L'instinct grégaire

L'instinct grégaire du cheval est très puissant. Il ne se sent bien qu'en compagnie et il est parfois difficile de le séparer de ses congénères. Il faut comprendre cet instinct et savoir l'utiliser pour maîtriser les résistances et l'anxiété du cheval.

Un pour tous, tous pour un !

Les attitudes révélant l'instinct grégaire des chevaux sont fort nombreuses, qu'il s'agisse d'animaux domestiques ou sauvages. La puissance de cet instinct assure la perpétuation de l'espèce et garantit la sécurité des individus dans le troupeau.
La peur d'être seul
Lorsque plusieurs chevaux broutent dans un même pré, on peut constater qu'ils ne se tiennent jamais très loin les uns des autres. Si, au cours d'une randonnée, un cavalier doit quitter le groupe pour aller en reconnaissance, par exemple, sa monture met beaucoup moins d'empressement à quitter ses congénères qu'à les rejoindre. On pourrait citer mille exemples de ce besoin qu'ont les chevaux de se regrouper, de ne pas se trouver seul, quel que soit le lieu.
Assurer la fuite à temps
Pour comprendre l'irrépressible besoin de la compagnie de leurs semblables qu'ont les chevaux, il faut imaginer ce qui est leur unique moyen de défense. En cas d'attaque d'un prédateur, loup, puma, etc., le cheval ne dispose ni de griffes ni de cornes. Il doit fuir. Et plus il repère le prédateur rapidement, plus il a de chances de lui échapper : plusieurs paires d'yeux, d'oreilles et de naseaux sont plus efficaces qu'une seule. La vigilance collective est aussi ce qui permet le repos, qui serait sinon impossible. Lorsque les uns dorment ou se reposent, les autres veillent.
Chacun ses responsabilités
Dans une harde de chevaux sauvages, une jument dominante garantit la sécurité des autres. Les chevaux s'en remettent à elle pour choisir les endroits sûrs, le bon moment pour se déplacer, boire, brouter ou dormir. Une hiérarchie complexe à l'intérieur du troupeau donne à chacun une place selon ses capacités. S'éloigner du troupeau, c'est se priver de l'autorité rassurante du dominant et devoir faire face à des situations difficiles à gérer.
Les prédateurs
Des prédateurs se gardent bien d'attaquer un troupeau. Ils attendent patiemment qu'un animal imprudent, faible ou malade, s'éloigne du groupe pour l'attaquer. Isolé, le cheval est très vulnérable. Il sait que son salut est dans le groupe et montre donc la plus grande anxiété dès qu'il s'en trouve séparé. D'ailleurs, lorsqu'une jument dominante veut corriger un jeune impertinent, elle le chasse du troupeau. Il ne tarde pas, en général, à montrer des signes de soumission pour qu'on le laisse réintégrer le groupe.

Le salut dans la fuite

En cas de danger, les chevaux en liberté se regroupent et fuient ensemble, sous la direction des dominants.
Alerte !
Observons un troupeau de chevaux sauvages, comme il en existe dans les déserts américains ou australiens. Il se compose d'un étalon, de dix à quinze juments et de poulains. Tous broutent non loin les uns des autres, sans cesser de surveiller l'horizon (et il ne faut pas oublier que le champ visuel du cheval est presque de 360°). Un danger vrai ou supposé ! est repéré par l'un ou l'autre ? L'étalon s'en rend immédiatement compte et en prend la mesure. Dès qu'il le juge menaçant, il lance un ronflement. Toute la harde dresse alors la tête, en alerte, et détale en entendant le mâle émettre un second ronflement. C'est une jument dominante qui dirige cette fuite, tandis que l'étalon assure l'arrière-garde. En mordant les traînards! Lorsque tout ce petit monde se retrouve sauf, loin du danger, c'est à son instinct grégaire qu'il le doit. Sans les yeux de tous, la surveillance aurait été moins efficace; sans l'autorité de l'étalon, la fuite aurait sans doute tenu de la débandade; sans l'expérience de la jument dominante, le terrain permettant de filer grand train n'aurait vraisemblablement pas été trouvé.
Utiliser l'instinct grégaire, ne pas le contrer
L'instinct grégaire commande des comportements fondamentaux qui permettent au cheval de survivre à l'état sauvage. Même lorsqu'il est tout à fait domestiqué, il ne se débarrasse jamais de ce comportement instinctif.
Pour pouvoir le dresser, l'homme doit se placer en compagnon dominant. Si le cheval trouve en lui une autorité rassurante et bienveillante, il lui accordera son respect et s'en remettra aveuglément à lui, se plaçant sous sa protection. Seule cette relation permet de contrer les effets de l'instinct grégaire et d'obtenir d'un cheval qu'il accepte de se séparer de ses compagnons sans s'affoler.
Le saviez-vous ?
Un cheval qui se désaltère est très exposé à l'attaque d'un prédateur - celui-ci guette souvent à proximité des points d'eau, sachant combien les proies seront vulnérables lorsqu'elles auront le nez dans l'eau et le dos tourné. Les chevaux sauvages se rendent au point d'eau en groupe, sous la direction de la jument dominante. Certains individus montent la garde tandis que les autres boivent.

