Alimenter le cheval en randonnée

Les besoins du cheval qui travaille six ou huit heures par jour diffèrent beaucoup de ceux du cheval de sport, car il fournit des efforts quotidiens longs et réguliers. Afin de les satisfaire, l'approvisionnement en nourriture demande au randonneur beaucoup d'organisation.

Pour aller loin...

Connaître son cheval, évaluer ses besoins en quantité et en qualité, bien s'organiser... mieux vaut prévenir que guérir. En randonnée, les erreurs en matière d'alimentation se paient cher et pendant longtemps !
Calculer la ration nécessaire
La randonnée est considérée comme un travail moyen. Il faut donc ajouter à la ration d'entretien 0,5 UFC (Unité Fourragère Cheval) par heure de travail. Un cheval de 450 kg travaillant 6 heures devra donc recevoir 0,85 X 4,5 pour l'entretien et 0,5 X 6 pour le travail, soit 6,825 UFC. Cela représente par exemple. 8 kg de foin, 2 kg d'orge, 1 kg de maïs. L'avoine, échauffante n'est pas recommandée mais peut être utilisée en petite quantité.
L'herbe
Le pâturage est la façon la plus simple, la plus économique et la plus naturelle d'alimenter votre cheval. Facile à trouver à la bonne saison, l'herbe a l'avantage de bien hydrater le cheval, qui ne boit jamais assez en randonnée. Elle a cependant ses limites. Il faut trouver une herbe suffisamment riche, et abondante. Pour subvenir à ses besoins, un cheval doit brouter de 12 à 18 heures par jour : impossible en randonnée, d'autant plus qu'après une bonne journée de marche il a besoin de se reposer et ne peut brouter toute la nuit. Le pâturage est donc insuffisant pour le cheval de randonnée. Un complément est indispensable.
Aliments complets et céréales
En randonnée, la ration de grains est à partager en deux repas, le matin et le soir. Elle apporte le complément en UFC dont le cheval a besoin. Contrôlez la date de péremption, la qualité du stockage, l'absence totale de moisissure. S'il s'agit d'aliments complets, assurez-vous que ce sont bien des granulés destinés aux chevaux. Si vous donnez des céréales, préférez l'orge. Le maïs ne doit pas être donné en quantité importante. Évitez l'avoine.
Le foin
Si le pâturage n'est pas possible ou qu'il est trop limité, il faut trouver du foin de bonne qualité. La fibre qu'il apporte est indispensable à la bonne digestion des céréales ou des granulés. C'est un lest. Prévoyez 5 à 8 kg de foin par cheval et par jour. Si le gîteur vous en propose c'est formidable mais assurez vous qu'il est de bonne qualité.

S'organiser

Une solide organisation vous permettra d'assurer l'alimentation nécessaire en cours de route.
En gîte
Si vous dormez dans des gîtes demandez aux gîteurs de quels types d'aliments ils disposent. Sur certains circuits, vous trouverez les mêmes aliments concentrés chez chacun. Si vous avez le moindre doute sur la qualité ou sur l'adéquation de l'aliment aux besoins de votre cheval et si vous voulez parer à toute éventualité vous devrez disposer de vos propres aliments.
Tout prévoir
Pour cela, deux solutions s'offrent à vous : soit vous les déposez dans les gîtes lorsque vous organisez la randonnée, soit vous disposez d'une grosse voiture d'intendance. Ou encore dans le cas d'une randonnée en autonomie totale vous transportez ces aliments sur un cheval de bât. Vous devez impérativement disposer de foin ou de pâtures pour la nuit. On ne peut pas nourrir un cheval en randonnée uniquement avec des granulés. Sans le lest la digestibilité des dits granulés est considérablement réduite et le cheval perdra de l'état très rapidement. Il est exceptionnel qu'un gîteur ne puisse en fournir.

Comment choisir un cheval de dressage ?

La part du travail étant très importante dans la formation d'un cheval de dressage, il n'est pas facile de bien le choisir au départ. Beaucoup d'observation et quelques conseils vous seront nécessaires.

Trois points fondamentaux

Une bonne conformation, un tempérament énergique, des allures amples et régulières : voilà votre cheval de dressage. S'il ne présente pas de défauts majeurs, vous pourrez faire un bout de chemin ensemble.
Un peu de lucidité
Comme dans toutes les disciplines, vous devez estimer votre niveau et vos capacités avant de vous lancer dans un achat. Si vous débutez en compétition dans des reprises simples, préférez un cheval déjà mis, qui possède l'expérience qui vous manque, même si ses allures ne sont pas éblouissantes et que son modèle est imparfait, à un splendide athlète de cinq ans, promis à la gloire, mais avec qui tout le travail reste à faire. Pour bien juger votre future acquisition, tenez compte des éléments suivants.
Les origines
De bonnes origines se paient toujours. Vous ne pourrez vous montrer exigeant sur ce point que si vous en avez les moyens. N'oubliez pas que les origines d'un cheval constituent une promesse, jamais une garantie. A l'inverse, des origines peu prestigieuses ne signifient pas forcément un manque de qualités.
Le modèle
Le modèle idéal, lui aussi, coûte cher. Un bon cheval de dressage est fait en montant (garrot plus haut que la croupe). Il possède des aplombs parfaits. Son encolure est bien sortie et plantée haut, pas trop épaisse au niveau de l'attache de la tête. Son dos n'est ni trop long, ni trop court, l'articulation de la hanche étant plutôt basse. Les postérieurs doivent être bien sous la masse, les jarrets n'étant ni droits ni coudés. L'épaule, longue et inclinée, permet un geste ample et délié des antérieurs.
Les allures
Les allures doivent être amples, élastiques, parfaitement symétriques et régulières. Au pas, le cheval se déplace souplement, en engageant généreusement ses postérieurs dans des foulées généreuses et cadencées. Au trot, il est équilibré et donne une impression de puissance et de légèreté. Le mouvement des antérieurs part bien de l'épaule, et non du genou ; les postérieurs propulsent énergiquement l'animal en avant. Le galop doit être énergique, fluide, bien élastique, le cheval se détachant franchement du sol. Globalement, la monture semble jouir d'un bon équilibre, d'une grande impulsion naturelle et d'une souplesse suffisante.
Le tempérament
Il est évidemment difficile de juger du tempérament d'un cheval en quelques heures. Pour disposer du maximum d'éléments possible, préparez vous-même l'animal avant de le monter. Son comportement au box sera révélateur : il doit être aimable, confiant, respectueux. En liberté et sous la selle, il doit révéler immédiatement deux qualités fondamentales : l'énergie et la vivacité. Un cheval mou et froid ne brillera jamais en dressage. Évitez, à l'inverse, les animaux excessivement sur l’œil, agités, agressifs ou rétifs.

Exercer son jugement

Trois étapes sont indispensables pour bien juger votre futur champion : il faut l'observer en main et en liberté, le monter et demander l'avis du vétérinaire.
Savoir observer
Observez d'abord le cheval tenu en main à l'arrêt. Tournez-lui autour pour examiner ses aplombs sous tous les angles. Demandez ensuite qu'on le fasse marcher et trotter en ligne droite face à vous. Assurez-vous que ses allures sont symétriques. Examinez-le enfin en liberté. C'est là qu'il exprimera le mieux sa vraie nature, tant sur le plan physique que mental. Se montre-t-il énergique, joyeux ? Ses allures sont-elles amples, régulières ? Fait-il preuve d'agilité dans ses déplacements ? Même si vous le destinez au dressage, demandez toujours qu'on lui fasse sauter une petite barre en liberté. Cela vous en dira long sur son équilibre, sa souplesse, son allant, sa franchise.
Sous la selle
Vous devez ensuite essayer le cheval. Plutôt que de monter dessus en vous disant simplement « essayons », fixez-vous un véritable objectif. Faites d'abord connaissance lors d'une courte détente, puis efforcez-vous d'exécuter une reprise de dressage dans son intégralité, au niveau où vous comptez débuter avec le cheval. Ce sera un excellent test pour juger vos affinités. Vous devez retirer de ce test un sentiment positif, même si le cheval n'a pas pu exécuter tout ce que vous lui avez demandé.
Prendre conseil
Le cheval vous plaît, vous avez le sentiment qu'il présente les qualités requises : ne vous enthousiasmez pas encore ! Notez par écrit ses qualités, ses défauts, les raisons qui vous poussent à l'acheter en vue du dressage. Ensuite, montrez-le à votre entraîneur, à vos amis cavaliers. Si vous le pouvez, demandez conseil à un cavalier de dressage en qui vous avez confiance. Plus vous prendrez d'avis, mieux cela vaudra. Réfléchissez calmement à tout ce qu'on vous aura dit, puis comparez avec vos notes avant de vous décider.

