Mettre un licol et attacher

Savoir passer un licol à un cheval, puis attacher celui-ci, ce sont des gestes parmi les plus utiles pour tous ceux qui côtoient les chevaux. Quelques règles simples permettent de le faire facilement et en toute sécurité

Un licol à quoi ça sert

Le licol est un harnais de tête, sans mors, qui maintient le cheval au niveau de la nuque et du chanfrein. On y fixe une longe courte (1,50 m) pour mener le cheval et l'attacher.
Au travail
  1. Présentez le licol ouvert au cheval, en le plaçant devant le bout de son nez. En remontant vers le haut, glissez la muserolle le long du nez du cheval, une main de chaque côté de sa tête.
  2. Faites passer la têtière par dessus la nuque du cheval. Prenez soin de ne pas remonter brusquement le licol, de façon que les boucles de la muserolle ne viennent pas cogner sur les apophyses zygomatiques du cheval ; cette petite douleur, si elle est souvent répétée, peut suffire à lui faire appréhender le moment où vous lui mettez le licol.
  3. Bouclez correctement la têtière, sans la serrer.Assurez-vous que le licol est correctement ajusté : la boucle de la muserolle doit se trouver à deux doigts environ de l'apophyse zygomatique.
  4. On doit pouvoir glisser un poing sous la sous-gorge. La boucle d'attache doit être à quelques centimètres des ganaches, sans permettre au menton du cheval de sortir de la muserolle en cas de traction.
  5. Amenez le cheval jusqu'au point d'attache. Passez l'extrémité de la longe dans l'anneau et faites un nœud d'attache (voir ci-dessous). Ce noeud ne se défera pas, mais vous pourrez le dénouer facilement, d'un geste, en tirant sur l'extrémité de la longe, en cas de problème.
Le noeud d'attache
Il ne faut jamais attacher un cheval avec un nœud ordinaire. Pour peu que le cheval tire un peu, vous ne pourrez plus le défaire. De surcroît, cela serait très dangereux si le cheval tirait au renard. On n'attache pas non plus un cheval avec les rênes : il se blesserait la bouche ou se couperait la langue en tirant.

Mené par le bout du nez

Le plus fort, c'est lui!
Il n'est pas question de lutter en force avec un cheval mené en licol: avec ses 500 kg (ou même 150 pour un petit poney), il pourrait nous traîner où il veut. C'est pour cette raison qu'il est important de faire les bons gestes. Ce sont eux qui disent au cheval: "Voilà, un dominant. Il sait te diriger, tu peux lui faire confiance." Des gestes incertains ou maladroits inquiètent le cheval ou lui laissent deviner que vous n'êtes pas capable de le mener correctement. Dans ce cas, il se met à faire ce qu'il veut, ce qui peut être dangereux et pour lui et pour vous.
Comment mener le cheval
Pour mener votre cheval, placez votre main droite sur la longe, 20 à 50 cm sous la boucle d'attache.Tenez l'extrémité de la longe de la main gauche. Marchez à côté de votre cheval, à peu près à hauteur de son épaule, et non devant lui : vous vous feriez marcher sur les talons. Si le cheval va trop vite, donnez de petits coups secs sur la longe, tout en le ralentissant de la voix.
Le cheval qui tire au renard
Dans la nature, l'instinct de fuite est l'un des comportements de survie du cheval. en cas de danger, il doit pouvoir s'enfuir très vite. C'est son meilleur, et presque son seul moyen de défense. L'attacher le nez au mur brime cet instinct profond, et certains chevaux paniquent violemment si quelque chose les effraient alors qu'ils se trouvent à l'attache : ils se mettent à tirer de toutes leurs forces, prenant appui sur les antérieurs, dans une position qui rappelle celle d'un chien de chasse cherchant à tirer un renard hors de son terrier, d'où l'expression. Cette attitude est très dangereuse. Si le licol ou la longe cède, le cheval risque de se retourner et la chute sera rude. Cela peut aussi provoquer des lésions au niveau des vertèbres cervicales.

La notion de territoire

Le cheval, contrairement à l'âne, n'est pas un animal territorial. C'est un vagabond migrateur qui se déplace en fonction de ses besoins alimentaires.