Le fumier

Le fumierUn cheval produit rapidement un tas de fumier imposant. Pas question de jeter tout cela m’importe où. Vous vous attireriez toutes sortes d’ennuis : odeurs désagréables, invasions d’insectes et plaintes du voisinage.

Un problème incontournable

Dès que l'on envisage d'installer une écurie, même petite, même provisoire, il faut se poser la question du stockage et de l'évacuation du fumier.
Respecter l'environnement
Aucune réglementation spécifique ne régit encore le stockage du fumier de cheval, contrairement à celui du fumier de bovin ou de porc. Malgré tout, le stockage du fumier de cheval doit suivre la loi en matière de respect de l'environnement. Le fumier doit être entreposé sur une dalle en béton, et le purin qui s'en échappe récupéré dans des fosses prévues à cet effet. Il ne fait aucun doute qu'une législation verra le jour dans les années à venir. Pour être sûr de ne pas avoir de soucis, respectez les normes européennes prévues pour le bétail. Renseignez-vous auprès de votre mairie.
Où mettre le fumier?
Lorsqu'on installe une écurie en bonne et due forme, il faut prévoir une fosse à fumier réglementaire. En général, on s'efforcera de l'installer dans un coin discret, à l'arrière des bâtiments par exemple. Un tas de fumier bien entretenu, et dont le purin est correctement drainé, ne dégage pas de mauvaise odeur. La fosse doit, bien sûr, être accessible aux véhicules (tracteur et camion) afin de permettre la vidange, la manipulation et l'évacuation du fumier. Surtout, elle doit ménager le voisinage, peu enclin en général à tolérer ce genre de pollution.
Attention, danger !
Un tas de fumier stocké directement sur le sol pollue les nappes d'eau souterraines par ruissellement, même si elles sont relativement éloignées. Cette pollution rendra impropre à la consommation, par exemple, l'eau d'un puits.
Combien ça coûte ?
Le coût du stockage et de l'évacuation du fumier représente une part non négligeable du budget de l'entretien de l'écurie.
  • Le fumier de paille est celui qui revient le plus cher. Il trouve difficilement acquéreur car c'est un engrais médiocre. Il faut parfois payer pour le faire enlever, le prix étant calculé au volume.
  • Les fumiers de chanvre et de lin sont moins volumineux, ce qui facilite leur stockage. Ce sont des fumiers très fertilisants, ce qui leur donne une valeur marchande intéressante.
  • Le fumier de copeaux doit être enlevé à grands frais par un centre de tri de déchets.