Faire la crinière et la queue

Toiletter correctement les crins d'un cheval n'est pas chose facile : sans un peu de technique, les résultats sont souvent décevants, voire catastrophiques ! Ne manquez pas une occasion d'observer les soigneurs à l'œuvre et ne vous lancez pas sans savoir !

Rangez vos ciseaux!

L'encolure d'un cheval, c'est long ! Une coupe aux ciseaux est franchement déconseillée, à moins que vous ayez de réels talents de coiffeur. Préférez la technique de l'effilage, qui désépaissit et allège la crinière tout en la raccourcissant .
Il vous faut :
  • un bouchon ou une brosse à cheveux
  • une brosse douce
  • un peigne métallique à dents courtes
Au travail
  1. Démêlez soigneusement la crinière. Commencez à l'effiler par la nuque ou par le garrot. Saisissez une petite mèche de crins dans une main et tendez-la vers vous. A l'aide du peigne tenu dans l'autre main, repoussez les crins du dessus comme pour les crêper. Il vous reste ainsi en main les crins du dessous et les crins les plus longs.
  2. Enroulez ces crins autour du peigne, à la base des dents arrivant à la hauteur à laquelle vous souhaitez raccourcir la crinière .Tirez d'un coup sec vers le bas, en laissant le peigne bien horizontal et parallèle à l'encolure. Par ce geste, vous cassez une partie des crins, et vous en arrachez quelques-uns.
  3. Passez à la mèche suivante et procédez de même en vous alignant sur la même hauteur. Continuez sur toute la longueur, en suivant la courbe de l'encolure. Toutes les trois ou quatre mèches, interrompez-vous et reculez pour observer le résultat de loin. Cela vous permettra de rectifier vos erreurs au fur et à mesure et de ne pas partir sur une pente fatale ...
  4. Et voilà le résultat ! On suit en général une ligne légèrement courbe, selon un dégradé imperceptible : ainsi, lorsque le cheval monté se tient placé, avec l'encolure arrondie, la crinière est parfaitement régulière.
La bonne longueur
Attention à ne pas prévoir trop court car, une fois débarrassés du poids de leur longueur, les crins ont tendance à « remonter ». Comptez une bonne quinzaine de centimètres au moins.
Est-ce que ça fait mal ?
Le cheval a-t-il mal lorsqu'on lui arrache ainsi les crins ? Si on juge d'après ses réactions, pas vraiment. La plupart des chevaux se prêtent gentiment au toilettage, pourvu qu'on leur fournisse un filet à foin pour passer le temps. Ils manifestent parfois un léger agacement comme pour dire « ça tiraille ! ». Certains sont toutefois plus sensibles que d'autres, notamment au niveau de la nuque et du couard. Dans ce cas, on coupe à ras les mèches situées sur la nuque à l'aide d'une paire de ciseaux, et on évite d'épiler la queue.

Couper et toiletter la queue

Les crins de la queue s'entretiennent par les deux bouts : le haut et le bas !
Couper les crins
Vous devez couper la queue en tenant compte du port de queue relevé du cheval lorsqu'il est en action : placez une brosse sous le couard pour le soulever ou demandez à quelqu'un d'y glisser son avant-bras. Attrapez tous les crins situés en haut de la queue, et laissez glisser votre main jusqu'en bas, au-dessus de l'endroit où vous souhaitez couper. En gardant les crins bien dans le prolongement de la queue, coupez aux ciseaux, à ras sous votre main, bien droit, parallèlement au sol.
Épiler la queue
Pour dégager la base de la queue et accentuer l'élégance de son port, on enlève parfois les crins situés de part et d'autre du couard. Commencez par le haut. Attrapez quelques crins le plus possible sous le couard. Enroulez-les autour d'un ou deux doigts et tirez d'un coup sec pour les arracher. Dégagez de la sorte les deux côtés du couard. Attention à ne pas exagérer! Prenez régulièrement du recul pour juger le résultat.
Raccourcir les crins
Une fois que l'on a supprimé les crins disgracieux, on peut encore raccourcir les crins trop longs de part et d'autre du haut de la queue, en les cassant à l'aide d'un peigne.

Conduire à une main

Conduire son cheval à une main Conduire son cheval à une main demande beaucoup de compétences. Il faut le faire dans les règles de l'art : rênes flottantes, action imperceptible de la main, réponse franche et immédiate du cheval.

Le travail de la main

En accord avec les autres aides, la main joue son rôle par sa position et non par sa force. Vous pouvez faire à une main tout ce que vous faites à deux mains, et même plus encore.
Saisir les rênes correctement
Vous pouvez tenir les rênes indifféremment dans l'une ou l'autre main. Choisissez celle avec laquelle vous êtes le plus à l'aise. De même, vous pouvez tenir vos rênes soit entre le pouce et l'index, soit entre le pouce et le majeur si vous glissez l'index entre les deux rênes. Il est interdit, en concours, de placer plus d'un doigt entre les rênes. Placez le flot des rênes du côté de la main choisie. A droite si vous tenez de la main droite, à gauche si vous tenez de la main gauche.
Marcher, trotter, galoper
Pour mettre le cheval en mouvement ou pour passer à une allure supérieure, avancez votre main pour « ouvrir la porte ». Avancez également vos épaules, sans toutefois incliner tout le buste.
Tourner
Pour tourner, déplacez votre main du côté où vous souhaitez aller. La rêne extérieure ne doit pas entrer en tension, mais simplement venir toucher l'encolure. C'est ce contact qui indique au cheval que le cavalier souhaite changer de direction : c'est la neck-rein.
Ralentir, arrêter
Pour demander à votre cheval de ralentir ou de s'arrêter, levez votre main. Dès qu'il est descendu dans l'allure demandée, ou dès qu'il entame l'arrêt, baissez la main. Vous ne devez pas exercer de tension sur les rênes.
Reculer
Levez la main pour « fermer la porte ». Dès que le cheval entame le reculer, relâchez.

