L’arrêt

La qualité des arrêts des chevaux western est très étonnante : à n'importe quelle allure, à n'importe quelle vitesse, ils s'arrêtent sans que le cavalier ait besoin de tendre ses rênes. Magique ? Mais non ! A la portée de tous...

L’arrêt : une question de mental

On n'arrête pas un cheval grâce aux muscles de ses bras ! Même si vous pesez 30 kg tout mouillé, votre cheval peut s'arrêter où et quand vous voulez. Pour cela, trois conditions doivent être remplies.
Le cheval doit comprendre ce que vous voulez.
Ce n'est pas parce que vous dites « Wôa » ou qu'il sent une tension dans sa bouche que votre cheval va interpréter « Oh ! Il faut que je m'arrête ! ». Bien au contraire, de façon naturelle, il va chercher à fuir cette pression et cette douleur en accélérant ! La réponse au mors et au « Wôa » est un long apprentissage. Si votre cheval s'arrête mal, posez-vous cette question : combien de temps ai-je passé à lui enseigner l'arrêt ? Un solide débourrage au sol, comprenant l'arrêt et l'immobilité, devrait éviter les problèmes ultérieurs. Il suffira ensuite, monté, d'associer doucement assiette et mains. Chaque arrêt réussi est prolongé, pour que le cheval comprenne qu'il a bien fait.
Il doit pouvoir le faire
Pour s'arrêter, le cheval a besoin de son balancier, de son arrière-main, d'un dos haut et fort. Il faut donc lui libérer la bouche. Si vous exercez une tension sur les rênes, il y a de fortes chances qu'il lève la tête, qu’il creuse le dos et engage mal ses postérieurs. Il ne peut pas s'arrêter.
Il doit aimer le faire
L'arrêt est une forme de récompense. Lors de l'arrêt, le cheval peut souffler et se détendre. Si vous respectez la deuxième condition, les arrêts ne lui seront pas douloureux. Lui rendre cette pause agréable est indispensable pour obtenir de bons arrêts.
Le bon geste
Une fois qu'il a compris l'arrêt, le cheval doit pouvoir s'arrêter aux trois allures. Mais attention, un arrêt galop-pas représente un gros travail physique pour le cheval et un vrai choc à encaisser pour l'assiette du cavalier. Restez bien droit ; les pieds jamais parallèles au cheval mais à 45°, bien à plat dans les étriers. Éventuellement, tenez-vous à la corne les premières fois pour bien rester « collé » à la selle et ne pas gêner le cheval. Avec un peu d'expérience, tout ceci deviendra parfaitement naturel !

Au travail

Pour préparer un bon arrêt, vous devez éviter de charger l'avant-main. Si vous êtes penché en avant, le cheval sera en perte d'équilibre et se « courra après ». Pour éviter ce problème, tenez-vous bien droit dans la selle, travaillez votre assiette, ne tirez jamais sur les rênes, mais levez vos mains.
Comment s’y prendre
  1. Regardez l'endroit où vous avez décidé de vous arrêter. Bien droit, « debout » dans la selle, détendez-vous. Si vous vous crispez, le cheval, très sensible, se crispera à son tour et sera gêné dans son travail.
  2. Placez le cheval dans une position correcte : encolure horizontale, chanfrein vertical. Ainsi, vous l'aidez à protéger son dos lors de l'arrêt. Vérifiez également qu'il engage bien ses postérieurs. S'il les laisse traîner par manque d'impulsion, c'est encore le dos qui souffrira.
  3. Laissez les rênes légèrement flottantes. Puis portez du poids vers l'arrière-main en calant bien vos pieds dans les étriers, sans pour autant vous pencher en arrière. C'est un travail d'assiette. Levez légèrement les mains pour alléger l'avant-main.
  4. Au même moment, dites « Wôa ». Éventuellement, levez encore très légèrement les mains avant de les relâcher immédiatement. A cet instant précis, le cheval stoppe net. Attention à la secousse !
  5. Restez à l'arrêt suffisamment longtemps en laissant bien vos rênes totalement détendues. Le cheval doit comprendre qu'il a bien agi. Si vous repartiez immédiatement, il pourrait croire qu'il s'est trompé de réponse.
Ce n'est pas le mors qui arrête le cheval
En levant les mains, vous demandez au cheval de relever les épaules, de reporter du poids vers l'arrière. Il ne sert à rien de tirer sur les rênes pour essayer de bloquer l'avant-main : en effet, ce geste rend l'arrêt difficile, puisque la tension incite le cheval à s'appuyer sur le mors. En clair, il fait l'inverse du but recherché : il reporte du poids vers l'avant !
A quoi ça sert ?
Un cheval est un moyen de transport. Pour sa sécurité et la vôtre, les « freins » doivent être excellents. Plus la distance nécessaire pour s'arrêter est courte, moins vous êtes en danger. Ce qui ne veut pas dire qu'il faut en abuser ! Un bon cheval s'arrête en moins d'une foulée, au « Wôa », sans tension sur les rênes.

2 commentaires:

Anne et Cat a dit…

En plus, les chevaux type western sont particulièrement bien conformés pour donner des arrêts courts alors que pour d'autres races, c'est tout de suite plus délicat.
Très intéressant comme article. Merci
Cat

Mandy a dit…

Quand ma ponette est à l'arrêt (un arrêt de repos, rênes longues, décontractée) et que je reprends un peu les rênes, elle se met à secouer sa tête de haut en bas...

Est-ce normal ?
Comment arrêter ce geste ?

Merci.