La notion de territoire dans la nature

Les chevaux ne sont pas territoriaux. Les mâles, accompagnés de leur harem, se côtoient donc facilement sur les lieux de pâturage ou aux points d'eau pour former de grands troupeaux. Mais attention, ces gigantesques hardes restent composées de multiples familles bien distinctes.
Le sens de la propriété
De très nombreux animaux sont territoriaux. Ils ont un sens aigu de la propriété. Ils interdisent généralement l'accès de leur "propriété privée" aux membres de leur propre espèce et du même sexe. Ainsi le chat mâle est-il prêt à se battre si un autre matou a le culot de venir chasser sur ses terres, car les espèces territoriales ne défendent l'accès de leur parcelle qu'à leurs semblables, et non à tous les animaux.
L'âne est territorial, pas le cheval
La notion de territoire implique également la délimitation des frontières du domaine par son propriétaire. Faute de clôtures, les animaux se contentent de laisser des messages visuels et olfactifs à leurs congénères. Ils déposent leurs excréments tout autour de leurs terres ou se frottent contre la végétation pour l'imprégner de leur odeur. L'âne est typiquement un animal territorial. Les mâles, restent sur leur terres et les défendent contre tous les autres ânes mâles. Ils accueillent, en revanche, les femelles et s'accouplent avec celles qui traversent leur espace vital (si elles sont en chaleur).
Un nomade polygame
Les chevaux n'entrent absolument pas dans ce schéma. Ce ne sont pas des animaux territoriaux, contrairement à la plupart des ongulés. Le mâle n'attend pas fermement sur ses terres le passage des juments. Il se déplace avec ses compagnes, sans que rien ne le retienne à la terre. C'est donc un nomade polygame, plutôt qu'un sédentaire solitaire et opportuniste. Les chevaux vagabondent donc, comme les zèbres de plaine, en grands troupeaux composés de nombreux harems distincts. Ils restent néanmoins le plus souvent dans la même région tant que la nourriture et l'eau abondent. Mais s'ils sont casaniers, c'est par conformisme et non par attachement à leur terrain. On appelle "domaine vital" l'espace au sein duquel se cantonnent les chevaux libres.
Migrations
En cas de pénurie, les chevaux peuvent migrer vers une autre région plus fertile. Ils utilisent alors toujours les mêmes chemins de transhumance et se rendent dans les mêmes herbages d'une année à l'autre.
Les chevaux ont des amis
La grosse différence entre les animaux territoriaux (comme les ânes) et ceux qui ne le sont pas (comme les chevaux) réside dans les rapports sociaux. Chez l'âne, le seul lien très fort qui se développe entre deux individus concerne la mère et son petit. Chez le cheval, au contraire, des liens d'affection étonnants se tissent entre adultes des deux sexes.
Nomades, mais casaniers
Dans les Pyrénées, les mérens ou les pottocks sont lâchés dans la montagne sur de vastes territoires. Ils rejoignent souvent tout seuls les mêmes estives que l'année précédente, par la même route de transhumance. Ils passent ensuite l'été au sein du même "domaine vital", ce qui explique que leurs éleveurs ne les perdent pas. Ils couvrent toutefois beaucoup de terrain et il n'est pas toujours facile de les retrouver, même dans le coin de montagne où ils se cantonnent.

La notion de territoire au pré

Bien que l'homme ait perturbé les structures de la vie sociale des chevaux en castrant la plupart des étalons, on retrouve des vestiges de cette "culture" dans le mode de vie que mènent nos montures au pré. De leur passé de nomades vivant en famille, les chevaux ont gardé une propension étonnante à développer des amitiés.
Un espace réduit
Les chevaux domestiques ont rarement beaucoup d'espace à leur disposition. Par ailleurs, personne n'ose lâcher plusieurs étalons ensemble dans une même pâture. La vie de nos monture, même au pré, ne ressemble donc que de loin à celle que menaient leurs ancêtres. Toutefois, on constate que, même sur de petites parcelles, aucun cheval n'accapare une portion du terrain pour son usage exclusif. Les individus dominants chassent parfois leurs subalternes du point d'eau ou du roundball de foin, mais cela n'a aucun rapport avec la notion de propriété privée. Ils entendent juste manger et boire avant leurs inférieurs hiérarchiques.
Les copains d'abord
Sur le plan des rapports sociaux, on notera que des paires d'amis se sont constituées au sein du groupe. Les copains sont faciles à reconnaître: ils restent toujours proches les uns des autres et se prodiguent souvent des grattages mutuels. Au moment de la distribution du repas, on se rendra compte que les rapports amicaux sont indépendants des rapports de dominance. On peut être amis sans être égaux! Cette faculté à tisser des liens d'amitié est particulière aux chevaux. Ils l'ont sans doute développée grâce à leur vie de famille, non territoriale.
Les indices du pré
Si l'on prend la peine d'étudier un pré dans lequel pâturent des chevaux, on peut faire de nombreuses observations. Tout d'abord, on repérera les sentiers par lesquels les animaux se déplacent. En empruntant toujours le même chemin, ils finissent par dessiner des sentes dépourvues de végétation. On découvrira aussi la zone de roulage, toujours la même, généralement assez poussiéreuse. Enfin, en étant un peu plus attentif, on s'apercevra que les animaux se reposent souvent aux mêmes endroits. Si les chevaux n'ont pas un grand sens de la propriété, ils savent privilégier le confort dans leurs habitudes...

Grande randonnée : le chargement

Qui veut voyager loin ménage sa monture... Partir pour plusieurs jours à cheval est un véritable voyage. Il faut savoir emporter tout le nécessaire et rien que le nécessaire afin de ne pas fatiguer son compagnon !

