La longe : marcher, s'arrêter


Travail à la longe : plusieurs fonctions

La longe permet de détendre un cheval avant de le monter ou, au contraire, d’échauffer un cheval froid. C’est une bonne façon d’observer son cheval au travail et une irremplaçable gymnastique, avec ou sans enrênement. C’est aussi une étape essentielle dans le dressage du cheval non débourré.
Au travail !
Longez votre cheval dans la décontraction et la bonne humeur. Laissez-le jeter son feu pendant les premières minutes. Abordez seulement ensuite le travail, en pensant à encourager et à féliciter le cheval. Travaillez-le également aux deux mains, sans jamais excéder 20 mn de longe: c’est un exercice contraignant et ennuyeux s’il se prolonge trop.
  1. On longe un cheval avec un filet ou un caveçon. Le caveçon est une sorte de muserolle dont la partie supérieure est lestée. On l’ajuste assez fermement et il doit impérativement être bien rembourré. Le caveçon épargne la bouche du cheval mais ce n’est pas pour autant un harnachement doux. Étant donné son poids, les mouvements que vous imprimez sur la longe sont fortement ressentis par le cheval. Ayez la main légère.
    Quand on longe avec un filet simple, il est préférable de placer des rondelles de caoutchouc sur l’embouchure ou d’utiliser un filet à aiguilles. Ainsi, le mors ne risque pas de sortir de la bouche sous l’effet de traction de la longe. La longe doit mesurer au moins 8 mètres. Avant son utilisation, vérifiez le mousqueton et l’attache du mousqueton. Vous pouvez fixer la longe sur l’anneau latéral du caveçon (de votre côté) ou sur l’anneau central.
  2. Si le cheval est à main gauche, on tient la longe de la main gauche. Le surplus de longe doit être tenu dans la main droite, replié en huit. De la sorte, la longe s’étend sans à-coups lorsque vous rendez de la longueur. C’est aussi une mesure de sécurité: ainsi tenue, elle ne risque pas de se refermer comme un piège autour de votre main si le cheval vous l’arrache. La main droite tient également la chambrière par la poignée, fouet dirigé vers l’arrière. Par la suite, on apprend à tenir la longe et son surplus dans une seule main.
  3. Amenez votre cheval au centre du rond de longe. Écartez-vous de lui en restant à hauteur de son épaule. Dites-lui «marche» d’une voix ferme et claire, tout en écartant légèrement la chambrière avec un mouvement latéral du poignet, comme si vous vouliez lui pousser les fesses. Le cheval s’éloigne de vous en marchant jusqu’à ce que la longe soit tendue à la longueur que vous souhaitez (au moins 8 m). Marchez parallèlement à lui jusqu’à ce que chacun soit sur son cercle afin de ne pas vous trouver derrière lui.
  4. Tandis que le cheval marche sur son cercle (16 à 20 m de diamètre), le cavalier dessine lui aussi un tout petit cercle (1 à 2 m de diamètre) en restant face au flanc du cheval. Si le cheval se rapproche, pointez votre chambrière vers son passage de sangle pour le tenir à distance.
    Pour passer au trot, dites-lui «Trotte» d’une voix brève, en accompagnant éventuellement ce mot d’un claquement de langue, et amenez la chambrière en avant comme vous l’avez fait pour marcher. Si le cheval ralentit, encouragez-le de la voix et d’un mouvement de chambrière.
    Si votre cheval est chaud, ou si vous faites vos premières armes en matière de longe, choisissez un rond de longe délimité par une barrière. Si l’espace le lui permet, le cheval peut vous prendre la main en vous tournant brusquement le dos et en partant rapidement. Vous risquez alors de vous faire arracher la longe ou de vous faire traîner. Si le cheval s’enfuit avec la longe, il risque de se blesser. Pour éviter ce genre d’incident, encadrez bien le cheval avec la longe d’un côté et la chambrière de l’autre.
  5. Lorsque le cavalier se déplace vers l’avant-main, le cheval ralentit; lorsqu’il se déplace vers l’arrière-main, le cheval accélère.
    Pour arrêter votre cheval, dites «Oooh» et placez-vous à hauteur de l’épaule, longe toujours tendue, en levant un peu la main qui tient la longe. On utilise le même principe pour passer du trot au pas. Seul le mot change. Pour changer de main, arrêtez votre cheval. Allez vers lui en raccourcissant la longe, puis faites-lui dessiner une demi-volte en main. Remettez-le en marche en vous éloignant.
Côté santé : protéger
Au début d’une séance de longe, le cheval exprime souvent son ardeur par quelques joyeuses ruades ou des sauts de mouton. Pour réduire les risques d’atteintes, ne longez pas un cheval, surtout s’il est vif, sans protections: guêtres ou bandes, cloches aux antérieurs.
Bien communiquer
Pour communiquer vos désirs au cheval, vous disposez essentiellement de trois aides: votre voix, qui est la plus importante, vos mains, votre chambrière. Cette dernière remplace un peu les jambes du cavalier. Elle permet d’encadrer le cheval débutant ou récalcitrant.
Pour marcher ou passer à l’allure supérieure, on parle d’une voix ferme et brève, sur un ton clair. Pour ralentir ou arrêter, on traîne sur les mots avec une voix plus grave. Mais chacun choisit ses mots. Le tout est d’établir un code simple et de rester rigoureusement cohérent.
Le placement de votre corps et votre attitude sont également des signaux clairs pour votre cheval. Servez-vous-en et affinez chaque jour le dialogue !