Monter un tas de fumier

Un tas de fumier bien entretenu est facile à monter et facile à évacuer. Comme il se décompose vite et bien, il ne dégage pas d'odeurs pestilentielles.
Comment s’y prendre
  1. Le box doit être curé à fond au minimum une fois par semaine en hiver, plus souvent en été. Pour évacuer le fumier, chargez-le, à l'aide d'une fourche, dans la benne ou sur le plateau du tracteur - ou sur une brouette.
  2. Balayez le sol du box avec soin, à l'aide d'un balai-brosse rigide, puis aspergez-le de désinfectant. Laissez-le sécher avant d'étaler une couche de litière propre.
  3. Si vous avez utilisé une brouette, vous pouvez soit la vider directement sur le tas de fumier, s'il n'est pas trop haut, soit en verser le contenu le long de la couche en cours. Si le fumier est sur le plateau du tracteur, vous devrez utiliser de nouveau la fourche. La benne peut être vidée sur le tas ou devant celui-ci.
  4. Avec la fourche, répartissez le fumier régulièrement, fourchée par fourchée. Tassez-le ensuite en le piétinant. Ramenez le fumier éparpillé aux abords à l'aide d'un balai dur.
  5. Essayez de monter le tas «au carré», avec des bords aussi francs que possible: il recevra ainsi les couches successives sans que les bords s'effondrent. La répartition couche par couche facilite l'entretien du tas de fumier.
  6. Pour finir, nettoyez le pas de porte des box et les allées. C'est, bien sûr, plus agréable à l'œil, mais c'est aussi et surtout une question d'hygiène; parasites et bactéries de toutes sortes infestent crottin, urine et paille souillée. De surcroît, un sol jonché de paille et de fumier est dangereusement glissant.

La préparation mentale du cavalier

En équitation, l'athlète, c'est le cheval. Le cavalier est un sportif, certes, mais on compte sur lui comme sur un pilote. Un pilote dont on néglige trop souvent la préparation mentale.

Se donner les moyens

La préparation mentale du cavalier est souvent négligée, même à haut niveau. L'entraîneur assène bien quelques «Concentre- toi», «il faut y croire» ou «Détends-toi». Mais quels sont les moyens pour parvenir à ce contrôle de soi-même ?
Le cheval perceptif
En équitation, le travail mental revêt une importance particulière : le cheval perçoit de manière très fine nos dispositions, notre conviction, nos appréhensions. Prenons un exemple classique : vous devez sauter un obstacle que votre cheval a les moyens de sauter, mais qui vous fait peur. Vous aurez beau déployer des aides très convaincantes, si, au fond, vous n'y «croyez pas», il y a de fortes chances pour que le cheval s'arrête.
Muscler son esprit
Si vous voulez convaincre votre cheval de bien faire, vous devez commencer par vous convaincre vous-même. On peut travailler son mental, le muscler et l'assouplir, comme on travaille son corps. Il existe pour cela des techniques, des exercices à pratiquer quotidiennement. Le premier pas dans ce domaine consiste à admettre l'importance de la préparation mentale.
La visualisation
L'exercice de visualisation est une pratique mentale fondamentale. Il consiste à se concentrer sur des images mentales très précises, qui se déroulent comme dans un film dans notre tête. Ce n'est pas une technique aussi aisée qu'il paraît, aussi un entraînement quotidien de quelques minutes est-il souhaitable. On utilise la visualisation soit pour écarter les appréhensions qui nous handicapent, en visualisant des images positives, soit pour pour travailler un exercice particulier en s'y entraînant mentalement. L'effet de cette «expérience mentale» est considérable.
La concentration en question
On parle beaucoup de concentration, mais peu de cavaliers savent exactement de quoi il s'agit et très peu savent comment accéder à volonté à cet état.
La concentration, c'est la capacité à mobiliser son esprit (et donc son énergie) sur un seul objet : le parcours, la reprise, etc. Beaucoup de gens confondent concentration et tension. En fait, pour accéder à une parfaite concentration, il faut se décontracter, «faire le vide», se débarrasser des pensées et des émotions parasites pour mettre toute son efficacité, sans crispation inutile, au service de l'effort demandé.
Le rôle du subconscient
Le subconscient est une partie de notre esprit qui échappe à notre contrôle direct mais que nous pouvons influencer. A son tour, il détermine profondément une grande partie de nos comportements. Il semble s'appliquer à nous faire réaliser les images mentales que nous portons au plus profond de nous. Les mécanismes de réussite ou d'échec dépendent largement de l'image mentale qu'au fond nous avons de nous même. Une partie de la préparation mentale consiste à adopter des techniques physiques et mentales qui permettent, à long terme, d'influencer notre subconscient et de réorienter toute notre attitude de façon positive et constructive.