Le chargement : se limiter à l’essentiel

Que vous partiez pour quelques jours ou pour plusieurs semaines, votre chargement sera sensiblement le même : trop lourd ! Pensez à l'essentiel et étudiez le climat des régions à traverser : crème solaire ou imper, mieux vaut ne pas se tromper.
Pour tous les besoins
Il existe des paquetages de toutes sortes pour répondre aux besoins des randonneurs. Pour une simple promenade, on peut avoir besoin d'emporter un trousseau de c1és, des papiers d'identité, un cure-pied. Ces simples objets dépassent déjà les capacités de vos poches. Pour une randonnée longue, un paquetage complet est indispensable.
Que choisir ?
Les divers éléments du paquetage peuvent être en cuir, en toile ou en matière synthétique. Chacune de ces matières a ses avantages et ses inconvénients : le cuir est solide, il n'échauffe pas et se répare facilement, mais il pèse lourd. La toile est souple, mais elle n'est pas forcément imperméable ni très solide. Les matières synthétiques sont à la fois légères, souples et solides, mais leur durée de vie est plus réduite que celle du cuir,et il est difficile de les réparer. Si vous ne partez en randonnée qu'occasionnellement, optez pour un matériel léger et économique. Si vous êtes un passionné, investissez dans un paquetage solide et durable, que vous pourrez entretenir et réparer pendant de longues années.
Le paquetage complet
La selle de randonnée permet, grâce à ses différents pontés, dés et anneaux, de fixer des paquets sur les côtés de la selle, à l'avant et à l'arrière, et sur le troussequin. L'ensemble du paquetage comporte :
  • les fontes, sacoches étroites fixées sur les côtés à l'avant de la selle ;
  • les sacoches latérales, qui reposent à droite et à gauche sur les flancs du cheval ;
  • le boudin ou charvin, étroit et cylindrique,qui vient derrière le troussequin ;
  • le porte-manteau, fixé à la même place, éventuellement par-dessus le charvin.
La règle de trois
Pour l'ensemble des éléments du paquetage, les trois principaux critères de choix sont :
  • Le confort pour le cheval et le cavalier. Sacoches et fontes ne doivent pas reposer directement sur le cheval ni présenter d'angle ou de point de friction. Ni leur forme ni leur position ne doivent gêner le cavalier dans ses mouvements ou dans son confort (tout relatif !)
  • La solidité, qui doit être à toute épreuve, en particulier pour les sacoches, qui font souvent les frais des passages étroits, des buissons épineux, etc. Soyez très pointilleux sur la solidité des fixations.
  • L'étanchéité, fondamentale. Elle doit être entretenue quelle que soit la matière.
Le coin du pro
Le tapis de selle est un élément clé de la randonnée. Le moindre pli, la moindre friction, et c'est la blessure au la gonfle. Choisissez un tapis ou un pad épais, doublé d'une matière non échauffante et suffisamment long pour protéger les reins du cheval. Aucune sacoche, aucun objet ne devraient reposer directement sur le cheval. Et surtout, dégarrottez!
Le bon geste
Il faut éviter qu'une courroie (ou, pire, une sangle ou une étrivière) cède en cours de route. Avant de partir, contrôlez scrupuleusement les coutures et les points d'usure de chaque courroie et de chaque boucle, depuis les rabats de sacoches jusqu'aux boucles des étriers en passant par tous les éléments du filet et du licol.
Les sacoches
Les sacoches sont larges et profondes. On y met le plus gros de ses affaires. Certaines sacoches sont reliées par un pont qui repose sur les reins du cheval. On les fixe alors sur les pontés de la selle. D'autres sont fixées individuellement par des courroies aux dés de la selle. Les sacoches pontées sont plus solides. Les sacoches fixées individuellement ont l'avantage de se retirer séparément. Les sacoches sont souvent bourrées à craquer : choisissez-les avec des rabats importants et des courroies longues.
Les fontes
Placées à l'avant de la selle, les fontes sont d'un accès plus facile pour le cavalier. On peut y ranger les objets qu'on veut garder à portée de main. Les fontes sont fixées par un système de courroies ou équipées d'ergots métalliques qui s'enclenchent dans les trous ou anneaux prévus à cet effet sur la selle.
Boudins et portemanteaux
Le boudin abrite le sac de couchage et, parfois, quelques vêtements. Il doit être étroit, long et souple afin de s'incurver pour épouser la forme du troussequin. Certains, en forme de croissant, s'adaptent parfaitement au troussequin. Le boudin doit être imperméable, notamment au niveau de la fermeture. Un duvet mouillé est inutilisable et ne sèche pas vite ! Le portemanteau et le boudin peuvent être superposés.
Ne pas oublier
L’ennemi du randonneur, c'est le poids ! Limitez-vous et choisissez chaque objet en fonction de sa solidité, de son efficacité et de son poids. Dans tous les cas vous ne devez pas partir sans :
  • une carte et une boussole ;
  • un cure-pied ;
  • un couteau ou un multi-outil ;
  • une gourde ;
  • une trousse de secours (pour le cheval et le cavalier) ;
  • un vêtement de pluie (éventuellement) ;
  • vos papiers d'identité.

Le Breton

Cette race de trait fort ancienne est parmi les plus fameuse du territoire français. Au fil des siècles, le trait breton a toujours fait l'orgueil de ceux qui l'attelait. Ses fans d'aujourd'hui ne l'admire pas moins que ceux d'autrefois

Le trait breton et son frère, le postier

Peut-être à cause de ses origines douteuses er de croisements répétés, le breton est ... double ! On distingue en effet chez lui à la fois le trait et le postier.
Un cheval celte ?
Vers 50 av. J.-C. un cheval était représenté sur des pièces de monnaie armoricaines. Cela tendrait à prouver que cet animal, sans doute importé par les Celtes migrant vers la Bretagne, avait une grande importance pour le pays.
Croisement après croisement
L'élevage se développa en Bretagne. Les chevaux locaux furent croisés avec diverses races au fil des siècles. Les chevaliers, de retour des croisades, ramenèrent de Palestine, dans le but d'améliorer leur cheptel, quelques étalons arabes. Le résultat aurait été la création des « bidets d'allure » qui couvraient de grandes distances au « pas relevé », allure rapide entre pas et trot, parfaitement confortable pour le cavalier. Plus tard, d'autres croisements furent entrepris avec des races du voisinage (le percheron, le boulonnais). Par la suite, l'apport de sang ardennais permit de produire des sujets plus lourds et plus puissants. Enfin, au XIXe siècle, des croisements avec des trotteurs anglais norfolk donnèrent au breton sa vivacité et son brio.
Le breton et le terroir
Après tous ces croisements, la race s'est révélée peu homogène. Les chevaux produits différaient sensiblement selon qu'ils étaient élevés sur les riches herbages le long des côtes ou sur ceux, plus pauvres, de l'intérieur des terres. On arriva ainsi à distinguer deux types dans la même race. Le trait breton est un animal vigoureux et puissant, mais qui ne fait pas vraiment preuve de vivacité. Le postier breton, un peu moins grand et imposant, est si vif et si allant qu'il a acquis le réputation d'être « le trotteur d'élite des chevaux de trait ». Voilà qui n'est pas un mince compliment si l'on ajoute qu'au siècle dernier ce cheval était réputé faire « la moitié de la valeur de l'artillerie française », quand les canons étaient encore tirés par des chevaux.
Un cheval envié et demandé
Le premier stud-book du cheval breton fut ouvert en 1909. Les deux types y ont été confondus dès 1926. Toujours très populaire en France, le breton est exporté régulièrement vers les Balkans, mais parfois aussi jusqu'au Japon, où il sert à améliorer les races locales. C'est dire qu'il est une valeur sûre!
Origine
C'est en Bretagne, d'abord le long des côtes puis à l'intérieur des terres, qu'est né le trait breton. Le cheval élevé à l'intérieur des terres a donné un modèle plus léger et plus vif.

