Confiance et complicité : les clés de l'éducation ?

Beaucoup de cavaliers sont tentés de faire de leur cheval « un copain » complice de tous les instants. Cependant, ce n'est pas la meilleure façon de l'aimer, ni de s'en faire aimer. Confiance et complicité reposent toujours sur le strict respect des règles.

Fonder la confiance

Travailler au sol permet d'établir la confiance qui est indispensable pour avoir de bonnes relations avec son cheval.
La sécurité engendre la confiance
Le cheval a besoin avant tout de sécurité. Seule la présence d'un dominant, compétent et bienveillant, le rassure complètement. Si vous voulez obtenir sa confiance, vous devez avant tout lui montrer que vous êtes un dominant compétent : c'est vous qui décidez parce que vous savez ce qu'il faut faire. Il en sera convaincu si vous ne le mettez jamais en danger, si vous ne lui faites jamais de mal et si vous savez le remettre à sa place, sans violence , quand il ne respecte pas la hiérarchie.
Méritez vos galons de chef
Pour obtenir ce poste de leader et, ensuite, conserver toujours la confiance absolue de votre monture, vous devez respecter scrupuleusement certaines règles que voici.
  • Soyez toujours cohérent : le cheval ne comprend pas les exceptions à la règle ni les sautes d'humeur.
  • Gardez-vous de tout anthropomorphisme : le cheval comprend beaucoup de choses, souvent de façon intuitive, mais ce n'est pas un être humain. C'est à vous d'essayer de vous mettre à sa place et de « penser cheval ».
  • Établissez progressivement un code qui permette à votre cheval de déchiffrer votre langage corporel et vocal.
  • Assurez-vous toujours qu'il a compris ce que vous lui demandez.
  • Ne demandez jamais quelque chose que vous n'êtes pas sûr d'obtenir : le cheval en tirerait les conclusions qui s'imposent et vous jugerait incompétent.
Comment faire ?
Toute cette théorie est bien jolie, mais elle ne donne pas forcément les moyens d'obtenir de bons résultats. Il n'y a pas de recettes, mais une façon de procéder qui est fonction du tempérament et de l'éducation de votre monture comme de vos propres connaissances. Travaillez beaucoup au sol : c'est là que vous obtiendrez les meilleurs résultats. Contentez-vous de choses très simples, mais fondatrices. Les gestes quotidiens les plus simples sont d'excellents exercices de dressage : bien se placer dans le box quand vous arrivez, marcher en main en respectant les distances, se déplacer en répondant à une gestuelle claire. Ne lui enseignez que ce que vous maîtrisez parfaitement. Sa confiance ne se mesure pas à l'aune de la sophistication des exercices. Ce qui compte est qu'il vous obéisse bien, et qu'il le fasse avec bonne volonté.
Et votre confiance en lui?
La confiance doit, bien sûr, être réciproque. Le but d'une bonne éducation au sol est de rendre le cheval sûr. Vous pouvez lui faire confiance s'il vous respecte. Mais, même ainsi, n'oubliez pas que le cheval reste un animal aux instincts puissants auquel on ne doit jamais se fier aveuglément. Votre vigilance est le meilleur garant de votre sécurité.
Le bon geste
Pour éduquer un cheval, pour développer la complicité et la confiance, rien de tel que de petits apprentissages quotidiens. Inutile de faire des numéros de cirque. Commencez par lui enseigner des choses simples mais vraiment utiles, qui vous serviront chaque jour : marcher parfaitement en main, s'arrêter sur une simple indication vocale, rester immobile, déplacer hanches et épaules d'un pas sur un simple geste de votre part, etc.

La complicité bien comprise

Votre cheval vous fait confiance, vous en obtenez ce que vous voulez, vous êtes sûr de lui ? Attention, ce n'est pas une raison pour faire copain-copain.
La complicité, qu'est-ce que c'est ?
Une complicité bien comprise entre votre cheval et vous repose sur un respect réciproque. Gratouilles et câlins font partie du plaisir mais, attention, votre cheval ne peut pas et ne doit pas devenir votre égal : vous êtes le chef. Vous décidez toujours ce qu'il faut faire. Votre cheval est votre complice dans la mesure où il est un partenaire sûr et de bonne volonté, qui vous comprend dans l'instant. Mais ce n'est pas un copain avec lequel on peut intervertir les rôles.
Ce n'est jamais lui qui décide
Pour conserver votre empire sur cet animal rapide, fort et parfois imprévisible, pour obtenir beaucoup de lui sans avoir à le craindre, vous ne devez pas confondre douceur et faiblesse. Nous autres humains avons une faiblesse : nous voulons qu'on nous aime. Souvent, nous croyons nous faire mieux aimer du cheval en le traitant comme un enfant qu'on câline et à qui l'on cède parfois. Or, cette attitude vous fera perdre le respect qu'il a pour vous et l'intérêt qu'il vous porte. N'oubliez pas : le cheval cherche un chef qui le guide et assure sa sécurité, pas un copain ! Respectez ses besoins, assurez-vous qu'il vous comprend parfaitement mais ne lui octroyez jamais une once de pouvoir.
Le coin du pro
Il faut éviter les câlins si le cheval n'éprouve pas un respect véritable pour son maître. Un cheval très gentil, qui vient amicalement vous souffler dans le cou, mais qui vous marche sur les pieds, passe devant vous quand vous marchez en main, se jette sur sa ration en vous bousculant ne vous respecte pas. Malgré sa gentillesse, vous n'êtes pas vraiment en sécurité avec lui.