Le reculer

Toutes les équitations ne considèrent pas le reculer de la même manière. En équitation western, le poulain au débourrage apprend à reculer sous la selle dans le premier mois de travail. Le cavalier débutant, dans les premières heures de cours. Pourquoi et comment ?

Reculer, mode d'emploi

Bien droit, rien dans les mains ni dans les jambes ... Un reculer de grande classe se travaille ! Tout le secret se trouve dans la préparation et l'équilibre. Asseyez-vous droit dans la selle, sans vous pencher ni en arrière ni en avant. Descendez les jambes, soyez aussi naturel que possible. Les coudes le long du corps, les mains à 10 cm de chaque côté de la corne. Assurez-vous que rien ne se trouve sur votre chemin.
Préparer le cheval
Le cheval doit s'arrêter bien droit et au carré, faute de quoi il ne pourrait pas reculer droit. Un reculer qui part de travers est difficile à récupérer. Dans ce cas, mieux vaut repartir au pas et demander un nouvel arrêt pour vous trouver dans de bonnes conditions.
Arrondissez le cheval. Placez-le, chanfrein à la verticale, et vérifiez qu'en s'arrêtant il a bien engagé ses postérieurs. Si ce n'est pas le cas, refaites un arrêt. Pour que le reculer soit beau, le dos doit pouvoir s'arrondir. L'engagement lors de l'arrêt est donc nécessaire.
Entamer le reculer
Dites « back-up », tout en levant très légèrement et, surtout, doucement vos mains. Cela aura pour effet de reporter du poids sur son arrière-main. Un cheval western vient se placer derrière son mors, ne cherchez donc pas le contact, vous l'encapuchonneriez.
Demandez de l'impulsion en pressant avec douceur vos deux jambes. Puisque la porte de devant est fermée par les mains, il se déplacera dans la direction où cela est possible, c'est-à-dire vers l'arrière.
Vitesse et direction
Pour accélérer le reculer, serrez les jambes. Attention, ne donnez jamais de coups de talon, pressez simplement ! Pour ralentir, relâchez un peu la pression. Contrôlez bien la direction. Il vous suffit de serrer une jambe plus fort que l'autre et le cheval modifiera la direction du reculer. Vos mains interviennent également en changeant l'incurvation de quelques centimètres pour rester cohérent avec l'arrière-main. Enfin, remettez le cheval bien droit.
Arrêter le reculer
Pour arrêter le reculer, avancez légèrement vos mains (2 ou 3 cm suffisent ), dites « wôa » et relâchez vos jambes.
Le coin du pro
Si votre cheval utilise le reculer comme une défense, vous pourrez résoudre ce problème en lui enseignant à reculer sur ordre. Dès qu'il saura reculer sous la selle, vous pourrez agir. Au moment où il se mettra à reculer en signe de défense, profitez-en pour lui demander un reculer très long. N'hésitez pas à lui faire traverser la carrière en marche arrière. Il aura tôt fait de comprendre qu'il ne gagne rien à reculer pour se défendre.
A quoi ça sert
Vous verrez souvent un entraîneur faire reculer son cheval dès qu'il l'arrête. Ceci apprend au cheval à engager ses postérieurs pour les arrêts, ce qui est excellent pour son dos et permet des arrêts francs à partir du galop.

