Santé et forme du cavalier

On sous-estime souvent le caractère sportif de l'équitation. Pourtant, il suffit de se promener dans les vestiaires des écuries pour constater que les cavaliers professionnels sont de véritables athlètes.

Cavalier et en forme

Souvent, les cavaliers ne se perçoivent pas eux-mêmes comme des sportifs. C'est pourquoi ils négligent d'appliquer les règles de vie communes à tous les athlètes.
S'étirer avant de monter
Étirer ses muscles avant et après tout effort devrait faire partie de l'hygiène de vie de tout sportif. En allongeant ainsi les fibres musculaires, on évite qu'elles ne se déchirent. Pour un cavalier, les muscles à étirer en priorité sont ceux des cuisses et des mollets. On recommande donc un petit stretching de deux à trois minutes avant de mettre le pied à l'étrier. On peut commencer par amener son talon contre sa fesse pour allonger le devant de la cuisse. En appuyant son pied sur la lice de la carrière, on étirera, de face, ses ischio-jambiers situés à l'arrière de la cuisse et, de profil, ses adducteurs de l'intérieur de la cuisse. Quelques flexions sur une marche d'escalier suffisent pour les chevilles. Enfin, une petite série de mouvements de la nuque et des épaules peuvent compléter cette mini-séance. Une autre séance brève d'assouplissement est recommandée après avoir mis pied à terre. Elle permet d'éviter les courbatures et le développement d'une musculation nouée.
S'échauffer
Après avoir étiré ses muscles, il faut, avant de leur demander le maximum, les échauffer. On oublie souvent cette vérité en équitation. Il est donc recommandé de réaliser quelques mouvements d'échauffement avant de se mettre en selle et de profiter de la phase d'échauffement du cheval pour faire travailler ses propres muscles. Effectuer soi- même le pansage, en prenant soin de plier plutôt ses jambes que son dos, constitue un excellent échauffement
Se muscler
Pour monter efficacement à cheval et ne pas se fatiguer trop vite, il faut développer une musculature spécifique. Les premiers muscles à souffrir sont généralement ceux de l'intérieur des cuisses : les adducteurs. On pourra donc renforcer ces groupes musculaires en s'entraînant dans une salle de musculation ou en pratiquant des exercices avec un camarade de reprise. Le cavalier a intérêt à renforcer aussi ses abdominaux et ses dorsaux.
Un sport de complément
L'équitation n'est pas un sport très complet. Elle ne fortifie pas tous les muscles de façon équilibrée, elle ne développe guère la souplesse ni le souffle. Il est donc souhaitable de pratiquer un second sport. La natation ou le cyclisme sont les sports complémentaires les plus souvent conseillés. Mais la danse, le roller, le ski ou le jogging conviennent aussi.

Les maladies du cavalier

Outre les problèmes de dos et de traumatologie, le cavalier peut être victime de certaines maladies infectieuses. Voici les principales.
Un vaccin précieux
Le cavalier a toujours les mains dans le fumier et la poussière. En cas de coupure d'un doigt sur des crins ou sur un fer mal broché, il est donc exposé au tétanos. Les spores tétaniques excrétés avec les crottins survivent très longtemps dans le milieu extérieur et ont donc de bonnes chances d'infecter une plaie souillée. Tout cavalier doit donc être vacciné contre cette maladie (rappel tous les cinq à dix ans). Toute plaie doit également être soigneusement désinfectée et faire l'objet d'une injection de sérum antitétanique si la dernière vaccination remonte à plus de cinq ans. La rage, contagieuse pour l'homme, reste heureusement rarissime.
Attention, danger !
Le cheval peut parfois transmettre au cavalier quelques-unes de ses maladies. Passons rapidement sur la trichinose, intoxication alimentaire qui n'affecte que ceux qui mangent notre plus noble conquête. Ce sont essentiellement les maladies de peau qui s'avèrent contagieuses et, surtout, la teigne. Les champignons responsables des taches rondes sans poil qui caractérisent cette affection chez le cheval se plaisent tout autant sur la peau de l'homme. Il est donc essentiel de se laver soigneusement les mains après avoir touché un cheval atteint.

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