Relaxation et autosuggestion

La tension et le doute sont à l'origine d'une perte d'énergie qui nous dessert pendant l'entraînement et lors des épreuves. Apprendre à se détendre et à croire en soi : voilà notre premier travail mental.
Gérer le stress
Le trac, les émotions, la fatigue, la tension, le doute, sont autant de parasites qui entravent la concentration. On peut apprendre à se concentrer, notamment au moyen des diverses techniques de respiration et de relaxation (respiration profonde, relaxation, sophrologie, yoga, etc.). Ces techniques précises et efficaces permettent d'améliorer les performances dans tous les domaines.
Se fixer des objectifs
Les rêves et les rêveries ne sont pas constructifs et peuvent même être décourageants s'ils ne sont pas convertis en objectifs accessibles. Transformez vos aspirations (J'aimerais participer au championnat de France junior) en objectifs de travail simples : je vais travailler ma suspension, je vais monter sans étriers pour améliorer mon assiette. Considérez ce travail immédiat comme un pas vers vos aspirations futures.
Le principe de la récompense
Félicitez-vous quand vous atteignez vos objectifs. Gagner, c'est gagner sur soi- même, s'améliorer. Si vous essuyez des échecs, réajustez vos objectifs. Vous ne parvenez pas à franchir l'obstacle n° 1 dans la plupart des parcours ? Votre objectif devient : Je vais sauter au moins le premier obstacle.» Quand vous l'aurez fait, ce sera une victoire. L'objectif suivant sera : «Je vais sauter au moins les deux premiers obstacles.»
Voyez le côté positif des choses. Ne vous laissez pas décourager. Accrochez-vous à votre désir : si vous voulez réussir en concours, vous y arriverez. C'est une question de travail. Aujourd'hui, vous avez sauté un obstacle, demain deux. Bientôt, le parcours sans faute.
Le coin du pro
Votre mental déteint immédiatement sur celui du cheval : vous n'obtiendrez un cheval calme et attentif qui si vous êtes vous-même décontracté, concentré et déterminé.

Bottes et boots classiques

Le temps où les cavaliers ne portaient que de belles bottes noires et luisantes est révolu : le cavalier moderne adapte sa tenue aux circonstances, et c'est aussi bien ainsi. Mais une bonne paire de bottes est ce qui convient le mieux, il faut bien l'avouer, à l'équitation classique.

De belles bottes pour une belle allure

Un cavalier botté a toujours belle allure. C'est d'ailleurs pourquoi les fabricants s'attachent à imiter les modèles classiques, même lorsqu'ils utilisent les matériaux les plus modernes.
Le cuir
Souple et solide à la fois, merveilleusement beau, confortable, le cuir permet de fabriquer sur mesure des bottes qui dureront des années. Son défaut est son prix qui décourage forcement beaucoup de cavaliers. De surcroît, il supporte assez mal l'humidité. On trouve sur le marché des bottes en cuir avec, pour chaque taille, différents tours de mollet et différentes hauteurs de tige. Ce sont celles qui reviennent le moins cher ; si vous trouvez le modèle qui vous convient, elles seront parfaites. Les bottes en demi-mesure (choix important de tailles avec la possibilité de choisir pour la droite et la gauche des tours de mollet et des hauteurs de tige différentes) et sur mesure sont bien sûr les plus confortables.
Le caoutchouc véritable
Le caoutchouc véritable est une matière naturelle élaborée à partir de la sève d'un arbre du type hévéa. Il présente des qualités assez similaires à celles du cuir. Souple mais de bonne tenue, il ne raidit pas par temps froid et isole bien le pied du cavalier. Il coûte d'ailleurs relativement cher. Les bottes en caoutchouc sont réalisées à la main, selon la tradition des bottiers.
Le slush
La plupart des bottes dites «en caoutchouc» sont en fait en slush, qui est un PVC amélioré. Elles sont moulées en série. Il existe différentes qualités de slush. Pour apprécier des bottes faites avec cette matière, il faut les toucher, les pincer, ce qui permet de tester leur souplesse et de voir comment elles reprennent leur forme. Le slush doit être plus épais au niveau du pied -pour une bonne résistance à l'usure, aux chocs et aux égratignures qu'au niveau de la tige, qui ne doit pas être trop raide.
Le PVC
Les bottes en PVC injecté sont les moins chères. Leur finition est aussi nettement moins belle. Le PVC est un mauvais isolant (gare aux pieds gelés en hiver). Il a tendance à se ramollir quand la température monte et à durcir quand elle descend. Mais son prix le met à la portée de tous et une paire de bottes d'équitation en PVC convient parfaitement pour débuter.
La bonne taille
Vous ne serez jamais bien dans des bottes trop serrées ou trop larges, qu'elles soient en cuir ou en PVC. Portez votre culotte d'équitation lors de l'essayage. Une tige à la bonne taille vous permet de glisser juste un doigt entre la botte et le mollet. Votre cheville doit avoir une certaine aisance sans cependant flotter. La hauteur de la tige doit être vérifiée en position assise : deux doigts entre le haut de la botte et le pli du genou.

