Le parcours d’orientation

Épreuve reine du TREC, le parcours d'orientation et de régularité (POR) en est aussi la partie la moins bien connue, puisque la difficulté de l’itinéraire repose sur son secret. Une aventure chaque fois renouvelée pour le concurrent, un vrai défi à relever !

POR : la précision en liberté

Il est rare que l'orientation inspire les cavaliers d'extérieur, qui préfèrent les itinéraires balisés. La pratique du POR leur permettra d'apprivoiser la carte et d'apprendre à l'aimer.
Un circuit tenu secret
Dès l'aube, les concurrents se succèdent à intervalles réguliers à la salle des cartes pour relever leur itinéraire : un circuit en boucle, mariant beaux paysages et subtilités topographiques, d'une longueur de 40 à 60 km s'il s'agit d'une épreuve officielle. Moins ambitieux, les parcours d'initiation se limitent souvent à 20 ou 30 km, ce qui est bien suffisant pour commencer ! La première difficulté consiste à reporter soigneusement le tracé sur sa propre carte à l'aide d'un surligneur suffisamment léger pour laisser apparaître les moindres détails.
Des vitesses imposées
Pendant les 20 minutes dont il dispose pour son relevé, le concurrent pourra tracer sur sa carte des repères kilométriques qui lui permettront ensuite d'évaluer sa vitesse. En effet, l'une des difficultés du parcours est la régularité, c'est-à-dire le respect de vitesses moyennes imposées. Celles-ci varient pour chaque tronçon, en fonction du relief, mais restent comprises dans une fourchette de 6 à 12 km/h. Pour tourner à 9 km/h par exemple, le cavalier peut faire alterner équitablement le pas et le trot et utiliser son chronomètre afin de progresser à un rythme aussi régulier que possible. Lorsqu'il arrive au contrôle marquant la fin du tronçon, les contrôleurs notent sur son carnet de route son heure d'arrivée, qui servira à calculer sa moyenne réelle.
A la recherche des contrôles
Le jeu consiste en effet à trouver les différents contrôles disséminés le long de l'itinéraire, contrôles dont nul ne connaît à l'avance la position. Ils sont généralement cachés au détour d'un chemin ,à la sortie d'un fourré ou derrière des buissons, de sorte que le concurrent ne les découvre qu'à la dernière minute. Les contrôleurs vérifient que le cavalier arrive par le bon chemin, dont l'emplacement est signalé par deux fanions. Ils notent son heure d'arrivée, puis lui offrent quelques minutes de pause, parfois aussi à boire ou un morceau de saucisson. Un contrôle vétérinaire peut également être pratiqué.
Faites vos comptes
Le cavalier part sur le POR avec un capital de 240 points qu'il va s'efforcer de ne pas dépenser. Hélas, en arrivant au contrôle, chaque minute de retard au d'avance sur le temps idéal lui coûte deux points. Si, par malheur, il arrive par un mauvais chemin, il sera délesté de 50 points. Le comble serait qu'il rate purement et simplement le contrôle, soit une pénalité de 100 points. Or, des contrôles, il y en a entre 5 et 10, parfois plus... Autant dire que les points filent vite et sans limite : une fois le stock initial épuisé, le compteur tourne avec des nombres négatifs.

POR, que d'émotions...

A première vue, le POR peut paraître un peu rébarbatif. En fait, c'est une source d'émotions fortes : sur le coup, on en bave, ensuite, on en redemande !
Livré à soi-même
Le grand défi du POR, c'est de laisser le cavalier en tête-à-tête avec sa carte. S'il veut dénicher le contrôle et éviter de se perdre, il lui suffit de suivre le tracé avec attention. Ce n'est pas vraiment difficile, surtout si l'on sait se servir d'une boussole. Mais, parfois, la concentration se relâche quelques instants, on passe le carrefour sans le voir, on s'offre un galop un peu trop long sur une belle piste herbeuse et, soudain, voilà qu'on ne reconnaît plus rien ! Émotion, inquiétude, précipitation... Mais où suis-je, que s'est-il passé ? Et, pendant ce temps, le chronomètre tourne... Il faut se repérer, vite ! Mais si l'on fait vite, souvent, on se perd encore davantage. Le POR est une école de calme et de maîtrise de soi.
Le défi de la carte !
La seule certitude, c'est que l'itinéraire a été vérifié par le traceur dans ses moindres détails : si ça ne passe pas , c'est que le concurrent s'est trompé. Le jeu consiste donc à repérer le détail qui lui indique où il se trouve exactement, qui lui permet de choisir le bon chemin : une clairière dans le bois, une ligne à haute tension, une source, une cuvette. L’orientation est une quête permanente d'indices, sur la carte et sur le terrain. Le cavalier devient un Sherlock Holmes confronté à des énigmes et à des casse-tête qui défient sans cesse sa ruse et son sens de l'observation. Quelle satisfaction de découvrir enfin le contrôle, qui confirme la réussite de l’enquête !

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