La dentition

Les dents sont faites pour croquer et pour manger, aurait pu dire M. de la Palice ! Mais il aurait encore dû préciser que leur forme correspond à leur fonction, c'est-à-dire à la manière dont leur propriétaire se nourrit. Et que celles des chevaux sont en cela bien particulières.

Une belle organisation mécanique

Selon le dictionnaire, la dent est « un organe dur, enchâssé dans la mâchoire, formé d'ivoire et recouvert d'émail ». Voilà déjà une meilleure définition que celle de M. de la Palice ! Mais elle est encore loin d'être complète en ce qui concerne le cheval.
Des chiffres et des noms
Une première particularité est que les chevaux mâles ont plus de dents que les juments: 40 pour les premiers, 36 pour les secondes. Chaque mâchoire de la jument compte 6 incisives et 12 molaires. Le mâle possède en plus 2 canines appelées crochets. Seconde particularité, chaque mâchoire comporte, entre les dents de devant et les molaires, un espace libre nommé « barre ».
Des drôles de canines
On peut se demander pourquoi les chevaux, qui sont des herbivores, ont des canines. Ils les tiennent en fait de leurs très lointains ancêtres, les éohippus, qui vivaient il y a cinquante millions d'années dans les forêts et qui étaient omnivores. On peut encore se demander pourquoi, après une si longue période, chez les mangeurs d'herbe qu'ils sont, ces canines devenues inutiles n'ont pas disparu. Ce serait oublier que seuls les mâles en sont dotés et que les étalons se mordent lorsqu'ils se battent pour conserver leurs juments.
Utiles, les barres !
Les barres semblent être une fantaisie de la nature. Mais elles sont en fait fort utiles au cheval. Elles lui permettent de stocker quelques bouchées de fourrage pendant que ses molaires écrasent les bouchées précédentes. Le cheval a en effet besoin d'avoir une toute petite avance de nourriture : c'est un animal très craintif, toujours pressé, toujours prêt à bondir pour fuir un éventuel danger. Pour lui, un brin d'herbe supplémentaire compte !
Du poulain au brouteur
Les incisives portent des noms précis. Les deux centrales sont les pinces, de chaque côté desquelles se trouvent les deux mitoyennes, elles mêmes encadrées par les deux coins. A la naissance, aucune dent n'est encore sortie. Elles apparaissent au cours du premier mois : les pinces d'abord, puis les mitoyennes et, vers un an, les coins. Vers deux ou trois ans, ces incisives de lait tombent et sont remplacées par les dents définitives.
Les crochets n'apparaissent chez les mâles que vers quatre ans. Les molaires, qui sont au nombre de quatre seulement dans les premières années, se complètent vers quatre ou cinq ans. Avant six ans, la bouche du cheval est définitivement formée.
Le dentiste du cheval
C'est le plus souvent le vétérinaire qui râpe ces vilaines et douloureuses anomalies dentaires que sont les surdents. Mais ce peut être aussi un maréchal-ferrant expérimenté ou l'un de ces « techniciens dentaires » que l'on trouve maintenant dans presque toutes les régions d'élevage.

Des dents qui ne cessent de pousser

Dans la nature, le cheval se nourrit principalement d'herbe et de graminées. Ces plantes, riches en silice, sont abrasives. C'est pourquoi, au fil des millénaires, les dents du cheval ont acquis une croissance quasi permanente. L'usure dûe à la mastication est compensée par une pousse constante.
L'âge et la table dentaire
L'état des dents de la mâchoire inférieure du cheval (celles qui s'usent le plus) indique l'âge de l'animal. C'est « l'âge marqué » : à l'observation, on peut dire que le cheval « marque » tant d'années. Mais, après douze ou treize ans, l'usure des dents ne donne plus d'indications précises. On dit alors que le cheval « ne marque plus », qu'il est « hors d'âge ».
Un défaut de la nature
La mâchoire inférieure du cheval est nettement plus étroite que celle du haut. Les molaires de ses deux mâchoires ne s'imbriquent donc pas parfaitement les unes dans les autres durant la mastication. Ce décalage peut entraîner, en particulier chez les chevaux nourris avec des aliments concentrés, une usure irrégulière des dents et l'apparition d'aspérités piquantes contre la joue.
Ces aspérités, nommées surdents, provoquent des blessures des joues et de la langue. Le cheval mange alors plus lentement et moins. La douleur peut aussi l'inciter à se défendre contre la main de son cavalier. Il importe donc de faire contrôler les dents une fois par an.
Le bon geste
Pour savoir si un cheval souffre de surdents, ouvrez-lui la bouche en posant un doigt sur une de ses barres, puis passez l'index de l'autre main entre sa joue et ses molaires. Ça pique? Ça râpe? Les surdents sont là.

L’armoire à pharmacie

Que ce soit dans ses écuries ou dans son van, il faut toujours disposer d'une pharmacie bien entretenue. Malgré leur grande taille et leur force, les chevaux sont des animaux fragiles, qu'il est souvent nécessaire de soigner.