Choisir le bon mors

Trois types de mors sont décrits ici parmi les dizaines qui existent.
Comprendre le principe
Le mors « une main » doit exercer un effet de levier : il doit donc posséder branches et gourmette. Sa sévérité dépend plus de la main qui l'utilise que du mors lui-même. Vous devez choisir le mors selon vos compétences et selon les réactions du cheval.
Mors de filet et mors delta
Les premiers pas du travail à une main se font en mors de filet, mors brisé à anneau. Mais ce mors ne permet pas de transmettre au cheval des informations suffisamment fines. Un bon compromis, pour débuter, est d'employer un mors delta 5 ou 7 pouces. Avec ce mors brisé, le contrôle latéral reste possible. La plupart des cavaliers et des chevaux en resteront à ce mors.
Une progression à respecter
L'étape suivante consiste à apprendre à utiliser le mors à penture. Il s'agit encore d'un mors brisé, mais dont la mobilité est limitée à un plan. Ce mors éducatif est destiné aux chevaux et cavaliers bien avancés. Le mors droit à levier est celui de la dernière étape. On ne l'emploie que sur des chevaux parfaitement sûrs. On ne le met entre les mains d'un cavalier que lorsque celui-ci ne fait plus de fautes de main.
Le romal
Originaires de Californie, ces rênes fermées se tiennent uniquement à pleine main. Mettre un doigt entre les rênes est interdit en compétition. Monter à deux mains est pratiquement impossible avec un romal.
Bon à savoir
  • La façon de tenir les rênes est codifiée. On ne les tient pas de la même façon si on doit démontrer le niveau de dressage de son cheval en compétition ou si on l'entraîne ou l'utilise pour travailler.
  • En concours, une seule position est autorisée : flot des rênes du côté de la main qui les tient, un doigt au plus entre les rênes. Le dos de la main est tourné vers le ciel. A aucun moment la main ne marque de rotation : elle se déplace latéralement ou verticalement. Toucher les rênes avec la deuxième main est éliminatoire.
  • Au travail ou à l'entraînement, les rênes sont tenues à « pleine main » : elles sont croisées sur l'encolure et le cavalier les saisit ensemble, à pleine main. Cela permet notamment de pouvoir agir, si nécessaire, avec la deuxième main pour rappeler le cheval à l'ordre.

Faut-il le laisser brouter ?

Laisser brouter son cheval Il n'y a rien qui tente autant un cheval qu'une belle touffe d'herbe verte. Mais il est prudent de bien réfléchir avant d'accorder ce petit plaisir pendant le travail. Une telle permission risque en effet d'entraîner quelques complications.

Travail et détente : un mariage difficile

Même si elle semble faire son bonheur, il n'est guère prudent de permettre au cheval de consommer de l'herbe pendant le travail : il ne saurait plus s'arrêter.
Un besoin à satisfaire
On le sait, le cheval en liberté passe plus de douze heures par jour à brouter. Celui qui vit au box est donc frustré de cette activité essentielle, et le cavalier, qui n'a pas la conscience tranquille, trouve en conséquence normal de lui accorder ce petit plaisir au cours des promenades, lorsque l'occasion s'en présente. Mais il serait certainement meilleur pour l'équilibre du cheval de lui donner de vrais moments de liberté, sans mors ni cavalier, pour brouter et se détendre à son aise. Car, comme nous allons le voir, il n'est pas facile de mêler travail et détente.
Le doigt dans l’engrenage
Même le cavalier d'extérieur dont le cheval vit au pré est tenté de laisser sa monture goûter quelques touffes au hasard des chemins : « On ne va pas lui refuser une ou deux bouchées ! Ça lui fait tellement plaisir ! » Et c'est vrai que le cheval adore brouter. Au point d'arracher les rênes pour en reprendre encore un peu, de ralentir en route pour cueillir une feuille, de rompre l'immobilité pour goûter une touffe tentatrice. C'est tellement bon qu'il ne peut plus s'arrêter et qu'il serait prêt à désobéir. Le cavalier, qui voulait accorder un petit plaisir, finit par être considéré comme un trouble-fête lorsqu'il interrompt le festin.
Tout ou rien
Il est en effet très difficile d'expliquer à son cheval que certains moments sont faits pour brouter, d'autres pour travailler. Car, pour lui, ce qui est permis le lundi doit également être permis le mardi, et le mercredi aussi... Il est particulièrement enclin à généraliser lorsqu'il s'agit d'une activité aussi naturelle et aussi agréable. La solution la plus facile consiste donc à lui interdire totalement de brouter tant que son propriétaire est sur son dos ou à ses côtés. Paradoxalement, l'animal acceptera cette contrainte permanente beaucoup plus facilement qu'une autorisation intermittente.
Une limite claire
Pour qu'il comprenne bien quelle est la limite, le plus sûr moyen consiste à lui interdire de brouter tant que vous êtes sur son dos. Si vous avez la bonne habitude de marcher un peu à pied pendant les étapes, interdisez-lui également de brouter lorsqu'il travaille en main. Une telle règle peut paraître sévère, mais elle prête moins à confusion pour le chevalet lui évite le trouble qu'occasionne une permission intermittente. Certains cavaliers retirent l'embouchure lorsqu'ils souhaitent laisser leur monture brouter, ce qui constitue un signal clair.

Comment l’empêcher de brouter

L'herbe est une récompense si alléchante que le cheval est prêt à subir bien des désagréments pour l'obtenir. Il n'est pas facile de trouver une parade.
Constance et vigilance
Si vous décidez de limiter les moments où le cheval pourra consommer de l'herbe, définissez d'abord clairement les moments où c'est interdit. Ensuite, le succès de l'éducation reposera sur votre vigilance : si vous oubliez de temps en temps le règlement et si vous le laissez brouter lorsque vous devriez l'interdire, le cheval n'a aucune chance d'y comprendre quelque chose. Il tentera le coup, sera parfois rabroué, d'autres fois non, et vous y perdrez son respect. Si, en revanche, vous savez lui indiquer clairement la limite à ne pas dépasser, il renoncera rapidement et sans état d'âme à cette idée.
Liberté surveillée
Si, malgré vos efforts pour l'en empêcher, il continue à chercher à brouter, il faudra vous résoudre à lui infliger un désagrément qui lui fasse passer cette envie. C'est un mauvais moment à passer, mais c'est le seul moyen de contrebalancer le terrible attrait de l'herbe. Ne cherchez pas à retenir la tête à l’aide des rênes ou du licol ; bien au contraire, laissez-le libre. Mais, lorsqu'il plonge vers une touffe, dites « non » et donnez-lui un petit coup de cravache sur l'encolure ou, si vous êtes à pied, poussez-lui gentiment mais fermement le nez du bout de votre botte. Juste assez pour le surprendre et le dissuader de recommencer. Il suffira ensuite d'une surveillance attentive pour faire rapidement disparaître le problème.

L'Ardennais

Trapu et puissant, l'ardennais possède, parmi les chevaux de trait, l'un des modèles les plus massifs. Il se déplace néanmoins avec vivacité et semble toujours prêt à travailler. Tous ceux qui le côtoient appécient sa grande douceur.