Type et tempérament

Extérieur
Qu'il soit postier ou trait, le breton est un cheval à la silhouette carrée. Sa croupe musclée est ronde, son corps large et ramassé, avec un poitrail très éclaté. épais et courts, les membres sont dotés de boulets prononcés. Prolongeant une encolure courte et massive, la tête est d'une solide élégance, éclairée par deux yeux bien espacés, doux et intelligents. Pour un postier, la taille varie entre 1,43m et 1,50m ; elle dépasser 1,60 m pour un trait.
Robe
Souvent alezane à crins lavés, la robe peut aussi être baie ou rouanne. La noire est très rare.
Caractère
Le trait breton est aussi placide qu'il est puissant. Il faut vraiment se montrer très injuste à son égard pour qu'il se rebiffe. Quant au postier, en dépit de sa vivacité, c'est un animal aussi doux que calme et docile. Ce qui ne veut pas dire qu'il manque de caractère.

Les grandes familles de médicaments

Trop de cavaliers ont tendance à jouer à l'apprenti sorcier et à soigner leur monture avec les médicaments du bord, sans faire appel au vétérinaire. Souvent le cheval en pâtit. Si vous aimez votre cheval, ne jouez pas avec la pharmacie !

Des médicaments pour quoi faire ?

Les médicaments sont des produits chimiques complexes. Leur emploi est l'affaire du vétérinaire. Donner soi-même un produit présent dans la pharmacie fait souvent plus de mal que de bien.
Les anti-inflammatoires
Les anti-inflammatoires permettent de réduire une inflammation. On les répartit en deux familles : la cortisone et les autres. Les médicaments à base de cortisone sont plus efficaces, mais aussi plus dangereux. Ils ont de nombreux effets secondaires. Les autres sont donc d'un emploi plus courant. Les plus connus sont l'aspirine et la phénylbutazone. Ces produits traitent les symptômes de la maladie, non sa cause. Ils atténuent les réactions de l'organisme à un mal qu'il est essentiel de rechercher et de supprimer,
Analgésiques
Leur rôle est de masquer la douleur. Eux aussi traitent davantage les conséquences que les causes du mal. Ils sont souvent assez proches des anti-inflammatoires. On les utilise, par exemple, pour soulager un cheval atteint d'un coup de sang.
Les stupéfiants
Les stupéfiants sont les médicaments les plus efficaces contre la douleur. Ce sont, en général des dérivés de l'opium. Les vétérinaires ont le droit de prescrire ces analgésiques aux chevaux, mais ne peuvent les vendre eux-mêmes. Très proches de la morphine, ils sont en effet convoités par les toxicomanes ; la procédure pour les obtenir est donc très stricte.
Les sédatifs et tranquillisants
Ces médicaments assoupissent un peu le cheval et amoindrissent ses réactions. C'est bien pratique pour appliquer des soins aux animaux douillets ou inquiets.
Les antispasmodiques ou myorelaxants
Souvent employés dans le traitement de certaines coliques, les antispasmodiques agissent sur les muscles lisses, ceux que l'on ne peut pas contrôler (ceux du tube digestif, par exemple).
Les vaccins
Il en existe deux types : ceux qui sont composés de fragments de microbes morts et ceux qui sont composés de microbes vivants mais rendus inoffensifs. Les seconds sont, bien entendu, plus dangereux que les premiers.

La lutte contre l’infection

Les infections peuvent être d'origine et de nature diverses. Il faut donc employer un médicament spécifique.
Les antibiotiques
Contrairement à une idée reçue, les antibiotiques ne luttent pas contre toutes les infections. Ils ne sont efficaces que contre les bactéries. Ils sont impuissants dans la majorité des infections causées par des virus, des parasites ou des champignons. Ils sont également tout à fait inutiles en prévention ; dans ce cas, ils favorisent même le développement d'une certaine résistance de la part des bactéries. De plus, les antibiotiques ne sont pas actifs contre toutes les bactéries. Il faut isoler la bactérie responsable de la maladie, puis tester l'efficacité des diverses familles d'antibiotiques sur elle. Alors seulement, on peut prescrire un traitement vraiment efficace.
Les antiseptiques
Ces médicament servent essentiellement à désinfecter une plaie afin d’éviter la pénétration de germes étrangers dans l’organisme. Ils sont souvent efficaces à la fois contre les bactéries et contre les champignons.
Les antiviraux
La science est mal armée pour lutter contre les virus, pourtant responsables d'une foule de maladies. La meilleure arme reste la vaccination, quand il en existe une (la grippe, la rhinopneumonie, la rage).
Vermifuges ou antiparasitaires
La lutte contre les vers et autres parasites est extrêmement complexe dans la mesure où il en existe de multiples espèces qui possèdent toutes une ou plusieurs formes larvaires (chacune réagissant différemment aux médicaments).Cela explique qu'il existe plusieurs familles d'antiparasitaires avec lesquelles il faut savoir jongler. On ne traite pas un poulain comme on soigne une jument !