Lui apprendre à reculer

Ne vous engagez dans ce travail qu'une fois que le cheval est bien débourré au soi. Il doit, en particulier, reculer très bien en main.
Reculer en main
Un cheval qui recule bien en main se déplace sur une simple pression de quelques grammes sur le licol. Il recule droit et aussi vite qu'on le lui demande. Un autre préalable est qu'il sache se placer derrière le mors, sinon il viendra s'y appuyer et il gagnera car il est bien plus fort que vous !
Pour commencer
Demandez à quelqu'un de vous aider pour le travail qui suit :
  • Mettez-vous en selle, marchez, arrêtez- vous.
  • Placez vos aides «reculer en selle». Simultanément, votre assistant demande au cheval de reculer comme il sait le faire en main. Au début, votre monture reculera en réponse à la demande de la personne au sol. Mais elle associera vite votre demande à celle de votre assistant et, bientôt, anticipera.
Travailler seul
Peu à peu, travaillez seul. Dès que vous obtenez un pas de reculer, cessez toute demande.
Repartez au pas, arrêtez-vous de nouveau et recommencez l'opération. Félicitez abondamment votre cheval. Poursuivez ce travail, sur plusieurs séances, jusqu'à ce que votre monture recule de plusieurs pas. Ne lui en demandez jamais trop en même temps, le reculer est un exercice contraignant. Récompensez-le et laissez passer certains jours sans reculer. En quelques semaines, il reculera comme un vrai pro !
A éviter
Braquer un cheval qui semble refuser d'apprendre à reculer serait une belle erreur d'entraînement. Il vaut mieux chercher d'où vient l'incompréhension. Tous les chevaux peuvent reculer. Plus ou moins bien certes, mais en douceur et sans bagarre. N'interprétez pas une difficulté comme un refus de sa part. Cherchez plutôt l'erreur de l'entraîneur.
Bon à savoir
En reining, on juge du potentiel d'un cheval stopper sur la qualité de son reculer. S'il a de la facilité à arrondir le dos et l'encolure, si, spontanément il engage fort ses postérieurs et a une tendance à baisser la tête pour reculer, on peut supposer qu'il fera de même aux stops. La conformation y fait beaucoup : les chevaux de reins sont légèrement sous eux.

Entretenir l'allure

Vous savez maintenant faire passer votre cheval au pas, au trot et au galop. L'étape suivante consiste à obtenir qu'il maintienne cette allure au même rythme aussi longtemps que vous lui demandez.

