La vie du cavalier de concours

C'est décidé, vous voulez monter en compétition. Quelle que soit la discipline où vous espérez briller, vous allez devoir vous adapter à un mode de vie particulier, et à un emploi du temps chargé.

Du rêve à la réalité

Monter en concours, ce n'est pas seulement enfiler sa belle culotte blanche et enfourcher un gagnant : il est plus souvent question de galères sous la pluie, de manque de sommeil et de victoires ratées !
Question d'emploi du temps
A moins que vous ne soyez cavalier professionnel, vous allez devoir agencer votre emploi du temps pour que les heures d'entraînement et les déplacements pour concours trouvent place dans le planning de vos semaines déjà remplies par les cours et les devoirs à faire ou par les heures de bureau. La saison des concours ne dure pas toute l'année : vous aurez quelques mois de répit, tout l'hiver si vous montez en complet, un ou deux mois si vous êtes cavalier de CSO ou de dressage.
Un entraînement quotidien
Pour réussir en concours, il faut s'entraîner et entraîner son cheval. Seule une pratique quotidienne permet une préparation sérieuse. Cela signifie qu'après l'école ou le travail, il faut se changer en vitesse pour se rendre au club. Travail sur le plat, mise en souffle, dressage, saut d'obstacle : la semaine doit être sérieusement planifiée afin que vous et votre cheval gardiez la forme et fassiez des progrès.
Planifier la saison
Si vous montez un seul cheval en compétition, vous ne sortirez pas en épreuve toutes les semaines. Réservez environ un week-end sur deux ou sur trois. Le calendrier des concours officiels les plus importants est publié par la fédération en début d'année : il vous permettra de planifier un peu votre saison. Mais il n'est pas rare que des épreuves soient organisées et annoncées seulement quelques semaines à l'avance. évitez donc de prévoir des vacances à la mer trop longtemps à l'avance, cela pourrait vous faire manquer une épreuve importante pour votre carrière !
Des week-ends chargés
Tant qu'il s'agit de monter dans de petites épreuves régionales, les déplacements ne sont pas très importants. Il suffit souvent de partir le matin même, parfois de très bonne heure. Si le cheval se classe, il faut attendre la remise des prix pour rentrer, mais on est à coup sûr rentré le soir. Les épreuves de plus haut niveau nécessitent parfois des déplacements de quelques jours. Un cavalier qui monte au niveau national part souvent le vendredi soir et revient tard dans la soirée le dimanche. Le logement sur place est aux frais du cavalier : ceux qui ne peuvent s'offrir une chambre d'hôtel dorment sous la tente, dans le camion ou dans la paille !
Bon à savoir
Sortir en concours coûte cher et ne rapporte pas forcément beaucoup d'argent. Frais d'engagement dans les épreuves, frais de transport du cheval et du cavalier, achat de matériel et de la tenue... A moins que vous ne montiez en concours un cheval du club, démarrer en compétition oblige à engager un minimum de frais.
Le coin du pro
Pour réussir en concours, il faut se concentrer : le plaisir de retrouver l'ambiance du terrain ne doit pas entamer le sérieux de votre travail. Accordez toujours l'essentiel de votre attention à votre entraîneur, à votre cheval, au parcours, à l'observation des autres cavaliers. C'est ainsi que vous progresserez.
Bon pour le moral
On ne gagne pas toujours. Dans un premier temps, on gagne même assez rarement. Il arrive qu'on se déplace pour rien : le cheval boîte en descendant du camion, on est éliminé sur le premier obstacle, on fait une mauvaise chute au paddock. Il faut garder le moral et rester déterminé. Pour que la sortie ne soit pas perdue, observez les autres parcours, écoutez les commentaires des entraîneurs, parlez avec des cavaliers dont le parcours vous a plu.

Une bonne organisation

Si vous sortez régulièrement en concours, vous devez vous organiser pour tirer le meilleur parti du temps passé sur les terrains.
Quelques bons conseils
N'attendez pas le dernier moment pour préparer votre malle. Jetez-y plutôt un coup d'œil le jeudi : cela vous laisse un peu de temps pour compléter votre « kit ». Emportez toujours dans votre malle :
  • un vêtement de pluie vraiment imperméable, un parapluie ou un chapeau
  • des gants
  • un pull en laine polaire ou tout autre vêtement chaud
  • une tenue complète de rechange (pour ne pas rester mouillé en cas de chute dans la boue)
  • des bottes en caoutchouc ou des chaussures confortables (pour ne pas rester des heures les pieds dans ses belles bottes de concours et ne pas les abîmer sur un terrain détrempé)
  • en été, des lunettes de soleil, une casquette, un tube de crème solaire Emportez des en-cas nourrissants pour compenser la nourriture de « buvette » : barres de céréales, fruits, fruits secs, biscuits secs, voire pain et saucisson; quand vous le pouvez, emportez un casse-croûte complet. Prenez une grande bouteille d'eau pour éviter de payer 3 boissons à 3 € dans la journée...

1 commentaire:

Boris FERNANDEZ a dit…

Bonjour,

Merci beaucoup pour ce petit billet interessant