Des détails qui comptent

Ayez l'oeil sur les détails qui font la différence.
Les finitions
La plupart des fabricants de bottes d'équitation classique cherchent à imiter l'apparence du cuir. Fausse couture moulée, taquet d'éperon, revers ou bordure, tire-botte, texture veloutée, tout y est ! Évidemment, ces imitations n'ont pas d'autre fonction que de faire joli. Les mêmes efforts sont faits pour donner aux boots l'apparence du cuir.
La semelle
Sur tous les modèles en caoutchouc, en slush ou en PVC, la semelle est monobloc. Cela donne aux bottes et aux boots une grande solidité et une parfaite étanchéité. Sur les modèles en cuir, il faut préférer les semelles cousues aux semelles collées.
La doublure
On utilise surtout, pour faire les doublures, les cinq matières suivantes : le polyamide, le coton, le Cambrelle, le néoprène et le cuir. La doublure en cuir n'a guère d'intérêt que dans les bottes en cuir. Dans les bottes en caoutchouc, c'est le néoprène, très isolant, qui est le plus indiqué. Le Cambrelle est un synthétique résistant qui absorbe la transpiration et sèche rapidement. Le coton convient à la mi-saison, mais il ne sèche que lentement et moisit si l'on n'y prend garde. La doublure en polyamide est la moins chère, mais on y transpire beaucoup en été et on y gèle en hiver.
Les boots
Les boots sont, bien sûr, moins chaudes que les bottes, ce qui n'est pas un petit avantage. Elles sont aussi plus confortables lorsqu'on est à pied, mais ne protègent pas le mollet comme les bottes et n'assurent pas une bonne adhérence de la jambe. On trouve des boots présentant les mêmes caractéristiques (matière, doublure, finition) que les bottes. Elles coûtent naturellement beaucoup moins cher, ce qui permet d'en acheter, dès le départ, une paire en cuir.

Les premiers mois du poulain

Contrairement à nous, le poulain peut se tenir debout et marcher quelques heures après sa naissance. Quelques jours plus tard, il peut courir suffisamment vite pour suivre sa mère.