Une attitude responsable

Plus un médicament est efficace, plus il est actif, donc dangereux. L'utilisation de ces produits ne doit donc pas se faire à la légère. Il faut les conserver et les manipuler en suivant les prescriptions du fabricant.
La date de péremption
Les médicaments, c'est comme les yaourts. Ça ne se conserve pas indéfiniment. Il faut donc toujours bien vérifier que la « date de fraîcheur » n'est pas dépassée. Un médicament périmé peut non seulement ne plus agir, mais également se révéler dangereux.
La conservation
Certains médicaments nécessitent des précautions particulières. Consultez toujours la notice. Il y a des produits qui se dégradent à la lumière et doivent être maintenus dans le noir. D’autres ont besoin d'une température particulière (basse en général).
Les effets secondaires
Les médicaments actifs ont souvent de s effets secondaires. Autrement dit, ils provoquent dans l'organisme, outre le traitement attendu, d'autres réactions. L'aspirine peut, par exemple, entraîner des ulcères.
Les interactions médicamenteuses
Lorsque le cheval reçoit plusieurs médicaments en même temps, ils peuvent interagir. L'un peut renforcer l'action de l'autre, ou encore l'annuler. Parfois, le mélange des deux substances produit des effets imprévus. Ne donnez jamais, de votre propre chef, deux médicaments à la fois.
Les allergies
Certains médicaments déclenchent des allergies. C'est le cas de quelques antibiotiques. Si votre cheval se couvre de pustules en forme de piqûre d'ortie ou s'il se met à se gratter furieusement, il est peut être allergique à son traitement.
L'asepsie
La propreté et les précautions prises pour éviter tout risque d'infection ou de contamination sont essentielles. If faut veiller, en particulier, aux capsules des flacons qui contiennent des produits injectables et, surtout, bien les désinfecter avant d'y planter une aiguille. N'oublions pas que le contenu de la seringue sera injecté directement dans le corps du cheval. Il vaut mieux qu'elle ne contienne pas de germes !

Pressentir le caractère d’un cheval

Un cheval magnifique, aux origines mirobolantes et aux allures flatteuses, peut s'avérer inutilisable si son caractère est trop difficile ou simplement inadapté à la discipline à laquelle on le destine. Certains comportements en disent plus long que le discours d'un marchand bavard.

Question d'affinité

Entre un compagnon paisible et fiable et une monture fougueuse, que choisiriez-vous ? Et vous, êtes-vous calme ou impétueux ? La bonne adéquation entre le caractère de votre cheval et le vôtre déterminera la qualité de vos relations.
Savoir ce que l'on veut
Avant d'acquérir un cheval, il faut se connaître soi-même : ainsi choisira-t-on un cheval assorti à son propre tempérament. Livrez-vous à un petit examen intérieur. Cela vous aidera ensuite à déterminer les types de chevaux qui vous conviennent, et ceux qui vous paraissent antipathiques ou difficiles à contrôler. Avoir une idée claire de ses propres attentes permet de se montrer plus lucide le moment venu.
Réfléchir avant d'agir
Juger le tempérament d'un cheval ne se fait pas en un coup d'œil. L'achat d'un cheval est une décision lourde de conséquences. Prenez le temps de réfléchir et méfiez-vous du coup de cœur pour ce cheval ombrageux mais si bon sauteur, ou pour cet autre un peu froid mais si gentil. Songez que vous devrez le panser, le soigner et le monter plusieurs fois par semaine. Faites la sourde oreille aux arguments du vendeur et n'écoutez que votre intuition et votre raison.
En toutes circonstances
Un cheval vous plaît ? Tâchez de revenir le voir plusieurs fois, à des heures différentes de la journée. Chaque fois, observez son comportement au box et en liberté. Manipulez-le, promenez-le en main et montez-le. Si possible, testez-le dans différentes circonstances: dans une carrière avec d'autres cavaliers, en extérieur, à l'obstacle, en manège et à la longe.
Comment juger
Pour jauger un cheval, vous disposez de quelques éléments importants : son expression et son attitude corporelle, son comportement au box et sous la selle. Le regard en dit long : vif ou éteint, éveillé ou borné, gai ou triste, calme et bienveillant ou inquiet et mauvais. Les gestes du cheval, décontractés et tranquilles ou saccadés et nerveux, vous révèlent, eux aussi, son tempérament. Bien sûr, la façon dont il se comporte en main et monté est aussi importante. Mais elle a pu être acquise lors d'une histoire plus ou moins tourmentée et pourra être modifiée.
Connaître sa race
La race d'un cheval donne une idée très générale de son tempérament et de ses capacités. Informez-vous sur sa race, mais sachez prendre vos distances : il existe des pur-sang apathiques et des cobs explosifs !
Les bonnes associations
  • Si vous n'aimez pas prendre des risques, si vous êtes d'un naturel timide ou anxieux, si vous ne vous sentez pas sûr de vous, évitez les animaux ombrageux, délicats ou agités.
  • Si vous êtes d'un tempérament placide, fuyez les chevaux paresseux ou trop froids, qui ne se portent pas en avant.
  • Si vous débutez, il vous faut un cheval calme et de bonne volonté, peu susceptible.
  • Si vous êtes ambitieux et sportif, si vous aimez les sensations fortes, il vous faut une monture allante et courageuse, ce qui ne veut pas dire agitée et nerveuse.
Pour estimer le caractère d'un cheval, une seule visite ne peut suffire. Un marchand de chevaux connaît tous les trucs pour présenter le cheval sous son meilleur jour. Un propriétaire avisé détendra un cheval trop chaud avant votre arrivée, ou donnera des rations stimulantes à un cheval trop froid.

