L'équitation western

Il y a quelques années, la monte américaine était encore inconnue en Europe ; on y voyait les vestiges d'un folklore américain. Aujourd'hui, cette école reconnue fait de plus en plus d'adeptes, et les chevaux adaptés à cette monte connaissent un développement important.

Elle vient de l'ouest des Etats-Unis

Un peu d'histoire
Après l’arrivée des conquistadores sur le continent américain, au XVIe siècle, l’utilisation du cheval se répandit rapidement dans tout le sud-ouest et l’ouest du pays. Les vaqueros mexicains et californiens développèrent un style d’équitation qui demandait très peu d’attention au cavalier. Le cheval n’était qu’un instrument pour contrôler le bétail. Il devait se contenter de quelques indications et réagir «au quart de tour». Plus tard, les Texans s’inspirèrent de leur style de monte.
Le sens du bétail
Ces exigences développèrent des races de chevaux intelligents, obéissants et maniables, capables d’un travail autonome, rapides et endurants. Le fameux «sens du bétail» avait beaucoup d’importance. Un cheval devait être capable de séparer une tête de bétail du troupeau ou, au contraire, sur une simple indication, d’aller chercher un animal isolé et le ramener au sein du troupeau.
L’équitation western aujourd’hui
L’équitation western pratiquée partout dans le monde n’a plus la fonction utilitaire d’autrefois. Elle respecte cependant les grands principes de ce type de monte, laquelle repose sur une intervention minimale du cavalier: celui-ci doit veiller à ne pas briser l’impulsion naturelle de sa monture. On distingue deux grandes tendance, le style californien, plus proche de la monte classique, et le style texan, plus confortable et plus stable en terrain difficile. Les épreuves de compétition, destinées à démontrer l’intelligence, l’agilité et la parfaite obéissance du cheval, rencontrent un succès croissant.
Quel cheval ?
Le type idéal du cheval western est un modèle pas trop grand (autour de 1,55 m), avec une arrière-main puissante et solide, un poitrail développé, une encolure plutôt longue. C’est un cheval adroit, aux allures confortables, aux réactions rapides, d’une grande docilité et jouissant d’un caractère équilibré. L’intelligence est très importante puisqu’on attend de lui qu’il comprenne vite avec un minimum d’indications. Les races les plus utilisées pour cette équitation sont le quarter horse, le paint (quarter horse pie) et l’appaloosa. Mais on peut adapter à cette discipline de nombreux chevaux et certains poneys
Un esprit sain dans un corps sain...
Pas de dressage à l’américaine si le cheval n’a pas un mode de vie adapté aux exigences de son espèce. Il doit vivre au pré ou en stabulation libre afin de satisfaire son besoin de mouvement. Ainsi il n’a pas à se défouler lors de la séance de travail. Pour son bon équilibre psychologique, il doit vivre avec d’autres chevaux selon l’instinct grégaire de son espèce. Enfin, il doit pouvoir satisfaire sa curiosité naturelle, faute de quoi il s’abrutit, devient peureux et, donc, imprévisible.
Harnachement
  • Les embouchures : on utilise un filet ou un mors de bride dont les branches sont plus ou moins longues. Dans la deuxième année du dressage, on monte le cheval avec un bosal, filet sans mors à action de levier. Pour toutes ces embouchures, le cavalier utilise des actions brèves, avec des rênes longues, sans maintenir le contact.
  • Selle et tapis : la selle américaine est profonde, confortable et… lourde ! Mais sa dimension fait qu’elle repose sur une large portion du dos du cheval. Le tapis de selle, ou pad, très épais (plusieurs centimètres), protège le dos du cheval.
  • Étriers : les étriers, soutenus par les fenders, larges morceaux de cuir qui servent d’étrivières, se portent longs. Dans la monte texane, les jambes sont assez en avant par rapport à l’assise et le cavalier prend appui sur ses étriers.

Les principales épreuves de compétition

Pleasure
Cette épreuve démontre la régularité et la qualité des allures, le tout, bien sûr, selon les critères stricts de la monte américaine.
Trail
Au cours de cette épreuve, le cheval doit affronter des obstacles tels que la bâche, le pont, les barres passées latéralement. Il doit aussi franchir un portail sans que son cavalier lâche la porte et reculer autour de repères.
Reining
Épreuve très spectaculaire, très rapide, exécutée avec des rênes longues : galops rapides (run downs) suivis de sliding stops (arrêt brusques où le cheval glisse sur ses postérieurs), cercle et huits à diverses cadences, changements de pied, demi-tours au galop et au trot, reculers. Le cheval reste parfaitement sous contrôle sans intervention visible du cavalier.
Western riding
Épreuve très calme, qui permet surtout de juger les changements de pieds au galop exécutés en des points précis.
Cutting
Le cheval doit séparer une tête de bétail du reste du troupeau, puis lui couper la route vers le troupeau. On juge l’autonomie, l’adresse et la vitesse du cheval.
Working cowhorse
Mélange de reining et de travail avec du bétail.
Barrel race
Dans cette épreuve spectaculaire et populaire, le cavalier doit faire le tour de trois tonneaux placés en triangle à une certaine vitesse.
Pole bending
Slalom au galop rapide entre des barres, qui exige de bons changements de pied.

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