Des jambes pour fuir

Le poulain naît avec de longues jambes dont il sait presque aussitôt se servir : une nécessité dans le monde sans pitié de la vie sauvage !
L'instinct de fuite
De nos jours, la plupart des chevaux sont domestiqués et n'ont pas à craindre d'éventuels prédateurs qui pourraient s'attaquer à eux. Mais, dans la nature, les chevaux, et en particulier les poulains, représentent de belles proies pour les ours, les loups, les couguars, les lynx, etc. Ils ne sont qu'un maillon de la chaîne alimentaire et la rapidité est leur meilleur moyen de défense. Quand les poulains naissent, leurs jambes ont déjà, à 90 %, leur taille adulte. Ils sont immédiatement capables de vitesse et peuvent fuir en cas de danger.
Jouer et se reposer
Les poulains sont par nature curieux et impatients de connaître leur environnement. Pleins d'une vitalité toute neuve, ils adorent jouer et faire les fous. Ils explorent constamment leur domaine à la recherche de nouveaux lieux et de nouvelles odeurs. Cette activité met leurs jambes à l'épreuve et contribue à développer leur musculature. Mais les poulains se fatiguent vite. Pour compenser ces dépenses d'énergie, de longues phases de repos sont essentielles. M ne faut pas s'inquiéter de voir un poulain étendu de tout son long dans l'herbe : ce repos contribue à sa croissance et prouve que le poulain est heureux et en bonne santé.
Bon à savoir
Pour le jeune poulain, la tétée n'est pas seulement un moyen de se nourrir : moment de contact avec sa mère, c'est aussi un plaisir qui le comble et lui apporte un profond sentiment de sécurité. Le sevrage doit donc être fait très progressivement et le plus tard possible.
Le jeu : un apprentissage
Un poulain élevé en liberté, ou au pré avec d'autres chevaux, joue beaucoup avec les autres poulains. Ces «amitiés» sont importantes pour son développement. Les jeux sont riches d'enseignements car on y reproduit des situations réelles: la poursuite, l'attaque, le rassemblement, la fuite soudaine, les sauts, l'intimidation, etc. A travers ces jeux, le poulain apprend comment il doit se comporter dans le groupe et, bien sûr, il développe sa capacité à estimer le danger et à y réagir.
1 an de la vie d'un cheval = 5 ans de la vie d'un homme
Pendant les cinq premières années, une année de la vie d'un cheval équivaut à cinq de la vie d'un homme. Un poulain de six mois, par exemple, est au même stade de développement qu'un enfant de deux ans et demi. Toutefois, à la différence de l'homme, un poulain achève les 3/4 de sa croissance dans sa première année. Pendant les quatre premières semaines, la taille croît d'un tiers environ. Le développement ralentit alors légèrement, puis, entre six et douze mois, le poulain grandit de nouveau rapidement. Son corps s'étoffe et son tour de taille augmente.

Des premiers mois décisifs pour la croissance

Un poulain privé d'exercice et mal nourri, particulièrement dans le premier mois de sa vie, connaît fatalement des problèmes de croissance. Il ne peut développer un squelette solide et n'atteint jamais pleinement sa taille adulte. A l'âge adulte, il risque fort de présenter des pieds à problèmes, des membres faibles, un dos défectueux. Toute sa santé et sa vigueur potentielles sont compromises.
Des indices qui ne trompent pas
Divers indices permettent de déceler la malnutrition du poulain. Un jeune cheval affamé a l'air fatigué, il est amaigri et reste souvent serré contre sa mère. Il cherche constamment à téter. Un poulain rassasié, lui, est bien arrondi. Sa robe est brillante, son œil pétillant. Ses réactions sont vives. Il passe sa vie à se nourrir, à dormir et, bien sûr, à jouer ! La joie de vivre et le bien-être des premières années déterminent aussi la vitalité et le tempérament du cheval adulte !
Bon à savoir
Dès que ses dents de lait poussent, le poulain commence à brouter. Au départ, il broute là où broute sa mère et l'imite scrupuleusement. C'est ainsi qu'il apprend à distinguer les plantes comestibles des plantes toxiques.

L’épreuve de présentation

Lâché en pleine nature pour des parcours qui peuvent dépasser 50 km, le trecquiste doit être autonome et parfaitement équipé. L'épreuve de présentation est destinée à vérifier que le couple est prêt pour le grand départ.