Vaillant et conciliant

Déjà connus des Romains, les petits chevaux des Ardennes se sont taillé au fil des siècles une grande réputation sur les champs de bataille. Ils ont, on le sait, rendu de grands services lors de la Première Guerre mondiale.
Lointaines origines
L'ardennais est l'une des plus anciennes races de chevaux d'Europe. Les spécialistes pensent qu'il descend probablement du cheval préhistorique dont on a retrouvé les restes à Solutré. Les descendants du cheval de Solutré auraient parcouru le cours de la Meuse pour se fixer dans les Ardennes - aujourd'hui partagées entre la France et la Belgique. L'ardennais moderne a conservé certains traits primitifs, notamment l'ossature de la tête, qui lui donne ce nez carré bien particulier.
Une longue carrière militaire
L'ancien type de l'ardennais était un cheval trapu et vif, pas très grand, d'une extraordinaire rusticité. Utilisé sous la selle et attelé, il devint peu à peu un excellent cheval de hussard. Il était aussi capable de tirer les canons et les chariots de l'artillerie. Il fut exporté comme cheval de guerre dans toute l'Europe. De nombreux ardennais prirent part aux guerres napoléoniennes - on dit qu'ils furent les seuls à supporter les rigueurs du climat lors de la campagne de Russie - puis à la Première Guerre mondiale.
Vers un type plus lourd
Au XIXe siècle, comme presque toutes les races, l'ardennais reçut un peu de sang arabe et pur-sang, mais ces influences ne semblent pas avoir persisté. Peu à peu, pour répondre aux besoins des agriculteurs, les éleveurs tentèrent de faire évoluer la race vers un type plus lourd. Quelques croisements furent entrepris avec des boulonnais et des percherons. Mais ce sont les traits belges, plus grands, qui modifièrent sensiblement le modèle des petits chevaux des Ardennes.
Le cheval des grandes exploitations
Devenu plus massif, l'ardennais se prêta aux travaux agricoles d'une certaine envergure. On le trouve durant toute la seconde moitié du XIXe siècle et jusqu'en 1950 dans les fermes importantes. Naturellement, ces exploitations furent aussi les premières à adopter les engins motorisés. L'ardennais, comme tous ses congénères, perdit son emploi. De cheval de trait, il devint... cheval de boucherie.
L'ardennais aujourd'hui
Aujourd'hui, la reproduction de l'ardennais est assurée par trois haras nationaux français et par de nombreux éleveurs dans toute l'Europe. Les effectifs restent faibles, mais le dynamisme des éleveurs, qui s'efforcent d'élargir ses débouchés, laisse présager un bon développement de la race. On vend des ardennais dans toute l'Europe.
Un caractère aimable
De plus en plus apprécié, l'ardennais se prête à des métiers divers, livrant de la bière, promenant des touristes en calèche, tirant des attelages sportifs ou servant au débardage du bois.
Origine
L'ardennais est autant belge que français. C'est dans les collines des Ardennes, aux rudes hivers, que ce cheval a développé son étonnante rusticité. C'est un des chevaux les plus lourds aujourd'hui produits par les haras français. Il est également élevé en Belgique, au Luxembourg, en Suède et en Hollande.

Type et tempérament

Extérieur
L'ardennais est un cheval bréviligne: tout chez lui est court, rond, massif et fort. La tête est importante et lourde, mais expressive, avec un chanfrein le plus souvent camus et un nez carré. L'encolure puissante, épaisse et ronde, est attachée à une épaule bien formée qui permet un geste assez ample. Le corps est dense, avec des reins remarquablement forts et des hanches larges. L'arrière-main est très musclée, tout comme les bras et les jambes. Les membres sont plutôt courts, avec des articulations épaisses et basses et des pieds solides et assez larges mais sans excès. Sa taille est en moyenne de 1,60 m.
Robe
Bai ou rouan, parfois gris fer, alezan ou alezan brûlé. Le gris pommelé et le noir ne sont pas acceptés.
Caractère
Doux comme un agneau, gentil, généreux de sa force et de son travail : l'ardennais est un compagnon modèle. Son tempérament conciliant et paisible n'est pas pour rien dans le renouveau d'intérêt que lui portent les amateurs d'attelage. On le dit facile à débourrer et à dresser, et d'un caractère si aimable qu'un enfant peut le guider.

Quand et comment débuter en compétition

Si vous savez choisir les épreuves qui sont à votre portée, la compétition vous stimulera et cela vous aidera à progresser. L'atmosphère des terrains de concours est excitante et vous ne vous sentirez pas peu fier quand vous remporterez votre premier flot !

Pourquoi monter en compétition ?

Le principe de la compétition est de mettre en concurrence plusieurs cavaliers et plusieurs chevaux qui s'affrontent dans une épreuve définie par un règlement. La compétition permet de comparer ses performances et sa technique à celles des autres cavaliers.
Un moteur puissant
Participer à des concours de bonne heure est important parce que cela vous apprend à monter dans des conditions différentes, avec un objectif clair, en dominant vos émotions et celles de votre cheval. Avoir envie de concourir, et de gagner, est un moteur puissant qui vous conduira à dépasser vos craintes, à trouver, dans l'urgence, les bonnes solutions et les bons gestes. A oublier aussi vos blocages pour donner le meilleur de vous-même ! L'aspect ludique et l'émulation de la compétition sont très motivants. La sensation particulière que l'on ressent en entrant sur la piste, ce mélange de trac et d'excitation, exerce un attrait puissant.
Qu'est-ce qu'on gagne ?
Avant tout, le plaisir de monter et de se donner à fond. En entraînement, la compétition repose entièrement sur l'esprit sportif des cavaliers: l'important est de participer. Les gagnants ont la gloire, un flot et une plaque dans les bons cas, parfois quelques lots. Dans les compétitions officielles, les cavaliers classés touchent de l'argent, de grosses sommes à haut niveau.
Y a-t-il un niveau minimum ?
L'inscription dans les compétitions officielles requiert un certain niveau. En France, les cavaliers doivent obtenir le septième galop dans la discipline qui les intéresse. Le règlement varie toutefois selon les disciplines et le niveau attendu n'est pas le même dans les disciplines classiques ­ concours hippique, dressage, complet ­ et dans l'endurance, la voltige, le TREC, l'attelage, le horse-ball, les pony-games et l'équitation western. Chaque pays, bien sûr, a ses propres règlements, qui incluent un tronc commun, celui des épreuves internationales.
Se classer pour progresser
A l'intérieur de chaque discipline, la progression du cavalier vers les épreuves de haut niveau est conditionnée par son classement dans les épreuves antérieures. Ce système garantit une certaine homogénéité dans le niveau général d'une compétition et permet de préserver la sécurité des cavaliers et des chevaux.
Concours d'entraînement
Fort heureusement pour les jeunes cavaliers dont le septième galop est encore loin, il existe des concours d'entraînement dans presque toutes les disciplines. Il peut s'agir d'une compétition interne au club, et à laquelle participent les seuls cavaliers du club, ou d'un concours inter-clubs, non officiel, mais auquel s'inscrivent plusieurs clubs de la région. Manifestez votre envie d'y participer et
Catégorie poney
Les compétitions sur poneys ont leur propre réglementation. Elles permettent aux jeunes cavaliers de débuter sur les terrains de concours de bonne heure. Depuis les concours pour les poneys A, abordables par les plus jeunes enfants, jusqu'aux championnats nationaux, les épreuves sur poneys sont âprement disputées. De nombreux cavaliers internationaux se sont d'abord distingués à dos de poney.

L'aspect administratif

L'organisation d'une compétition est une affaire sérieuse. De votre côté, pour y participer, vous devrez faire quelques démarches.
Comment s'inscrire ?
Pour participer à une compétition officielle, il faut posséder une licence qui vous y autorise et qui se paie chaque année. On se la procure auprès de la fédération compétente. En général, chaque cavalier peut passer par son club pour se procurer cette licence ou, au moins, pour savoir où s'adresser. De même, dans les compétitions officielles, seuls les chevaux possédant de pleins papiers pourront concourir.
Le bulletin officiel
S'inscrire aux compétitions se fait assez longtemps à l'avance. Le bulletin officiel publie le programme des compétitions par discipline et les dates limites pour engager chevaux et cavaliers dans l'épreuve. Pour savoir où vous procurer le bulletin et les formulaires d'engagement, adressez-vous soit à votre entraîneur, soit à la fédération concernée. Les engagements pour les compétitions officielles ne sont pas gratuits.
Plus simple
Pour monter en concours d'entraînement, la procédure est beaucoup plus simple. Il suffit d'être dûment inscrit au club et de demander à son enseignant si l'on peut participer. Les inscriptions, là aussi, se font plusieurs semaines à l'avance.
Gros plan
Pour réussir en concours hippique ou en dressage, il faut disposer d'une monture spécifiquement adaptée et dans un équipement minimum. Autrement dit, il faut de l'argent. Toutefois, jusqu'à un certain niveau, il est possible de monter un cheval de club et de s'arranger avec des amies de la même taille pour partager les frais d'équipement.
Quelle discipline
Le jeune cavalier doit essayer de rester polyvalent. Il n'est pas bon de se spécialiser trop tôt; sortir en épreuves de voltige n'empêche pas de travailler l'obstacle ou le dressage à la maison et inversement. Pour devenir un vrai cavalier, il est bon de connaître tous les aspects de l'équitation. Ne vous engagez pas dans une spécialité sans bien réfléchir sur vos possibilités, sur ce que vous attendez de l'équitation en général et de la compétition en particulier.