De la théorie à la pratique

Dans l'idéal, un cheval bien dressé et en forme se porte volontiers en avant. Quand on le met clans une allure, il la maintient jusqu'à ce que son cavalier lui demande de la modifier. Dans l'idéal ...
Une énergie parfois éteinte
Dans la réalité, beaucoup de chevaux et, notamment, les chevaux d'instruction ont une fâcheuse tendance à réviser leur allure à la baisse après quelques foulées, surtout quand il s'agit du galop. C'est particulièrement vrai en manège ; en extérieur, nos montures sont davantage stimulées et se portent plus volontiers en avant.
Pour le cavalier confirmé comme pour le débutant, il est donc nécessaire «d'entretenir» l'allure, c'est-à-dire de pousser le cheval pour qu'il maintienne sa cadence ou pour l'empêcher de retomber dans l'allure inférieure.
L'énergie avant tout
Avant tout, le cavalier doit être lui-même plein d'énergie : le cheval est un animal très réceptif, qui perçoit avec beaucoup de sensibilité les dispositions de son cavalier. Dynamisme et détermination sont de meilleurs atouts que des jambes qui labourent mécaniquement les flancs d'une monture blasée.
Mettre le cheval dans l'allure
La façon dont vous demandez le passage dans une allure supérieure communique au cheval une énergie plus ou moins franche. Donnez fermement des jambes en pressant vivement et fortement les mollets et les talons contre les flancs, en agissant de l'arrière vers l'avant. En même temps, poussez avec votre assiette et ouvrez bien vos doigts sur les rênes pour que le cheval se sente libre de se porter en avant.
Renforcez l'action
Si le cheval ne répond pas franchement à cette action, répétez-la un peu plus sèchement en vous tenant prêt à utiliser votre cravache derrière la jambe. Si votre monture ne se porte pas en avant, ou accélère mollement en allongeant l'allure, donnez aussitôt une petite tape avec la cravache juste derrière la jambe. Prenez soin de ne pas gêner la bouche du cheval. Dosez votre action pour ne pas avoir à ralentir aussitôt votre monture, qui n'y comprendrait plus rien !
Entretenir
Dès que le cheval a pris l'allure demandée, accompagnez-le souplement. Si vous sentez qu'il commence à mollir, poussez- le avec votre assiette. Si nécessaire, serrez les mollets, toujours de façon vive : une pression énergique, aussitôt interrompue. Un léger rappel de la cravache peut être utile. Accompagnez-le éventuellement d'un appel de langue. Ensuite, le seul appel de langue peut suffire à stimuler le cheval. Mieux vaut intervenir rarement mais énergiquement, que tout le temps mais sans conviction.
Bon à savoir
Certains chevaux qui servent dans un club depuis des années ont simplement appris à doser leurs efforts. Malins, ils ne donnent la pleine mesure de leurs moyens que lorsqu'ils y sont obligés par un cavalier énergique. A vous de leur insuffler un peu de dynamisme !
Le coin du pro
Dans certains clubs mal gérés, les cheveux sont fatigués, au mental comme au physique. Ils sont âgés ou travaillent trop et font trop souvent du manège. Les cavaliers s'usent en vain à réveiller un dynamisme perdu. Dans un bon club, les cheveux ne dépassent pas deux ou trois heures par jour, exceptionnellement quatre le week-end. lis ont régulièrement droit à quelques heures de liberté au pré ou au paddock. Le moniteur préoccupé de sa cavalerie prend soin d'alterner travail en manège et balade pour ménager le moral de ses chevaux.

En tournant

C'est souvent dans un tournant que le cheval retombe dans l'allure inférieure ... car tourner lui demande un effort.
Question d'équilibre
Souvent, le cheval repasse à l'allure inférieure dans un tournant : dans les coins ou bien lorsque l'on exécute une volte ou toute autre figure de manège. En fait, maintenir une allure active tout en tournant demande au cheval un effort supplémentaire car il doit s'incurver (se courber sur le cercle) et engager plus fortement ses postérieurs (les avancer plus loin sous lui) pour conserver son équilibre.
Anticiper
Le soutien de l'assiette et des jambes permet de prévenir le ralentissement du cheval.
En arrivant dans le coin, poussez légèrement le cheval avec votre assiette. Amenez vos jambes au contact en reculant légèrement la jambe extérieure.
Faites de même lorsque vous entamez une figure de manège ; c'est une façon de dire au cheval : «Attention, il va falloir faire un petit effort supplémentaires». Dosez vos actions pour que le cheval n'accélère pas brusquement.
A éviter
  • Donner des jambes sans ouvrir les doigts sur les rênes. «S'accrocher» aux rênes dans une allure vive
  • Agir vers l'arrière quand on fait une rêne d'ouverture : le cheval repassera presque à coup sûr dans l'allure inférieure
  • Au galop, les aides deviennent souvent désordonnées. Le cheval perçoit cette agitation et préfère repasser au trot.

PTV : déroulement général

Même s'il est l'affaire de quelques courtes minutes pour le concurrent, le PTV (parcours en terrain varié) représente le moment le plus intense de la compétition. Un point de vue partagé par le public, qui suit toujours son déroulement avec beaucoup d'intérêt.