Une épreuve garde-fou

Notée sur 10, cette épreuve n'a que peu d'incidence sur le classement. Son rôle consiste plutôt à vérifier que les cavaliers sont parés pour leur expédition en pleine nature et qu'ils peuvent prendre le départ.
Au départ du POR
C'est au début du POR que s'accomplissent les vérifications, environ un quart d'heure avant l'entrée dans la salle des cartes. Après une vérification extérieure du cheval et du harnachement, le cavalier est invité à fouiller dans ses sacoches ou dans ses poches pour montrer ce qu'il emporte. Il est important de bien connaître l'emplacement de chaque objet et d'avoir prévu des trousses (secourisme, maréchalerie) faciles à ouvrir, à refermer et à ranger sous peine de se retrouver avec un étalage hétéroclite sur les bras, à quelques minutes de l'entrée dans la salle des cartes. En cas d'oubli ou d'omission, il est possible, dans les limites du temps imparti, d'aller chercher ou de se faire apporter les objets manquants.
Le confort du cheval
Le jury commence par s'assurer que le cheval n'aura pas à souffrir de la longue journée qui s'annonce : est il parfaitement pansé, les pieds sont-ils curés, la ferrure est-elle complète et en bon état ? Les contrôleurs se penchent également sur son harnachement, dont ils vérifient la propreté, le bon état et le confort. C'est parfois l'occasion de pointer un tapis trop mince ou des sacoches mal fixées dont le ballottement fatiguera le dos. Du côté de la tête, on vérifie les réglages : un hackamore trop bas sur le nez, un mors qui pince les commissures contre la muserolle ou le licol, etc. Il ne faut pas oublier que les cavaliers d'extérieur sont souvent des indépendants, qui ne bénéficient d'aucune formation spécifique. Le TREC constitue une bonne occasion de les aider à s'améliorer.
Dépannage et sécurité
Le cavalier doit être équipé pour se signaler en cas de retour nocturne et posséder une torche, une lampe cycliste bicolore pour l'étrier, des bandes réfléchissantes pour les membres du cheval. Attention, le jury prend soin de vérifier que les lampes fonctionnent : pensez à vérifier les piles. Une trousse de maréchalerie (mailloche, tricoise, râpe et/ou rogne-pied) est indispensable, ainsi que des clous et des fers à la taille du cheval, ou une sandale de dépannage. Autre équipement pesant et volumineux, la trousse de secourisme : cette boîte hermétique doit contenir de quoi répondre aux besoins éventuels de l'homme et de l'animal. Premiers soins pour soigner une plaie, un coup ou les affections les plus fréquentes chez le cheval. Le tout doit être propre, bien rangé et non périmé.
Même selle, même embouchure
A la différence de celui du concours complet, le règlement du TREC précise que l'embouchure et la selle utilisées doivent être les mêmes pour toutes les épreuves. Le jury de l'épreuve de présentation prend donc soin de relever les caractéristiques du matériel employé et, parfois, de le marquer : une étiquette inamovible, une inscription…
Ne pas oublier
  • Papiers d'identité du cavalier, du cheval.
  • Canif, briquet, argent liquide, cartede téléphone.
  • Licol et longe.
  • Trousse de secourisme.
  • Trousse de maréchalerie, 2 fers (un antérieur, un postérieur), clous.
  • Matériel d'éclairage et de signalisation. Piles en bon état.

Le harnachement du cheval de TREC

Une grande liberté est accordée au cavalier dans le choix du harnachement. Peu importent le style : western, classique ou composite pourvu que le matériel soit confortable et fonctionnel.
Harnachement de tête
En TREC, le règlement impose de conserver la même embouchure d'un bout à l'autre de la compétition, ce qui oblige le cavalier à un choix délicat. Il lui faut trouver le harnachement qui lui permettra une conduite facile d'une main pour le POR, une parfaite précision pour les allures et les franchissements délicats du PTV, ainsi qu'un contact franc pour aborder les sauts éventuels. Le compromis est difficile et dépend de la sensibilité de la monture. Certains concurrents résolvent le problème en choisissant un mors sur lequel les rênes pourront, selon l'épreuve, être fixées différemment. On n'oubliera pas de laisser un licol au cheval sous le filet, ni d'emporter une corde d'attache, soit dans les sacoches, soit accrochée à la selle ou autour de l'encolure par un nœud non coulissant.
Selle et sacoches
Identique pou r les trois épreuves, la selle doit, concilier des impératifs variés : grande surface de matelassure pour bien répartir le poids du cavalier et du paquetage, dés de fixation, pommeau discret et taquets de genoux pour faciliter le saut d'obstacle, l'assise confortable pour limiter la fatigue du POR. Il existe des modèles spécialement étudiés pour le TREC qui se révèlent également d'excellentes selles de randonnée. Pour les sacoches, il faut veiller àune bonne répartition des charges, à bien les fixer à la selle ainsi qu'à les équiper d'une sangle ventrale pour éviter un ballottement qui fatiguerait excessivement le dos du cheval. Pour préserver celui-ci, on évitera également d'installer des sacoches « à pont » en les posant sous la selle, car elles appuieraient alors directement sur la colonne vertébrale.