Constituer sa pharmacie

Au moment de constituer sa pharmacie, il faut impérativement faire appel à un vétérinaire équin, qui vous conseillera dans vos choix et vous fera les ordonnances nécessaires.
L'équipement général
La pharmacie d'écurie doit tout d'abord contenir un certain nombre d'appareils et d'ustensiles de base qui permettent de faire face aux soins courants.
  • Un thermomètre : essentiel pour contrôler la température. Rappelons que la température normale, chez le cheval, oscille entre 37,5 et 38,5°C.
  • Des ciseaux à bouts ronds réservés à la pharmacie : pour parer une plaie ouverte et en extraire les tissus morts.
  • Une pince à échardes : pour éliminer les impuretés d'une plaie.
  • Une tondeuse propre en état de marche : pour raser le poil autour d'une plaie avant de la recoudre. Un coup de tondeuse permet également de mieux voir les veines du cheval avant de pratiquer une injection.
  • Un stéthoscope : suivre l'évolution du rythme cardiaque du cheval est très utile pour contrôler la récupération après l'effort, ainsi que l'évolution d'une maladie.
  • Un tord-nez et une chaîne de contention : il est parfois indispensable de disposer de ces moyens de contention pour venir à bout d'un cheval difficile ou qui souffre.
  • Un panier : afin d'empêcher le cheval de manger ou de grignoter de la paille (en cas de coliques, par exemple).
  • Du matériel de maréchalerie : il faut, en effet, pouvoir déferrer un cheval blessé.
  • Des seringues de 20 ml et des aiguilles roses : pour les injections.
Bon à savoir
Un réfrigérateur capable de produire de grandes quantités de glace rendra de réels services. Le froid exerce, en effet, un puissant effet anti-inflammatoire. L'application de glaçons en cas de lésion tendineuse ou articulaire sera très utile.
Attention, danger !
En se passant de vétérinaire, on risque de faire plus de mal que de bien ! Ce n'est pas pour rien que les vétérinaires suivent de longues études. Ne jouez pas à l'apprenti-sorcier, appelez l'homme de l'art !
Le matériel de désinfection
Les chevaux se font fréquemment des atteintes. Il faut donc disposer de tout le matériel nécessaire à la désinfection et au pansement des plaies.
  • Des compresses stériles non adhésives : à placer entre plaie et pansement.
  • Des plaques de coton cardé : on les pose sous les bandes pour tenir le membre au chaud et le protéger de la poussière et des chocs.
  • Des bandes Velpeau (en crêpe) et de l'Élastoplast : pour protéger une plaie des agressions extérieures.
  • Des bandes de repos : bien sûr !
  • Un spray antiseptique à base de poudre d'aluminium : on ne pulvérisera ce produit que sur une plaie propre et sèche.
  • Un spray antibiotique : il sert à dés infecter une plaie à distance.
  • De la teinture d'iode ou un savon désinfectant : pour se laver les mains avant d'appliquer des soins au cheval, désinfecter une plaie ou composer une solution désinfectante en mélangeant ces produits à de l'eau.
  • De l'eau oxygénée : pour désinfecter les plaies profondes.
  • De l'alcool à 90° : pour désinfecter les bouchons des flacons, avant le remplissage des seringues stériles, puis la peau de l'animal à l'endroit où on va le piquer.
  • Du sérum physiologique stérile : pour laver une plaie souillée par de la terre ou du crottin.
  • Du sérum antitétanique : il faut parfois faire une injection sous-cutanée de ce sérum chez les chevaux victimes d'une blessure ouverte et souillée.
Les produits divers
Prévoyez un ensemble de produits et de médicaments destinés à faire face aux affections les plus fréquentes : crevasses, coliques, œdèmes des membres, etc.
  • Une pommade grasse antiseptique et de la vaseline : pour le traitement et la prévention des crevasses.
  • De l'eau Blanche : à appliquer sous les bandages, en cas d'engorgement des tendons.
  • De la liqueur de Villatte : ce produit lutte contre la pourriture des fourchettes (sous les sabots). On l'applique avec un coton dans les lacunes.
  • De l'huile de paraffine : pour faciliter le transit en cas de coliques.
  • Un antispasmodique léger : toujours contre les coliques, en attendant le vétérinaire.
  • Des cataplasmes, type Antiphlogistine : à appliquer sur les membres après un effort ou un choc pour prévenir l'apparition de molettes.

Entretien de la pharmacie

Une armoire à pharmacie non entretenue est inutile, voire dangereuse. Un peu de soin, donc.
Mise à jour
La pharmacie doit faire l'objet d'inventaires réguliers. Ces examens servent à éliminer les produits périmés. On range souvent dans l'armoire à pharmacie un produit prescrit par le vétérinaire et on l'y oublie. Or, les médicaments ont une date de péremption. Passé une certaine date, non seulement ils ne sont plus efficaces, mais ils peuvent être dangereux. Il serait dommage d'administrer, dans l'urgence, un tel produit. Voilà pourquoi il faut s'astreindre à éliminer régulièrement de son armoire sanitaire tous les produits périmés.
A l'ombre
Assurez-vous également que votre pharmacie ne laisse pas passer la lumière et que la température qui y règne reste raisonnable. Certains produits vétérinaires se dégradent en effet plus vite à la lumière et évoluent en fonction de la température ambiante. Attention, donc, de ne pas fixer son armoire derrière une fenêtre ou une verrière. Il vaut mieux l'installer à l'ombre et au frais.
Propre sinon aseptisée
Les soins doivent se faire dans de bonnes conditions d'asepsie si on veut éviter les risques d'infection. Sans aller jusqu'à l'asepsie clinique, vous devez vous efforcer de maintenir votre pharmacie dans un état de grande propreté. Évitez notamment de l'installer dans un endroit trop poussiéreux.