Un concentré d’émotions

Conçu comme un résumé des aléas de la randonnée, le PTV regroupe toutes les difficultés de dressage et d'éducation qui attendent le cavalier en extérieur.
Le parcours du combattant
Généralement proposé le dimanche après-midi en dernière épreuve, le PTV constitue un spectacle très apprécié du public. Les cavaliers partent les uns après les autres, à quelques minutes d'intervalle, pour ce parcours de moins de 5 km qui rassemble un concentré de difficultés inspirées de la randonnée. Le rythme est soutenu : un temps idéal à ne pas dépasser oblige à ne pas traîner entre deux franchissements. Une minute de retard coûte 5 points, ce qui n'est pas négligeable. Les concurrents ont reconnu le parcours à pied avant l'épreuve, soit individuellement, soit sous la conduite du traceur qui a précisé les consignes. et donné quelques conseils.
Seize difficultés
Le parcours comporte en général seize difficultés, réparties sur toute la longueur. Certaines, comme le montoir au l’immobilité peuvent être proposées hors temps, en début ou en fin de tour. L’entrée et la sortie de chaque difficulté sont balisées par des fanions de couleur, rouge à droite, blanc à gauche. Une zone de pénalité peut être matérialisée (par exemple à la chaux) autour du franchissement pour indiquer jusqu'où s'appliquent les pénalités de refus ou de chute. Sur le parcours, on peut également trouver des « passages obligés » signalés par des fanions. A noter que toute erreur de parcours est éliminatoire. Si le cavalier ne souhaite pas franchir l'une des difficultés, ce qui est son droit, il doit cependant se présenter devant, et communiquer sa décision au jury. Il obtiendra la note 0 pour la difficulté en question, mais ne sera pas éliminé.
Notation
Chaque franchissement se fait en effet sous l'œil attentif d'un jury d'une à deux personnes, qui attribue une note sur 10. Les critères de notation sont spécifiques à chaque difficulté : à chaque fois, 7 points sont accordés pour « l'efficacité », toute faute (refus, barre tombée, rupture d'allure imposée) coûtant 3 points. Si ce premier score est positif, la note de « style » (de +3 à -2) viendra s'y ajouter ou s'en retrancher. Elle évalue la finesse des interventions du cavalier, sa position, l'harmonie du couple. Mais, sur certaines difficultés, elle peut sanctionner seulement un point précis, par exemple, l'allure de franchissement (bordure maraîchère, slalom, etc.). Notez qu'une pénalité de 3 points est retenue en cas de brutalité ou de franchissement dangereux.
Inventaire des principales difficultés
  • Obstacles sautants : Tronc, haie, fossé, contrebas, contre-haut ;
  • Tests d'adresse et d'équilibre : montée ou descente en selle. branches basses, bordure maraîchère ;
  • Difficultés regardantes : passerelle, gué, embarquement en van ;
  • Franchissements en main : descente, montée, contrebas, contre-haut, fossé ;
  • Maniabilité, dressage : Reculer, bordure maraîchère, slalom, maniabilité en double U, portail ;
  • Sagesse, éducation :Immobilité au montoir à gauche ou à droite, immobilité libre.

Le jeu des enchaînements

Prises séparément, les embûches du PTV peuvent paraître anodines. Bien souvent, la difficulté réside surtout dans leur succession.
Changements de rythme
Même si le temps idéal n'a rien à voir avec celui d'un cross, le cavalier se voit quand même contraint de trotter, voire de galoper entre les difficultés. Le cheval prend donc l'habitude de repartir énergiquement après chaque franchissement. Puis, il lui faut ralentir et se calmer pour aborder, au pas, une maniabilité, un reculer, un portail. Certains ont du mal à « refroidir », chauffent, trottinent et perdent ainsi de précieux points. Il est indispensable que le cavalier apprenne à sa monture à se relaxer instantanément à la demande. Il doit, par exemple, instaurer à la maison des pauses-récompenses, rênes en guirlande, au pas et à l'arrêt. Rapidement, il lui suffira d'abandonner les rênes pour obtenir un retour au calme immédiat.
Enchaînements délicats
L'éventail des difficultés n'étant pas très étendu, les traceurs du PTV peuvent corser la difficulté en proposant des associations difficiles : placer une bordure maraîchère quelques mètres après les branches basses ; demander le reculer après une longue galopade ; faire enchaîner contrebas et contre-haut, ou inversement, choisir une montée en main précédée d'un petit fossé qui incitera le cheval à s'élancer et à devancer son cavalier ; placer des ânes ou des chèvres à côté du portail, pour détourner son attention... Ces raffinements constituent autant de défis à relever pour les cavaliers expérimentés aux montures bien dressées, loin de la routine des parcours standardisés.