L'esprit pratique

Observez longuement et tranquillement le cheval dans son box ou dans son pré. Examinez sa physionomie lorsque vous vous approchez. La première question est : me plaît-il ?
Les bonnes questions
Écartez les critères esthétiques ; cette robe chatoyante, ce poitrail éclaté, et efforcez-vous de cerner sa personnalité. Son expression vous inspire-t-elle confiance ? Entreriez-vous dans son box ou son pré sans réticence? Pointe-t-il les oreilles en vous regardant à son tour calmement ? Boude-t-il dans le coin du box ? Couche-t-il les oreilles en pinçant les naseaux ?
Distinguer le fond et la forme
L'humeur d'un cheval est variable et son comportement est influencé par son mode de vie et par ses relations avec les hommes. Un cheval qui vit paisiblement au pré, en bonne harmonie avec ses compagnons, se montrera plus calme et plus aimable qu'un cheval attaché en stalle. Un cheval stressé par un travail de manège routinier et contraignant, ou fatigué par un entraînement intense, sera facilement irritable. Enfin, un cheval monté par un cavalier brutal ou incompétent peut prendre provisoirement un comportement vicieux ou rétif.
Le bon geste
Une bonne séance de pansage est une excellente occasion de jauger le caractère d'un cheval. Ses réactions sous la brosse, sa façon de donner les pieds, vous en diront long sur sa sensibilité, sa susceptibilité, son caractère amical ou inamical.
A éviter
Un cheval prostré, indifférent, au regard éteint est un animal usé ou qui a souffert. Un cheval agressif, qui couche les oreilles et pince les naseaux ou qui mord ou tape dangereusement quand on le manipule, ne sera pas un bon compagnon. Il a peut-être été malmené ou logé avec des chevaux qui le harcelaient. Son caractère peut s'améliorer si on le fait vivre dans de bonnes conditions, mais certains chevaux restent aigris et méfiants

L’arrêt

La qualité des arrêts des chevaux western est très étonnante : à n'importe quelle allure, à n'importe quelle vitesse, ils s'arrêtent sans que le cavalier ait besoin de tendre ses rênes. Magique ? Mais non ! A la portée de tous...

L’arrêt : une question de mental

On n'arrête pas un cheval grâce aux muscles de ses bras ! Même si vous pesez 30 kg tout mouillé, votre cheval peut s'arrêter où et quand vous voulez. Pour cela, trois conditions doivent être remplies.
Le cheval doit comprendre ce que vous voulez.
Ce n'est pas parce que vous dites « Wôa » ou qu'il sent une tension dans sa bouche que votre cheval va interpréter « Oh ! Il faut que je m'arrête ! ». Bien au contraire, de façon naturelle, il va chercher à fuir cette pression et cette douleur en accélérant ! La réponse au mors et au « Wôa » est un long apprentissage. Si votre cheval s'arrête mal, posez-vous cette question : combien de temps ai-je passé à lui enseigner l'arrêt ? Un solide débourrage au sol, comprenant l'arrêt et l'immobilité, devrait éviter les problèmes ultérieurs. Il suffira ensuite, monté, d'associer doucement assiette et mains. Chaque arrêt réussi est prolongé, pour que le cheval comprenne qu'il a bien fait.
Il doit pouvoir le faire
Pour s'arrêter, le cheval a besoin de son balancier, de son arrière-main, d'un dos haut et fort. Il faut donc lui libérer la bouche. Si vous exercez une tension sur les rênes, il y a de fortes chances qu'il lève la tête, qu’il creuse le dos et engage mal ses postérieurs. Il ne peut pas s'arrêter.
Il doit aimer le faire
L'arrêt est une forme de récompense. Lors de l'arrêt, le cheval peut souffler et se détendre. Si vous respectez la deuxième condition, les arrêts ne lui seront pas douloureux. Lui rendre cette pause agréable est indispensable pour obtenir de bons arrêts.
Le bon geste
Une fois qu'il a compris l'arrêt, le cheval doit pouvoir s'arrêter aux trois allures. Mais attention, un arrêt galop-pas représente un gros travail physique pour le cheval et un vrai choc à encaisser pour l'assiette du cavalier. Restez bien droit ; les pieds jamais parallèles au cheval mais à 45°, bien à plat dans les étriers. Éventuellement, tenez-vous à la corne les premières fois pour bien rester « collé » à la selle et ne pas gêner le cheval. Avec un peu d'expérience, tout ceci deviendra parfaitement naturel !

Au travail

Pour préparer un bon arrêt, vous devez éviter de charger l'avant-main. Si vous êtes penché en avant, le cheval sera en perte d'équilibre et se « courra après ». Pour éviter ce problème, tenez-vous bien droit dans la selle, travaillez votre assiette, ne tirez jamais sur les rênes, mais levez vos mains.
Comment s’y prendre
  1. Regardez l'endroit où vous avez décidé de vous arrêter. Bien droit, « debout » dans la selle, détendez-vous. Si vous vous crispez, le cheval, très sensible, se crispera à son tour et sera gêné dans son travail.
  2. Placez le cheval dans une position correcte : encolure horizontale, chanfrein vertical. Ainsi, vous l'aidez à protéger son dos lors de l'arrêt. Vérifiez également qu'il engage bien ses postérieurs. S'il les laisse traîner par manque d'impulsion, c'est encore le dos qui souffrira.
  3. Laissez les rênes légèrement flottantes. Puis portez du poids vers l'arrière-main en calant bien vos pieds dans les étriers, sans pour autant vous pencher en arrière. C'est un travail d'assiette. Levez légèrement les mains pour alléger l'avant-main.
  4. Au même moment, dites « Wôa ». Éventuellement, levez encore très légèrement les mains avant de les relâcher immédiatement. A cet instant précis, le cheval stoppe net. Attention à la secousse !
  5. Restez à l'arrêt suffisamment longtemps en laissant bien vos rênes totalement détendues. Le cheval doit comprendre qu'il a bien agi. Si vous repartiez immédiatement, il pourrait croire qu'il s'est trompé de réponse.
Ce n'est pas le mors qui arrête le cheval
En levant les mains, vous demandez au cheval de relever les épaules, de reporter du poids vers l'arrière. Il ne sert à rien de tirer sur les rênes pour essayer de bloquer l'avant-main : en effet, ce geste rend l'arrêt difficile, puisque la tension incite le cheval à s'appuyer sur le mors. En clair, il fait l'inverse du but recherché : il reporte du poids vers l'avant !
A quoi ça sert ?
Un cheval est un moyen de transport. Pour sa sécurité et la vôtre, les « freins » doivent être excellents. Plus la distance nécessaire pour s'arrêter est courte, moins vous êtes en danger. Ce qui ne veut pas dire qu'il faut en abuser ! Un bon cheval s'arrête en moins d'une foulée, au « Wôa », sans tension sur les rênes.