Ajuster le licol et le filet

Dès les premières leçons, le jeune cavalier se familiarise avec le licol et le filet ; il apprend à les passer au cheval. Mais, arrivé à un certain niveau, il doit être capable de régler ces harnachements pour qu'ils soient correctement ajustés sur la tête du cheval.

Ajuster le filet

Un même filet ne peut aller à tous les chevaux. Mais comme il est réglable, on peut l'adapter à plusieurs montures si leur tête a à peu près la même taille.
Au travail
Une vérification de tous les points de réglage du filet est un geste indispensable qui doit devenir automatique : on bride, on vérifie l'ajustement du frontal, du mors, de la muserolle et de la sous-gorge.
  1. Avant de passer le filet à votre cheval, procédez à un réglage approximatif en tenant le filet à côté de sa tête. Ainsi, il ne se retrouvera pas avec la bouche fendue ou avec le mors dans les incisives lors de l'essayage.
  2. Bridez. Assurez-vous en premier lieu que le frontal est à sa place: il ne doit pas pincer les oreilles ni bâiller sur le front.
  3. Ajustez progressivement les montants du filet en reprenant ou en relâchant le même nombre de trous à droite et à gauche. Le mors doit appuyer légèrement sur les commissures sans les faire plisser.
  4. Réglez le montant de la muserolle. La muserolle française doit venir se placer à deux doigts environ sous les apophyses zygomatiques.
  5. Réglez la muserolle : vous devez pouvoir glissez facilement deux doigts entre le cuir et la peau du cheval.
  6. Contrôlez le réglage de la sous-gorge en passant votre main entre la lanière et la gorge du cheval.
Gros plan
Attention à la largeur du mors par rapport à la bouche du cheval. Un mors trop large forme un angle trop important : sa pointe risque de blesser le palais de l'animal. De surcroît, il ne permet aucune action précise. En revanche, un mors trop étroit appuie sur les côtés de la bouche et gêne le cheval, qui risque d'entrer en défense ou de « perdre sa bouche ».

Ajuster le licol

La plupart des licols se prêtent assez peu à un réglage précis : seule leur têtière s'ajuste. Il est donc très important d'utiliser un licol adapté à la tête de votre monture.
Au travail
Essayez de choisir un licol adapté à la tête de votre monture : petit, moyen, ou grand. Sur certains modèles, la muserolle et la sous-gorge sont réglables. Procédez à une vérification point par point.
  1. Selon la longueur du licol et le réglage de la têtière, la muserolle descendra plus ou moins bas sur le chanfrein. La boucle qui relie la muserolle et le montant doit venir se placer, des deux côtés de la tête, à environ deux doigts de l'apophyse zygomatique
  2. Si la muserolle est réglable, ajustez-la : vous devez pouvoir passer un travers de main entre le creux de l'auge et la lanière. Une muserolle trop lâche peut être dangereuse.
  3. Vérifiez enfin que la sous-gorge n'est pas trop serrée: vous devez pouvoir passer un poing.
Bon à savoir
Le frontal d'un filet n'est pas réglable. Or, sa longueur détermine le confort des oreilles du cheval et contribue au bon maintien du filet. C'est pour cette raison, entre autres, qu'on ne peut utiliser le même filet pour monter un pur-sang à tête fine et étroite et un solide haflinger.

Mots et expressions

Un peu de vocabulaire

Il est important de connaître certains mots et quelques expressions propres au monde du cheval. Vous n'en serez que plus à l'aise face aux moniteurs et aux autres participants de votre reprise.
aides
Moyens dont le cavalier dispose pour communiquer avec le cheval. Les aides naturelles sont les jambes, les mains, le poids du corps et la voix. Les aides artificielles sont la cravache et la houssine, les éperons, la chambrière pour le travail à pied.
allure
Façon de se déplacer du cheval. L'allure est définie par l'ordre dans lequel le cheval pose ses pieds au sol. Les allures naturelles sont le pas, le trot et le galop. Par le dressage, on peut obtenir d'autres allures, qui sont dites artificielles.
assiette
Aisance et équilibre du cavalier qui lui permettent d'accompagner les mouvements du cheval.
bride
Harnais de tête comprenant deux mors. Il s'utilise à partir d'un certain niveau de dressage.
carrière
Espace découvert où les cavaliers s'entraînent. Elle est entourée de barrières appelées lisses. Par sa forme et sa disposition, la carrière peut être destinée à un usage particulier, comme la carrière de dressage. La carrière d'obstacle comporte de nombreux obstacles pour l'entraînement et/ou la compétition.
chambrière
Fouet à long manche, utilisé comme aide pour le travail en longe et en liberté.
concours complet
Discipline de compétition comprenant trois épreuves : une épreuve de dressage, un parcours de saut d'obstacle et un cross. A un niveau élevé, ces concours se déroulent sur trois jours et comportent un routier (portion parcourue au trot) et un steeple-chase
concours hippique (ou CSO)
Discipline de compétition au cours de laquelle le cheval et le cavalier doivent enchaîner plusieurs obstacles en suivant un parcours précis. Les obstacles ne sont pas fixes : ils tombent en cas de choc.
cravache
Sorte de baguette, courte et flexible, utilisée par le cavalier pour faire avancer son cheval quand les jambes ne suffisent pas.
cross
Parcours d'obstacles fixes placés en pleine nature, que l'on doit enchaîner en un temps donné.
débourrage
Première étape du dressage du jeune cheval. Elle consiste à familiariser le cheval avec l'homme à pied, puis avec le harnachement et, enfin, avec le cavalier.
distance
Espace entre deux cavaliers. En manège comme en extérieur, il faut maintenir une distance d'environ 2 m entre son cheval et celui qui précède. C'est une règle élémentaire de sécurité.
dressage
Éducation du cheval visant à le familiariser avec des aides de plus en plus subtiles et à lui apprendre des exercices de plus en plus complexes. Le dressage est une discipline de compétition.
éperon
Pièce de métal à deux branches, fixée au talon du cavalier et terminée par une pointe à bout plus ou moins long et arrondi. En touchant les flancs du cheval, les éperons précisent et renforcent l'action des jambes.
étrier
Chacun des deux anneaux de métal, munis d'une semelle, sur lesquels reposent les pieds du cavalier. L'étrier est attaché à la selle par une longue courroie : l'étrivière.
filet (ou bridon)
Harnais de tête muni d'un mors simple et de rênes, qui permet au cavalier de diriger le cheval.
galop
Une des allures naturelles du cheval. Le galop est la plus rapide des allures naturelles.
houssine
Cravache longue utilisée en dressage.
jugulaire
Courroie, élastique ou non, qui passe sous le menton et maintient la bombe (ou le casque) en place. Il faut toujours l'ajuster avant de monter.
licol
Harnais de tête sans mors. Le licol permet de conduire le cheval en main et de l'attacher avec une longe.
longe
Courroie plus ou moins longue. La longe courte se fixe au licol et permet de conduire et d'attacher le cheval. La longe longue (de 4 à 8 m) sert à faire travailler le cheval en cercle.
main
Terme, souvent utilisé en équitation, faisant partie de nombreuses expressions. Lorsqu'on travaille en manège ou en carrière, on marche à main droite, c'est-à-dire en ayant la main droite du côté intérieur du manège ou de la carrière, ou à main gauche, c'est-à-dire en ayant la main gauche du côté intérieur. Changer de main : traverser le manège pour reprendre la piste à l'autre main. Avoir la main légère : se servir de ses mains avec douceur et précision. Mener un cheval en main : le conduire à l'aide des rênes ou de la longe, sans le monter.
manège
Espace couvert et clos où travaillent les cavaliers.
mors
Pièce métallique, parfois recouverte de cuir ou de caoutchouc, qui se place dans la bouche du cheval et qui permet de le conduire par l'intermédiaire des rênes. Il existe un grand nombre de mors, de formes et d'usages différents. Le mors de filet agit sur les commissures des lèvres. La bride, qui agit sur les barres (parties des gencives inférieures du cheval dépourvues de dents), est plus sévère et ne convient qu'aux chevaux et aux cavaliers de bon niveau.
muserolle
Partie du filet qui entoure le chanfrein et permet de renforcer l'action du mors. Elle ne doit pas être trop serrée.
pansage
Toilette quotidienne du cheval, durant laquelle on l'étrille, on le brosse et on lui nettoie les sabots.
pare-botte
Paroi inclinée, généralement en bois, qui entoure la piste du manège.
pas
La plus lente des allures naturelles du cheval.
pommeau
Partie antérieure de la selle en forme d'arcade. On peut s'y tenir avec la main.
rein
Partie centrale et particulièrement flexible du dos du cavalier, marquant l'articulation entre le buste et le bassin. La souplesse du rein permet d'amortir les secousses imprimées par les mouvements du cheval.
rêne
Longue lanière en cuir fixée au mors, qui permet au cavalier de diriger son cheval. En équitation classique, les deux rênes sont rattachées l'une à l'autre pour former une seule grande boucle.
reprise
Séance de travail à cheval sous la direction d'un moniteur. Former la reprise : marcher les uns derrière les autres. Reprise de dressage : ensemble de figures que le cavalier doit exécuter lors d'une épreuve de dressage.
robe
Couleur des poils et des crins du cheval.
trot
Une des allures naturelles du cheval. Le trot est une allure intermédiaire entre le pas et le galop. Trot assis : le cavalier reste assis sur la selle et amortit les secousses. Trot enlevé : le cavalier s'enlève un temps sur deux en prenant appui sur ses étriers.
troussequin
Partie postérieure de la selle, arquée et légèrement relevée.

