La tenue du cavalier de CSO et de dressage

La tenue du cavalier de concours est réglementée de manière stricte et très contraignante. La bombe, la veste et la cravate en sont les attributs. Les fédérations ne laissent guère de place à la créativité, ni à la fantaisie des concurrents.

Le concours hippique, haut lieu de l’élégance

En concours hippique, le cavalier arbore toujours une apparence très élégante. Ce sport se pratique encore en veste et en cravate. Les couleurs restent très sobres, malgré quelques fautes de goût parfois évidentes.
La veste
Noire dans les niveaux inférieurs, la veste se fait volontiers « multicolore » à plus haut niveau. Dans les épreuves internationales, on voit des vestes rouges, bleues à col amarante, vert foncé, etc. Les sponsors imposent également de plus en plus souvent le port de vestes et de passementeries à leurs couleurs. La liste des couleurs autorisées pour la veste est : rouge, bleu foncé, vert foncé ou noir. Le col peut en revanche être d'une teinte plus gaie. Le cavalier ne peut pas, bien sûr, arborer de façon trop ostentatoire les insignes de son sponsor. Pas question de le transformer en homme-sandwich comme un coureur cycliste. Seul un petit emplacement de 30 cm2 au niveau de la pochette de la veste lui permet d'afficher les couleurs de l'entreprise qui le soutient.
La chemise et la cravate
Traditionnellement blanche, la chemise est parfois rayée de bleu ou de rose, mais toujours avec un col blanc. La cravate, symbole du respect du candidat vis à vis de l'institution, du jury et de sa monture, est toujours blanche.
La culotte
Dans tous les concours, la culotte est blanche. Tous les cavaliers la portent, quelle que soit la couleur de la veste ou celle de la chemise. Seules les cavalières sont autorisées à porter une culotte de chasse beige clair ou crème, mieux assortie à la veste bleue.
Les bottes
A haut niveau, la mode est aux bottes en cuir souple et pourvues de lacets au niveau du cou de pied. La teinte en est obligatoirement noire. La présence de revers de couleur golden ou rouge est tolérée. Les plus jeunes et les moins fortunés portent des de bottes en caoutchouc ou, plus souvent, en slush.
Les cheveux
Les cheveux longs doivent être attachés et si possible fixés à l'aide d'une résille pour les filles. Pas question, donc, de laisser sa longue chevelure dépasser du casque.

De la bombe au casque

La nécessité de prévenir les traumatismes crâniens a progressivement rendu obligatoire le port du casque en lieu et place de la bombe traditionnelle.
Élégance ou sécurité ?
Traditionnellement, le cavalier d'obstacle portait une bombe. Mais ce couvre-chef était plus esthétique qu'efficace en cas de chute. Tout d'abord, elle ne tenait pas sur la tête. Un petit élastique en guise de jugulaire ne suffisait pas à la maintenir en place. Ensuite, la bombe n'était pas assez épaisse pour absorber les chocs et protéger le crâne d'un éventuel caillou pointu. Le carton qui constituait parfois sa coque avait, en outre, tendance à s'assouplir sous l'action de la pluie. Enfin, la visière fixe venait fréquemment casser le nez du cavalier lors de la chute.
Le casque bienvenu
Pour toutes ces raisons, le casque a progressivement remplacé la bombe en épreuve. L’élastique a été avantageusement échangé contre une véritable jugulaire trois points qui, si elle n'est guère élégante, maintient la coiffe en place lors des chocs. C'est le seul point rendu obligatoire par le règlement. Avec ces nouveaux casques, les concurrents ont un peu pris la grosse tête : le matériau qui en compose les coques est en effet beaucoup plus épais. Il doit résister à la pénétration d'un objet contondant venant heurter la tête. Les protections céphaliques se sont aussi faites plus couvrantes afin d'abriter une plus grande surface crânienne. Enfin, la visière est devenue souple ou amovible. Le léger préjudice esthétique imposé à la silhouette du cavalier par ces casques est largement compensé par le gain de sécurité qu'ils procurent.

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