Enchaîner des obstacles en tournant

Pour savoir enchaîner des obstacles en tournant, il faut être capable d'amener sa monture droit et au centre de l'obstacle après un tournant, sans perdre le contrôle de la vitesse ou de la direction. Cela n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît.

Impulsion et direction

Pour savoir conduire son cheval sur un parcours sinueux, il faut être capable de le diriger dans un galop actif. Il faut aussi savoir accompagner le mouvement avec aisance et sans peur.
La vitesse, l'impulsion
Le problème numéro un à l'obstacle, c'est l'impulsion. C'est elle qui permet de prendre des tournants sans perte d'équilibre ou de vitesse. Votre monture doit arriver sur l'obstacle dans une allure active, avec l'envie de se porter en avant, si possible de l'autre côté de l'obstacle ! Mais impulsion, allure active ne signifient pas vitesse incontrôlable, cheval qui se couche et dérape. Pour se préparer au parcours d'obstacle, il est important d'apprendre à contrôler la vitesse : exercez-vous à accélérer et à reprendre le galop, à passer d'un train rapide à un petit galop actif et inversement. Quand vous demandez une accélération, accompagnez le mouvement, sans appréhension.
La direction
Une fois que vous savez pousser et reprendre votre cheval, galoper sans perdre le contrôle, vous devez vous entraîner à diriger votre cheval au galop, dans la carrière et en extérieur. Allongez le galop sur une ligne droite, puis reprenez avant un tournant. Dans la carrière, exécutez des cercles d'un diamètre plus ou moins important en réglant l'allure de façon que le cheval conserve un bon équilibre sans chasser. Reculez légèrement votre jambe extérieure pour contenir le déplacement des hanches et inciter le cheval à s'incurver. Travaillez en suspension, mais rasseyez-vous si besoin est, pour reprendre votre cheval.
L'abord
Quelle que soit la sinuosité du tracé, vous devez arriver sur l'obstacle droit et au centre. Pour vous entraîner, mettez-vous sur un grand cercle, au galop, à une quinzaine de mètres de l'obstacle. Quand vous contrôlez votre monture, ouvrez le cercle et dirigez-vous vers l'obstacle en gardant les mains basses et un peu écartées. Votre regard et votre assiette agissent avec les autres aides pour canaliser le cheval dans la bonne direction. A quelques mètres de l'obstacle, rasseyez-vous et ouvrez vos doigts.
Le saut
La conduite du cheval ne s'arrête pas lorsque le cheval prend son appel : pendant le saut, il faut déjà songer à la direction que l'on souhaite prendre après l'obstacle. Ainsi, à la réception, le cheval est déjà correctement orienté. Bien sûr, il ne s'agit pas d'employer une rêne directe pendant le saut car elle risquerait de déséquilibrer le cheval. Mais regardez loin devant vous, dans la bonne direction. Votre regard conditionne toute votre attitude. Rappelez-vous : le cheval perçoit les déplacements, même infimes, de votre corps.
Enchaîner
Cette préparation pendant le saut vous permet de continuer à conduire votre cheval dès la réception. Vous pouvez ainsi enchaîner sur une courbe ou sur un autre obstacle sans perdre de temps et sans vous battre avec votre monture. Même quand vous ne devez pas enchaîner un second saut, efforcez-vous de garder le contrôle de la direction dès la réception : mettez le cheval sur un cercle quelques foulées après le saut par exemple. Si vous êtes venu sur l'obstacle après un cercle à droite, partez sur un cercle à gauche à la réception. C'est un excellent exercice pour vous et pour votre monture : il vous prépare tous les deux à de beaux parcours!
Attention, danger !
Beaucoup de cavaliers se sentent dépassés dès que le cheval accélère le galop. Ils lui demandent d'allonger tout en essayant de l'empêcher d'aller trop vite ! Efforcez-vous d'accompagner franchement les accélérations. Ne poussez pas votre cheval tout en vous accrochant aux rênes de peur d'être débordé : il n'y a rien de pire que les ordres contradictoires pour générer la désobéissance.
Le coin du pro
Regardez les grands cavaliers sur un parcours : remarquez le train du galop ; observez à quel moment ils reprennent ou au contraire poussent leur monture, comment ils anticipent les tournants et comment ils les négocient. Si vous avez un magnétoscope, utilisez la touche «ralenti». Vous apprendrez beaucoup !
Bon pour le moral
La séance d'obstacle paraît souvent trop courte : au moment où l'on commence à avoir son cheval bien en main, où l'on maîtrise ses sensations, il faut s'interrompre ! Pour tirer le meilleur parti de ce travail, repensez-y après coup. Prenez le temps de vous isoler et de vous concentrer quelques instants pour revoir mentalement les différents moments de la séance. Demandez-vous comment vous auriez pu résoudre les problèmes, comment vous vous y prendrez la prochaine fois. Ce travail mental, s'il est fait régulièrement et avec sérieux, vous fera progresser rapidement.