Les rituels de contact

Le cheval est un animal éminemment social qui a besoin de contacts fréquents avec ses congénères. Lorsqu'on lui en laisse la possibilité, il établit des relations sociales avec ses semblables. Le langage employé est à la fois gestuel et tactile.

Le contact naturel

Afin de bien comprendre ce qui se passe entre les chevaux domestiques qui vivent à l'écurie, il faut connaître les relations normales que les chevaux vivant à l'état sauvage établissent entre eux.
En liberté
Dans la nature, les chevaux vivent souvent en famille ou, plutôt, en harem. Chaque étalon dispose de quelques juments, qui sont suivies de leurs petits (jusqu'à deux ans). Il existe également des groupes de jeunes mâles vivant sans femelles. Bien entendu, les chevaux mâles ne sont pas castrés et vivent en communauté avec les juments et les poulains.
Dans le harem, on se connaît
La manière dont s'effectue le contact entre deux individus dépend à la fois de leur sexe et du fait qu'ils se connaissent déjà ou non. Le plus souvent, les chevaux sauvages se connaissent puisqu'ils vivent en famille. Ils savent donc quelle est la position hiérarchique de chacun. Ils éprouvent plus ou moins de sympathie pour les autres membres du clan. Le contact sera donc différent s'il s'agit de deux «copains» ou de deux individus qui ne s'apprécient guère. Les premiers se flairent juste les naseaux et restent paisiblement côte à côte, tandis que les seconds s’évitent plutôt ou échangent des menaces. Entre l'étalon et les juments, le contact peut prendre la couleur du flirt si Madame est bien disposée !
Rencontre entre inconnus
Lorsque deux individus qui ne se connaissent pas se rencontrent, la communication est avant tout gestuelle et olfactive. Par la position de son corps et sa manière de se mouvoir, le cheval indique à la fois son sexe, le statut hiérarchique auquel il prétend et ses dispositions. Les chevaux ayant l'odorat beaucoup plus développé que nous, leur nez leur indique aussi l'état hormonal et peut-être émotionnel de leur «interlocuteur». C'est ainsi que deux chevaux qui se rencontrent pour la première fois adoptent parfois un comportement typique, comme le piaffer pour les mâles. Ils vont ensuite s'approcher prudemment l'un de l'autre et se renifler les naseaux. Ce premier contact est souvent suivi d'un couinement et d'un lancé de l'antérieur vers l'avant. S'il s'agit d'un mâle, il reniflera aussi les zones génitales du nouvel arrivant ainsi que ses éventuelles déjections.

Le contact au club

Le contact rituel entre les chevaux de club varie beaucoup selon que l'établissement respecte ou non les besoins sociaux des chevaux. Cela va d'un simple bonjour en passant dans le premier cas à une foire d'empoigne dans le second.
Le contact : fondamental
Au club aussi, le contact entre deux individus varie selon qu'ils se connaissent bien ou non. Dans les établissements qui souhaitent disposer d'une cavalerie équilibrée et de montures fiables, tous les chevaux se connaissent. L'instructeur prend soin de mettre ses animaux au pré ensemble ou de les lâcher régulièrement dans un même paddock. En procédant de la sorte, il permet l'instauration d'une hiérarchie claire, synonyme de bon ordre social. Les animaux ont alors beaucoup moins tendance à se menacer les uns les autres, encore moins à échanger des coups de pied.
Les chevaux mal socialisés sont dangereux
Mais il existe, hélas, des établissements où les chevaux ne sont jamais lâchés ensemble et où ils n'ont donc pas l'occasion d'établir des rapports sociaux. Il n'y a pas, entre eux, de hiérarchie. En outre, les chevaux souffrent souvent d'un manque de relations avec leurs congénères. De tels animaux manifestent parfois une très grande envie d'aller à la rencontre de leurs semblables et traînent véritablement leur cavalier pour s'approcher d'un congénère. La rencontre risque d'être assez mouvementée, d'autant que les animaux sont déséquilibrés psychologiquement. Le malheureux cavalier a de grandes chances de se faire bousculer ou marcher sur les pieds, de recevoir un coup d'antérieur destiné au cheval inconnu, etc.