Le trot enlevé : rythme et équilibre

Le trot n'est pas très confortable quand on débute. Il semble en effet difficile de rester assis sans perdre ses moyens. Le trot enlevé permet d'accompagner facilement le mouvement du cheval et de se sentir à l'aise dans cette allure.

Pour amortir les secousses

Avec la pratique, un cavalier parvient à conserver la position assise même au trot allongé. Il amortit les secousses avec décontraction et reste comme soudé à sa selle. Mais, au début, le cavalier se sent secoué dans la selle à chaque foulée. Le trot enlevé, qui consiste à se lever en appui sur les étriers un temps sur deux, épargne beaucoup de peine.
Au travail
Le trot enlevé ne demande pratiquement aucun effort: c'est uniquement une question d'équilibre et de rythme. Il faut tout d'abord s'exercer au pas, éventuellement en longe
  1. Assis dans votre selle, les étriers chaussés, inclinez légèrement le buste en avant. Soulevez un peu vos fesses de la selle en dépliant vos genoux, puis rasseyez-vous en les fléchissant. Recommencez plusieurs fois à un rythme rapproché : assis, debout, assis, debout ...
  2. Avant de partir au trot, contrôlez la position de vos jambes : l'étrier doit être chaussé au tiers du pied, le talon est plus bas que la pointe du pied, le mollet est au contact du flanc du cheval. La cheville reste souple, la pointe du pied à peine tournée vers l'extérieur.
  3. Inclinez légèrement le buste en avant, sans arrondir le dos. On devrait pouvoir tracer une ligne verticale passant par vos épaules, vos genoux et la pointe de vos pieds. Exercez une nette pression des mollets vers l'avant pour mettre le cheval au trot. En profitant d'un temps du trot, prenez appui sur vos étriers et soulevez les fesses de la selle.
  4. Rasseyez-vous en douceur pour le temps suivant, en conservant la même position du buste, puis soulevez- vous de nouveau. Continuez ainsi, debout, assis, debout, assis. Si cela peut vous aider, comptez les temps: 1, 2, 1, 2. Le temps de trouver votre équilibre, vous pouvez appuyer vos mains sur le garrot, ou même prendre les deux rênes dans une main et attraper une poignée de crins dans l'autre.
Le trot : une allure sautée
Le trot est une allure sautée à deux temps : le cheval pose l'antérieur droit et le postérieur gauche au soi, puis saute et pose l'antérieur gauche avec le postérieur droit. Le trot apparaît donc au cavalier comme une série de petits bonds, plus ou moins élastiques. Certains chevaux font des foulées amples et s'enlèvent nettement. Ils sont très inconfortables. D'autres au contraire rasent le soi, soulevant leurs membres sans que le dos se déplace beaucoup. Leur trot est facile à amortir.
En extérieur
Dès que l'on a acquis le bon geste, le trot enlevé devient une allure confortable que l'on peut maintenir très longtemps. Le cheval aussi peut conserver longtemps le trot, qui l'essouffle moins que le galop et fatigue moins ses membres. En extérieur, on trotte presque toujours enlevé. Il faut penser à changer de diagonal régulièrement, afin que le cheval ne travaille pas plus d'un côté que de l'autre.
A éviter
Il ne faut surtout pas s'accrocher aux rênes pour conserver son équilibre. Si votre position est bonne, vous devez pouvoir vous lever et vous asseoir sans effort. Tant que vous n'êtes pas sûr de vous, il faut garder vos mains en appui sur le garrot ou tenir les crins. Il est essentiel de ne pas bouger les mains lorsque vous trottez enlevé, sinon le cheval ressent des à-coups dans la bouche et repasse au pas. Conservez les mains basses et gardez les bras décontractés.

Le jury en dressage

Dans les épreuves de dressage, le jury est bien souvent pris d'assaut par les réclamations et les critiques des concurrents : dur métier que celui de juge de dressage, dont on voudrait qu'il soit un observateur objectif et infaillible.

Comprendre pour accepter

Un cavalier de dressage doit apprendre à accepter les notes et les commentaires des juges. Pour cela, il est préférable de bien comprendre comment fonctionne un jury.
Le principe
Les candidats présentent une reprise devant un jury composé de plusieurs juges. Chacune des figures exécutées est jugée et notée séparément par chacun des juges. Des notes générales sont également attribuées en fonction des aptitudes du cavalier et du cheval : position et emploi des aides du cavalier, allures du cheval, etc.
Les feuilles de notes
Chaque reprise est décrite sur un protocole, que les cavaliers peuvent se procurer auprès des organisateurs. Chaque juge reçoit, pour chaque cavalier, une feuille de notes qui comporte le texte de la reprise. Une case est prévue en face de chaque figure pour que le juge puisse y inscrire sa note et faire les commentaires qu'il estime nécessaires. A la fin de la reprise, un secrétaire ramasse les feuilles de notes, fait la somme des points pour chaque figure et pour chacune des notes générales, puis affiche le résultat dans ce qui est appelé le procès-verbal de résultat. Tous les résultats doivent être affichés et comporter le nom des juges.
Des commentaires utiles
Chaque cavalier reçoit à la fin de l'épreuve les feuilles de notes des différents juges, qui portent leurs commentaires. Ils constituent un excellent outil de travail dans la perspective de futures compétitions. Ils permettent de comprendre comment la prestation a été perçue et, éventuellement, de corriger ou d'améliorer sa façon de monter et de faire travailler son cheval. Dans cette mesure, les juges ont un rôle de formateurs qui n'est pas la moindre de leurs responsabilités. C'est tout le sens des compétitions de dressage, dont l'objectif est en principe d'aider le cavalier et le cheval à progresser.

