Le Breton

Cette race de trait fort ancienne est parmi les plus fameuse du territoire français. Au fil des siècles, le trait breton a toujours fait l'orgueil de ceux qui l'attelait. Ses fans d'aujourd'hui ne l'admire pas moins que ceux d'autrefois

Le trait breton et son frère, le postier

Peut-être à cause de ses origines douteuses er de croisements répétés, le breton est ... double ! On distingue en effet chez lui à la fois le trait et le postier.
Un cheval celte ?
Vers 50 av. J.-C. un cheval était représenté sur des pièces de monnaie armoricaines. Cela tendrait à prouver que cet animal, sans doute importé par les Celtes migrant vers la Bretagne, avait une grande importance pour le pays.
Croisement après croisement
L'élevage se développa en Bretagne. Les chevaux locaux furent croisés avec diverses races au fil des siècles. Les chevaliers, de retour des croisades, ramenèrent de Palestine, dans le but d'améliorer leur cheptel, quelques étalons arabes. Le résultat aurait été la création des « bidets d'allure » qui couvraient de grandes distances au « pas relevé », allure rapide entre pas et trot, parfaitement confortable pour le cavalier. Plus tard, d'autres croisements furent entrepris avec des races du voisinage (le percheron, le boulonnais). Par la suite, l'apport de sang ardennais permit de produire des sujets plus lourds et plus puissants. Enfin, au XIXe siècle, des croisements avec des trotteurs anglais norfolk donnèrent au breton sa vivacité et son brio.
Le breton et le terroir
Après tous ces croisements, la race s'est révélée peu homogène. Les chevaux produits différaient sensiblement selon qu'ils étaient élevés sur les riches herbages le long des côtes ou sur ceux, plus pauvres, de l'intérieur des terres. On arriva ainsi à distinguer deux types dans la même race. Le trait breton est un animal vigoureux et puissant, mais qui ne fait pas vraiment preuve de vivacité. Le postier breton, un peu moins grand et imposant, est si vif et si allant qu'il a acquis le réputation d'être « le trotteur d'élite des chevaux de trait ». Voilà qui n'est pas un mince compliment si l'on ajoute qu'au siècle dernier ce cheval était réputé faire « la moitié de la valeur de l'artillerie française », quand les canons étaient encore tirés par des chevaux.
Un cheval envié et demandé
Le premier stud-book du cheval breton fut ouvert en 1909. Les deux types y ont été confondus dès 1926. Toujours très populaire en France, le breton est exporté régulièrement vers les Balkans, mais parfois aussi jusqu'au Japon, où il sert à améliorer les races locales. C'est dire qu'il est une valeur sûre!
Origine
C'est en Bretagne, d'abord le long des côtes puis à l'intérieur des terres, qu'est né le trait breton. Le cheval élevé à l'intérieur des terres a donné un modèle plus léger et plus vif.

Type et tempérament

Extérieur
Qu'il soit postier ou trait, le breton est un cheval à la silhouette carrée. Sa croupe musclée est ronde, son corps large et ramassé, avec un poitrail très éclaté. épais et courts, les membres sont dotés de boulets prononcés. Prolongeant une encolure courte et massive, la tête est d'une solide élégance, éclairée par deux yeux bien espacés, doux et intelligents. Pour un postier, la taille varie entre 1,43m et 1,50m ; elle dépasser 1,60 m pour un trait.
Robe
Souvent alezane à crins lavés, la robe peut aussi être baie ou rouanne. La noire est très rare.
Caractère
Le trait breton est aussi placide qu'il est puissant. Il faut vraiment se montrer très injuste à son égard pour qu'il se rebiffe. Quant au postier, en dépit de sa vivacité, c'est un animal aussi doux que calme et docile. Ce qui ne veut pas dire qu'il manque de caractère.

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