Qu'est-ce que le débourrage ?

Le débourrage Débourrage : le grand mot est lâché. Cette période d'initiation est un moment important dans la vie du poulain, qui ne doit pas le vivre comme un choc, une rupture, mais comme la continuation d'une éducation entamée dès les premiers jours.

Le débourrage doit-il exister ?

Un poulain bien éduqué ne devrait avoir besoin que d'un léger débourrage. Mais ce terme demeure pour désigner la période où le jeune cheval est monté pour la première fois et acquiert un dressage de base.
Débourrer ou « briser » ?
Souvent, autrefois, le débourrage se résumait à quelques séances de « mise au pas » qui traumatisaient durablement le jeune cheval. Il n'était pas rare qu'on laisse le poulain grandir au pré, presque sans aucun contact avec l'homme, du sevrage à trois ans. Lorsqu'on venait le chercher pour le débourrer, le jeune animal connaissait juste le licol. En quelques jours, on lui mettait un filet, une selle, et on lui montait dessus. D'animal sauvage, il devait devenir docile monture. Naturellement, les séances de débourrage tournaient fréquemment au rodéo, le poulain épouvanté s'efforçant de préserver la liberté de fuite indispensable à sa survie et d'échapper aux contraites (et souvent aux souffrances !) qu'on lui imposait. L'intention plus ou moins avouée était de « briser » la volonté du cheval, de lui inspirer par la force, la crainte de l'homme dans l'espoir d'en obtenir une obéissance aveugle.
Le respect, pas la crainte
Aujourd'hui, on évite ce genre d'affrontement. Il est admis qu'une relation avec l'animal fondée sur la crainte ne donne pas de bons résultats. Un cheval qui a peur ou qui souffre devient en général une monture imprévisible et développe des troubles du comportement. Il est difficile d'obtenir qu'il se livre volontiers. Il apprend mal et lentement, toujours préoccupé par la peur et son corollaire, le désir de fuir. La plupart des cavaliers s'efforcent donc d'éviter un débourrage soudain et cherchent à le remplacer par une éducation progressive au cours de laquelle le jeune animal apprend à respecter l'homme, à lui faire confiance et à se laisser manipuler par lui.
Le débourrage : de longues semaines
Le mot débourrage ne désigne donc plus un moment précis de la vie du cheval, mais une période, relativement longue, où il est accoutumé au travail en liberté et en longe, au harnachement, puis au cavalier. On considère qu'un cheval est débourré lorsqu'il s'est habitué à être monté et qu'il répond correctement, aux trois allures, aux ordres de base : avancer, tourner, s'arrêter.

Le débourrage en pratique

Si vous faîtes l'acquisition d'un poulain de 2 ou 3 ans, vous devez procéder au débourrage sans avoir participé à la période d'éducation préparatoire. Surtout, pas de précipitation !
Établir une relation solide
Pendant cette période de débourrage, mieux vaut garder le poulain au box : s'il comprend qu'il dépend de vous pour la nourriture, l'eau et les sorties, il vous sera plus facile d'asseoir votre position de dominant. Néanmoins, pour son moral, n'omettez pas de lui accorder un peu de liberté chaque jour. Dans la mesure du possible, faites plusieurs séances de travail courtes : quinze à vingt minutes maximum. Commencez par le familiariser avec les soins au box et le travail en main. Votre premier objectif est d'obtenir un cheval qui se laisse manipuler avec confiance et qui marche (et s'arrête) correctement en main.
Progressivement
Ce résultat obtenu, vous pouvez commencer le travail en liberté et en longe. Le poulain doit apprendre progressivement les principaux ordres vocaux et les gestes correspondants. Vous pourrez rapidement lui passer un filet et l'habituer à le garder quelque temps. Présentez-lui la selle et posez-la sur le dos à plusieurs reprises avant d'en venir au délicat moment du sanglage. Quand votre cheval est passé par toutes ces étapes et n'a plus de réactions de crainte, vous pouvez le monter : monter et redescendre aussitôt, puis monter et marcher un peu (en longe, bien sûr) ; enfin, commencez son dressage sous la selle en vous appuyant sur les ordres vocaux qu'il a appris.
Le coin du pro
Les éthologues ont montré que dans les relations sociales complexes que le cheval tisse avec ses congénères, la notion de dominance occupe une place primordiale. Ils ont aussi montré qu'il faut utiliser cette notion pour établir avec le jeune animal, le plus tôt possible, une relation calquée sur celle qu'il aurait avec un dominant.

Les différents modes d’hébergement

Les différents modes d’hébergement Avant d’aborder en détail l’aménagement d’une écurie, il est bon de se faire une idée de toutes les façons possibles d’héberger un cheval et de peser les avantages et les inconvénients de chaque type d’installation.