L’impossible devoir d’objectivité

On voudrait que les juges soient objectifs : mais les cavaliers eux-mêmes le sont-ils lorsqu'ils contestent une note ou un classement ?
D'après le règlement
Les juges de dressage doivent, en principe, se référer au règlement pour attribuer leurs notes et faire leurs commentaires. Le règlement évolue d'année en année et tient compte des progrès et des changements intervenus dans la discipline. Néanmoins, malgré le devoir d'objectivité qui est le leur, les juges ne peuvent échapper à la subjectivité. Lorsqu'un concurrent entre en piste, il produit une certaine impression. Il est inévitable que cette impression influence, dans une certaine mesure, chacun des juges. De plus, le règlement ne fait pas toujours l'unanimité et certains juges ont un point de vue personnel divergent qu'ils ne peuvent étouffer complètement.
Des interprétations différentes
La prestation est ainsi jugée différemment par les divers juges et est fonction de l'idée que chacun se fait des qualités d'un cheval et d'un cavalier de dressage. Une réaction du cheval, par exemple, peut être interprétée comme une manifestation de sa vitalité, de son plaisir de travailler, donc de la réussite du dressage mené par le cavalier, qui a su préserver la personnalité de sa monture, ou, au contraire, comme une manifestation patente d'un manque de soumission. Ainsi, d'un juge à l'autre, cette réaction est susceptible d'influencer de façon assez différente la note de la figure concernée et la note générale. Cette subjectivité inévitable fait que les juges prêtent bien sûr le flanc aux critiques et aux contestations. Il est bien rare que les notes attribuées et le classement final fassent l'unanimité.

La préparation du cheval d’attelage

Même s'il est déjà parfaitement mis sous la selle, le cheval doit être préparé au travail spécifique de la traction. Longues rênes, fouet, voix, harnais : tout cela doit lui être présenté progressivement.

Avec un cheval débourré

Mettre le cheval aux longues rênes
La mise aux longues rênes est un moment important dans le dressage de tous les chevaux. Elle est d'une importance particulière, on s'en doute, pour le cheval d'attelage. On procède à la mise aux longues rênes quand le cheval est parfaitement aux ordres en longe. Pour les premières leçons, mieux vaut travailler le cheval en caveçon. Il faut se faire aider d'une personne qui se tient à la tête du cheval et le contrôle avec une longe fixée à l'anneau central du caveçon. Les longues rênes sont fixées aux anneaux latéraux du caveçon, puis passées dans les clés du surfaix.
Patience et douceur
Il faut amener en douceur le cheval à accepter la sensation des longues rênes sur sa croupe. Le dresseur marche tantôt à côté du cheval, tantôt derrière lui. L'objectif est de lui apprendre à mobiliser ses épaules et non pas seulement sa tête et son encolure, ainsi que de l'accoutumer à la pression des rênes sur sa croupe et, lorsque le dresseur marche à côté, au-dessus de ses jarrets. Soyez patient et peu exigeant. Accordez de fréquentes récréations et récompensez abondamment. Les premières séances aux longues rênes doivent être très courtes (10-15 mn). Lorsque le cheval accepte les longues rênes dans le calme et répond bien aux ordres, l'assistant peut se retirer. On peut ensuite travailler sur le filet.
Garnir le cheval
L’étape suivante consiste à « garnir » le cheval, c'est-à-dire à lui passer le harnais d'attelage. Il faut pour cela procéder progressivement en posant le harnais pièce par pièce. Un cheval bien débourré accepte tranquillement cette étape si elle est menée avec la douceur nécessaire. Il doit s'habituer à se déplacer à toutes les allures avec le harnais jusqu'à ce qu'il retrouve une aisance parfaite.
Le matériel nécessaire
Pour mettre votre cheval à l'attelage, il vous faudra :
  • un caveçon ;
  • un filet;
  • de longues rênes ou deux longes de travail;
  • une chambrière;
  • un harnais de travail;
  • une traine en bois ou un vieux pneu muni d'un palonnier;
  • des cordes;
  • de faux brancards (des tuyaux en PVC);
  • une voiture à deux roues.