Le Highland

Un costaud au cœur d'or : ainsi pourrait-on présenter ce poney solide au physique comme au mental. Il est encore peu connu et peu répandu. Cependant, le highland est de plus en plus apprécié et recherché pour sa très grande douceur et sa polyvalence.

Des ancêtres primitifs

Isolés sur des terres à la végétation rase et éparse, soumis au climat rigoureux du nord de l'Écosse, les ancêtres du highland ont conservé beaucoup de caractéristiques des races primitives.
A l'âge de bronze
Przewalski, tarpan et autres ancêtres hantèrent sûrement la Manche du temps ou celle-ci était encore une plaine marécageuse, avant que les Îles Britanniques se séparent du continent. On a retrouvé dans la tourbe des hautes terres écossaises des ossements fossilisés remontant à 800 ans av. J.-C., ossements qui permettent de rattacher le poney highland à une race primitive d'équidé. Longtemps isolée du fait de son insularité, la race fut, après le Moyen Âge, croisée avec des chevaux lourds français puis des chevaux espagnols.
L'arabe, encore et toujours
L'influence du sang oriental reste cependant la plus marquante, comme pour beaucoup de races. Le duc d'Atholl employa des étalons orientaux dès le XVe siècle pour créer des poneys plus grands et plus rapides
Bâté et monté
Les poneys highland servaient à de multiples tâches sous le bât et sous la selle, l'attelage n'était pas concevable sur les raidillons de montagne et dans des terres généralement privées de routes. Ils étaient traditionnellement employés dans les chasses pour transporter les carcasses du gibier dans de grands paniers, ce qui démontre le naturel complaisant de ces poneys, peu de chevaux tolérant la proximité d'un animal mort.
Le highland aujourd'hui
Le highland est encore un poney rare : on compte environ 5000 sujets dans le monde. Son élevage connaît cependant une certaine expansion. Son caractère en or lui vaut un succès grandissant auprès des enfants. C'est un poney très sûr, peu rapide mais actif. Il saute volontiers et bien, s'adapte parfaitement en randonnée, où il peut porter un adulte, et excelle à l'attelage. Frugal, il se contente de peu et vit dehors toute l'année, résistant sans peine aux rigueurs de l'hiver. Il s'épanouira beaucoup mieux au pré, en compagnie de ses congénères, qu'au box, où il s’éteint.
Gros plan
Les extrémités du highland (bout du nez et membres) sont presque toujours noires, les pieds très durs. Le cap de maure, fréquent, est recherché. Les marques blanches ne sont pas acceptées, à l'exception d'une légère marque en tête. Les crins abondants ne sont pas drus mais soyeux.
Aimable et aimé
D'une gentillesse légendaire, joueur et amical, le highland est le poney qui convient le mieux pour la famille.
Origine
Le highland est originaire des Highlands, hautes terres du nord de l'Écosse au climat rigoureux. De là, il s'est répandu dans les Îles Hébrides et les Orcades. Les poneys des îles étaient en général plus petits que ceux des hautes terres.

Type et tempérament

Modèle
Le highland possède une jolie tête, assez courte, avec un front large encadré de deux yeux intelligents et doux. Le nez est fin, avec des naseaux larges, les oreilles petites et bien écartées. L'encolure puissante et plutôt longue se fond dans une épaule relativement inclinée. Le corps est compact, cylindrique, avec un dos souple, une croupe ronde et une queue attachée haut et bien portée. L'arrière-main est puissante avec une cuisse bien descendue et musclée.
L'ossature du highland est forte et sèche, avec des membres droits et durs, ovales plutôt que ronds, et des articulations larges et plates. Le canon est court et le paturon oblique, plutôt.
Taille
De 1,32 m à 1,48 m.
Robe
Les plus courantes sont toutes les nuances d'isabelle et de gris, jusqu'au gris souris. On trouve aussi du noir, du bai brun, et plus rarement du bai ou de l'alezan brûlé crins cendrés. La plupart des highlands portent une raie de mulet et des zébrures sur les membres qui rappellent le caractère primitif de la race.
Caractère
Gentil, amical, docile, paisible, le highland est le plus doux des compagnons. Il a néanmoins hérité d'une remarquable intelligence. Attentif il apprend facilement et deviendra le compagnon de jeux de toute la famille, y compris des animaux !