Une nette évolution

De plus en plus, on tient compte, autant que possible, des besoins naturels du cheval : besoin d'espace, besoin de mouvement, besoin de compagnons. Il n'est pas toujours facile de faire coïncider ces besoins avec les contraintes imposées par l'entraînement d'un cheval de sport, le manque de place, la faiblesse du budget.
Le grand luxe : le pré avec abri
Le pré est une grande prairie clôturée permettant de faire brouter en liberté plusieurs chevaux. Mettre son cheval au pré est certainement l'une des façons de lui offrir une existence aussi naturelle que possible. Néanmoins, le cheval préférera vraisemblablement à un pré solitaire et sans abri une stalle avec de la compagnie. Le cheval au pré doit impérativement avoir de la compagnie. Dans la mesure où il est privé des ressources que lui offre sa liberté, il doit également disposer d'un bon abri à trois côtés contre les vents dominants et les pluies persistantes.
Mixte
Avoir son cheval au pré n'est pas toujours pratique si vous souhaitez, par exemple, le monter régulièrement sans avoir à le « décrotter », s'il a besoin d'être ferré ou tondu, etc. Certains propriétaires optent pour une solution mixte : le cheval passe beaucoup de temps au box, mais il est mis au pré régulièrement, soit une fois par semaine (jour de repos), soit un peu chaque jour. Un tel mode d'hébergement demande une surveillance rigoureuse, notamment sur le plan alimentaire.
Paddock
Le cheval de sport ne peut se contenter d'herbe. Il doit recevoir une alimentation plus concentrée. Le régime mixte étant assez délicat à gérer, on peut opter pour l'usage d'un grand espace clôturé, style paddock ou grande cour, avec accès à un abri collectif ou à des box que l'on peut fermer la nuit. Le cheval peut ainsi se déplacer et profiter de la compagnie des autres chevaux sans cependant brouter toute la journée. Procurez-lui du fourrage (paille et foin) en quantité, afin qu'il puisse satisfaire son besoin de mastication et, surtout, que son système digestif reçoive le lest nécessaire à un bon transit.
Stabulation libre
Les chevaux en stabulation libre sont placés à plusieurs dans une écurie suffisamment grande pour qu'ils puissent s'y déplacer à l'aise. Ils ont ainsi la possibilité d'avoir un peu plus de mouvement et d'espace que dans un box. Cela leur permet également, et c'est très important, d'avoir des relations sociales avec leurs congénères. L'idéal consiste à placer les chevaux en stabulation libre avec un accès à un espace extérieur.
Bon à savoir
Le pré est sans doute le logement royal pour le cheval. Attention, on compte un demi-hectare minimum par animal, qu'on doit, de plus, changer de pré tous les mois.
Attention, danger !
Dans toutes les solutions d'hébergement collectif, il faut rester très attentif. Le nombre de chevaux ne doit pas être trop grand, sinon, les animaux n'ayant pas assez d'espace, les bagarres éclatent à tout moment. Lorsque vous introduisez un nouvel arrivant, procédez par étape, en surveillant le comportement des autres animaux.
Le coin du pro
Il ne faut pas perdre de vue que le box, si pratique et si luxueux soit-il, ne répond pas aux besoins de mouvement, d'espace et de compagnie du cheval. Il brime à la fois son instinct grégaire et son instinct de fuite. Quand le box s'impose, il faut donc aménager des heures de liberté et des relations avec les autres chevaux. Il faut ajouter à cela un travail varié fait dans la bonne humeur !

Box et stalle : est-ce bon pour le cheval ?

Dans la plupart des pays d'Europe, le logement en box ou en stalle reste le plus pratiqué. Cette solution commode n'est pas forcément la meilleure pour l'équilibre du cheval.
Ce bon vieux box
Le box est une écurie individuelle fermée d'environ 3 x 3 m, où le cheval peut se mouvoir librement. Une ouverture lui permet de regarder ce qui se passe à l'extérieur. Les box à l'américaine sont rassemblés autour d'une grande allée, sous un toit collectif.
Pour le cavalier qui monte quotidiennement, le box reste sans aucun doute le moyen qui semble le plus pratique. Le cheval est disponible et sous contrôle à tout moment, il est propre, son alimentation est surveillée de près. Les installations collectives permettent de profiter des services de soigneurs et de palefreniers.
Un bon box doit permettre au cheval de communiquer avec ses congénères (barreaux ou petites ouvertures entre les box), de regarder ce qui se passe dehors, de se mouvoir et de s'allonger tout à son aise.
Les stalles
Les stalles sont des espaces individuels étroits aménagés dans une écurie collective, séparés par des bat-flanc fixes ou mobiles. Le cheval y est attaché tête vers le mur. Autrefois très répandues, les stalles sont aujourd'hui moins utilisées. Le cheval y vit attaché le nez au mur : nous sommes très loin de satisfaire ses besoins fondamentaux.
Le logement en stalle peut convenir pour des chevaux de tempérament calme, qui passent beaucoup de temps à l'extérieur. C'est, par exemple, le cas de certains chevaux de trait.
Bon pour le moral
Les stalles sont loin de faire l'unanimité. Si, toutefois, vous devez les utiliser, aménagez-les de telle sorte que les animaux puissent s'y coucher. En outre, accordez à ceux-ci, tous les jours, des heures de liberté.

Licols et longes d'attache

Licols et longes d'attache

Un licol adapté

Un même licol ne peut aller à tous les chevaux. Sachez-le avant de vous engager dans un achat.
Solide et confortable
Un licol muni d'une longe sert à mener et à attacher le cheval. Il doit être bien conçu et solide. Le cheval le garde parfois longtemps sur la tête : pendant un transport ou durant une randonnée, par exemple. Le licol doit donc être parfaitement confortable.
Une fois que vous vous êtes assuré que le harnais présente bien ces qualités de confort et de solidité, vous pouvez vous préoccuper du prix, de la matière, de la couleur, de l'esthétique.
Réglable ou non ?
Le licol comprend une muserolle, deux montants, une sous-gorge et une têtière. Ces diverses parties sont reliées entre elles par des boucles. Beaucoup de licols se règlent uniquement au niveau de la têtière. D'autres bénéficient aussi d'un réglage au niveau de la partie inférieure de la muserolle ou, même, d'un réglage « trois points » (la sous-gorge peut également s'ajuster). Plus les réglages sont nombreux, plus le licol est adaptable et plus il peut être correctement ajusté à chaque cheval. D'un autre côté, les boucles d'ajustement et les trous pratiqués pour l'ardillon « affaiblissent » le harnais. Ce sont des points d'usure et, en cas de traction, les risques de rupture à ce niveau sont importants.
La bonne taille
L’idéal est, bien sûr, de pouvoir essayer à votre cheval le licol que vous souhaitez acheter. A défaut, vous pouvez procéder à quelques mesures. Posez l'extrémité d'un mètre de couturier sur le point le plus haut de la nuque et descendez sur le côté de la face jusqu'à deux doigts en dessous des apophyses. Mesurez ensuite, à cet endroit, le tour du chanfrein. Chez le marchand, mesurez le licol du centre de la têtière à la boucle latérale de la muserolle, puis mesurez la muserolle elle-même (elle doit être légèrement plus grande que le chanfrein du cheval).
Quelle matière ?
Les licols existent surtout en nylon, en cuir et en corde. Les licols en nylon sont peu coûteux. Ils sont solides lorsqu'ils sont doubles et que la bouclerie est de bonne qualité. Leur durée de vie est limitée. Un licol en cuir doit être taillé dans une peau épaisse, grasse et souple, en double épaisseur, avec de bonnes coutures et une bouclerie solide et arrondie aux angles. Un tel licol se « fait » à votre cheval et devient aussi confortable qu'un gant. Bien entretenu, il peut durer très longtemps.
Les licols en corde, munis de mousquetons à oeil tournant, permettent un réglage parfait. Souples, ils sont d'un grand confort pour le cheval.
Gros plan
On peut acquérir un licol « premier prix » pour une dizaine d’euro. Il ne faut pas en attendre des miracles. Un bon licol en nylon, éventuellement doublé de cuir, coûte une trentaine d’euro. On trouve des licols en cuir à partir de 20 €, mais il faut presque doubler cette somme pour acquérir un harnais à la fois beau et solide, que vous garderez toute votre vie.
Une question d’éducation
Le cheval accepte d'être mené en main parce qu'il y a été éduqué. La têtière, en appuyant sur la nuque, peut l'inciter à avancer, la muserolle, en tirant sur le chanfrein, lui faire comprendre qu'il doit ralentir. Mais la pression du licol n'exerce pas une contrainte suffisante pour « obliger » un cheval à obéir. L'obligation est d'ordre psychologique. Le licol ne permet donc pas de maîtriser un cheval difficile ou mal dressé, ni de contrôler un animal excité ou apeuré. Dans ce genre de circonstances, il vaut mieux opter pour un harnais plus contraignant (filet, bosal, etc.).