La traction

La sensation suscitée par une résistance sur les traits est tout à fait nouvelle pour le cheval. Il doit alors comprendre qu'on attend de lui qu'il résiste lui-même et tire la charge.
Comprendre la traction
Pour commencer, deux assistants doivent s'accrocher aux traits en se plaçant assez loin derrière le cheval. Ils s'écartent plus ou moins et dosent la résistance qu'ils exercent selon les indications du dresseur. L'avantage de la coopération de deux assistants est qu' ils peuvent réagir rapidement si le cheval n'accepte pas bien la traction.
Le pneu
Lorsque le cheval semble comprendre le principe de la traction, on l'attelle à un pneu accroché à un palonnier. Cette charge, qui est sans danger, lui permettra de mieux se familiariser avec les sensations qui' accompagnent l'attelage. Attention, ses réactions peuvent être violentes ! On peut remplacer le pneu par une traîne en bois. Le dresseur ou l'assistant peut monter sur le pneu ou la traîne lorsque le cheval se montre calme.
Les brancards
Le cheval est maintenant familier avec le harnais et les traits. Reste à lui donner l'occasion de découvrir les brancards. Leur contact et le sentiment d'emprisonnement qu'ils provoquent risquent de susciter des réactions violentes. Deux assistants se placent à droite et à gauche du cheval en tenant les faux brancards (tuyaux en PVC ou baguettes rondes en bois) qu'ils approchent progressivement de ses flancs.
La mise à la voiture
Il faut maintenant mettre le cheval à la voiture. On se fera aider de deux assistants. Il faut amener la voiture au cheval et non chercher à faire reculer celui-ci vers les brancards.
Les aides du dresseur
Contrairement au cavalier, le meneur n'a pas de contact physique avec le cheval : il doit employer des aides particulières. Le fouet et la voix sont deux outils de communication très importants. Pendant toute la phase préparatoire aux longues rênes et au trait, le meneur doit enseigner ce code de communication au cheval.

Galoper sur le bon pied

Si vous savez demander le départ au galop en un point précis, vous distinguez également le galop à droite du galop à gauche. Peu à peu, vous saurez aussi le « sentir » dans votre assiette et dans tout votre corps. Le galop deviendra alors pour vous une allure rythmée, confortable et dansante, que vous suivrez avec

Un principe à respecter

Le galop est une allure asymétrique : il y a donc un galop pour aller à droite et un galop pour aller à gauche. Le tout étant de ne pas se tromper.
L’équilibre naturel
Spontanément, le cheval adopte l'allure qui convient le mieux pour se déplacer en conservant son équilibre. Lorsqu'il galope, il choisit de galoper à droite pour tourner à droite, à gauche pour tourner à gauche. Chaque fois qu'il change de direction, il change de pied afin de rester en équilibre et de maintenir un mouvement efficace.
Pour reproduire cet équilibre naturel lorsqu'on travaille sur le plat en manège ou en carrière, on galope à droite lorsqu'on est à main droite, à gauche lorsqu'on est à main gauche. Si le cheval galope à gauche lors- qu'il est à main droite, ou l'inverse, on dit qu'il galope à faux.
Le bon côté
Toutefois, la plupart des chevaux ont un côté un peu plus souple que l'autre. Ils ont donc tendance, lorsqu'ils prennent le galop sur une ligne droite, à partir sur leur pied «préféré», du côté où ils se sentent le plus à l'aise. Il est intéressant d'observer son cheval en liberté: on constate que deux fois sur trois (voire plus), il prend le galop sur le même pied, quitte à changer une ou deux foulées plus tard pour s'adapter à la direction. Cela désigne son «bon côté».
A volonté
Pour aider les cavaliers qui débutent, on leur fait prendre le galop dans un tournant: le cheval part presque obligatoirement sur le bon pied. Mais une fois que le cavalier sait partir au galop sur la jambe intérieure, il doit être capable de faire partir son cheval sur le bon pied même en ligne droite.
Les aides pour vous aider
Si vous placez vos aides correctement, le cheval peut difficilement partir sur le mauvais pied. Prenons l'exemple d'un départ au galop à droite, piste à main droite. Vous reculez légèrement la jambe gauche, qui pousse légèrement les hanches vers la gauche. En même temps, votre jambe droite agit nettement à la sangle. Le poids du corps se reporte sur la fesse gauche et l'assiette incite le cheval à se porter en avant. La main droite maintient les épaules sur la piste par un effet de rêne contraire. Le cheval se trouve ainsi légèrement traversé, le bout du nez vers la droite, comme dans un tournant à droite.
Sur le bon pied ?
Comment savoir si votre cheval galope sur le bon pied ? Au galop à droite, l'épaule droite s'avance nettement plus que l'épaule gauche lors de l'extension de l'antérieur au troisième temps du galop. Il suffit donc de regarder les épaules du cheval pour comprendre sur quel pied ce dernier galope. Attention toutefois de ne pas vous pencher d'un côté: cela déplacerait le poids de votre corps et inciterait le cheval à changer de pied. L'asymétrie du galop est nettement perceptible. Petit à petit, sans avoir à «consulter» l'épaule, vous sentirez dans votre assiette de quel côté le cheval galope.
Bon à savoir
Il faut accepter de suivre une certaine progression si l'on veut que les acquisitions soient solides. Avant de vous poser le problème du galop sur le bon pied vous devez :
  • galoper assis sans difficulté
  • connaître le mécanisme du galop
  • savoir partir au galop en un point précis en plaçant vos aides correctement
  • être capable de contrôler l'allure au galop

