimer,
Analgésiques
Leur rôle est de masquer la douleur. Eux aussi traitent davantage les conséquences que les causes du mal. Ils sont souvent assez proches des anti-inflammatoires. On les utilise, par exemple, pour soulager un cheval atteint d'un coup de sang.
Les stupéfiants
Les stupéfiants sont les médicaments les plus efficaces contre la douleur. Ce sont, en général des dérivés de l'opium. Les vétérinaires ont le droit de prescrire ces analgésiques aux chevaux, mais ne peuvent les vendre eux-mêmes. Très proches de la morphine, ils sont en effet convoités par les toxicomanes ; la procédure pour les obtenir est donc très stricte.
Les sédatifs et tranquillisants
Ces médicaments assoupissent un peu le cheval et amoindrissent ses réactions. C'est bien pratique pour appliquer des soins aux animaux douillets ou inquiets.
Les antispasmodiques ou myorelaxants
Souvent employés dans le traitement de certaines coliques, les antispasmodiques agissent sur les muscles lisses, ceux que l'on ne peut pas contrôler (ceux du tube digestif, par exemple).
Les vaccins
Il en existe deux types : ceux qui sont composés de fragments de microbes morts et ceux qui sont composés de microbes vivants mais rendus inoffensifs. Les seconds sont, bien entendu, plus dangereux que les premiers.

La lutte contre l’infection

Les infections peuvent être d'origine et de nature diverses. Il faut donc employer un médicament spécifique.
Les antibiotiques
Contrairement à une idée reçue, les antibiotiques ne luttent pas contre toutes les infections. Ils ne sont efficaces que contre les bactéries. Ils sont impuissants dans la majorité des infections causées par des virus, des parasites ou des champignons. Ils sont également tout à fait inutiles en prévention ; dans ce cas, ils favorisent même le développement d'une certaine résistance de la part des bactéries. De plus, les antibiotiques ne sont pas actifs contre toutes les bactéries. Il faut isoler la bactérie responsable de la maladie, puis tester l'efficacité des diverses familles d'antibiotiques sur elle. Alors seulement, on peut prescrire un traitement vraiment efficace.
Les antiseptiques
Ces médicament servent essentiellement à désinfecter une plaie afin d’éviter la pénétration de germes étrangers dans l’organisme. Ils sont souvent efficaces à la fois contre les bactéries et contre les champignons.
Les antiviraux
La science est mal armée pour lutter contre les virus, pourtant responsables d'une foule de maladies. La meilleure arme reste la vaccination, quand il en existe une (la grippe, la rhinopneumonie, la rage).
Vermifuges ou antiparasitaires
La lutte contre les vers et autres parasites est extrêmement complexe dans la mesure où il en existe de multiples espèces qui possèdent toutes une ou plusieurs formes larvaires (chacune réagissant différemment aux médicaments).Cela explique qu'il existe plusieurs familles d'antiparasitaires avec lesquelles il faut savoir jongler. On ne traite pas un poulain comme on soigne une jument !

Une attitude responsable

Plus un médicament est efficace, plus il est actif, donc dangereux. L'utilisation de ces produits ne doit donc pas se faire à la légère. Il faut les conserver et les manipuler en suivant les prescriptions du fabricant.
La date de péremption
Les médicaments, c'est comme les yaourts. Ça ne se conserve pas indéfiniment. Il faut donc toujours bien vérifier que la « date de fraîcheur » n'est pas dépassée. Un médicament périmé peut non seulement ne plus agir, mais également se révéler dangereux.
La conservation
Certains médicaments nécessitent des précautions particulières. Consultez toujours la notice. Il y a des produits qui se dégradent à la lumière et doivent être maintenus dans le noir. D’autres ont besoin d'une température particulière (basse en général).
Les effets secondaires
Les médicaments actifs ont souvent de s effets secondaires. Autrement dit, ils provoquent dans l'organisme, outre le traitement attendu, d'autres réactions. L'aspirine peut, par exemple, entraîner des ulcères.
Les interactions médicamenteuses
Lorsque le cheval reçoit plusieurs médicaments en même temps, ils peuvent interagir. L'un peut renforcer l'action de l'autre, ou encore l'annuler. Parfois, le mélange des deux substances produit des effets imprévus. Ne donnez jamais, de votre propre chef, deux médicaments à la fois.
Les allergies
Certains médicaments déclenchent des allergies. C'est le cas de quelques antibiotiques. Si votre cheval se couvre de pustules en forme de piqûre d'ortie ou s'il se met à se gratter furieusement, il est peut être allergique à son traitement.
L'asepsie
La propreté et les précautions prises pour éviter tout risque d'infection ou de contamination sont essentielles. If faut veiller, en particulier, aux capsules des flacons qui contiennent des produits injectables et, surtout, bien les désinfecter avant d'y planter une aiguille. N'oublions pas que le contenu de la seringue sera injecté directement dans le corps du cheval. Il vaut mieux qu'elle ne contienne pas de germes !

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