Les fautes en CSO

Une préparation adéquate du cheval et du cavalier devrait permettre d'éviter la plupart des fautes éliminatoires, même S'il arrive aux plus grands de rentrer à pied ou de se tromper sur un parcours !

Ajuster son ambition

Se faire éliminer sur un parcours est toujours un peu vexant, même si c'est parfois inévitable. Choisir des épreuves adaptées à son niveau et à celui de son cheval est une bonne tactique pour éviter ces cuisants revers.
Préparation physique et mentale
Aucun cavalier de CSO, si excellent soit-il, ne parvient à assurer systématiquement un parcours sans faute : une barre, un refus ou même une chute font partie des impondérables. En revanche, une élimination dénote en général une préparation insuffisante du cheval ou du cavalier sur le plan physique ou mental. Il est normal de s'exposer à de telles fautes lorsque l'on débute en concours mais, pour accéder à un bon niveau, il faut pouvoir les supprimer presque totalement.
A qui la faute ?
Les fautes éliminatoires peuvent se classer en trois grandes catégories :
  • les fautes constituées par une désobéissance du cheval ; elles dénotent essentiellement une préparation insuffisante du cheval ou du cavalier pour l'épreuve concernée.
  • les fautes imputables à un manque de concentration du cavalier ou à une méconnaissance du règlement.
  • les fautes dues à une intervention extérieure, dites aides de complaisances, même si elles n'ont pas été sollicitées !
Les fautes de la première catégorie sont parfois inévitables. Celles de la deuxième catégorie sont regrettables et devraient être facilement évitées. Les fautes de la troisième catégorie ne devraient jamais arriver!
Jeunes chevaux
Les fautes dues à une désobéissance du cheval, défense, dérobade, refus, sont relativement courantes et compréhensibles dans les épreuves de jeunes chevaux. Ils sont là pour faire leurs premières armes. Le parcours, le public, le bruit, la séparation d'avec ses compagnons ; tout contribue à stresser le sauteur novice. Pendant qu'il s'habitue à cet univers, une certaine indulgence est de mise. Sa première saison de jeune cheval a précisément pour objectif de lui apprendre à se familiariser avec les terrains de concours et à bien s'y comporter.
Une fois, ça va...
Beaucoup de chevaux, même parmi les meilleurs, ont des accès de panique ou prennent en grippe un obstacle pour des raisons qui, parfois, nous échappent. Si ce phénomène est ponctuel, il n'y a qu'à se résigner. En revanche, un cheval déjà expérimenté qui accumule les désobéissances au cours d'une saison a un problème, dont il faut découvrir l'origine.
L'origine du problème
Le cheval ne possède peut-être pas les capacités nécessaires pour affronter les épreuves auxquelles on l'a inscrit, l'effort demandé étant trop important pour lui. Il se peut que le cheval n'ait pas le moral : il travaille trop dur. Un peu de repos, une saison allégée, un travail plus équilibré avec beaucoup d'extérieur lui rendront son courage. Il se peut auusi que le cheval souffre parce qu'il a un problème de pied, de dos, d'articulation. Faites-le examiner par un vétérinaire compétent. Enfin, c'est peut-être le cavalier qui n'est pas à la hauteur de son cheval, ses interventions maladroites suscitant des défenses. Remettez-vous souvent en question et ne travaillez pas trop seul. Soyez à l'écoute des critiques que l'on vous fait.
Les fautes du cavalier
Sur un parcours, tout va très vite. Ce n'est pas au moment d'entrer en piste qu'il faut chercher à se remémorer quel est l'obstacle n° 5 ou se demander si le parcours est chronométré. Un cavalier de bon niveau est un cavalier qui entre en piste dûment préparé : il connaît son parcours et le règlement de l'épreuve.

Les fautes éliminatoires

Les fautes imputables au cheval
  • Le cavalier ne parvient pas à franchir la ligne de départ dans les 60 s qui suivent la cloche.
  • Le cheval se défend pendant plus de 60 s.
  • Le cheval met plus de 60 s à franchir un obstacle.
  • Le cheval commet trois désobéissances (refus, dérobade, volte, défense, erreur de parcours rectifiée).
  • Le cheval sort de la piste, monté ou non, avant la fin du parcours.
  • Le cheval sort en liberté d'une combinaison fermée.
Les fautes imputables au cavalier
  • Ne pas se présenter à son numéro de passage.
  • Franchir un obstacle situé sur la piste, qu'il appartienne ou non au parcours, avant le parcours ou le montrer au cheval.
  • Prendre le départ avant le signal de la cloche.
  • Ne pas franchir la ligne de départ avant de sauter le premier obstacle, ou ne pas franchir la ligne d'arrivée avant de sortir de piste.
  • Reprendre le parcours après une interruption sans avoir attendu le signal de la cloche.
  • Faire une erreur de parcours (oublier un obstacle ou franchir les obstacles dans le désordre).
  • Sauter ou essayer de sauter un obstacle qui ne fait pas partie du parcours.
  • Dépasser le temps limite accordé.
Les aides de complaisance
  • Est considérée comme aide de complaisance toute intervention d'un tiers ayant pour but d'aider le cheval ou le cavalier.
  • Rendre ses lunettes, sa bombe ou sa cravache à un cavalier, ou lui ramener son cheval après une chute, n'est pas considéré comme une aide de complaisance.