Le galop à faux

Le cheval peut apprendre à galoper à faux en dressage, mais dès qu'il est dans un train rapide, il doit galoper sur le bon pied.
Question d'équilibre
Avant de demander à un cheval de changer de direction, il faut s'assurer qu'il galope sur le bon pied si on veut prendre le tournant dans de bonnes conditions. Cela revêt une importance particulière dès que l'on galope à un train un peu soutenu, mais aussi en terrain varié et à l'obstacle: toutes situations où l'équilibre et la force du cheval sont fortement sollicités.
Changer de pied
Si votre cheval est parti au galop sur le mauvais pied, repassez aussitôt au trot et redemandez un départ en plaçant correctement vos aides, éventuellement de façon un peu plus accentuée.
Mais vous pouvez aussi demander au cheval de changer de pied sans repasser au trot. Cela peut être utile, notamment en extérieur ou à l'obstacle, lorsque le cheval galope sur un pied et qu'une courbe dans l'autre sens se présente.
Pour cela, inversez nettement la position des aides en déplaçant le poids de votre corps. Par exemple, si vous galopez à droite et que vous vouliez changer de pied pour galoper à gauche, déplacez le poids de votre corps nettement sur la fesse droite en reculant légèrement votre jambe droite tout en agissant avec la jambe gauche à la sangle. Inversez le pli et soulagez l'épaule gauche par un effet de rêne contraire gauche.

L'Exmoor

L'énergique poney d'Exmoor est un sauvageon qui peut devenir un excellent compagnon à l'attelage et sous la selle. Mais cette race encore rare doit être maintenue dans son milieu d'origine et élevé en liberté si on veut qu'elle conserve ses qualités et son exceptionnelle pureté génétique.

Un survivant

La région d’Exmoor ne connut guère, pendant longtemps, d’activités humaines: le poney du même nom y vécut presque totalement sauvage jusqu’au XIXe siècle.
Un milieu préservé
Chassés, domestiqués, privés de leur habitat naturel par l’agriculture et les activités humaines en général, les poneys archaïques qui peuplaient la Grande-Bretagne ont peu à peu perdu leurs caractéristiques. Les troupeaux sauvages ont en grande partie disparu de leur biotope naturel. Quelques poneys, cependant, ont réussi à se maintenir dans leur milieu: c’est le cas du poney d’Exmoor. La région, à l’écart des réseaux routiers, ne présentant ni ports ni un intérêt commercial particulier, resta préservée. L’Exmoor put continuer à vivre et à se reproduire dans la lande et les marais. Les fermiers de la région utilisaient quelques sujets pour l’attelage ou les travaux agricoles: parfois, ils le mettaient sous la selle.
Un territoire menacé
Une grande partie du territoire de l’Exmoor fut mis en vente en 1818. Heureusement, un éleveur, Thomas Acland, entreprit de sauver une trentaine de poneys et de maintenir de petits troupeaux semi-sauvages dans quelques portions de landes; l’idée était de préserver les caractéristiques rustiques de la race. Les descendants du cheptel sauvé par Acland paissent toujours dans la région.
La guerre, encore elle
Un siècle plus tard, l’Exmoor Poney Society vit le jour. Celle-ci s’efforça, sous la houlette de Réginald le Bas, de promouvoir l’élevage du type originel de l’Exmoor. Mais le cheptel restait faible et, durant la Seconde Guerre mondiale, l’Exmoor, comme la plupart des poneys et chevaux de Grande-Bretagne, fut réquisitionné pour la remonte. La race frisa l’extinction: on estime qu’une cinquantaine de sujets seulement survécurent à la guerre.
Sauvez l’Exmoor !
Quelques fermiers se mobilisèrent pour tenter de sauvegarder la race. Deux Exmoors furent même exposés au zoo de Londres pour sensibiliser l’opinion publique. Enfin, les éleveurs semblèrent comprendre l’intérêt zoologique – et la rareté – de la race. Dans les années 70, on enregistrait une trentaine de naissances par an. En 1990, on comptait environ 1200 poneys d’Exmoor dans le monde, dont quelques-uns sur le continent américain. Toutefois, l’espèce semble perdre ses caractéristiques lorsqu’elle n’est plus élevée en liberté. Or, moins de 250 sujets vivent encore dans les Landes. L’Exmoor doit donc être encore considéré comme un poney rare et en danger!
Le saviez-vous ?
L’Exmoor possède un pelage extrêmement fourni, épais, dur et élastique, néanmoins lisse au toucher, très épais en hiver. La différence entre la robe d’été et la robe d’hiver est considérable. Il a également été doté, pour résister au froid et surtout aux abondantes précipitations, de crins étonnamment drus. A la base de la queue, les crins forment un éventail dense qui fait office de gouttière et conduit l’eau de pluie ou la neige fondue de part et d’autre des cuisses – évitant ainsi un écoulement sous la queue et à l’intérieur des cuisses. Dans le même ordre d’idées, sa paupière supérieure présente un repli charnu : en cas de pluie abondante, l’eau qui ruisselle le long de la face contourne les yeux et ne vient pas troubler la vision. Ce repli lui donne parfois un regard...un peu lourd !
Robuste et indépendant
Les poneys d’Exmoor encore élevés dans leur milieu d’origine gardent des caractéristiques très proches du poney primitif dont ils descendent.
Origines
L’Exmoor, situé dans le sud-ouest de l’Angleterre, est une région de landes et de marais. D’abondantes précipitations y font pousser généreusement graminées, ajoncs et bruyères. Les hivers y sont rudes. Le poney d’Exmoor est élevé en semi-liberté dans cet environnement, où l’on s’efforce de préserver autant que possible les caractéristiques primitives de la race.

