Quand et comment débuter en compétition

Si vous savez choisir les épreuves qui sont à votre portée, la compétition vous stimulera et cela vous aidera à progresser. L'atmosphère des terrains de concours est excitante et vous ne vous sentirez pas peu fier quand vous remporterez votre premier flot !

Pourquoi monter en compétition ?

Le principe de la compétition est de mettre en concurrence plusieurs cavaliers et plusieurs chevaux qui s'affrontent dans une épreuve définie par un règlement. La compétition permet de comparer ses performances et sa technique à celles des autres cavaliers.
Un moteur puissant
Participer à des concours de bonne heure est important parce que cela vous apprend à monter dans des conditions différentes, avec un objectif clair, en dominant vos émotions et celles de votre cheval. Avoir envie de concourir, et de gagner, est un moteur puissant qui vous conduira à dépasser vos craintes, à trouver, dans l'urgence, les bonnes solutions et les bons gestes. A oublier aussi vos blocages pour donner le meilleur de vous-même ! L'aspect ludique et l'émulation de la compétition sont très motivants. La sensation particulière que l'on ressent en entrant sur la piste, ce mélange de trac et d'excitation, exerce un attrait puissant.
Qu'est-ce qu'on gagne ?
Avant tout, le plaisir de monter et de se donner à fond. En entraînement, la compétition repose entièrement sur l'esprit sportif des cavaliers: l'important est de participer. Les gagnants ont la gloire, un flot et une plaque dans les bons cas, parfois quelques lots. Dans les compétitions officielles, les cavaliers classés touchent de l'argent, de grosses sommes à haut niveau.
Y a-t-il un niveau minimum ?
L'inscription dans les compétitions officielles requiert un certain niveau. En France, les cavaliers doivent obtenir le septième galop dans la discipline qui les intéresse. Le règlement varie toutefois selon les disciplines et le niveau attendu n'est pas le même dans les disciplines classiques ­ concours hippique, dressage, complet ­ et dans l'endurance, la voltige, le TREC, l'attelage, le horse-ball, les pony-games et l'équitation western. Chaque pays, bien sûr, a ses propres règlements, qui incluent un tronc commun, celui des épreuves internationales.
Se classer pour progresser
A l'intérieur de chaque discipline, la progression du cavalier vers les épreuves de haut niveau est conditionnée par son classement dans les épreuves antérieures. Ce système garantit une certaine homogénéité dans le niveau général d'une compétition et permet de préserver la sécurité des cavaliers et des chevaux.
Concours d'entraînement
Fort heureusement pour les jeunes cavaliers dont le septième galop est encore loin, il existe des concours d'entraînement dans presque toutes les disciplines. Il peut s'agir d'une compétition interne au club, et à laquelle participent les seuls cavaliers du club, ou d'un concours inter-clubs, non officiel, mais auquel s'inscrivent plusieurs clubs de la région. Manifestez votre envie d'y participer et
Catégorie poney
Les compétitions sur poneys ont leur propre réglementation. Elles permettent aux jeunes cavaliers de débuter sur les terrains de concours de bonne heure. Depuis les concours pour les poneys A, abordables par les plus jeunes enfants, jusqu'aux championnats nationaux, les épreuves sur poneys sont âprement disputées. De nombreux cavaliers internationaux se sont d'abord distingués à dos de poney.

L'aspect administratif

L'organisation d'une compétition est une affaire sérieuse. De votre côté, pour y participer, vous devrez faire quelques démarches.
Comment s'inscrire ?
Pour participer à une compétition officielle, il faut posséder une licence qui vous y autorise et qui se paie chaque année. On se la procure auprès de la fédération compétente. En général, chaque cavalier peut passer par son club pour se procurer cette licence ou, au moins, pour savoir où s'adresser. De même, dans les compétitions officielles, seuls les chevaux possédant de pleins papiers pourront concourir.
Le bulletin officiel
S'inscrire aux compétitions se fait assez longtemps à l'avance. Le bulletin officiel publie le programme des compétitions par discipline et les dates limites pour engager chevaux et cavaliers dans l'épreuve. Pour savoir où vous procurer le bulletin et les formulaires d'engagement, adressez-vous soit à votre entraîneur, soit à la fédération concernée. Les engagements pour les compétitions officielles ne sont pas gratuits.
Plus simple
Pour monter en concours d'entraînement, la procédure est beaucoup plus simple. Il suffit d'être dûment inscrit au club et de demander à son enseignant si l'on peut participer. Les inscriptions, là aussi, se font plusieurs semaines à l'avance.
Gros plan
Pour réussir en concours hippique ou en dressage, il faut disposer d'une monture spécifiquement adaptée et dans un équipement minimum. Autrement dit, il faut de l'argent. Toutefois, jusqu'à un certain niveau, il est possible de monter un cheval de club et de s'arranger avec des amies de la même taille pour partager les frais d'équipement.
Quelle discipline
Le jeune cavalier doit essayer de rester polyvalent. Il n'est pas bon de se spécialiser trop tôt; sortir en épreuves de voltige n'empêche pas de travailler l'obstacle ou le dressage à la maison et inversement. Pour devenir un vrai cavalier, il est bon de connaître tous les aspects de l'équitation. Ne vous engagez pas dans une spécialité sans bien réfléchir sur vos possibilités, sur ce que vous attendez de l'équitation en général et de la compétition en particulier.

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