Choisir une longe

On ne choisit pas la même longe pour attacher un cheval le temps d'un pansage ou pour le présenter dans un « modèle et allures ».
Solide et simple
Une bonne longe est souple, solide, suffisamment longue (2 m) et possède un mousqueton de qualité. La longe en chanvre, toute simple, est peu onéreuse. Selon la qualité du tissage et de la matière première, elle sera plus ou moins souple. Vous pouvez lui préférer la longe en coton, dans le coloris de votre choix, douce à la main et plus esthétique, mais nettement moins solide et peu durable.
Les longes en nylon d'un gros diamètre sont un peu plus chères, mais elles sont solides et tiennent bien en main.
Il existe des longes « anti-panique », légèrement extensibles, capables de résister à une traction très importante. Conçues pour les chevaux qui tirent au renard, elles sont relativement chères.
Les mousquetons
Le mousqueton compte au moins autant que la longe : choisissez de préférence un mousqueton de sécurité, que l'on peut détacher rapidement si le cheval se met à tirer. Optez toujours pour la qualité, car la solidité d'un mousqueton est fondamentale.
Combien ça coûte ?
Les longes en chanvre ou en coton ne dépassent pas une dizaine d’euros, mousqueton compris. Pour une belle longe en nylon, comptez plutôt une quinzaine d’euros . Les longes « anti-panique » valent plus de 20 €, mais c'est un investissement justifié si votre cheval tire au renard. Le prix des longes de présentation varie considérablement : de 5 € environ à... 30 € et plus !

Les principales parties du cheval

Les principales parties du cheval Dès les premières leçons, le cavalier découvre des mots nouveaux qui désignent certaines parties du cheval. Encolure, naseau ou crinière deviennent vite familiers, mais il est également important de savoir où se situent le garrot, le paturon ou le jarret.

Les principales parties du corps

1 - Naseaux 12 - Pointe de la fesse 23 - Coude
2 - Toupet 13 - Queue 24 - Châtaigne
3 - Nuque 14 - Corde du jarret 25 - Fanon
4 - Crinière 15 - Couronne 26 - Paturon
5 - Encolure 16 - Jarret 27 - Talon
6 - Epaule 17 - Rotule 28 Pied
7 - Garrot 18 - Cuisse 29 - Boulet
8 - Dos 19 - Sexe (mâle) 30 - Canon
9 - Rein 20 - Ventre 31 - Genou
10 - Croupe 21 - Flanc 32 - Avant-bras
11 - Hanche 22 - Passage de sangle 33 - Poitrail

Les principales parties de la tête

1 - Oreille 11 - Gorge
2 - Toupet 12 - Joue
3 - Tempe 13 - Apophyse zygomatique
4 - Front 14 - Oeil
5 - Chanfrein 15 - Paupière
6 - Bout du nez 16 - Cils
7 - Lèvre inférieure 17 - Salière
8 - Lèvre supérieure 18 - Veine jugulaie
9 - Menton 19 - Nuque
10 - Ganache 20 - Naseau

L'Akhal-téké

L'Akhal-téké

Un sang pur

Selon la version officielle, l'akhal-téké est une race pure, aussi ancienne que celle du pur-sang arabe. Il est bien vrai que ce cheval est unique, tant par son modèle que par son extraordinaire endurance.
La garde de Darius
La pureté de l'akhal-téké est bien difficile à démontrer, tant ses origines se perdent dans un passé lointain et nébuleux. On appréciait déjà les chevaux de courses d'Ashkabad plus de mille ans avant J.-C. Cinq cents ans avant notre ère, la garde du roi Darius et les soldats des régions environnantes montaient des chevaux d'un type très semblable.
Des coursiers légers
Les Turkmènes ont depuis des siècles la passion des courses. Ils se sont attachés à élever des montures particulièrement fines et sèches, longues en jambes et d'une extraordinaire endurance. On raconte qu'ils enveloppaient leurs chevaux dans d'épaisses couvertures en feutre pour les protéger des nuits froides du désert, ce qui fait que les animaux n'avaient pas besoin de produire le moindre gramme de graisse pour lutter contre le froid. Les coursiers recevaient également une nourriture assez particulière, riche en protéines et pauvre en fibres, comportant notamment... de la graisse de mouton.
Le cheval turc
Ce cheval mince et rapide était déjà connu dans les cours d'Europe au XVIIe siècle. On l'appelait alors « cheval turc ». Certains prétendent même que les étalons fondateurs des grandes lignées de pur-sang, Darley Arabian et Byerley Turc, n'étaient autres que des akhal-tékés.
Naissance du stud-book
Après la révolution russe et durant toute la période communiste, la race fut gérée par les autorités soviétiques. Le premier stud-book de la race fut ouvert en 1941. Après l'éclatement de l'URSS, les autorités turkmènes tentèrent de reprendre en main l'élevage des akhal-tékés ; pour les Turkmènes, ce cheval est une sorte de trésor national. Mais le manque de moyens ne leur permit pas de gérer le stud-book, tâche qui revint à l'institut russe du cheval de Riasan.
Pur-sang et demi-sang
Aujourd'hui, cet institut fait autorité. Il a décidé en 1981 d'exclure certains sujets et de leur ouvrir un stud-book à part, celui des demi-sang. Longtemps préservé de tout métissage par la situation particulière de l'Union soviétique, l'akhal-téké a conservé, plus que la plupart des races européennes, la spécificité de sa race. Presque inconnu en Europe il y a encore quelques années, il fait depuis peu l'objet d'un engouement notable.
Le saviez-vous ?
Aujourd'hui encore, la ration traditionnelle des akhal-tékés dans leur région d'origine comporte de la luzerne sèche, des boulettes de graisse de mouton, de la pâte frite et des céréales : un régime hautement énergétique, qui ne conviendrait peut-être pas à nos chevaux de selle !
Cheval du désert
Le berceau de l'akhal-téké est le Turkménistan, ancienne république de l'ex-Union soviétique. L'akhal-téké y a acquis toutes les caractéristiques d'un cheval du désert : sec, sobre, tout en jambes, avec des tissus fins et sombres. Sa résistance à la chaleur est remarquable.

Type et tempérament

Modèle
Le modèle de l'akhal-téké est assez éloigné du standard du cheval de sport occidental. C'est avant tout un cheval sec et léger. Haut sur pattes, il possède un dos long et une croupe souvent avalée. La poitrine, moyennement profonde, étroite, est remarquablement musclée. L'encolure longue et renversée sort presque à la verticale des épaules, ce qui confère à l'akhal-téké une allure altière et, trait spécifique de la race, place sa bouche au-dessus de la main du cavalier. La tête est mince et sèche, avec des oreilles relativement grandes et un regard tranquille et intelligent. L'épaule oblique et les membres très longs donnent une grande amplitude au cheval, qui se distingue sur les champs de courses (sans rivaliser avec le pur-sang anglais). La jambe (partie située entre le jarret et la cuisse) de l'akhal-téké est étonnamment mince. Sa taille moyenne se situe entre 1,55 m et 1,60 m au garrot
Robe
Bai, brun, alezan, louvet et toutes les nuances d'or et d'argent jusqu'au plus pâle rayon de lune. Le poil très ras, soyeux, et la peau très fine de l'akhal-téké sont deux des caractéristiques de cette race du désert. Les crins sont fins et peu abondants.
Caractère
Vif, plein de feu et de tempérament, l'akhal-téké est néanmoins plus équilibré que le pur-sang. Il est apprécié en endurance et en TREC, où quelques sujets font peu à peu leur apparition. C'est un cheval gentil mais sensible, qui ne convient pas à tous les cavaliers.