Type et tempérament

Le poney d’Exmoor est le seul équidé à posséder un vestige de la septième molaire, souvenir de son ancêtre archaïque. Parfaitement adapté à la rudesse de son environnement, c’est un poney fort, énergique et endurant.
Modèle
La tête est équilibrée et expressive, avec un regard parfois un peu lourd, et un chanfrein rectiligne. L’encolure longue est bien attachée à l’épaule plongeante et le poitrail large. Le passage de sangle est remarquablement profond. Le dos est fort, l’arrière-main puissante, les membres solides et courts, munis de pieds très durs. L’abondance des crins et le poil double sont caractéristiques de la race. Sa taille varie de 1,17 m à 1,35 m, la moyenne se situant autour de 1,27 m.
Robe
Bai, bai brun ou louvet. Aucune marque blanche. Le bout du nez, le tour des yeux, le ventre et l’intérieur des cuisses sont plus clairs.
Caractère
Résistant, plein d’énergie, l’Exmoor est aussi un poney au tempérament affirmé. Assez indépendant, il doit être pris en main par un dresseur expérimenté si on veut qu’il devienne une excellente monture d’extérieur ou de loisir. C’est un bon cheval d’attelage, franc et vigoureux.

Le rythme de marche : gestion d’une étape

Passer plusieurs jours dans la nature avec son cheval... un rêve ! Vous êtes prêt à partir. Mais quel rythme tenir pour que votre cheval arrive chaque soir frais et dispos, afin que l'aventure ne se termine pas le premier jour par épuisement de votre monture ?

Des secrets pour aller loin

Une étape d'une journée varie entre 15 et 50 km. Cette variation s'explique par le niveau des cavaliers, le niveau d'entraînement des chevaux, la difficulté du terrain, la durée de la randonnée, la météo, etc. Pour que votre monture rentre de la randonnée fraîche comme un gardon, voici quelques bons trucs.
Choisir l'étape et déterminer les allures
Vous devez décider honnêtement du nombre d'heures que vous et vos compagnons de route pourrez passer en selle. Emportés par l'enthousiasme, vous risquez d'en prévoir trop. En général, cinq heures en selle représentent une bonne étape. Vous parcourrez alors en moyenne 25 km dans la journée. Sur la carte, vous allez observer des différences importantes de terrain : ici, la pente semble forte, vous marcherez au pas, c'est certain. Là, le terrain a l'air plat ; vous vous trouverez au milieu des champs ou dans une forêt ; pas de virages serrés : vous pourrez sûrement galoper. En procédant ainsi, vous saurez à l'avance quelles allures vous pourrez adopter. Attention ! Dans certaines régions, le galop est possible toute la journée! Il faut alors penser que votre cheval vous porte et que ce n'est pas un marathonien
Un kilomètre à pied ...
La première journée permet de se mettre en jambes. Vous ferez donc une étape plus courte que les jours suivants. Il y a d'ailleurs de fortes chances pour que vous soyez partis assez tard le matin. Faites le premier kilomètre à pied , cheval peu sanglé. La selle et le matériel se mettront en place, votre cheval se dérouillera les jambes et les muscles du dos avant de vous porter.
Au pas
Resanglez. Mettez-vous en selle et prévoyez de faire au pas les premiers kilomètres même si ce grand galop qui s'offre à vous est tentant. Ensuite, dès que le terrain le permet, n'hésitez pas à trotter !
Trouver sa place
Pendant le premier trot, observez bien le comportement des chevaux, qui vont choisir leur place selon une hiérarchie précise. Il y en a forcément une dans le groupe où votre monture se sent bien. Repérez-la et vous serez tranquille pour le reste de la randonnée, à moins, bien sûr, que votre cheval soit capable d'obéir et de rester calme qu'il soit devant, au milieu ou derrière.
La pause de midi
A l'heure du déjeuner, la coupure sera appréciée autant des cavaliers que des chevaux. Le lieu choisi doit permettre d'attacher votre cheval dans un endroit frais en été, abrité en hiver, et de le faire boire. La durée de l'arrêt dépend de la longueur de l'étape du matin, de sa difficulté, de la météo et du chemin restant à parcourir. Cette pause est impérative. Pas question de la supprimer, sous peine de voir les chevaux perdre leur énergie et leur moral !
L'arrivée
A un kilomètre environ de l'arrivée, vous devez descendre de cheval et dessangler d'un ou deux trous. Cela vous dégourdira les jambes et fera beaucoup de bien au dos de votre cheval. Vous aurez ainsi toutes les chances d'éviter les gonfles (l'équivalent des « ampoules » chez les humains), qui vous empêcheraient de repartir le lendemain.
Les jours suivants
Le matin et le soir, la procédure reste la même : cavalier à pied sur un kilomètre. Si la randonnée doit dure r plus de cinq jours, il est bon de prévoir une journée de repos complet au milieu. En été, profitez-en pour en faire un vrai jour de vacances : par exemple, trouvez un endroit pour vous baigner à cru avec votre cheval! C’est une expérience inoubliable !
Bon à savoir
Un cheval en bonne condition physique peut porter au maximum 25% de son poids. Le mieux est de le peser (on trouve des balances chez certains agriculteurs ou dans les villages), et de bien estimer sa charge. Vous éviterez l'apparition de certains problèmes malheureusement fréquents : mal de dos, fatigue excessive, etc.